L’art du résumé

Ça fait déjà 15 films dont je vous parle dans ma section «Le film de la semaine», et ça m’a permis de faire quelques constatations. Premièrement, je trouve ça le fun de prendre le temps de faire quelques recherches sur chaque film, et de vous le présenter dans mon blogue.

Deuxièmement, même si je trouve ça le fun, j’aime aussi ça prendre une pause et sauter une semaine de temps en temps. La Terre ne s’arrêtera pas de tourner si je ne vous parle pas d’un film cette semaine… N’est-ce pas?

Troisièmement, ce qui m’amène à enregistrer des films et à les regarder par la suite, c’est surtout leur résumé. Chaque semaine, je prends un moment pour regarder les films à l’affiche sur mes chaînes préférées. Quand un titre m’intrigue, je lis le résumé… Et si le résumé m’intrigue, j’enregistre, sinon, je passe au suivant.

Parce que c’est surtout ça… Si le résumé d’un film m’intrigue, je ressens le besoin de le voir. Le résumé n’a même pas besoin d’être bon, il faut juste qu’il attire mon attention. Souvent, les résumés sont juste vraiment ridicules et bizarres, et ça devient un peu comme des jokes étranges dont je veux absolument connaître le punch final.

Parfois, le résumé fait que je me pose des questions… et pour trouver les réponses à mes questions, il faut que je regarde le film. Est-ce que je trouve toujours des réponses à mes questions? Pas toujours, non. Mais je pense que le plus important, c’est de me les poser. Une fois que j’ai commencé à regarder un film, son résumé n’a plus vraiment d’importance.

Un résumé étrange ou intrigant, ça peut aussi me donner envie de lire un livre, bien sûr. Mais je pense que de manière générale, un résumé de livre, c’est plus complet que les résumés de films que je peux lire grâce au guide horaire de Vidéotron. Ceux-là, ils ont seulement une, deux ou trois phrases la plupart du temps, et donc, ça permet de se poser beaucoup de questions.

Les résumés de livres, d’un autre côté, sont souvent moins énigmatiques. Ils sont plus longs, ils résument l’histoire du livre, et ils sont un peu comme une mini histoire, ce qui fait que je peux parfois trouver des réponses à mes questions (que mes réponses soient correctes ou non) en lisant le résumé.

Je ne sais pas si je suis la seule à penser qu’un résumé plus court et plus mystérieux, c’est plus accrocheur qu’un long résumé qui permet de donner une bonne idée de ce qui se passe dans une histoire?

Si je ne suis pas la seule, il faudrait peut-être que je m’améliore dans l’art du résumé, pour mes prochains romans!

Pourriez-vous prendre une minute pour faire ce petit exercice? J’aimerais qu’au moins quelques personnes se rendent sur la page de ma Mini Collection, lisent les résumés des six livres, et me disent en commentaire lequel ils préfèrent, et pourquoi. Lequel vous intrigue le plus? Lequel vous donne le plus envie de lire le livre? Si vous vous sentez brave et généreux de votre opinion, vous pouvez aussi me dire lequel vous attire le moins, et pourquoi.

Vos réponses pourraient peut-être m’aider à mieux résumer mes histoires à l’avenir. Merci à l’avance pour votre aide!

Voici le résumé du livre «Flint et Cal», vedette du moins de Juin. Qu’en pensez-vous? Que pensez-vous des autres résumés?

 

Le film de la semaine: Au coeur de la démence

Le dernier film dont j’ai parlé dans mon blogue montrait à quel point ça pouvait être dangereux d’écrire des livres… Mon nouveau film de la semaine montre, cette fois-ci, à quel point un écrivain peut devenir puissant!

J’ai écouté le film Au coeur de la démence, ou L’Antre de la folie, ou In the mouth of madness en version originale. C’est toujours un peu mêlant, quand un film a plus qu’un titre en français! Lire la suite

Le film de la semaine: Tango macabre

Le film de la semaine, que j’ai regardé avant la vente trottoir mais dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler, est Tango macabre selon son titre québécois, ou La reine du mal selon son titre Français, ou Seizure selon son titre original. Quel dommage que je n’aie pas tout simplement oublié de vous en parler!

