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À propos de Myriam Plante

Je m'appelle Myriam Plante, et je suis une artiste et une auteure inconnue qui a beaucoup d'histoires à raconter.

Film d’écrivain en péril: Ruby Sparks

Hier, j’ai regardé le film Ruby Sparks, une comédie romantique américaine parue en 2012. Ce n’est pas mon genre de film préféré, mais j’ai été intriguée par le résumé qu’en donnait Cinépop:

«Après des années de blocage, un jeune écrivain est stupéfait de rencontrer en chair et en os l’héroïne qu’il a créée dans son roman en cours d’écriture.»

Le film raconte l’histoire de Calvin Weir-Fields, un jeune écrivain qui a connu un grand succès en publiant son premier roman à l’âge de 19 ans.

Depuis, il se sent perdu. Il ne sait plus quoi écrire, et il vit une vie solitaire avec Scotty, le petit chien qu’il a acheté en espérant que les gens viendraient lui parler lorsqu’ils marcheraient ensemble, et qu’il se ferait ainsi des amis.

Lors d’un évènement célébrant le succès de son premier roman, alors qu’il est entouré par ses fans qui aimeraient savoir quand sortira son prochain livre, un auteur qu’il connaît nous offre ces paroles très sages: «En vérité, c’est plus facile pour ceux qui n’ont connu que la médiocrité. Quand on a été au sommet, ça peut être fatal!»

Ça m’a frappée parce que ça résume parfaitement un aspect complexe de la vie d’auteur. On veut tous avoir du succès… mais c’est terrifiant de penser à ce qui pourrait se produire si on avait du succès avec un roman, et qu’ensuite, on serait incapable de reproduire la même formule magique. L’angoisse de la page blanche… Des romans qui ne sont jamais à la hauteur de ce que nos fans veulent… Une grande remise en question… L’impression d’avoir tout donné, et de n’avoir plus rien de bon à écrire.

Ou en tout cas, j’imagine que c’est comme ça! Moi, j’ai de la chance de n’avoir connu que la médiocrité jusqu’à maintenant! Bon, je ne pense pas que mes romans sont médiocres… mais leur succès? Oui, un peu.

Revenons donc à Calvin. Alors qu’il parle à son thérapeute de son blocage, celui-ci lui propose d’essayer d’écrire une page, juste une page, à propos d’une personne qui aimerait Scotty, son chien.

De retour chez lui, et après avoir rêvé d’une jeune femme, il commence à écrire une histoire à son sujet. Puis, il devient tellement obsédé par cette histoire, et surtout, par cette femme qu’il nomme Ruby, qu’il continue d’écrire en oubliant souvent de manger et de dormir.

Et puis, un jour, Ruby apparaît dans sa maison. Elle n’est pas consciente d’être un personnage inventé, et elle est persuadée que Calvin et elle sortent ensemble.

La première réaction de Calvin est, bien sûr, d’avoir peur et de croire qu’il est devenu fou. Puis, il finit par réaliser que Ruby est bel et bien réelle. Comment c’est possible qu’un écrivain invente un personnage qui devient une vraie personne? C’est possible parce qu’écrire, c’est magique, voyons! C’est évident!

Si j’avais ce pouvoir moi aussi, je me demande bien lequel de mes personnages j’aimerais voir apparaître dans mon appartement. Hum… Peut-être Damien, parce qu’il fait de la magie et que ça pourrait peut-être être pratique. En plus, il ne serait pas fatiguant, et n’aurait même pas besoin de manger. Il resterait juste assis dans un coin à ne rien faire, ou il fixerait un feu de foyer dans l’écran de ma tv toute la journée… Non, ok, ça serait juste très malaisant, comme situation.

Calvin, lui, est très heureux de sa relation avec Ruby… jusqu’à ce qu’elle se mette à devenir de plus en plus indépendante et que, pour éviter qu’elle le quitte, il se mette à écrire des nouveaux détails sur elle, détails qui deviennent immédiatement réels. Autrement dit, il découvre qu’il peut contrôler Ruby et lui faire faire tout ce qu’il veut. Ouch! C’est là que l’histoire devient sombre et très sérieuse, même si c’est supposé être une comédie romantique.

Romantique? Oui, un peu. Comique? Non.

