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À propos de Myriam Plante

Je m'appelle Myriam Plante, et je suis une artiste et une auteure inconnue qui a beaucoup d'histoires à raconter.

L’objectif que je n’ai pas atteint en 2024

Déjà 2025? Maudit que 2024 a passée vite… même si, dans le fond, elle m’a donnée 12 mois pour me préparer mentalement à changer d’année. Tsé. Je n’étais quand même pas prête.

J’ai vu plein de gens, surtout des amies auteures, faire un bilan de ce qu’ils ont accompli en 2024, sur Facebook. Et je trouve ça cool, et je suis fière de voir ce que les gens ont accompli, et aussi qu’ils aient pris la peine d’en faire une liste. C’est important de se féliciter, dans la vie.

Moi, en 2024, j’avais une priorité. Un but ultime. Un objectif que je voulais absolument atteindre…

Et que je n’ai pas réussi à atteindre.

Je voulais publier mon gros roman de Sechora, et je croyais vraiment que j’allais le faire. J’y ai travaillé, j’ai progressé. Mais mon roman n’existe pas encore.

Et dans un sens, je m’y attendais. Même si je voulais le publier, je me doutais bien que ce ne serait pas aussi simple que ça. Parce que j’avais peur. Et que j’ai encore peur.

Concrétiser un projet gros comme celui-là, publier un livre sur lequel je travaille depuis plus que 20 ans… ça fait peur. Ou plutôt, j’ai peur de le publier et de constater que tout le monde s’en fout, ou que personne ne l’aime.

J’ai peur de l’échec.

Mais ma peur ne va pas m’empêcher d’accomplir cette quête super importante pour moi. Elle fait juste me ralentir. Je m’y attendais, et j’avais raison. Mais c’est correct… Le fait de ne pas l’avoir publié en 2024, ce n’est pas un échec, ni un abandon. Juste un petit contretemps!

Et là, Sechora, c’est devenu ma priorité pour 2025.

Allo 2025! Chaque année, je fais un petit graffiti sur le miroir dans ma chambre, pour ne pas oublier que le dernier chiffre a changé.

À part progresser avec Sechora, qu’est-ce que j’ai accompli d’autre, en 2024?

  • J’ai publié 2 nouvelles dans le recueil La Cantine, en collaboration avec mes copines auteures inconnues.
  • J’ai participé à 13 évènements littéraires. J’ai surmonté la fatigue intense générée par ces évènements, j’ai passé de beaux moments et fait de belles rencontres.
  • J’ai sauté en parachute même si j’avais peur d’avoir peur pendant le temps passé en chute libre. Et j’ai eu peur! Mais j’ai aussi vraiment aimé mon expérience.
  • J’ai enfin suivi la formation de copywriting The Copy Cure de Marie Forleo, qui m’intéressait depuis déjà quelques années. J’hésitais à me lancer à cause du prix, mais aussi parce que j’avais peur de n’obtenir aucun résultat. Et je n’ai en effet obtenu aucun résultat… pour le moment.
  • J’ai mené des combats (non terminés) contre les bogues de WiFi, et j’ai changé mon ordinateur, ce qui est toujours un évènement légèrement traumatisant pour moi.
  • J’ai transféré mon site internet sur la plateforme WordPress, parce que le prix que je payais sur Wix à chaque année était de plus en plus exagéré, et que je suis pauvre, tsé.
  • J’ai survécu à ma 2e extraction de dent en 2 ans. Si je continue à perdre mes dents à ce rythme-là, je serai complètement édentée dans 30 ans. Quand même pas trop pire, mais je préférerais éviter de me rendre là.
  • J’ai célébré le 10e anniversaire de la publication de mon premier roman Le Parfum du Vent avec une toile, et une édition intégrale qui rassemble mes deux livres de dragon.
  • J’ai bien avancé dans l’écriture de mon roman encore sans titre officiel qui se passe avant La quête de Marianne.
  • Je me suis fait tatouer une abeille, après quelques années à y réfléchir et à en avoir envie.
  • J’ai sûrement fait plein d’autres petites choses dont je suis fière, mais qui ne me viennent pas en tête.

Pour 2025, je VEUX finir Sechora. Et j’aimerais aussi garder la motivation de prendre le temps de faire les choses que je veux faire, au lieu de me désoler de ne pas avoir le temps.

Ah, et continuer à faire des choses même si j’ai peur de les faire, aussi. On dirait que ça fonctionne quand même bien.

Ça fait 10 ans que je suis une auteure!

Aujourd’hui, c’est le 10e anniversaire de lancement de mon premier roman, Le Parfum du Vent.

À chaque année, je me laisse une petite note sur mon calendrier pour me rappeler que le 7 décembre, c’est une journée spéciale. Mais cette année, c’est encore plus spécial, parce que ça fait 10 ans que j’ai publié mon premier livre, et 10 ans que je suis officiellement une auteure inconnue.

Pour célébrer cet anniversaire, j’ai préparé quelques surprises. J’ai décidé de publier une nouvelle version de mon roman: dans Le parfum du vent et le goût de l’eau, il est réuni avec son tome 2. Ça donne un beau gros livre de 573 pages!

Je ne vais pas revenir sur tout mon cheminement et mes réflexions, parce que j’ai réfléchi longtemps avant de me décider. Mon but principal, c’était d’essayer de rendre les aventures de mon ami Dragon plus accessibles. La duologie intégrale est maintenant disponible sur Amazon.

Pour l’instant, l’ultime version de mes deux romans de dragon est seulement disponible sur Amazon!

Un 10e anniversaire, c’est un bon moment pour réfléchir à ce que j’ai accompli, dans ma carrière d’auteure inconnue, depuis mon tout premier lancement.

Est-ce que ça se fait, résumer 10 ans en quelques mots dans un blogue? Non. Mais je vais quand même essayer.

Premièrement, ben oui, 10 ans plus tard, je suis toujours une auteure inconnue. Il y a plus de monde qui me connaît qu’au moment où j’essayais de vendre mon premier roman, bien sûr. Mais est-ce que mes livres sont connus? Est-ce qu’ils sont lus? Est-ce qu’ils sont aimés, et considérés comme des livres qui doivent absolument être lus?

Est-ce que j’ai du succès en tant qu’auteure?

Parce que j’ai relu les messages que les gens avaient laissés dans mon livre d’or, le jour de mon premier lancement. C’est pas mal ça qui ressort: on me félicitait, et on me souhaitait du succès avec ce premier livre, et avec les suivants.

Donc, est-ce que j’en ai eu, du succès, en 10 ans?

Bien honnêtement, je considère que je n’en ai pas vraiment eu. Pas vraiment. Pas beaucoup.

Oui, il y a des gens qui ont lu mes livres. Et il y a même des gens qui m’ont dit les avoir aimés! Je suis toujours extrêmement heureuse et reconnaissante de ça.

Malgré tout, je n’ai pas l’impression d’être rendue à un point de ma carrière d’auteure où je peux dire que j’ai du succès. J’ai toujours beaucoup de difficulté à vendre mes livres, à me faire connaître, à connecter avec les gens. À ne pas me sentir invisible dans un immense océan de gens qui essaient tous de vendre leurs livres.

