Ce personnage n’a pas réellement de nom, et selon lui, il n’en a pas besoin. Mais un certain humain appelé Regor a décidé de lui donner le nom Dragon, parce que lui, ça le dérangeait qu’il n’en ait pas!
Dragon est le narrateur des romans Le Parfum du Vent et Le Goût de l’Eau. Après avoir découvert par hasard un bébé humain abandonné, il a décidé de lui sauver la vie. Cette décision n’a pas plu à ses frères et ses soeurs, qui l’ont rejeté et banni parce qu’ils estimaient que les humains et les dragons ne pouvaient pas se fréquenter.
Son amitié avec une humaine lui a donc causé de nombreux tourments, et par-dessus tout, l’a amené à observer et à côtoyer d’autres humains. Et ça lui a permis de constater que les humains étaient des créatures bien étranges, aux actions souvent illogiques! Essayer de les comprendre lui apporte d’ailleurs quelques tourments supplémentaires…
Dragon aime la nature et la liberté. Il aime voler, bien sûr, et il aime la simplicité et la tranquillité. Il n’est pas méchant ni cruel… mais il chasse et tue des animaux pour se nourrir, et il n’hésite pas à se défendre violemment avec ses crocs et ses griffes quand on l’attaque.
Sa relation avec son amie humaine, qui a choisi le nom Elle à l’insistance de Regor, est vraiment au centre de sa vie. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est aussi désespéré au début de l’histoire dans Le Parfum du Vent: elle a disparu, il est persuadé qu’il ne la reverra jamais, et donc, il a le coeur en mille miettes et croit que c’est la fin du monde!
Dans le fond, il est un peu comme un chien géant, avec des ailes, des écailles et des cornes…
À première vue, Damien n’est vraiment pas un personnage sympathique. Il est grand et maigre, avec de longs cheveux noirs, et sa peau est d’une pâleur cadavérique. Il ne parle pas beaucoup, il ne rit pas, et il ne sourit pas.
Quand il n’a pas l’air d’être en colère, il a l’air distant, distrait, ou indifférent. En plus, Damien est un Mage doté de puissants pouvoirs magiques… et dans le petit pays de Sechora, les Mages sont craints par tout le monde. On raconte même qu’ils sont amis avec des démons!
Pourtant, quand on se donne la peine de mieux le connaître… bon, il ne devient pas vraiment plus sympathique. Mais c’est plus facile de l’apprécier quand on le comprend un peu mieux.
Moi, en tout cas, j’adore ce personnage! J’aime particulièrement son sens de l’humour douteux et extrêmement subtil, qui prend parfois les autres au dépourvu.
Damien n’est pas un homme mauvais, et il ne veut de mal à personne. Tout ce qu’il aimerait, en fait, c’est rester seul dans son coin et avoir la paix. Pour toujours.
Il sent bien qu’il y a, quelque part au fond de lui, quelque chose qui ne fonctionne pas. Quelque chose de brisé, peut-être. Quelque chose qui l’empêche de vivre comme une personne normale, d’apprécier sa propre compagnie, de s’intéresser aux autres et de ressentir de la compassion ou de l’affection pour eux. Mais comme il déteste se sentir vulnérable, il préfère ignorer tout ça et agir comme si tout était parfaitement normal dans sa tête.
Et il est vraiment très, très doué pour vivre dans le déni. On pourrait dire que sa devise est «Si j’ignore ce problème, peut-être qu’il va finir par disparaître».
Hier, j’ai regardé le film Ruby Sparks, une comédie romantique américaine parue en 2012. Ce n’est pas mon genre de film préféré, mais j’ai été intriguée par le résumé qu’en donnait Cinépop:
«Après des années de blocage, un jeune écrivain est stupéfait de rencontrer en chair et en os l’héroïne qu’il a créée dans son roman en cours d’écriture.»
Le film raconte l’histoire de Calvin Weir-Fields, un jeune écrivain qui a connu un grand succès en publiant son premier roman à l’âge de 19 ans.