Peut-être que c’est mon cerveau qui a tendance à voir des histoires d’horreur partout dans les films, mais j’ai trouvé qu’une des scènes, vers la fin de l’histoire, était digne d’un film d’horreur. Calvin, sans aucune expression sur son visage, était assis devant sa machine à écrire, et il tapait frénétiquement pour obliger Ruby, prisonnière de la pièce à cause de lui, à faire n’importe quoi jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Au moins, Calvin a fini par apprendre une bonne leçon, et par comprendre que les gens ne sont pas des pantins qu’il peut contrôler à sa guise. Dans les livres qu’il écrit, oui. Mais pas dans la vraie vie. En tant qu’auteur, c’est important de faire la distinction entre les deux.

Moi aussi, j’ai appris quelque chose! À moment donné, Ruby chantait une chanson qui ressemblait à «Skinamarink a dink a dink, Skinamarink a doo! I love you!» et je me suis dit, mon dieu, Skinamarink, c’est pas le nom du film d’horreur expérimental bizarre que j’aimerais voir un jour, ça? Qu’est-ce que tu chantes là, Ruby??

Après quelques recherches, j’ai découvert que «Skinnamarink» ou «Skidamarink» était en fait le titre d’une chanson pour enfants.

Pour finir, une petite question pour les auteurs: si un de vos personnages pouvait devenir réel grâce à votre magie créative, lequel choisiriez-vous? 🤔

Film d’écrivain en péril: Funny Farm

De temps en temps, il m’arrive de voir des films qui ne sont pas des films d’horreur… et qui ne sont pas aussi obscurs que la majorité des films dont je parle dans ma chronique!

Mais même s’il s’agit d’une comédie, le film Funny Farm, que j’avais enregistré sur TVA, est bel et bien un film d’écrivain en péril.

«Ayant fait l’acquisition d’une maison de campagne dans le but d’écrire un roman, un ancien chroniqueur sportif y vit diverses tribulations.»

Le film est sorti en 1988, et je suis à peu près certaine de l’avoir vu quand j’étais jeune… Je n’en avais pas vraiment de souvenirs, par contre. J’ai vite compris que ça s’appelait Funny Farm non pas parce que l’action se déroule sur une ferme, mais bien parce que le personnage principal s’appelle Andy Farmer. (Ah, et aussi, personnellement, je n’ai pas vraiment trouvé ça funny!)

Andy, donc, quitte son emploi de chroniqueur sportif lorsqu’il reçoit une avance de 10 000$ pour écrire son premier roman. Wow! En plus, en 1988, 10 000$ ça devait représenter beaucoup plus d’argent qu’aujourd’hui!

Moi, si quelqu’un me donnait 10 000$ pour que j’écrive un roman, je ne me pourrais plus. Je n’ai probablement même pas gagné la moitié de ça en presque 10 ans de carrière d’auteure inconnue… mais je m’égare.

Andy, donc, décide de déménager à la campagne avec sa femme, Elizabeth. Il espère que le décor enchanteur de la campagne l’inspirera et lui permettra de se concentrer sur son travail, je suppose.

Ils commencent bien vite à vivre différentes péripéties. Les déménageurs se perdent. Les gens de la petite ville voisine sont un peu étranges… Mais malgré tout, Andy commence à écrire son roman, sur une machine à écrire, bien sûr. Les auteurs aiment les machines à écrire dans les films. Il faut avouer que ça donne un air plus distingué que de taper sur le clavier d’un ordinateur portable.

Là où le vrai péril commence pour Andy, c’est quand il demande à Elizabeth de lire les premiers chapitres de son manuscrit. Bon, c’est leur anniversaire, et c’est évident qu’Elizabeth n’a pas envie de passer la soirée à lire… Mais quand même. Rien ne peut justifier sa réaction, selon moi: elle se met à pleurer, elle dit à Andy que son livre est nul, et elle lui demande de le brûler.

Sérieusement??

Déjà là, c’est un cas de divorce, tant qu’à moi. On ne dit jamais une chose comme ça à un auteur ou aspirant auteur! Ou en tout cas, si on tient à lui dire qu’on n’aime pas son travail, on ne le dit pas de cette manière-là.

Malgré tout, Andy trouve le moyen de piler sur son orgueil et de la remercier de «l’aider à s’améliorer». Jusqu’à ce qu’Elizabeth lui annonce, folle de joie et sans aucun tact, qu’elle vient de recevoir un chèque de 5000$ pour publier un livre qu’elle a écrit, sans lui en parler, et qu’elle avait envoyé à un éditeur de qui elle avait pris l’adresse dans ses affaires à lui! Ouch.