Mais cette constatation-là n’est pas nécessairement négative. Parce que l’important, dans tout ça, c’est que je suis encore là. J’essaie encore. Je continue mon chemin. Une décennie après le lancement de mon premier roman, j’ai publié plusieurs autres livres, et je continue à écrire avec la même passion, la même discipline, la même folie étrange qui me souffle parfois à l’oreille qu’un jour, un jour, peut-être, ça va fonctionner.

Un jour, peut-être, je vais constater que j’ai écrit des livres qui ont de la valeur pour plusieurs personnes, des livres qui sont aimés, remarqués, attendus, célébrés… et qu’à ce moment-là, je vais me dire en toute humilité que oui, j’ai du succès.

Peut-être que je ne vivrai jamais de ma plume. Mais peut-être que ce n’est pas ça qui est important, dans le fond.

En 10 ans, j’ai vécu bien des aventures que je n’aurais jamais vécues si je n’avais jamais réalisé mon rêve de publier mon roman et de devenir auteure. J’ai appris beaucoup de choses. J’ai rencontré plein de gens inspirants, de gens créatifs et tenaces qui, comme moi, travaillent fort pour concrétiser leurs rêves.

J’ai la chance d’avoir des amies auteures extraordinaires, et de sentir que je fais partie d’une belle communauté d’auteurs québécois indépendants. Bon, à cause de ma nature de fille introvertie, j’ai l’impression de surtout être dans les marges de cette communauté, et de probablement être la fille bizarre qui prend des photos comiques pour les réseaux sociaux avec ses amies auteures inconnues, mais que personne ne connaît vraiment, justement.

Mais j’en fais quand même partie. Je ne suis plus toute seule dans mon coin, à ne pas trop savoir où je m’en vais, comme je l’étais suite à mon premier lancement en décembre 2014.

Je sais très bien où je m’en vais: en 2025, je vais tout faire pour enfin réussir à publier Sechora, l’immense roman que j’ai commencé à écrire longtemps avant d’écrire mon histoire de dragon…

Et après ça, je vais continuer. Continuer à écrire, à créer, à publier, à essayer.

Parce que je suis une auteure, et que c’est ça que j’ai toujours voulu faire de ma vie.

Cette photo où j’étais un bébé n’a pas été prise le jour de mon lancement, mais probablement le jour où j’ai reçu mes caisses de livres chez moi. Ce qui me frappe en la voyant, c’est à quel point l’entrée de mon appartement a changé, depuis 2014!

Film d’écrivain en péril: Widow’s Point

Film d'écrivain en péril

J’ai trouvé un autre film d’écrivain en péril sur Tubi! Hier soir, j’ai regardé Widow’s Point, un film d’horreur paru en 2019.

Voici ma traduction de son résumé: «Afin de faire un coup de publicité pour son prochain livre, un auteur de romans d’horreur passe la fin de semaine enfermé dans un phare du 19e siècle réputé comme étant hanté.»

Ça a l’air d’une très bonne idée… n’est-ce pas?

Le film nous montre les prouesses de Thomas Livingston, un auteur déterminé à écrire un livre sur ce qu’il considère comme étant la légende du phare hanté de Widow’s Point. Il a loué la maison connectée au phare dans le but d’y passer la fin de semaine, mais à son arrivée sur les lieux, Parker, le vieux gardien, l’informe qu’il ne le laissera pas entrer dans la tour.

Thomas lui dit quelque chose du genre «Vous ne croyez quand même pas à ces histoires de fantômes?» Et Parker lui répond «Les histoires sont pour les enfants… et pour les adultes avec un caractère enfantin.»

Bien sûr, il lui dit ça en le regardant d’un air légèrement dédaigneux, comme pour bien lui faire comprendre ce qu’il pense de son métier d’écrivain.😅 Tout en affirmant subtilement que les histoires de fantômes entourant le phare ne sont pas des histoires, mais la vérité.

Thomas, grâce à son argent, réussit quand même à le convaincre de déverrouiller la porte menant au phare. Son plan est simple: Parker va verrouiller la porte derrière lui, et il va passer la fin de semaine enfermé dans le phare.

Pendant ce temps-là, sa publiciste va rester dans la maison, et surveiller un écran qui montre en direct ce que Thomas va filmer avec sa caméra.

Entretemps, on en apprend plus sur le passé du phare, grâce aux recherches effectuées par Thomas. Au cours des années, il y a eu des meurtres, des suicides, et plein d’évènements étranges entourant le fameux phare…

D’ailleurs, Thomas est rapidement témoin de choses étranges. Mais sa publiciste, elle, ne voit rien. Parce que la caméra, puis le micro, cessent mystérieusement de fonctionner!

Elle commence par s’inquiéter un peu… pour finir par se dire qu’il a sûrement fait exprès de fermer l’image et le son, pour ensuite pouvoir prétexter qu’il a vu des fantômes et vécu des choses effrayantes. Elle trouve ça ingénieux. C’est certain que le livre va bien se vendre!

Sauf que, oups! Thomas vit réellement des choses effrayantes. La pire chose qui lui arrive, selon moi, c’est que toutes les bouteilles d’eau qu’il a apportées dans sa glacière sont soudainement remplies d’eau salée, et que ses sandwiches et ses fruits moisissent rapidement et se retrouvent pleins de petits vers grouillants… Ark. Ark!!

Dès le début du film, j’ai trouvé que l’acteur principal avait des airs de Johnny Depp. C’est un peu comme si le directeur avait essayé de commander un Johnny Depp pas cher, sur un site internet douteux, et que ce gars-là était arrivé chez eux. «Ah… c’est pas exactement ça que j’ai commandé, mais… Ah oui, ça va faire la job! Parfait, j’ai ma star!»

Mon impression s’est renforcée dans les scènes où Thomas sombre dans la folie, qu’il se parle tout seul, rit de manière inquiétante, et ne comprend plus rien de ce qui se passe. J’aurais bien vu Johnny jouer ce rôle-là!

J’ai trouvé qu’il y avait quelques moments vraiment effrayants dans le film. Quant aux scènes où ce pauvre écrivain en péril devient fou, je ne suis pas certaine si c’était supposé être comique ou sérieux et dramatique… Moi, en tout cas, j’ai beaucoup ri! Et je ne dis pas ça d’une manière négative: j’ai trouvé le film dans son ensemble vraiment cool et amusant.

Il y avait des effets spéciaux d’une qualité douteuse, mais pas en quantité industrielle, heureusement. Et j’ai trouvé le punch final très efficace.

Et puis… Je dois avouer que si je devais passer une fin de semaine enfermée avec rien à boire ni à manger, moi aussi, je deviendrais folle! Alors, vraiment, je te comprends, Thomas.

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La longue histoire de mon saut en parachute

Hier, j’ai été catapultée en dehors de ma zone de confort quand j’ai sauté par la porte d’un avion qui volait à 13 500 pieds d’altitude.

Contrairement à mon petit voyage en voilier, en 2017, ce n’était pas une aventure fantaisiste pour m’inspirer pour écrire une histoire qui se passe sur un grand voilier… Non, si j’ai fait un saut en parachute, c’est parce que mes parents, mon parrain et ma marraine m’ont donné un certificat cadeau pour ma fête!

Le plus drôle, dans tout ça, c’est que je n’avais jamais demandé ça comme cadeau. Jamais. Mon père a déjà sauté en parachute, en 2008. Je sais qu’on m’a déjà demandé si je serais game de le faire, et je sais que j’avais répondu oui…

Tsé, mettons, sauter en bungee, non, jamais de la vie! Mais en parachute, ben oui, je le ferais… C’est facile de dire oui quand on est persuadée que ça n’arrivera jamais.