Depuis, il se sent perdu. Il ne sait plus quoi écrire, et il vit une vie solitaire avec Scotty, le petit chien qu’il a acheté en espérant que les gens viendraient lui parler lorsqu’ils marcheraient ensemble, et qu’il se ferait ainsi des amis.
Lors d’un évènement célébrant le succès de son premier roman, alors qu’il est entouré par ses fans qui aimeraient savoir quand sortira son prochain livre, un auteur qu’il connaît nous offre ces paroles très sages: «En vérité, c’est plus facile pour ceux qui n’ont connu que la médiocrité. Quand on a été au sommet, ça peut être fatal!»
Ça m’a frappée parce que ça résume parfaitement un aspect complexe de la vie d’auteur. On veut tous avoir du succès… mais c’est terrifiant de penser à ce qui pourrait se produire si on avait du succès avec un roman, et qu’ensuite, on serait incapable de reproduire la même formule magique. L’angoisse de la page blanche… Des romans qui ne sont jamais à la hauteur de ce que nos fans veulent… Une grande remise en question… L’impression d’avoir tout donné, et de n’avoir plus rien de bon à écrire.
Ou en tout cas, j’imagine que c’est comme ça! Moi, j’ai de la chance de n’avoir connu que la médiocrité jusqu’à maintenant! Bon, je ne pense pas que mes romans sont médiocres… mais leur succès? Oui, un peu.
Revenons donc à Calvin. Alors qu’il parle à son thérapeute de son blocage, celui-ci lui propose d’essayer d’écrire une page, juste une page, à propos d’une personne qui aimerait Scotty, son chien.
De retour chez lui, et après avoir rêvé d’une jeune femme, il commence à écrire une histoire à son sujet. Puis, il devient tellement obsédé par cette histoire, et surtout, par cette femme qu’il nomme Ruby, qu’il continue d’écrire en oubliant souvent de manger et de dormir.
Et puis, un jour, Ruby apparaît dans sa maison. Elle n’est pas consciente d’être un personnage inventé, et elle est persuadée que Calvin et elle sortent ensemble.
La première réaction de Calvin est, bien sûr, d’avoir peur et de croire qu’il est devenu fou. Puis, il finit par réaliser que Ruby est bel et bien réelle. Comment c’est possible qu’un écrivain invente un personnage qui devient une vraie personne? C’est possible parce qu’écrire, c’est magique, voyons! C’est évident!
Si j’avais ce pouvoir moi aussi, je me demande bien lequel de mes personnages j’aimerais voir apparaître dans mon appartement. Hum… Peut-être Damien, parce qu’il fait de la magie et que ça pourrait peut-être être pratique. En plus, il ne serait pas fatiguant, et n’aurait même pas besoin de manger. Il resterait juste assis dans un coin à ne rien faire, ou il fixerait un feu de foyer dans l’écran de ma tv toute la journée… Non, ok, ça serait juste très malaisant, comme situation.
Calvin, lui, est très heureux de sa relation avec Ruby… jusqu’à ce qu’elle se mette à devenir de plus en plus indépendante et que, pour éviter qu’elle le quitte, il se mette à écrire des nouveaux détails sur elle, détails qui deviennent immédiatement réels. Autrement dit, il découvre qu’il peut contrôler Ruby et lui faire faire tout ce qu’il veut. Ouch! C’est là que l’histoire devient sombre et très sérieuse, même si c’est supposé être une comédie romantique.
Romantique? Oui, un peu. Comique? Non.
Peut-être que c’est mon cerveau qui a tendance à voir des histoires d’horreur partout dans les films, mais j’ai trouvé qu’une des scènes, vers la fin de l’histoire, était digne d’un film d’horreur. Calvin, sans aucune expression sur son visage, était assis devant sa machine à écrire, et il tapait frénétiquement pour obliger Ruby, prisonnière de la pièce à cause de lui, à faire n’importe quoi jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.