Il répond à ce coup bas avec un coup encore plus bas, ils se disputent et veulent divorcer, mais étrangement, après une série de péripéties dont selon moi le dénouement n’a pas beaucoup de sens, ils vivent heureux et ont au moins un enfant.

La morale de cette histoire est peut-être que ce n’est pas exactement une bonne idée pour deux écrivains d’être en couple ensemble.

Portrait de personnage: Cera

Cera est un personnage énigmatique à propos duquel même moi, l’auteure, je ne sais pas grand-chose.

Pourquoi? Parce que le narrateur des romans dans lesquels évolue Cera est un dragon, et qu’il n’est pas capable de discuter avec lui.

Je crois bien que tout ce que le dragon remarque à propos de l’apparence physique de Cera, c’est que c’est un homme de petite taille. Il comprend aussi que Cera est magicien: il a toujours avec lui un grand sac rempli d’objets étranges, incluant un livre mystérieux auquel il tient beaucoup. Cera s’intéresse aux plantes médicinales, il a un tempérament doux et patient, et il est certainement une grande source de sagesse…

Il est peut-être le seul ami de Regor, un prince magicien qui lui, est capable de discuter avec le dragon. Mais à part ça, qui est Cera?

Je ne sais pas trop!

Livres dans lesquels Cera apparaît:

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Portrait de personnage: Henry de Courval

Henry de Courval est le fils unique du riche propriétaire d’une plantation de thé. Il aurait pu choisir de succéder à son père, mais suite à son tout premier voyage en mer, il a plutôt décidé de devenir capitaine d’un navire.

C’est un homme rêveur, et sa tendance à faire confiance aux gens et à essayer de ne voir que le meilleur d’eux le rend parfois un peu naïf. Il est optimiste, et toujours prêt à apprendre de nouvelles choses et à découvrir de nouvelles manières de vivre. C’est un peu pour cette raison qu’il a décidé de naviguer: il préfère voyager et explorer le vaste monde que de rester chez lui à faire la même chose, jour après jour.

Il est éperdument amoureux d’une jeune femme appelée Marie-Anne Perneault, qui elle, le voit comme un ami fidèle, et rien de plus.

Henry compte surtout sur son ami Flint pour faire régner la discipline à bord de son navire. Il n’aime pas du tout crier des ordres à ses hommes, et préfère leur parler calmement et honnêtement plutôt que de les punir s’ils font quelque chose qui lui déplaît.

C’est d’ailleurs pour ça que les membres de son équipage ont beaucoup de respect pour lui. Ils le voient comme une figure d’autorité bienveillante, et toujours prête à les motiver et à les aider à surmonter tous les obstacles qu’ils rencontrent ensemble.

Mais dans mon roman La quête de Marianne, Henry présente un visage différent… et pas seulement parce qu’il porte un foulard noir pour dissimuler ses traits. (Il porte aussi un chapeau beaucoup plus volumineux que celui représenté sur l’image en haut de ce texte!) Ses hommes le respectent toujours, mais ils ont aussi peur de lui. Il est alors solitaire et tourmenté; toujours aussi éloquent, mais beaucoup moins amical.

Qu’est-ce qui lui est arrivé? Je vous laisse le découvrir!

Livres dans lesquels Henry apparaît:

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Portrait de personnage: Flint Hulligan

Flint Hulligan est le frère jumeau de Callan. Comme il est né le premier, il se considère comme l’aîné. Et il est beaucoup plus responsable et agréable à côtoyer que son frère…

Le caractère de Flint a toujours été énigmatique pour moi, qui l’ai pourtant inventé! Quand j’ai commencé à avoir des idées pour mon roman La quête de Marianne, il a fait son apparition en tant que second du capitaine, mais je n’avais aucune idée de sa personnalité, et de s’il était sympathique ou antipathique.

C’est lorsque j’ai aussi inventé son frère jumeau que j’ai commencé à avoir une meilleure idée de qui était Flint. Il est responsable, comme je l’ai déjà mentionné, mais il a aussi un côté très insouciant. Il peut être autoritaire, borné et grincheux, mais il aime aussi s’amuser et voir la vie du bon côté. Parfois, il prend tout très au sérieux… et parfois, pas du tout.