Mais j’ai reçu un certificat cadeau, oups! Je n’avais pas le choix de m’en servir.

En fait, ce n’était pas pour ma fête de l’année passée que j’ai reçu ce cadeau particulier, mais celle de l’année d’avant. J’ai voulu aller faire mon saut en automne 2023, sauf que ça a été annulé 2 fois, parce que la température était mauvaise.

Et là, je voyais l’été 2024 passer en me disant, ouin, il faudrait bien que j’aille faire mon saut avant qu’il soit trop tard…

Mais je n’étais pas pressée d’y aller. Pourquoi? Ben… parce que j’avais peur.

Presque aussi peur de téléphoner pour prendre rendez-vous que de sauter en bas de l’avion, en fait. Je suis comme ça, moi. 🤷‍♀️

J’ai finalement pris mon courage à deux mains, j’ai appelé, et j’y suis allée, hier, en compagnie de mon fan club qui était là pour m’encourager.

Toute la semaine avant mon saut, j’étais stressée, mais quand même pas tant que ça. La nuit avant mon rendez-vous, là, j’ai très mal dormi… Je me réveillais à tout bout de champ, en vérifiant combien de temps il me restait à dormir avant de devoir aller accomplir mon destin d’écrivaine en péril.

J’ai mal dormi, mais je n’ai pas fait de cauchemar en lien avec le parachutisme… Mes rêves ne sont jamais vraiment thématiques: j’ai rêvé que j’adoptais une gerbille bizarre qui aimait grignoter le chocolat des Mini eggs de Cadbury, mais qui laissait la coquille en sucre dans sa cage.

Peut-être que pour ceux qui ont de l’expérience dans l’interprétation des rêves, ça veut dire: j’ai peur de sauter en parachute parce que ça a l’air que je vais tomber en chute libre pendant 25 secondes, et il me semble que ça va être long en maudit.

Donc, quand je me suis levée vendredi matin, c’était une belle journée ensoleillée. Aucun risque que le saut soit annulé à cause d’une mauvaise température. C’était vraiment une journée parfaite pour se pitcher en bas d’un avion!

En arrivant à l’aéroport avec mon fan club, j’ai eu une surprise. Mon certificat cadeau était pour un saut «Tandem aventure», qui implique une altitude moins haute et seulement 25 secondes passées en chute libre. Sauf que… oups, ça a l’air que j’étais là pour un saut régulier! La plus haute altitude possible, et un temps interminable en chute libre…

J’imagine que c’était à moi de préciser «Tandem aventure» au téléphone… mais je ne l’ai pas fait, et on ne m’a pas demandé non plus quelle sorte de saut je voulais. Bon, ben coudonc… c’était la chute libre que je redoutais le plus, et là, je vais en avoir beaucoup plus que prévu. Ok… GO!

Après avoir vu d’autres parachutistes atterrir, avoir été pourchassée par une guêpe qui voulait entrer dans ma sacoche, et m’être demandée pourquoi il faisait aussi chaud, j’ai été appelée sous un chapiteau où j’ai rencontré les autres gens qui allaient sauter avec moi, et mon sympathique instructeur, Étienne.

Ensuite, on a eu une mini formation qui m’a paru vraiment trop courte, et on est retournés sous le chapiteau pour se costumer. On n’était pas obligés de porter une combinaison de parachutiste, mais moi, évidemment, j’en voulais une!

Myriam porte une combinaison rouge, et se prépare pour un saut en parachute.
Une auteure, ça ne fait pas juste écrire! Parfois, ça se déguise et ça se prépare à partir en mission.

Après un petit moment d’attente, j’ai dit adieu à mon fan club et je suis entrée dans l’avion. On était un peu serrés comme des sardines, là-dedans!

Myriam est en compagnie de son instructeur de saut, et se prépare à monter dans un avion jaune.
Me voici ici en compagnie d’Étienne, mon sympathique instructeur. Derrière nous, on voit l’avion… ainsi que le portail qui va éventuellement m’aspirer dans une autre dimension de pure terreur et de hurlements sans fin! Je souris, sur la photo, parce que ça aurait sans doute troublé le photographe que je pleure en criant au secours!

J’ai déjà monté dans un avion plus petit que celui-là. Mais ce qui était bizarre, c’est qu’on était tous assis dos à l’avant de l’avion. La porte est située en arrière, donc, c’est logique. Mais monter dans le ciel à reculons, dans un petit avion qui brasse un peu, c’est une expérience assez déstabilisante, mettons!

Malgré tout, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai repéré mon bloc appartement, et j’ai jasé avec mon instructeur, qui m’a aussi donné quelques conseils utiles. À moment donné, il m’a dit qu’on était rendus à la moitié de notre altitude… Je trouvais qu’on était déjà pas mal assez haut comme ça, mais non, il fallait monter encore, et encore…

Là, j’ai commencé à vraiment stresser. Mon stress a monté encore plus quand j’ai vu une lumière s’allumer, proche de la porte, et qu’Étienne m’a dit «Cette lumière-là, ça veut dire qu’il reste 3 minutes. Quand la lumière va s’allumer encore, la porte va s’ouvrir, et chacun notre tour, on va s’approcher pour sauter.»

Mon dieu, qu’est-ce que je fous là…? Dans quoi je me suis faite embarquer?? 😱

La lumière s’est allumée, la porte s’est ouverte… J’ai mis mes lunettes de protection, en me disant bon, ben coudonc, c’est là que ça se passe!

Je pense qu’il y avait 4 ou 5 personnes devant moi, incluant des gars qui sautaient seuls. J’ai été vraiment terrifiée de les voir sauter, parce que ça se faisait tellement vite… C’était comme voir quelqu’un se faire violemment aspirer dans une autre dimension, et disparaître… en sachant que ce serait mon tour dans quelques secondes.

Ça m’a vraiment fait peur. Et mon tour est vite arrivé, j’ai glissé sur le banc, puis sur le plancher de l’avion, devant la porte… le paysage en bas, minuscule, tellement minuscule… et puis, pouf!!

Heureusement que ce n’était pas à moi de décider quand je voulais sauter, parce que je serais peut-être encore dans l’avion, à contempler le paysage minuscule en me disant que ce n’est peut-être pas une si bonne idée. Même en sachant que j’ai un parachute, et un gars expérimenté attaché dans mon dos, et que tout va bien aller… ça reste que j’ai un instinct de survie qui me dit que sauter d’aussi haut, c’est dangereux, tsé!

Mais voilà, j’étais là devant la porte ouverte, et je n’avais aucune décision à prendre. Enweille en bas, allons tester la force de la gravité!!

Ouf! C’est fort, la gravité… Ça a l’air qu’on tombait à 200 km/heure.

Couchée sur le ventre, les jambes un peu pliées vers l’arrière, les bras serrés sur ma poitrine, le vent qui fait un bruit tellement intense tout autour de moi… et en bas, le minuscule paysage de Victoriaville, et les champs et les forêts qui l’entourent…

J’ai crié. J’ai gueulé, en fait, pas mal tout le long. Pas des hurlements joyeux comme quand j’ai du fun dans une montagne russe. Pas des cris suraigus comme quand j’ai peur dans un manège qui vire à l’envers.