Au moins, Calvin a fini par apprendre une bonne leçon, et par comprendre que les gens ne sont pas des pantins qu’il peut contrôler à sa guise. Dans les livres qu’il écrit, oui. Mais pas dans la vraie vie. En tant qu’auteur, c’est important de faire la distinction entre les deux.
Moi aussi, j’ai appris quelque chose! À moment donné, Ruby chantait une chanson qui ressemblait à «Skinamarink a dink a dink, Skinamarink a doo! I love you!» et je me suis dit, mon dieu, Skinamarink, c’est pas le nom du film d’horreur expérimental bizarre que j’aimerais voir un jour, ça? Qu’est-ce que tu chantes là, Ruby??
Après quelques recherches, j’ai découvert que «Skinnamarink» ou «Skidamarink» était en fait le titre d’une chanson pour enfants.
Pour finir, une petite question pour les auteurs: si un de vos personnages pouvait devenir réel grâce à votre magie créative, lequel choisiriez-vous? 🤔
De temps en temps, il m’arrive de voir des films qui ne sont pas des films d’horreur… et qui ne sont pas aussi obscurs que la majorité des films dont je parle dans ma chronique!
Mais même s’il s’agit d’une comédie, le film Funny Farm, que j’avais enregistré sur TVA, est bel et bien un film d’écrivain en péril.
«Ayant fait l’acquisition d’une maison de campagne dans le but d’écrire un roman, un ancien chroniqueur sportif y vit diverses tribulations.»
Le film est sorti en 1988, et je suis à peu près certaine de l’avoir vu quand j’étais jeune… Je n’en avais pas vraiment de souvenirs, par contre. J’ai vite compris que ça s’appelait Funny Farm non pas parce que l’action se déroule sur une ferme, mais bien parce que le personnage principal s’appelle Andy Farmer. (Ah, et aussi, personnellement, je n’ai pas vraiment trouvé ça funny!)
Andy, donc, quitte son emploi de chroniqueur sportif lorsqu’il reçoit une avance de 10 000$ pour écrire son premier roman. Wow! En plus, en 1988, 10 000$ ça devait représenter beaucoup plus d’argent qu’aujourd’hui!
Moi, si quelqu’un me donnait 10 000$ pour que j’écrive un roman, je ne me pourrais plus. Je n’ai probablement même pas gagné la moitié de ça en presque 10 ans de carrière d’auteure inconnue… mais je m’égare.
Andy, donc, décide de déménager à la campagne avec sa femme, Elizabeth. Il espère que le décor enchanteur de la campagne l’inspirera et lui permettra de se concentrer sur son travail, je suppose.
Ils commencent bien vite à vivre différentes péripéties. Les déménageurs se perdent. Les gens de la petite ville voisine sont un peu étranges… Mais malgré tout, Andy commence à écrire son roman, sur une machine à écrire, bien sûr. Les auteurs aiment les machines à écrire dans les films. Il faut avouer que ça donne un air plus distingué que de taper sur le clavier d’un ordinateur portable.
Là où le vrai péril commence pour Andy, c’est quand il demande à Elizabeth de lire les premiers chapitres de son manuscrit. Bon, c’est leur anniversaire, et c’est évident qu’Elizabeth n’a pas envie de passer la soirée à lire… Mais quand même. Rien ne peut justifier sa réaction, selon moi: elle se met à pleurer, elle dit à Andy que son livre est nul, et elle lui demande de le brûler.
Sérieusement??
Déjà là, c’est un cas de divorce, tant qu’à moi. On ne dit jamais une chose comme ça à un auteur ou aspirant auteur! Ou en tout cas, si on tient à lui dire qu’on n’aime pas son travail, on ne le dit pas de cette manière-là.
Malgré tout, Andy trouve le moyen de piler sur son orgueil et de la remercier de «l’aider à s’améliorer». Jusqu’à ce qu’Elizabeth lui annonce, folle de joie et sans aucun tact, qu’elle vient de recevoir un chèque de 5000$ pour publier un livre qu’elle a écrit, sans lui en parler, et qu’elle avait envoyé à un éditeur de qui elle avait pris l’adresse dans ses affaires à lui! Ouch.