Je dirais donc qu’il est spontané et qu’il agit souvent selon son impulsion du moment. Son supérieur, le Capitaine Henry de Courval, le considère comme un ami très proche. Il lui fait pleinement confiance parce qu’il le trouve fiable et intègre. Et il l’est… mais peut-être pas toujours.

En apprenant à mieux connaître Flint, je me suis attachée à lui. Mais je pense que c’est quand même facile de le trouver antipathique. (Surtout dans La quête de Marianne, mais ça, c’est une autre histoire!)

Sa plus grande faiblesse, c’est sans doute son amour pour son frère jumeau. Parce que Callan n’est pas du tout une bonne personne. Il fait même des choses horribles… Mais je crois bien que Flint s’entête à croire que s’il surveille et encadre son jumeau, il l’aidera à revenir dans le droit chemin.

Cet amour inconditionnel et à sens unique pour son frère le rend naïf, et explique peut-être aussi son caractère changeant et inégal… Il sait qu’il devrait se tenir loin de Callan. Mais il est incapable de le chasser de sa vie, ce qui lui cause pas mal de tourments et de frustrations.

Livres dans lesquels Flint apparaît:

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Comment aider un auteur ou une auteure sans dépenser d’argent

Une des meilleures manières de faire plaisir à une auteure indépendante comme moi, c’est bien sûr d’acheter ses livres, de les lire, et de lui dire qu’on les a aimés.

Mais même quand on n’a pas assez d’argent pour acheter des tonnes de nouveaux livres, il reste quand même certaines petites choses très simples qu’on peut faire pour aider les auteurs et leur montrer notre soutien.

J’en ai dressé une petite liste sur un feuillet que je place sur ma table quand je participe à un évènement littéraire, mais comme c’est important de se rappeler tout ça de temps en temps, voici une liste agrémentée par quelques explications!

Suivre ses réseaux sociaux et interagir avec ses publications

Que vous préfériez Facebook, Instagram ou TikTok, vos auteurs préférés s’y trouvent peut-être. Pour montrer votre soutien à un auteur, suivez-le sur les réseaux sociaux, et plus important encore, interagissez avec ses publications.

Parce que c’est toujours agréable, quand on se donne la peine de créer du contenu divertissant ou de poser des questions à nos abonnés, de voir que ça ne passe pas inaperçu!

Voici où vous pouvez me trouver:

Vous inscrire à son infolettre

Les réseaux sociaux, c’est bien, mais à cause des algorithmes, on ne voit pas toujours toutes les publications des pages auxquelles on s’abonne. N’est-ce pas?

Si l’auteur que vous voulez encourager a une infolettre, n’hésitez pas à vous abonner pour recevoir de ses nouvelles par courriel.

Pour ma part, mon infolettre s’appelle le C.L.L.E.M.P., ou Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante

Vérifier si ses livres sont offerts à votre bibliothèque locale

Si les livres de l’auteur que vous voulez soutenir sont à votre bibliothèque locale, vous pouvez les lire gratuitement! Et ça donne quelques sous à l’auteur… non?

Hum… pas exactement. Pour qu’un auteur gagne de l’argent grâce aux bibliothèques, il faut tout d’abord que ses livres soient inscrits au Programme du droit de prêt public du Conseil des arts du Canada. Ensuite, il faut que la bibliothèque dans laquelle se trouvent ses livres fasse partie de l’échantillonnage du programme.

Si ces conditions sont respectées, alors oui, un auteur va recevoir un chèque, une fois par année. Ça n’a pas rapport avec le nombre de fois que son livre est emprunté, mais bien avec le nombre de fois qu’il est trouvé dans les bibliothèques faisant partie de l’échantillonnage du programme.

Ce qui m’amène à mon prochain point:

Demander ses livres à votre bibliothécaire

Si les livres d’un auteur ne se trouvent pas dans votre bibliothèque locale, vous pouvez en faire la demande à votre bibliothécaire. Si les livres de l’auteur sont en vente dans une librairie agréée, la bibliothèque pourrait décider de les acheter.

Mais, hélas pour les auteurs autoédités dont les livres ne sont pas dans les librairies, les bibliothèques ne peuvent pas acheter leurs livres directement auprès d’eux.