Je pense que c’étaient plus des cris de pure terreur qui n’avaient aucune allure… mais heureusement, Étienne m’avait assuré que si jamais je criais pendant la chute libre, il ne m’entendrait pas. Je le crois: je ne m’entendais presque pas moi non plus.

Je n’avais même pas vraiment l’impression d’être en train de tomber… J’étais juste suspendue dans le ciel, beaucoup trop haut, avec du vent super bruyant, et j’avais peut-être peur de rester là jusqu’à la fin des temps, je ne sais pas trop.

À moment donné, Étienne m’a donné une tape sur l’épaule; c’était le signal pour que j’ouvre les bras. Je l’ai fait. Et j’ai continué à crier comme une folle… encore… et encore… Tellement que j’ai fini par me dire, voyons, c’est ben long, mon agonie dans le ciel!? Ça fait combien de temps que je gueule comme ça? Est-ce que ça vaut vraiment la peine de continuer…? Ah, ben oui, tant qu’à faire. Je commence à m’habituer à la sensation, je n’ai peut-être plus autant peur, mais je suis en chute libre dans le ciel, et personne ne va venir m’empêcher de crier autant que j’en ai envie, donc: AAAAAAAAAARRRRHHHHHHHH!!!!!

Puis, enfin, le parachute s’est ouvert! Youppi!! On a ralenti, j’ai arrêté de gueuler, et subitement c’est devenu super silencieux. Là, j’ai commencé à vraiment avoir du fun, je n’avais plus peur du tout! On se promenait dans le ciel en admirant le paysage un peu moins minuscule…

Myriam fait du parachute devant un beau ciel bleu!
Youppi, le parachute!! C’est bizarre, comment c’est fait… C’est vraiment comme une grosse voile, deux épaisseurs de toile avec des pochettes d’air entre les deux. Je n’aurais pas imaginé ça.

J’ai dit à mon instructeur que si je pouvais, je continuerais comme ça pendant des heures, tellement c’était cool! Il m’a même fait conduire un peu le parachute, et on jasait tranquillement, comme si c’était super normal d’être assis dans le ciel.

Il m’a expliqué qu’un parachute, ça atterrit un peu comme un avion. Il faut que ça fasse plusieurs passes, pour finalement se déposer au sol en étant face au vent, quelque chose comme ça.

Et un parachute, je pense que c’est aussi semblable à un voilier, dans le sens où j’ai bien de la misère à comprendre comment ça fait pour avancer face au vent.

Notre promenade dans le ciel a duré quelques minutes, et finalement, on a atterri dans l’herbe, sur le terrain de l’aéroport, où j’ai joyeusement retrouvé mon fan club.

Myriam et son instructeur sont sur l'herbe, et leur parachute traîne derrière eux.
Ah, nous voici de retour sur la pelouse! Toute bonne chose a une fin…

C’est grâce au photographe engagé par Parachute Victoriaville que j’ai pu avoir de belles photos comme ça. Mes parents ont essayé de me photographier, mais hélas, quand ils me cherchaient dans le ciel, ils étaient aveuglés par le soleil!

Myriam, en combinaison de parachutiste, lève les pouces dans les airs avec un sourire fier.
Victoire!! J’ai survécu à cette aventure intense!

J’ai aimé mon expérience. Bon, le bout en chute libre a été moins agréable de mon point de vue, mais il faisait quand même partie de l’expérience. C’était très intense et très excitant!

Et si, un jour, un de mes personnages tombe dans le vide dans une de mes histoires, je vais être bien équippée pour savoir comment il se sent. (Et j’espère qu’il ne tombera pas en chute libre jusqu’au sol…)

Mais, toi, dis moi… Est-ce que tu serais game de sauter en parachute? 🪂

Les livres ne sont pas essentiels

Quand j’étais à l’école primaire, j’ai fait un voyage en France. Mais avant d’y aller, il fallait participer à des activités de financement.

Ce que je détestais le plus, c’était quand il fallait aller parler de notre projet de voyage aux passants dans le centre d’achat, et leur demander des dons. J’haïssais tellement ça!

C’était beaucoup plus facile pour moi quand on offrait un service de vestiaire au cinéma, et qu’on demandait aux gens de nous donner 2$ pour qu’on prenne soin de leur manteau.

Un service de vestiaire, c’est utile. Peut-être pas essentiel, mais utile. Surtout en hiver, tsé! Mais donner de l’argent à une enfant qui quête pour pouvoir aller en France avec d’autres jeunes de son école, ce n’est pas utile. Pour quelqu’un qui veut juste magasiner en paix, c’est peut-être même gossant, surtout si l’enfant en question ne parle pas fort et qu’elle n’est clairement pas à l’aise de t’aborder pour te parler de son futur voyage et te demander de l’argent.

De nos jours, je ne quête pas pour partir en voyage, mais j’essaie de vendre mes livres. Et je trouve ça difficile. Pas autant que demander de l’argent dans un centre d’achat… mais difficile quand même.

C’est un peu parce que je suis introvertie et qu’interagir avec les gens me demande beaucoup d’énergie.

Mais c’est aussi parce que les livres ne sont pas essentiels.

Belle, qui gambade joyeusement autour d’une partie de ma PAL, n’est pas d’accord avec moi.

Bon, ok, pour les gens qui aiment lire, les livres sont essentiels. On en a besoin. Plus on a de livres, mieux c’est!

Je devrais plutôt dire que MES livres ne sont pas essentiels.

Les passionnés de lecture ont besoin de livres, mais ils n’ont pas besoin des miens en particulier. Et dans ma tête de fille qui trouve ça difficile de vendre ce qu’elle fait et qui réfléchit beaucoup à ce genre de choses, c’est un problème.

Des livres, il y en a partout. On peut en emprunter à la bibliothèque, ou même en trouver dans une boîte à livres. Pourquoi est-ce que quelqu’un achèterait les miens?

J’ai fini par comprendre que pour que quelqu’un ait besoin de lire un livre, il faut lui donner envie de le lire.

C’est simple. Évident, même. Et pourtant, quand j’ai constaté ça, une lumière s’est allumée au-dessus de ma tête et des petits anges ont joué de la trompette pour souligner à quel point c’était important.

Ben oui, j’ai compris que pour vendre mes livres, il faut que je donne envie aux gens de les lire.

Super! Mais… c’est là que ça bloque pour moi.

Je fais de mon mieux, dans les salons du livre, pour parler de mes livres avec enthousiasme. Ce n’est pas nécessairement désagréable, mais ça gruge mon énergie. Et c’est quand même rare que je réussis à convaincre quelqu’un de me lire, ce qui devient décourageant à la longue.

Hélas, je ne suis pas un puits sans fond d’enthousiasme, moi!

Au moins, je sais que même si mes livres ne sont pas essentiels, ils valent la peine d’être écrits, et il valent la peine d’être lus.

Il faut juste que je donne assez envie aux gens de les lire pour qu’ils aient besoin de les acheter, et que je le fasse avec autant d’aisance qu’une petite fille qui offre un service de vestiaire à 2$ dans l’entrée d’un cinéma en sachant que c’est beaucoup mieux que d’aller quêter au centre d’achat.

Je vais continuer à essayer.