Il répond à ce coup bas avec un coup encore plus bas, ils se disputent et veulent divorcer, mais étrangement, après une série de péripéties dont selon moi le dénouement n’a pas beaucoup de sens, ils vivent heureux et ont au moins un enfant.
La morale de cette histoire est peut-être que ce n’est pas exactement une bonne idée pour deux écrivains d’être en couple ensemble.
Cera est un personnage énigmatique à propos duquel même moi, l’auteure, je ne sais pas grand-chose.
Pourquoi? Parce que le narrateur des romans dans lesquels évolue Cera est un dragon, et qu’il n’est pas capable de discuter avec lui.
Je crois bien que tout ce que le dragon remarque à propos de l’apparence physique de Cera, c’est que c’est un homme de petite taille. Il comprend aussi que Cera est magicien: il a toujours avec lui un grand sac rempli d’objets étranges, incluant un livre mystérieux auquel il tient beaucoup. Cera s’intéresse aux plantes médicinales, il a un tempérament doux et patient, et il est certainement une grande source de sagesse…
Il est peut-être le seul ami de Regor, un prince magicien qui lui, est capable de discuter avec le dragon. Mais à part ça, qui est Cera?
Henry de Courval est le fils unique du riche propriétaire d’une plantation de thé. Il aurait pu choisir de succéder à son père, mais suite à son tout premier voyage en mer, il a plutôt décidé de devenir capitaine d’un navire.
C’est un homme rêveur, et sa tendance à faire confiance aux gens et à essayer de ne voir que le meilleur d’eux le rend parfois un peu naïf. Il est optimiste, et toujours prêt à apprendre de nouvelles choses et à découvrir de nouvelles manières de vivre. C’est un peu pour cette raison qu’il a décidé de naviguer: il préfère voyager et explorer le vaste monde que de rester chez lui à faire la même chose, jour après jour.
Il est éperdument amoureux d’une jeune femme appelée Marie-Anne Perneault, qui elle, le voit comme un ami fidèle, et rien de plus.
Henry compte surtout sur son ami Flint pour faire régner la discipline à bord de son navire. Il n’aime pas du tout crier des ordres à ses hommes, et préfère leur parler calmement et honnêtement plutôt que de les punir s’ils font quelque chose qui lui déplaît.
C’est d’ailleurs pour ça que les membres de son équipage ont beaucoup de respect pour lui. Ils le voient comme une figure d’autorité bienveillante, et toujours prête à les motiver et à les aider à surmonter tous les obstacles qu’ils rencontrent ensemble.
Mais dans mon roman La quête de Marianne, Henry présente un visage différent… et pas seulement parce qu’il porte un foulard noir pour dissimuler ses traits. (Il porte aussi un chapeau beaucoup plus volumineux que celui représenté sur l’image en haut de ce texte!) Ses hommes le respectent toujours, mais ils ont aussi peur de lui. Il est alors solitaire et tourmenté; toujours aussi éloquent, mais beaucoup moins amical.
Qu’est-ce qui lui est arrivé? Je vous laisse le découvrir!
Flint Hulligan est le frère jumeau de Callan. Comme il est né le premier, il se considère comme l’aîné. Et il est beaucoup plus responsable et agréable à côtoyer que son frère…
Le caractère de Flint a toujours été énigmatique pour moi, qui l’ai pourtant inventé! Quand j’ai commencé à avoir des idées pour mon roman La quête de Marianne, il a fait son apparition en tant que second du capitaine, mais je n’avais aucune idée de sa personnalité, et de s’il était sympathique ou antipathique.
C’est lorsque j’ai aussi inventé son frère jumeau que j’ai commencé à avoir une meilleure idée de qui était Flint. Il est responsable, comme je l’ai déjà mentionné, mais il a aussi un côté très insouciant. Il peut être autoritaire, borné et grincheux, mais il aime aussi s’amuser et voir la vie du bon côté. Parfois, il prend tout très au sérieux… et parfois, pas du tout.