Il existe quand même une manière de procéder autrement: à la demande d’une bibliothèque qui voulait acquérir certains de mes livres, je les ai vendus à une librairie indépendante qui elle, les a vendus à la bibliothèque en question.

Mais pour que ça soit possible, il faut d’abord qu’un lecteur ou une lectrice en fasse la demande!

Emprunter ses livres et les lire

Oui oui, une fois que le livre que vous vouliez lire sans avoir à l’acheter fait son apparition dans votre bibliothèque, votre prochaine mission est de l’emprunter et de le lire!

Lui faire parvenir vos commentaires après votre lecture

Ça aussi, c’est très important! Ne prenez pas pour acquis que des hordes de fans ont déjà écrit à l’auteur pour lui dire qu’ils ont dévoré son livre et qu’ils en redemandent. Beaucoup de gens ne le font pas… alors pour vraiment faire plaisir à un auteur, faites-le!

Écrivez-lui un petit mot, ou ajoutez un commentaire bienveillant sur la page Amazon de son oeuvre, dans un groupe de lecteurs passionnés, ou dans votre blogue si vous faites des chroniques littéraires.

Personnellement, j’aime quand mes lecteurs me donnent leurs commentaires sur mes livres dans mon blogue.

Parler de ses livres à quelqu’un d’autre

Pour finir, si vous aimez un livre, n’hésitez pas à en parler à d’autres gens, que ce soit en personne ou sur internet.

Peut-être que grâce à vous, une autre personne empruntera le livre en question à la bibliothèque, ou mieux encore, l’achètera auprès de l’auteur.

Parce que même le Kraft Dinner de marque maison coûte de plus en plus cher, et qu’il faut bien que les auteurs indépendants gagnent un peu d’argent pour pouvoir se nourrir! 😜

Film d’écrivain en péril: Mon mari veut me tuer!

Hier soir, j’ai regardé le film Mon mari veut me tuer!, un thriller de 2017 que j’avais enregistré sur V, il y a très longtemps.

En voici le résumé: «Après avoir échappé à une tentative de meurtre, une auteure de romans policiers découvre que sa gouvernante a usurpé son identité et pris la fuite avec ses enfants.»

Je trouvais que le résumé n’avait pas l’air très passionnant, mais cette écrivaine me semblait être suffisamment en péril pour apparaître dans ma chronique de Films d’écrivain en péril!

Nomi Gardner est donc auteure de romans policiers, et elle vit une vie qui semble tranquille avec son mari, Mark, et leurs deux enfants. Ah, et il y a aussi la nounou, Greta, que Mark semble bien apprécier et que la famille emmène en vacances avec eux…

Contrairement à la plupart des écrivains dans les films que j’ai regardés, Nomi est plutôt sympathique. Bon, elle a pris plusieurs décisions douteuses tout au long du film, mais j’aimais quand même son personnage.

Pendant les vacances de la famille, donc, Nomi découvre dès leur arrivée à l’hotel que Greta a oublié d’amener le lait de son bébé. Au lieu de demander à sa gouvernante d’aller en acheter (c’est un peu ça son métier, après tout, non?) Nomi lui assure que tout est correct, et qu’elle va s’en occuper.

Elle sort donc de l’hotel… pour presque aussitôt se faire attaquer par un individu mystérieux et menaçant portant l’uniforme officiel des individus mystérieux et menaçants: un chandail à capuchon noir.

Nomi s’est bien débattue, on doit bien lui donner ça. Mais le mécréant réussit à la maîtriser à l’aide d’un chiffon sans doute imbibé de chloroforme, et quand elle se réveille, elle est en train de se faire asphyxier dans une voiture. Au lieu d’aller voir la police, elle retrouve son mari… qui fait comme si son nom était Greta et qui lui ordonne ne de plus jamais les approcher, sa famille et lui.

Nomi constate donc que Mark et Greta ont comploté pour lui voler son identité et pour que Greta la remplace. Quand elle se décide enfin à en parler à la police, il est subitement impossible pour elle de prouver qu’elle est bien Nomi Gardner. Bon, ça, c’était un peu ridicule, quand même…

Mais le film tente de nous faire croire que c’est plausible en nous informant que Nomi n’a plus de famille et aucun ami, qu’elle ne sortait presque jamais de chez elle parce qu’elle écrivait son prochain livre, qu’elle ne met aucune photo d’elle derrière ses romans «par modestie», et qu’en plus les rares photos d’elles qui se trouvaient sur internet ont été piratées… Oui, bon, ok.