Et toi, de ton côté, si tu as lu un livre, n’importe quel livre, que tu as vraiment aimé, n’hésite pas à en parler avec enthousiasme.

Je pense que ça peut vraiment faire une différence, surtout pour les auteurs inconnus.

Film d’écrivain en péril: Out of Hand

Film d'écrivain en péril

Hier soir, j’ai regardé le film Out of Hand, un thriller paru en 2023. C’est un «Tubi Original», et donc, un film qui a été créé spécialement pour la plateforme de Streaming Tubi.

Je ne pense pas qu’il existe une version en français du film, mais voici ma traduction de son résumé:

«Quand une écrivaine et son mari s’évadent dans un chalet isolé pour qu’elle y finisse d’écrire son prochain roman, leur monde s’écroule avec des conséquences meurtrières.»

Ok, oui. Exactement pour ça que je n’ai jamais fait de retraite d’écriture dans un chalet isolé.

Ben non… la vraie raison, c’est que je suis trop pauvre pour me payer ça!

Heureusement pour Valerie Cross, l’écrivaine du film, elle n’a pas ce genre de problème. Elle n’est pas pauvre, et de toute façon, je pense que c’est son agent littéraire qui lui a payé son somptueux « chalet » au bord du Lac Tahoe, où elle est supposée résider pendant 6 mois.

Valerie a déjà publié deux romans mettant en vedette un tueur en série du nom de Jason Manson, qu’elle présente comme un anti-héros parce que, selon elle, même les monstres peuvent être beaux.

Après qu’une amie de Valerie ait été assassinée, ce qui ne semble pas beaucoup l’attrister, elle se rend à son chalet avec son petit ami, David, qui… bon, dès le début du film, il semble louche. On va se le dire: il a carrément une face de tueur en série, et il a cette étonnante capacité à sourire juste de la bouche, sans que ses yeux soient impliqués.

Un beau sourire de psychopathe.

Donc, est-ce que c’est vraiment surprenant que David soit un tueur en série? Non. Le film rend ça évident depuis le début. Beaucoup de personnages paraissent louches, mais aucun autant que lui.

Une fois à son chalet, Valerie apprend que son éditeur lui offre une avance de 3 millions de dollars pour écrire trois autres livres dans sa série. Elle avait l’intention de terminer ça avec son prochain roman, en tuant son personnage principal à la fin.

C’est important, l’intégrité artistique, mais 3 millions, c’est beaucoup. Et puis, on sait que ce n’est pas toujours une bonne idée pour un auteur de tuer son personnage principal, parce que ça peut très mal se terminer s’il a des fans qui sont un peu trop intenses… (Étrangement, je n’ai jamais commenté Misery pour ma chronique de films d’écrivain en péril… Un jour, peut-être!)

Donc, Valerie se laisse tenter et accepte de signer un contrat.

Est-ce que je ferais comme elle, si on me présentait une offre comme ça? Oui, tout à fait. Mais c’est bien la seule chose que je ferais comme elle, parce que pour le reste, ouf…

Mais donc, vu qu’on sait déjà dès le début que David est un tueur, est-ce qu’il reste vraiment un mystère à élucider dans le film?

Mais oui! Il y en a plein! David n’est pas le seul psychopathe dans l’histoire. Il se passe bien des choses, parfois un peu incohérentes, mais quand même bien divertissantes…

Si moi, je partais dans une retraite d’écriture dans un chalet isolé sur le bord d’un lac, c’est certain qu’il y aurait moins d’action que ça. Et que ça ne deviendrait jamais un film!

Mais ça donnerait un livre, parce que contrairement à Valerie, j’écrirais, moi, dans mon chalet.

Conférence de presse avec les quatre héros de Sechora

MYRIAM: Bonjour tout le monde, et bienvenue à cette conférence de presse qui concerne mon roman dont vous êtes le héros appelé Sechora: Les Disciples de Nacci.

Sans plus tarder, je vous présente Ève, Nycolah, Leïya, et Damien. En tant que personnages principaux de mon roman, ce sont eux qui vont répondre aux questions des journalistes aujourd’hui.

Qui a une première question?

MIREILLE: C’est comment, de travailler avec Myriam Plante? Après toutes ces années à collaborer, vous entendez-vous bien?

NYCOLAH: Notre créatrice? Mais non, c’est Gehal, notre bienfaisant créateur…

LEÏYA: Non! Idiot… Je te parle de celle qui a écrit le livre! Elle est là-bas.

* Myriam, assise un peu plus loin, salue Nycolah d’un signe de la main. *

NYCOLAH: Oh… Oui, d’accord.

LEÏYA: Bon… Pour répondre à la question, je dirais que nous n’avons pas vraiment l’impression de travailler ensemble. C’est plus elle qui fait le travail, et nous, on existe. Alors oui, je suppose qu’on s’entend bien.

MICHELLE: Comment ça fait de vivre dans la tête de votre auteure pendant si longtemps?

LEÏYA: Je sais qu’elle travaille sur notre histoire depuis très longtemps. Pour nous, ça ne fait pas vraiment de différence. Mais j’ai quand même hâte que le livre soit publié, pour que plus de gens puissent nous connaître!

NYCOLAH: On ne vit pas dans sa tête, on vit à Sechora…

LEÏYA: Mais Sechora est dans sa tête, puisque c’est elle qui l’a inventée!

* Nycolah fronce les sourcils, en semblant se dire qu’il n’a pas dû faire attention à tout ce qu’on lui a expliqué avant qu’il vienne s’asseoir à cette table. *

MARLAINE: Les Disciples de Nacci, est-ce une secte spéciale?

LEÏYA: Non… Nacci, c’est le nom du démon qui s’est attaqué à Sechora, notre pays. Ses Disciples, ce sont des habitants de Sechora qu’il a choisis, et à qui il a donné des pouvoirs. Il a trois Disciples en tout.

NYCOLAH: Et nous, notre quête, c’est de trouver les Disciples, et de les vaincre! C’est la seule manière de sauver Sechora, en fait. Le problème, c’est qu’au début, on ne savait pas qui étaient les Disciples, ni où les trouver.

MARIE-ÈVE: Vous êtes vraiment des gens très différents les uns des autres. Comment arrivez-vous à travailler ensemble sans vous taper dessus?

* Leïya lance un regard accusateur à Nycolah. *

NYCOLAH: Euh… Hum. En fait, on n’y arrive pas vraiment… Pas toujours! Disons… qu’il y a peut-être un moment où j’ai… essayé de frapper Damien avec un couteau.

* Damien ne réagit pas, et se contente de continuer à fixer le plancher comme il le fait depuis le début de la conférence. *

NYCOLAH: Mais, bon… ce n’est pas bien grave, en fait! Parce que peu importe ce qui lui arrive, il s’en remet toujours… Sinon, il y a eu quelques disputes entre Leïya et moi. Mais avec le temps, je crois qu’on a appris à mieux s’entendre.

LEÏYA: Donc, voilà, quand il y a un conflit, Nycolah est impliqué.

NYCOLAH: Mais enfin! Je ne me dispute quand même pas tout seul…

LEÏYA: Non. Mais si tu n’avais pas été là, je ne pense pas qu’Ève, Damien et moi on se serait battus.

* Nycolah croise ses bras sur sa poitrine. *

NYCOLAH: Hum… J’imagine que tu as raison.

MICHELLE: Lequel d’entre vous a le meilleur caractère?