Je dirais donc qu’il est spontané et qu’il agit souvent selon son impulsion du moment. Son supérieur, le Capitaine Henry de Courval, le considère comme un ami très proche. Il lui fait pleinement confiance parce qu’il le trouve fiable et intègre. Et il l’est… mais peut-être pas toujours.
En apprenant à mieux connaître Flint, je me suis attachée à lui. Mais je pense que c’est quand même facile de le trouver antipathique. (Surtout dans La quête de Marianne, mais ça, c’est une autre histoire!)
Sa plus grande faiblesse, c’est sans doute son amour pour son frère jumeau. Parce que Callan n’est pas du tout une bonne personne. Il fait même des choses horribles… Mais je crois bien que Flint s’entête à croire que s’il surveille et encadre son jumeau, il l’aidera à revenir dans le droit chemin.
Cet amour inconditionnel et à sens unique pour son frère le rend naïf, et explique peut-être aussi son caractère changeant et inégal… Il sait qu’il devrait se tenir loin de Callan. Mais il est incapable de le chasser de sa vie, ce qui lui cause pas mal de tourments et de frustrations.
Une des meilleures manières de faire plaisir à une auteure indépendante comme moi, c’est bien sûr d’acheter ses livres, de les lire, et de lui dire qu’on les a aimés.
Mais même quand on n’a pas assez d’argent pour acheter des tonnes de nouveaux livres, il reste quand même certaines petites choses très simples qu’on peut faire pour aider les auteurs et leur montrer notre soutien.
J’en ai dressé une petite liste sur un feuillet que je place sur ma table quand je participe à un évènement littéraire, mais comme c’est important de se rappeler tout ça de temps en temps, voici une liste agrémentée par quelques explications!
Suivre ses réseaux sociaux et interagir avec ses publications
Que vous préfériez Facebook, Instagram ou TikTok, vos auteurs préférés s’y trouvent peut-être. Pour montrer votre soutien à un auteur, suivez-le sur les réseaux sociaux, et plus important encore, interagissez avec ses publications.
Parce que c’est toujours agréable, quand on se donne la peine de créer du contenu divertissant ou de poser des questions à nos abonnés, de voir que ça ne passe pas inaperçu!
Les réseaux sociaux, c’est bien, mais à cause des algorithmes, on ne voit pas toujours toutes les publications des pages auxquelles on s’abonne. N’est-ce pas?
Si l’auteur que vous voulez encourager a une infolettre, n’hésitez pas à vous abonner pour recevoir de ses nouvelles par courriel.
Pour ma part, mon infolettre s’appelle le C.L.L.E.M.P., ou Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante
Vérifier si ses livres sont offerts à votre bibliothèque locale
Si les livres de l’auteur que vous voulez soutenir sont à votre bibliothèque locale, vous pouvez les lire gratuitement! Et ça donne quelques sous à l’auteur… non?
Hum… pas exactement. Pour qu’un auteur gagne de l’argent grâce aux bibliothèques, il faut tout d’abord que ses livres soient inscrits au Programme du droit de prêt public du Conseil des arts du Canada. Ensuite, il faut que la bibliothèque dans laquelle se trouvent ses livres fasse partie de l’échantillonnage du programme.
Si ces conditions sont respectées, alors oui, un auteur va recevoir un chèque, une fois par année. Ça n’a pas rapport avec le nombre de fois que son livre est emprunté, mais bien avec le nombre de fois qu’il est trouvé dans les bibliothèques faisant partie de l’échantillonnage du programme.
Ce qui m’amène à mon prochain point:
Demander ses livres à votre bibliothécaire
Si les livres d’un auteur ne se trouvent pas dans votre bibliothèque locale, vous pouvez en faire la demande à votre bibliothécaire. Si les livres de l’auteur sont en vente dans une librairie agréée, la bibliothèque pourrait décider de les acheter.