Le film est sorti en 1974, et Frissons TV en donnait ce résumé: «Un écrivain en proie à des cauchemars organise chez lui une fête qui vire au carnage lorsque trois de ses créations maléfiques s’invitent parmi les invités.» Lire la suite

Il y a des moments où je suis juste découragée

Aujourd’hui, c’était la première journée de la vente trottoir. En principe, ça devait durer jusqu’à 9h ce soir, mais à cause du vent et de la pluie, je suis rentrée chez nous plus tôt que prévu.

Il y avait quand même un peu de monde sur la rue, mais très peu d’intérêt pour mon kiosque. Malgré tout, je souriais aux passants, je faisais des efforts pour rester positive, pour me dire que je n’avais pas investi mon temps, mes efforts et mon argent pour rien. Comme je le fais à chaque fois.

Puis, la pluie qui est venue gâcher la journée, et qui risque de gâcher aussi les deux prochaines journées de la vente trottoir.

Ce qui me décourage, ce n’est pas la mauvaise température. Ce qui me décourage, me fait de la peine, et me fait un peu mal, aussi, c’est le constat que l’indifférence et le manque d’intérêt des gens, ajoutés au sentiment d’être insignifiante et d’avoir travaillé fort pour rien, c’est exactement ce qui se passe à chaque fois.

À chaque fois que j’essaie quelque chose. À chaque fois que je participe à un évènement avec mes livres, à chaque fois que j’ai une idée, un projet, un plan. Peu importe le temps, les efforts, et l’argent que j’investis. Peu importe à quel point je suis passionnée, enthousiaste et déterminée. Ça ne donne jamais rien, ou si ça donne quelque chose, c’est quelque chose de minuscule: un tout petit peu de fierté, un tout petit peu de joie, un tout petit peu d’argent. Deux ou trois nouvelles personnes qui vont peut-être lire un de mes livres, qui vont peut-être l’aimer, mais qui ne m’en parleront probablement pas.

Et quand je pense à tout ça, je me mets à penser à une idée géniale que j’ai eue pour le lancement de mon livre dont vous êtes le héros. Ça fait une éternité que je travaille dessus, et quand il va être enfin prêt, je veux organiser un «lancement de livre dont vous êtes le héros»… J’adore mon idée. C’est un projet sur lequel j’ai hâte de travailler, mais en même temps, je suis terrifiée… Il n’y aura probablement personne. Ça n’intéressera personne, ça n’attirera personne, et je pense au temps et aux efforts que je vais fournir pour essayer d’en faire un évènement unique et vraiment cool, et j’ai peur de juste être déçue et découragée à la fin de cette journée-là. Avoir des plans précis pour son futur, c’est important, non?

Un des voisins de mes parents est passé devant mon kiosque à la vente trottoir, et il m’a demandé comment je trouvais le temps et l’énergie pour écrire et publier autant de livres. Je lui ai répondu, avec un sourire, que dans la vie, il faut choisir ses priorités… Et je le pense vraiment. Écrire, pour moi, c’est une priorité. J’ai besoin d’écrire. Mes histoires, mes personnages, mes livres, c’est important pour moi.

Mais le monde s’en fout, de mes livres. Le monde n’a pas besoin de mes livres. Je pense que la seule personne qui a vraiment, vraiment besoin de mes livres, c’est moi.

Mais je ne dois pas être la seule artiste à penser comme ça au moins une fois de temps en temps… n’est-ce pas?

C’est pour ça que malgré les déceptions, les frustrations, et tout le reste, je n’abandonnerai pas. Je ne peux pas abandonner. J’aime écrire, j’aime créer mes livres. J’aime ce que je fais. Je n’ai pas peur de continuer à travailler fort et à essayer de me lancer dans des nouveaux projets. Mais j’aimerais juste ça, au moins une fois de temps en temps, avoir l’impression que je n’ai pas travaillé pour rien.

Il me semble que ça doit être agréable et valorisant…