NYCOLAH:  Ce n’est sûrement pas Leïya! Elle s’énerve toujours pour rien. Et moi… moi, c’est Damien, qui m’énerve. Alors je dirais que c’est Ève… elle est toujours calme, peu importe ce qui arrive.

LEÏYA: C’est vrai.

NICOLE: Votre créatrice est-elle gentille avec vous? Vous oblige-t-elle à faire des choses que vous ne voulez pas?

* Nycolah ricane en regardant Myriam. *

NYCOLAH: Elle a obligé Damien à venir ici alors qu’il n’en avait pas envie! En fait, je suis sûr qu’il n’avait pas envie d’être dans le livre non plus… Il n’a pas eu le choix!

LEÏYA: Je dirais qu’elle ne nous oblige pas à faire ce qu’on ne veut pas… C’est plutôt elle qui est à l’écoute de nous. C’est comme ça qu’elle sait ce qu’on doit dire, ou faire.

MARIE-NOËLLE: Avant cette aventure, quelle était la taille du plus long serpent que vous aviez vu de votre vie?

LEÏYA: Oh, tu dois faire référence aux serpents Nahar? Marie-Noëlle a déjà lu plusieurs chapitres du livre, c’est pour ça qu’elle sait pour les serpents. Moi, je ne pense pas que j’avais vu de serpent avant de voir ceux-là. Ils sont vraiment impressionnants!

NYCOLAH: Moi, j’ai souvent vu des petits serpents, dans les montagnes… Ils sont environ longs comme mon bras, et ils ne sont pas dangereux.

ÈVE: J’en ai vu aussi dans la forêt de Miaas. Mais ils ne sont pas aussi longs que les serpents Nahar.

JUDITH: En tant que personnages, est-ce qu’il y a des situations où vous avez été surpris de la tournure selon le choix du lecteur?

LEÏYA: Non, pas vraiment… Enfin, c’est sûr qu’il s’est passé plusieurs choses auxquelles on ne s’attendait pas pendant notre quête. Mais je pense que ça ne dépend pas vraiment des choix des lecteurs…

ÈVE: C’est plutôt une révélation faite vers la fin de l’histoire qui nous a surpris, et qui cherche à surprendre aussi les lecteurs.

LEÏYA: Oui, c’est vrai. Mais ça, évidemment, on ne peut pas en parler, parce qu’il ne faut pas gâcher la surprise.

OLIVIER: Pourquoi?

LEÏYA: Euh… parce que c’est mieux comme ça.

ADÉLAÏSE: Durant vos aventures, avez-vous croisé un certain chevalier du nom de Gontrand?

LEÏYA: Non… Je ne le connais pas.

NYCOLAH: Moi non plus!

DAVID: Je me suis toujours demandé comment on réussit à faire que chaque page différente « fit »?

LEÏYA: Hum… ça, je ne sais pas trop. Damien?

NYCOLAH: Oui, tu pourrais faire un effort pour au moins faire semblant de remarquer qu’il y a des gens qui nous posent des questions, Damien!

DAMIEN: Elle fonctionne avec des numéros, chaque partie de texte est numérotée. Pour chaque chapitre, elle dessine un plan pour chacun de nous. Quand un choix se présente dans l’histoire, le lecteur doit choisir entre deux numéros. Elle dessine deux lignes qui descendent du numéro, pour partir vers les deux nouveaux numéros. C’est ça son secret. Prendre des notes pour s’y retrouver facilement. Et prendre le temps de se relire souvent.

NYCOLAH: Je n’ai pas vraiment compris, en fait… mais tant pis.

ALAIN: Qui est le plus téméraire de vous tous?

NYCOLAH: Je pense que Leïya et moi, on est tous les deux téméraires à notre manière… Euh, mais elle réfléchit peut-être plus que moi avant d’agir? Je ne sais pas trop… Oh, et Damien, lui, il fait n’importe quoi! Il peut facilement guérir ses blessures avec sa magie, alors il ne prend pas vraiment la peine d’être prudent, en fait.

MÉLISSA: Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre monde?

NYCOLAH: Moi, ce que j’aime le plus de Sechora, ce sont les Montagnes d’Anesir! C’est là où j’habite. Je trouve que le vent sent meilleur quand on est dans les montagnes… et on a vraiment une belle vue sur Sechora, et sur l’océan.

ÈVE: Pour moi, c’est la tour de cristal qui se dresse au centre de la forêt de Miaas. Il n’y a rien de plus magnifique. Pour moi et les Nemgelch, les gens de mon peuple, la tour est une grande source de réconfort parce qu’elle nous permet de nous rapprocher de Gehal, notre créateur.

LEÏYA: J’aimerais vraiment pouvoir voir la tour de cristal un jour! Je crois que ce que j’ai vu de plus beau à Sechora, moi, c’est la Cathédrale de Sgem. Je m’y suis toujours sentie bien. J’aime aussi savoir qu’il y a certainement plusieurs beaux endroits que je n’ai jamais visités, mais que je verrai peut-être un jour. Et toi, Damien?

* Damien ne bouge pas. Il doit être en train de réfléchir. *

LEÏYA: Damien? Qu’est-ce que tu aimes le plus, à Sechora?

DAMIEN: La nuit.

NYCOLAH: La nuit?

DAMIEN: Oui. Parce que tout est plus calme. Et qu’il n’y a personne qui me pose de questions.

* Nycolah pouffe de rire. *

KIMMY: Est ce qu’il y aura des écureuils dans Sechora?

LEÏYA: Oui, il y a des écureuils à Sechora.

OLIVIER: Où?

LEÏYA: Surtout dans la forêt, je suppose.

OLIVIER: Et des ornithorynques?

LEÏYA: Désolée, je ne sais pas ce que c’est… C’est une sorte d’animal? Damien, est-ce que tu sais?

* Damien hausse les épaules sans lever les yeux du plancher. *

MARIE-NOËLLE: Si vous pouviez devenir une plante ou un animal après votre mort, quelle plante ou quel animal choisiriez-vous?

LEÏYA: Euh… Je ne sais pas…

NYCOLAH: Moi, je choisirais de devenir un orni… enfin, ce truc, là! Pour pouvoir savoir ce que c’est.

ÈVE: Moi, je crois que j’aimerais devenir un arbre.

MYRIAM: Bon, merci à tout le monde pour votre présence et vos questions! Nous avons le temps pour une dernière.

MARIE-NOËLLE: Pouvez-vous nous raconter un bon souvenir de votre quête?

* Leïya plisse les yeux. Elle se creuse la tête en semblant se dire qu’elle n’a pas énormément de bons souvenirs associés à cette quête. *

NYCOLAH: Oh, je sais! Vous vous souvenez quand… enfin, c’était après le combat contre les créatures volantes sur la Plaine des Mages, je pense? On était tous sales, et blessés, et fatigués… Et il s’est mis à pleuvoir, et ça a fait du bien, là, tout d’un coup! Et je me suis dit… je me rappelle que je me suis dit que j’étais vraiment heureux et reconnaissant d’être encore en vie. Et je crois qu’on pensait à peu près tous la même chose, à ce moment-là. C’était un moment spécial.

LEÏYA: Oui, c’est vrai!