Mais, hélas pour les auteurs autoédités dont les livres ne sont pas dans les librairies, les bibliothèques ne peuvent pas acheter leurs livres directement auprès d’eux.
Il existe quand même une manière de procéder autrement: à la demande d’une bibliothèque qui voulait acquérir certains de mes livres, je les ai vendus à une librairie indépendante qui elle, les a vendus à la bibliothèque en question.
Mais pour que ça soit possible, il faut d’abord qu’un lecteur ou une lectrice en fasse la demande!
Emprunter ses livres et les lire
Oui oui, une fois que le livre que vous vouliez lire sans avoir à l’acheter fait son apparition dans votre bibliothèque, votre prochaine mission est de l’emprunter et de le lire!
Lui faire parvenir vos commentaires après votre lecture
Ça aussi, c’est très important! Ne prenez pas pour acquis que des hordes de fans ont déjà écrit à l’auteur pour lui dire qu’ils ont dévoré son livre et qu’ils en redemandent. Beaucoup de gens ne le font pas… alors pour vraiment faire plaisir à un auteur, faites-le!
Écrivez-lui un petit mot, ou ajoutez un commentaire bienveillant sur la page Amazon de son oeuvre, dans un groupe de lecteurs passionnés, ou dans votre blogue si vous faites des chroniques littéraires.
Pour finir, si vous aimez un livre, n’hésitez pas à en parler à d’autres gens, que ce soit en personne ou sur internet.
Peut-être que grâce à vous, une autre personne empruntera le livre en question à la bibliothèque, ou mieux encore, l’achètera auprès de l’auteur.
Parce que même le Kraft Dinner de marque maison coûte de plus en plus cher, et qu’il faut bien que les auteurs indépendants gagnent un peu d’argent pour pouvoir se nourrir! 😜
Hier soir, j’ai regardé le film Mon mari veut me tuer!, un thriller de 2017 que j’avais enregistré sur V, il y a très longtemps.
En voici le résumé: «Après avoir échappé à une tentative de meurtre, une auteure de romans policiers découvre que sa gouvernante a usurpé son identité et pris la fuite avec ses enfants.»
Je trouvais que le résumé n’avait pas l’air très passionnant, mais cette écrivaine me semblait être suffisamment en péril pour apparaître dans ma chronique de Films d’écrivain en péril!
Nomi Gardner est donc auteure de romans policiers, et elle vit une vie qui semble tranquille avec son mari, Mark, et leurs deux enfants. Ah, et il y a aussi la nounou, Greta, que Mark semble bien apprécier et que la famille emmène en vacances avec eux…
Contrairement à la plupart des écrivains dans les films que j’ai regardés, Nomi est plutôt sympathique. Bon, elle a pris plusieurs décisions douteuses tout au long du film, mais j’aimais quand même son personnage.
Pendant les vacances de la famille, donc, Nomi découvre dès leur arrivée à l’hotel que Greta a oublié d’amener le lait de son bébé. Au lieu de demander à sa gouvernante d’aller en acheter (c’est un peu ça son métier, après tout, non?) Nomi lui assure que tout est correct, et qu’elle va s’en occuper.
Elle sort donc de l’hotel… pour presque aussitôt se faire attaquer par un individu mystérieux et menaçant portant l’uniforme officiel des individus mystérieux et menaçants: un chandail à capuchon noir.
Nomi s’est bien débattue, on doit bien lui donner ça. Mais le mécréant réussit à la maîtriser à l’aide d’un chiffon sans doute imbibé de chloroforme, et quand elle se réveille, elle est en train de se faire asphyxier dans une voiture. Au lieu d’aller voir la police, elle retrouve son mari… qui fait comme si son nom était Greta et qui lui ordonne ne de plus jamais les approcher, sa famille et lui.
