Où est-ce que j’en suis avec Sechora? (partie 2)

Je ne prends pas de résolutions en début d’année. Par contre, j’aime prendre le temps de regarder ce que j’ai accompli l’année d’avant, pour ensuite me donner de nouveaux buts à atteindre… ou me réaligner sur les buts que j’avais déjà.

Pour 2026, mon but principal… c’est le même but que j’avais en 2025, et en 2024, et peut-être même avant ça.

Publier Sechora.

J’ai une liste de choses à faire! C’est du sérieux.

J’ai pas mal délaissé mon blogue en 2025. Mon avant-dernier article date du 29 juillet, et il s’appelle Où est-ce que j’en suis avec Sechora?

Donc, où est-ce que je suis rendue, maintenant, en début d’année 2026? J’ai fini la première grande révision dont je parlais la dernière fois. Ça a été loooong, pour différentes raisons. Mais j’ai fini, et j’ai aussi presque fini d’écrire la conclusion d’Ève.

Hier, j’ai pris un moment pour réfléchir à ce qui me reste à faire pour concrétiser enfin mon rêve de publier cet interminable projet. J’ai dressé une liste de choses à faire, de décisions à prendre, d’art à créer.

Certains points sur la liste devraient se régler assez rapidement. D’autres vont certainement pendre des mois. Mais même si ça avance lentement, je progresse. Et je renouvelle mon intention de réussir à publier Sechora cette année.

J’ai aussi l’intention de partager des mises à jour plus régulièrement. Parce que tant qu’à avoir un blogue, aussi bien m’en servir et écrire des choses dedans, n’est-ce pas?

Je n’ai pas l’habitude de prendre beaucoup de place, dans la vie. Je n’attire pas l’attention, je ne suis pas visible. Je travaille fort sur des projets qui, au final, ont rarement le niveau de succès que j’aimerais qu’ils aient.

Pour Sechora, j’aimerais que pour une fois, ça soit différent. Parce que c’est un gros projet, que je traîne avec passion depuis plus de la moitié de ma vie. Je veux en parler, lui donner plus de visibilité.

Et ça va commencer ici, dans mon humble blogue.

Adieu 2013

En ce 2 janvier, je souhaite à mon blogue et à mon lectorat une «Bonne Année!!!!», ce qui est assurément une chose originale à faire.

Me voici de retour, après un temps des fêtes bien chargé… De retour dans mon antre, et dans la vie normale. Je viens de prendre un moment pour faire un survol de ce que j’ai écrit dans mon blogue en 2013.

Le 10 janvier 2013, j’écrivais: «Mon but, pour 2013, c’est d’arriver à enfin terminer, puis publier un de mes nombreux livres, ou, au moins, de m’en rapprocher le plus possible. Mon but, c’est d’écrire plus, même quand j’ai l’impression que je n’ai pas le temps, même quand j’ai l’impression que j’ai des choses plus importantes à faire, même quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas. Surtout quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas, pour me prouver que je n’ai pas raison.»

Le temps du bilan! Est-ce que j’ai réussi à terminer d’écrire un de mes livres? Oui! Est-ce que je l’ai fait publier? Pas encore. Est-ce que j’ai pris l’habitude d’écrire plus souvent? Plus ou moins… il y a encore du chemin à faire de ce côté là.

Je n’ai pas complètement rempli mon but de 2013, mais je n’ai pas échoué non plus. Et surtout, j’ai récemment fait une découverte d’une grande importance: en 2013, j’ai découvert ce qu’était la Résistance.

Pratiquez-vous une activité artistique quelconque? Si oui, vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression que vous n’aviez pas envie de pratiquer cette activité artistique en question, même si vous savez que vous adorez ça?

Moi ça m’est arrivé. Souvent. Ça m’arrive depuis des années, et c’est sans aucun doute une des raisons pour lesquelles ça m’a pris 10 ans pour terminer d’écrire Le Parfum du Vent. C’est la raison pour laquelle je travaille sur un autre livre depuis plus longtemps encore.

Chaque fois, ou presque, que j’envisage de prendre un peu de temps pour écrire, je ressens une sorte de sentiment bizarre, pas clair et pas très beau, et j’ai l’impression que je n’ai pas envie d’écrire. J’ai l’impression que je n’ai pas le temps, ou que ça ne sert à rien, ou que je ne suis pas bonne, que je perds mon temps et que je devrais juste abandonner. Pourtant, j’aime écrire. C’est ce que je veux faire depuis toujours. Et une fois que je me suis décidée à passer par-dessus mon sentiment bizarre, et à écrire, je suis contente, et je me rappelle à quel point j’aime ça. Mais la fois d’après, ça recommence… Je n’en ai jamais vraiment parlé à personne, parce que je trouvais ça juste bizarre, et peut-être même un peu honteux. Ce sentiment me ralentit et m’amène à me remettre en question depuis beaucoup trop longtemps.

En 2013, j’ai découvert que je n’étais pas seule dans mon cas! En lisant des blogues et des articles, j’ai découvert que beaucoup d’artistes souffraient (oui oui, souffraient!) de ce sentiment qu’ils appellent la Résistance.

Pour ce que j’en comprends, la Résistance, c’est une sorte de mécanisme d’auto-censure artistique, qui peut même devenir de l’auto-sabotage. C’est comme si un artiste s’empêchait inconsciemment de créer. Pourquoi? À cause de la peur, je suppose. La peur d’échouer, la peur d’être jugé, la peur de ne pas être à la hauteur.

J’ai pris une éternité à écrire mon premier livre, parce que j’avais peur.

En 2013, j’ai aussi découvert quelque chose de plutôt encourageant.

J’ai compris que ressentir de la Résistance, ce n’était pas un signe disant qu’il fallait cesser de créer. Ce n’est pas non plus un signe que ce qu’on essaie de créer est voué à l’échec.

Ressentir de la Résistance, c’est un signe que ce qu’on fait est important, et vaut la peine d’être fait.

Mon premier but, plutôt abstrait, pour l’année 2014, est de COMBATTRE LA RÉSISTANCE!