* Ève approuve en hochant la tête. *

FIN


Merci à Mireille Lacerte, Michelle Bouchard, Marlaine Bouchard, Marie-Ève Simard, Nicole Gauthier, Marie-Noëlle Audet/Adélaïse, Judith Gagnon, Olivier Girard, David Saint-Jean, Alain Leclerc, Mélissa Laurendeau, et Kim Dupuis d’avoir participé à mon petit jeu.

Ça n’aurait pas été aussi amusant sans vous!

Je continue à travailler à la grande révision de mon livre, et j’ai hâte de le partager avec vous tous! En attendant, vous pouvez en apprendre plus sur Sechora et sur mes personnages en visitant la page du projet sur mon site.

Les avantages de travailler sur une histoire depuis plus que deux décennies

Le personnage qu’on voit sur la vitre, dans la photo, c’est Xoah, la grande prêtresse de Naharo.

Qui? 🤔

Oh, c’est juste un personnage vraiment très secondaire de mon «roman dont vous êtes le héros» Sechora: Les Disciples de Nacci. Un personnage secondaire qui va apparaître brièvement dans un ou deux chapitres de l’histoire, dépendant du chemin choisi.

On pourrait donc dire qu’elle n’est pas vraiment importante… Et pourtant, c’est elle que j’ai choisi de représenter sur ce morceau de vitre, pour un projet d’art réalisé en secondaire 5, je crois.

C’est écrit 2003, en dessous de ma signature. Ça veut dire qu’en 2003, Xoah existait dans ma tête. Je la voyais, et j’avais une bonne idée de qui elle était, et de ce que son rôle serait dans l’histoire. En 2003!!

Je ne sais pas avec certitude combien de temps j’ai passé à travailler sur l’histoire de Sechora. Mais mes quatre personnages principaux ont dû être inventés longtemps avant Xoah.

Peut-être en 2000… 1999… ou 1998. Ou avant. Je ne sais pas, parce que dans ce temps-là, je n’écrivais pas de date sur mes écrits ou mes dessins.

Ce qui ressort de tout ça, c’est que ça fait 📢 PLUS QUE DEUX DÉCENNIES QUE JE TRAVAILLE SUR CE LIVRE!! Oui, ça vaut la peine de le CRIER!!

Surtout parce que je n’ai pas encore terminé… même si j’espère bien fort réussir à publier mon énorme projet avant la fin de 2024.

Ça prend beaucoup de discipline et de persévérance pour travailler sur un livre aussi longtemps. Je suis persévérante, et un peu folle.

Et, oui, c’est décourageant de penser à tout le temps que ça m’a pris, et que ça continue de me prendre. Et ça fait peur, aussi, parce qu’au final, je ne suis pas certaine si je vais considérer que ça a valu la peine de m’accrocher à ce projet pendant tout ce temps-là.

Mais il faut bien essayer de voir le côté positif des choses, n’est-ce pas? Est-ce qu’il y a des avantages à travailler sur un livre pendant aussi longtemps?

Voyons voir…

  • Comme je côtoie mes personnages depuis longtemps, je les connais bien. Donc, quand j’écris ou que je révise un chapitre, c’est facile pour moi de me mettre à leur place et de savoir exactement de quelle manière ils doivent réagir selon la situation.
  • Je pense humblement pouvoir dire que mon livre va être bon. Je ne l’ai pas écrit en un mois, en me dépêchant (je n’ai jamais compris comment les gens faisaient pour participer au «NaNoWriMo» en novembre) et en ne me préoccupant pas trop de savoir si l’histoire se tient ou pas. (Bon, il y a sûrement des livres écrits en un mois ou deux qui sont excellents. Mais moi, je sais que je ne serais pas capable!)
  • J’ai la preuve que quand un projet me tient vraiment à cœur, je suis capable de m’y accrocher et de le mener jusqu’au bout, peu importe combien de temps et d’efforts ça prend. J’imagine que cette habileté pourrait m’être utile dans d’autres sphères de ma vie, si autre chose me tenait autant à cœur qu’écrire!
  • Tant que mon livre n’est pas publié, je ne peux pas être déçue si jamais il n’y a pas grand monde qui le lit et qui l’apprécie. Oui, j’ai ressenti cette déception avec mes autres livres. Mais pour l’instant, je peux continuer d’imaginer que Sechora sera LE livre que les gens vont vouloir lire, celui qui va faire de moi une auteure connue.
  • Tant que mon livre n’est pas publié, je ne peux pas, en tant qu’auteure, m’en désintéresser… C’est comme ça: une fois qu’une histoire est derrière moi, elle me passionne moins que pendant que je suis en train de l’écrire. C’est un peu difficile de donner envie à d’autres de la lire, quand mon attention est dirigée sur ma prochaine histoire!
  • Ça fait tellement longtemps que ça dure, ce projet, qu’à la fin, je ne pourrai pas vraiment me permettre d’être perfectionniste. Je vais faire de mon mieux pour que ça soit parfait… mais la perfection n’existe pas, alors je vais juste publier mon immense travail et en être fière!
  • Une fois mon livre publié, je suppose que je vais ressentir un grand vide dans ma vie… mais je vais aussi avoir quelque chose à célébrer! C’est un grand accomplissement, de travailler sur un projet depuis plus que la moitié de sa vie, et d’enfin le mener à terme!
  • Une fois la poussière retombée, je vais pouvoir commencer sérieusement à penser à écrire un autre livre se passant dans le même univers, sur l’île de Sechora. Il y a des personnages qui attendent impatiemment leur chance d’exister pleinement eux aussi!

Ça en fait, des avantages, non?

Bon, ceci étant dit, je retourne travailler sur mon livre… Ah, non, en fait, je dois travailler. Quelle perte de temps! 😒

Film d’écrivain en péril: L’oiseau au plumage de cristal

Film d'écrivain en péril

Hier soir, j’ai décidé que j’étais due pour un film d’écrivain en péril. Alors j’ai regardé L’oiseau au plumage de cristal, un giallo sorti en 1970.

(Un giallo, c’est un genre de film, surtout d’origine italienne, qui mélange des éléments de film policier et de film d’horreur. Le mot veut dire «jaune», parce que ça a l’air que le jaune était la couleur la plus utilisée sur les couvertures de romans policiers, en Italie.)

Donc, voici le résumé que Tubi donne de ce fameux film: «Après avoir été témoin de la tentative d’assassinat de la propriétaire d’une galerie d’art, à Rome, un écrivain Américain et sa petite amie mènent une enquête tandis que le tueur les prend pour cibles.»

Bon, j’ai vu le film en anglais, mais c’est cool de voir la bande-annonce en italien avec des sous-titres en français!

Le film raconte donc l’histoire de Sam Dalmas, un auteur Américain qui est venu s’installer temporairement à Rome, à la recherche d’inspiration pour écrire. Un de ses amis lui a recommandé de venir passer du temps en Italie, supposément parce que c’est calme et qu’il ne s’y passe jamais rien.

Deux ans plus tard, ce cher Sam a fait du tourisme avec sa blonde Julia, mais il n’a pas écrit une seule ligne. Il se prépare donc à rentrer chez lui, aux États-Unis…

Mais! Le soir avant son départ, il marche par hasard devant une galerie d’art, dans laquelle il voit une femme se faire poignarder par un homme mystérieux, habillé en noir, qui s’enfuit en constatant qu’il a été vu par quelqu’un.