On suit donc sa quête palpitante pour tenter de reprendre sa vraie identité ou, au moins, d’être réunie avec ses enfants. Le film m’a bien amusée et divertie, et il y avait même quelques moments comiques.

Et comme toujours, j’ai beaucoup appris: pour se préserver du danger que représente le vol d’identité, les auteurs doivent mettre leur photo derrière tous leurs romans, ils doivent quitter leur domicile de temps en temps pour que les gens les voient et associent leur visage avec leur nom, et ils doivent partager beaucoup de photos d’eux sur internet. Ils doivent aussi éviter d’épouser des gros salauds sans aucune conscience prêts à tout pour s’enrichir.

Alors je crois que je m’en sors plutôt bien jusqu’à maintenant!

Et juste au cas où, voici une photo de moi à mon salon du livre d’hier. Sachez que la personne sur cette photo se nomme bel et bien Myriam Plante, et qu’elle est bel et bien une auteure inconnue!

Je m’appelle Myriam Plante, je regarde des films d’écrivains en péril mais je ne suis pas une écrivaine en péril.

Portrait de personnage: Callan Hulligan

Callan Hulligan est un psychopathe.

Bon, à son époque et dans le monde dans lequel il vit, ce mot n’existe pas. Les gens qui le côtoient ont tendance à le trouver étrange, peu sociable, et inquiétant, et à ne pas vouloir apprendre à mieux le connaître.

Le dictionnaire Larousse en ligne nous informe qu’un psychopathe est un «sujet qui présente une psychopathie», et donne du mot psychopathie la définition suivante: «État de déséquilibre psychologique caractérisé par des tendances asociales sans déficit intellectuel ni atteinte psychotique.»

Du côté de Wikipédia, sur la page du mot psychopathie, on retrouve des informations telles que: «trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains », généralement associé dans la culture populaire à un mode de vie criminel et instable», et aussi: «En général, ce sont des individus qui ne ressentent pas d’empathie, ils se soucient peu de ce que les autres ressentent et les utilisent pour atteindre leur but. Le mensonge pathologique, les violations répétées des normes sociales, la victimisation, la tendance à blâmer autrui ou l’intolérance à la frustration peuvent être des comportements révélateurs de ce trouble.»

Pourquoi toutes ces définition? Parce qu’elles représentent très bien ce personnage, et qu’elles donnent une bonne idée de ce qu’il est capable de faire.

Callan est né en colère, sans raison valable. Dès son enfance, il constate que la vue du sang le fascine (tant que ce n’est pas le sien!), et en grandissant, il éprouve de moins en moins d’empathie pour les autres. Il ne s’intéresse à personne et il n’aime personne.

Ce n’est donc pas du tout un personnage sympathique… C’est un monstre. Malgré tout, ce n’est jamais vraiment lui le «méchant» de l’histoire. Mais ce n’est pas un héros non plus!

Il n’existe que pour compliquer la vie et tester les limites de Flint, son frère jumeau. Parce que Flint, lui, n’est pas un psychopathe, et que même s’il devient de plus en plus conscient de la noirceur qui habite son jumeau, il ne peut pas s’empêcher de l’aimer et d’essayer de le protéger contre lui-même.

Pauvre Flint…

Callan va bien sûr utiliser la faiblesse de son frère à son avantage. Car même s’il le déteste, il se fait un devoir de le suivre partout. Ils sont donc tous les deux devenus marins, et naviguent toujours ensemble sur le même navire.

Livres dans lesquels Callan apparaît:

-> Retour au Répertoire des personnages

Extrait de l’histoire d’Henry

Aujourd’hui, 13 mai 2023, je célèbre le premier anniversaire de début d’écriture de l’histoire d’Henry!

En un an de travail, j’ai écrit 20 chapitres, et le 21e est presque terminé. Je suis fière de moi, et surtout, je suis toujours aussi enthousiaste qu’au début de cette belle aventure!

Pour célébrer, je vous offre aujourd’hui un petit extrait de l’histoire. Pour vous mettre en contexte, Anders et Benedict, deux personnages que je vous ai présentés récemment pour mon Répertoire des personnages, cherchent à se faire engager sur un navire. Ils sont donc entrés dans une taverne où des capitaines de navire recrutent des membres d’équipage, et ils s’apprêtent à faire une rencontre qui… euh… disons que cette rencontre changera leur vie et scellera leur tragique destin!