Nomi constate donc que Mark et Greta ont comploté pour lui voler son identité et pour que Greta la remplace. Quand elle se décide enfin à en parler à la police, il est subitement impossible pour elle de prouver qu’elle est bien Nomi Gardner. Bon, ça, c’était un peu ridicule, quand même…
Mais le film tente de nous faire croire que c’est plausible en nous informant que Nomi n’a plus de famille et aucun ami, qu’elle ne sortait presque jamais de chez elle parce qu’elle écrivait son prochain livre, qu’elle ne met aucune photo d’elle derrière ses romans «par modestie», et qu’en plus les rares photos d’elles qui se trouvaient sur internet ont été piratées… Oui, bon, ok.
On suit donc sa quête palpitante pour tenter de reprendre sa vraie identité ou, au moins, d’être réunie avec ses enfants. Le film m’a bien amusée et divertie, et il y avait même quelques moments comiques.
Et comme toujours, j’ai beaucoup appris: pour se préserver du danger que représente le vol d’identité, les auteurs doivent mettre leur photo derrière tous leurs romans, ils doivent quitter leur domicile de temps en temps pour que les gens les voient et associent leur visage avec leur nom, et ils doivent partager beaucoup de photos d’eux sur internet. Ils doivent aussi éviter d’épouser des gros salauds sans aucune conscience prêts à tout pour s’enrichir.
Alors je crois que je m’en sors plutôt bien jusqu’à maintenant!
Et juste au cas où, voici une photo de moi à mon salon du livre d’hier. Sachez que la personne sur cette photo se nomme bel et bien Myriam Plante, et qu’elle est bel et bien une auteure inconnue!
Je m’appelle Myriam Plante, je regarde des films d’écrivains en péril mais je ne suis pas une écrivaine en péril.
Bon, à son époque et dans le monde dans lequel il vit, ce mot n’existe pas. Les gens qui le côtoient ont tendance à le trouver étrange, peu sociable, et inquiétant, et à ne pas vouloir apprendre à mieux le connaître.
Le dictionnaire Larousse en ligne nous informe qu’un psychopathe est un «sujet qui présente une psychopathie», et donne du mot psychopathie la définition suivante: «État de déséquilibre psychologique caractérisé par des tendances asociales sans déficit intellectuel ni atteinte psychotique.»
Du côté de Wikipédia, sur la page du mot psychopathie, on retrouve des informations telles que: «trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains », généralement associé dans la culture populaire à un mode de vie criminel et instable», et aussi: «En général, ce sont des individus qui ne ressentent pas d’empathie, ils se soucient peu de ce que les autres ressentent et les utilisent pour atteindre leur but. Le mensonge pathologique, les violations répétées des normes sociales, la victimisation, la tendance à blâmer autrui ou l’intolérance à la frustration peuvent être des comportements révélateurs de ce trouble.»
Pourquoi toutes ces définition? Parce qu’elles représentent très bien ce personnage, et qu’elles donnent une bonne idée de ce qu’il est capable de faire.
Callan est né en colère, sans raison valable. Dès son enfance, il constate que la vue du sang le fascine (tant que ce n’est pas le sien!), et en grandissant, il éprouve de moins en moins d’empathie pour les autres. Il ne s’intéresse à personne et il n’aime personne.
Ce n’est donc pas du tout un personnage sympathique… C’est un monstre. Malgré tout, ce n’est jamais vraiment lui le «méchant» de l’histoire. Mais ce n’est pas un héros non plus!
Il n’existe que pour compliquer la vie et tester les limites de Flint, son frère jumeau. Parce que Flint, lui, n’est pas un psychopathe, et que même s’il devient de plus en plus conscient de la noirceur qui habite son jumeau, il ne peut pas s’empêcher de l’aimer et d’essayer de le protéger contre lui-même.
Pauvre Flint…
Callan va bien sûr utiliser la faiblesse de son frère à son avantage. Car même s’il le déteste, il se fait un devoir de le suivre partout. Ils sont donc tous les deux devenus marins, et naviguent toujours ensemble sur le même navire.