Sam réussit à convaincre un passant d’appeler la police pendant qu’il essaie de voler au secours de la victime. C’était en 1970… les gens, à cette époque, étaient comme moi: ils n’avaient pas de téléphone dans leurs poches. Mais il devait y avoir des téléphones publics à tous les coins de rue, parce que la police est arrivée vraiment vite!

Assez vite pour sauver la vie de la victime. Ouf!

L’inspecteur Morosini questionne Sam sur ce qu’il a vu. C’est qu’il enquête sur une série de meurtres de jeunes femmes, et il espère trouver le coupable… Sam pourrait-il être un suspect?

Il raconte à l’inspecteur que quelque chose clochait dans ce qu’il a vu, mais qu’il est incapable de se souvenir de ce que c’était. L’inspecteur lui confisque donc son passeport, ce qui est une manière très sympathique de demander son aide pour résoudre le mystère des crimes, mais aussi une manière de le tenir à l’oeil.

Bon, j’ai trouvé que Morosini s’est carrément arrangé pour que Sam mène son enquête à sa place! C’était assez comique, en fait… Tsé, il a pris la peine de lui dire que la femme était sortie de l’hopital, et de lui donner son adresse pour être certain qu’il aille la visiter pour l’interroger.

C’est pas sensé être sa job à lui, ça? Pourquoi est-ce qu’il envoie un témoin/suspect interroger une victime? Voyons donc, Morosini!

Quand même, pour un écrivain qui n’écrit pas, Sam est un assez bon enquêteur. Mais bien sûr, le tueur aux gants noirs va essayer de s’en prendre à lui, et à Julia… Dans le fond, c’est une bonne tactique de la part de Morosini. Lui, il ne s’est pas fait menacer!

Une chose que j’ai trouvée cool, c’est que dans la musique du film, il y avait souvent des voix humaines. Soit des «lalalalalalalalalaa!», ou des soupirs et des gémissements. Ça ajoutait quelque chose de bizarre et de sinistre à l’ambiance.

Ah, et pourquoi est-ce que ça s’appelle L’oiseau au plumage de cristal? Il y a un lien avec un oiseau, dans l’enquête… Un oiseau rare qui, supposément, a des plumes blanches semblables à du verre.

Finalement, quand on voit l’oiseau, pendant quelques fractions de seconde, ses plumes sont beaucoup plus grises foncées que blanches… Ils n’ont pas pu créer un oiseau comme ça par ordinateur, à l’époque, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose.

Wikipédia m’apprend que l’oiseau qui joue le rôle d’un oiseau au plumage de cristal d’une manière peu convaincante est en fait une grue royale.

J’ai passé un bon moment avec ce film. Il y a même certaines scènes qui m’ont vraiment fait rire… mais je ne sais pas si c’était vraiment supposé être drôle, ou si c’est juste moi qui a un humour particulier. 😅

Si vous le voyez un jour, dites-moi ce que vous en pensez!

Oh, et ne vous inquiétez pas pour Sam: son aventure l’a bien sûr inspiré, et il a recommencé à écrire.

Dans le gymnase sur l’heure du midi

J’ai toujours aimé les livres. Après tout, ma mère m’emmenait avec elle à la bibliothèque pour que j’en emprunte, avant même que je sache lire… C’est à cette époque-là que j’ai décidé que quand je serais plus grande, j’allais écrire des livres.

Oui, j’avais vraiment hâte d’apprendre à lire et à écrire!

Donc, je peux dire que j’aime lire depuis que je sais lire, et que même avant de savoir lire, j’avais anticipé que j’aimerais ça.

Mais il y a une chose que je regrette aujourd’hui, quand j’y pense… Je me dis que j’aurais dû passer plus de temps à lire quand j’étais jeune, et plus particulièrement, quand j’allais à l’école primaire.

Je dînais à l’école, dans le gymnase. Et entre le moment où on finissait de manger et celui où on pouvait sortir dehors, il se passait un long moment où les jeunes jouaient au ballon et couraient partout.

Mais pas moi. Je n’avais pas d’amie qui dînait à l’école avec moi.

Et c’est là que je me dis: voyons donc, imagine tous les livres que tu aurais eu le temps de lire pendant tes 6 années à l’école primaire!!

Et pourtant, je ne m’apportais pas de livres. Je me souviens de l’avoir fait quelques fois, mais je n’en ai malheureusement pas fait une habitude.

Pourquoi? Je pense que j’avais peur que les autres se moquent encore plus de moi qu’ils le faisaient déjà s’ils me voyaient lire. Lire un livre, ce n’était pas considéré comme quelque chose de cool.

J’étais déjà «rejet», comme on me désignait si gentiment à l’époque, donc, dans le fond, le fait de lire pendant l’heure du midi n’aurait pas changé grand-chose à ma situation sociale.

Mais j’avais peur, alors je ne lisais pas.

Qu’est-ce que je faisais, à la place?

Je restais assise (ou même debout!) toute seule dans mon coin, et je fixais les murs et le plafond.

Non, ce n’est pas une joke. C’est vrai! Je restais dans mon coin et je fixais les murs et le plafond. Pas étonnant que personne ne voulait jouer avec moi, non? 😅

Je ne m’en rendais pas vraiment compte dans ce temps-là, mais aujourd’hui je réalise que j’étais bel et bien une petite fille gênée, silencieuse et bizarre, et que les autres élèves ne pouvaient probablement juste pas me comprendre. Ou en tout cas, ils n’avaient certainement pas envie d’essayer de me comprendre.

Malgré tout, n’allez pas croire que je m’emmerdais, ou que j’étais malheureuse de mon sort. Je ne lisais pas… mais j’inventais des histoires.

Je voyais des choses que personne d’autre, dans le gymnase, ne pouvait voir.

Il y avait toute une troupe de personnages qui vivaient dans ma tête (et qui ne sont pas les mêmes qui habitent dans ma tête aujourd’hui) et moi, j’imaginais leurs aventures.

Pas dans le but de les écrire… Juste pour passer le temps. Juste parce que je n’avais rien d’autre à faire que de laisser aller mon imagination.

Je ne me souviens pas de toutes les histoires que j’ai pu imaginer… Mais je me souviens d’un thème qui revenait très souvent. Dans mon imagination, le gymnase se remplissait rapidement d’eau, pour une raison obscure, et toutes les portes étaient barrées. Et donc, mes personnages devaient se servir des ballons, des cordes à danser et des autres jeux et équipements qui se trouvaient dans le gymnase pour se confectionner des radeaux et éviter la noyade.

Leur but était de rejoindre le genre de gros tuyau qui se trouvait dans un coin du gymnase, au plafond… et à partir de là, il me semble qu’ils réussissaient à trouver une solution pour sortir de la pièce, soit en brisant une fenêtre ou en découvrant un passage secret. Je ne sais plus trop!

L’histoire se finissait toujours bien.

Et c’est pour ça que je fixais attentivement les murs et le plafond: ce que je voyais, ce qui se passait dans mon imagination était beaucoup plus intéressant et captivant que ce qui se passait pour de vrai dans le gymnase.

J’avais probablement l’air d’être malheureuse et de m’ennuyer. Mais je ne l’étais pas. J’imaginais des histoires!

Malgré tout, je me dis que ça aurait été une bonne idée que je m’apporte un livre, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps. Ou au moins, un carnet et un crayon pour écrire ce qui se passait dans ma tête…