«Benedict poussa un soupir résigné, mais ses mains étaient moites et il avait de plus en plus chaud. Il était persuadé que dès qu’il se retrouverait face à l’homme blond, il se mettrait à bredouiller des choses qui n’avaient aucun sens, peut-être même dans sa langue natale; il ne pourrait plus s’empêcher de parler, il aurait l’air idiot et étrange, et l’homme blond lui ordonnerait de partir.

Et il partirait, et ils iraient ailleurs, Anders et lui. Et son compagnon finirait tôt ou tard par regretter l’époque où il était seul, parce qu’il devait être ainsi beaucoup plus simple pour lui de trouver du travail sur un navire.

La file avança, et Benedict, terrifié, songea à tout simplement quitter l’établissement. Anders ne pourrait pas l’en empêcher. Mais lui, de son côté, il ne pourrait pas s’empêcher de lui expliquer pour quelle raison il avait préféré fuir plutôt que de rencontrer l’homme blond… Il ne bougea pas, resta docilement debout près d’Anders, garda les yeux rivés au sol. Il tenta d’imaginer qu’il se trouvait ailleurs. Mais même s’il se sentait anxieux et plein d’appréhensions, il n’existait aucun autre endroit au monde où il aurait préféré se trouver en cet instant.

Bientôt, il ne resta plus que l’homme au maintien chancelant devant Anders et lui. Il était peut-être ivre, ou encore très fatigué. Benedict évita soigneusement de chercher l’homme blond du regard, mais il regarda brièvement son collègue au chapeau noir. Il était toujours assis bien droit sur sa chaise, mais il contemplait maintenant d’un air perplexe l’homme chancelant. Celui-ci parlait d’une voix forte et pâteuse, en mâchant grossièrement ses mots.

Soudain, il se pencha vivement vers l’avant et agrippa l’homme blond par le col de sa chemise en grognant des injures. Quelques exclamations de surprise s’élevèrent dans la pièce; Benedict n’eut pas le temps d’être surpris ou indigné, et encore moins de réfléchir. Il se jeta sur l’agresseur, le saisit fermement par les avant-bras pour lui faire lâcher prise, et le tira vers l’arrière. L’homme se débattit en beuglant, parvint à se libérer, se retourna pour faire face à celui qui avait interrompu son élan de colère, et lui envoya un solide coup de poing au visage.

Sonné, Benedict tenta de repousser son assaillant, mais le propriétaire des lieux s’interposa, un pistolet en main.

– Maurice! dit-il en pointant le canon de son arme sur l’homme ivre. Tu t’en vas, maintenant. Tout de suite! J’en ai plus qu’assez que tu viennes causer du tort à mes clients. Le Sabord est un établissement respectable.

Le dénommé Maurice marmonna quelque chose d’un ton hargneux. Du sang chaud commença à couler du nez de Benedict, qui n’avait pas encore tout à fait compris ce qui venait de lui arriver.

– Dehors, Maurice, insista le propriétaire du Sabord. Je ne veux plus te revoir ici! Si tu reviens, tu vas le regretter, crois-moi.

Maurice cracha sur le plancher, sous plusieurs regards désapprobateurs, puis se dirigea vers la sortie en titubant, suivi par l’homme au pistolet. Benedict, l’air absent, lécha le sang qui avait glissé sur ses lèvres avant de couvrir son nez d’une de ses mains. Anders s’approcha de lui, inquiet, mais incertain de ce qu’il pourrait faire pour aider son compagnon.

– Est-ce que ça va?

Benedict releva la tête, et son regard croisa deux yeux bleus magnifiques. L’homme blond lui montrait, au bout de son bras tendu, un mouchoir blanc fait d’un tissu délicat et brillant.

– Je suis vraiment désolé… tenez!

Benedict contempla le mouchoir sans comprendre pour quelle raison cet homme le lui offrait. Il fit quelques pas pour venir se placer devant la table, seulement parce qu’Anders posa une main sur son dos pour l’inciter à avancer.

– Tenez! insista l’homme. Prenez-le, pour votre nez.

Benedict retrouva ses esprits. Son visage était brûlant, il se sentait grotesque, et il eut une fois de plus envie de s’enfuir.

– Mah… non, non, merci. Je ne veux pas le salir…

– Allons! Ne soyez pas ridicule! le sermonna gentiment son interlocuteur. Prenez-le. C’est la moindre des choses! De toute façon, si vous n’étiez pas intervenu, c’est probablement mon propre sang qui aurait souillé ce mouchoir.

Benedict prit enfin le bout de tissu pour essuyer sommairement sa main ainsi que le bas de son visage, puis s’en servit pour pincer doucement ses deux narines ensemble.

– Merci, souffla-t-il.

– J’espère qu’il n’est pas cassé?

– Non, je… je ne crois pas. Ça ne m’est jamais arrivé.

– D’avoir le nez cassé? Eh bien, à moi non plus! Je vous suis redevable, vraiment. Je vous remercie de m’avoir sauvé de… de ce rustre. Je lui ai simplement dit que j’avais du mal à comprendre ce qu’il me disait, et qu’il avait sans doute trop bu. C’est pour ça qu’il s’est énervé! Merci d’être intervenu.

Benedict aurait très certainement souri bêtement s’il n’avait pas été en train de tenir un mouchoir ensanglanté sur son nez douloureux. Cet homme aussi attirant que bienveillant s’adressait à lui en le regardant droit dans les yeux, lui offrant toute son attention, et lui donnant l’impression confuse d’être, en cet instant, la personne la plus importante du monde.

– C’est normal, dit-il, gêné. Je ne pouvais pas rester là sans rien faire.

L’homme au chapeau noir tiqua, mais ne dit rien. L’homme blond tendit sa main à Benedict pour se présenter.

– Je suis Henry de Courval. Si vous choisissez de naviguer avec nous, je serai votre capitaine.»

Je n’avais jamais pris le temps de partager ce petit croquis du Manchot, le navire sur lequel les personnages de l’histoire commenceront leur aventure.

Portrait de personnage: Beanedich Sohr

Le vrai nom de ce personnage (qui est un de mes personnages préférés!) est Beanedich Sohr. Mais comme il vient de Lvistuanie, un petit pays nordique dont pratiquement personne n’a entendu parler, et qu’il parle avec un accent que pratiquement personne n’a jamais entendu, les gens ont simplement été incapables de comprendre son prénom.

Alors ils l’ont renommé Benedict. Et lui, même s’il trouvait ça agaçant au début, il a fini par simplement accepter son nouveau prénom, en se disant que ça serait moins compliqué comme ça. C’est un détail qui peut ne pas sembler très important, mais pour moi, ça révèle un peu le genre de caractère qu’il a.

À première vue, il semble être un homme qui se laisse facilement marcher sur les pieds, et qui est incapable de s’affirmer ou de prendre des initiatives. Et c’est un peu vrai… Mais en même temps, il est têtu et tenace, et quand il veut vraiment quelque chose, il n’abandonne pas, peu importe ce qu’en pensent les autres.

On pourrait dire qu’il choisit ses combats. Si quelque chose ne lui semble vraiment pas important, il ne va simplement pas perdre trop de temps à argumenter ou à s’acharner. Mais quand quelque chose lui tient vraiment à coeur, c’est le contraire!

Donc: son prénom? Pas vraiment important. Mais son rêve de devenir le meilleur musicien de son pays natal? Il ne l’a jamais abandonné… Mais comme pendant toute son adolescence, son père a tenté de l’obliger à se choisir un vrai métier, il a fini par capituler et par choisir un métier. Il est devenu marin. Et il a emmené son violon avec lui, parce que pourquoi se contenter de son pays natal quand on peut aller jouer de la musique dans le monde entier?

Benedict est très grand et très fort, mais il a un tempérament calme et doux… sauf quand il se met en colère, ce qui heureusement n’arrive pas très souvent.

Il est très honnête et un peu naïf, et il n’a pas peur de se montrer vulnérable ni de soutenir ceux qui se montrent vulnérables devant lui. Il est ami avec Anders, et il a rapidement développé l’habileté de comprendre ce que celui-ci lui dit en se servant de ses mains et de ses expressions faciales.

Une des raisons qui l’ont amené à quitter la Lvistuanie, c’est qu’il a découvert qu’il était plus attiré par les hommes que par les femmes, et qu’il espère réussir à trouver quelque part un autre homme qui lui ressemble et qui le comprend…

Livres dans lesquels Benedict apparaît:

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