Le film de la semaine: Au coeur de la démence

Le dernier film dont j’ai parlé dans mon blogue montrait à quel point ça pouvait être dangereux d’écrire des livres… Mon nouveau film de la semaine montre, cette fois-ci, à quel point un écrivain peut devenir puissant!

J’ai écouté le film Au coeur de la démence, ou L’Antre de la folie, ou In the mouth of madness en version originale. C’est toujours un peu mêlant, quand un film a plus qu’un titre en français! Lire la suite

Le film de la semaine: Tango macabre

Le film de la semaine, que j’ai regardé avant la vente trottoir mais dont je n’ai pas encore eu le temps de vous parler, est Tango macabre selon son titre québécois, ou La reine du mal selon son titre Français, ou Seizure selon son titre original. Quel dommage que je n’aie pas tout simplement oublié de vous en parler!

Le film est sorti en 1974, et Frissons TV en donnait ce résumé: «Un écrivain en proie à des cauchemars organise chez lui une fête qui vire au carnage lorsque trois de ses créations maléfiques s’invitent parmi les invités.» Lire la suite

Il y a des moments où je suis juste découragée

Aujourd’hui, c’était la première journée de la vente trottoir. En principe, ça devait durer jusqu’à 9h ce soir, mais à cause du vent et de la pluie, je suis rentrée chez nous plus tôt que prévu.

Il y avait quand même un peu de monde sur la rue, mais très peu d’intérêt pour mon kiosque. Malgré tout, je souriais aux passants, je faisais des efforts pour rester positive, pour me dire que je n’avais pas investi mon temps, mes efforts et mon argent pour rien. Comme je le fais à chaque fois.

Puis, la pluie qui est venue gâcher la journée, et qui risque de gâcher aussi les deux prochaines journées de la vente trottoir.

Ce qui me décourage, ce n’est pas la mauvaise température. Ce qui me décourage, me fait de la peine, et me fait un peu mal, aussi, c’est le constat que l’indifférence et le manque d’intérêt des gens, ajoutés au sentiment d’être insignifiante et d’avoir travaillé fort pour rien, c’est exactement ce qui se passe à chaque fois.

À chaque fois que j’essaie quelque chose. À chaque fois que je participe à un évènement avec mes livres, à chaque fois que j’ai une idée, un projet, un plan. Peu importe le temps, les efforts, et l’argent que j’investis. Peu importe à quel point je suis passionnée, enthousiaste et déterminée. Ça ne donne jamais rien, ou si ça donne quelque chose, c’est quelque chose de minuscule: un tout petit peu de fierté, un tout petit peu de joie, un tout petit peu d’argent. Deux ou trois nouvelles personnes qui vont peut-être lire un de mes livres, qui vont peut-être l’aimer, mais qui ne m’en parleront probablement pas.

Et quand je pense à tout ça, je me mets à penser à une idée géniale que j’ai eue pour le lancement de mon livre dont vous êtes le héros. Ça fait une éternité que je travaille dessus, et quand il va être enfin prêt, je veux organiser un «lancement de livre dont vous êtes le héros»… J’adore mon idée. C’est un projet sur lequel j’ai hâte de travailler, mais en même temps, je suis terrifiée… Il n’y aura probablement personne. Ça n’intéressera personne, ça n’attirera personne, et je pense au temps et aux efforts que je vais fournir pour essayer d’en faire un évènement unique et vraiment cool, et j’ai peur de juste être déçue et découragée à la fin de cette journée-là. Avoir des plans précis pour son futur, c’est important, non?

Un des voisins de mes parents est passé devant mon kiosque à la vente trottoir, et il m’a demandé comment je trouvais le temps et l’énergie pour écrire et publier autant de livres. Je lui ai répondu, avec un sourire, que dans la vie, il faut choisir ses priorités… Et je le pense vraiment. Écrire, pour moi, c’est une priorité. J’ai besoin d’écrire. Mes histoires, mes personnages, mes livres, c’est important pour moi.

Mais le monde s’en fout, de mes livres. Le monde n’a pas besoin de mes livres. Je pense que la seule personne qui a vraiment, vraiment besoin de mes livres, c’est moi.

Mais je ne dois pas être la seule artiste à penser comme ça au moins une fois de temps en temps… n’est-ce pas?

C’est pour ça que malgré les déceptions, les frustrations, et tout le reste, je n’abandonnerai pas. Je ne peux pas abandonner. J’aime écrire, j’aime créer mes livres. J’aime ce que je fais. Je n’ai pas peur de continuer à travailler fort et à essayer de me lancer dans des nouveaux projets. Mais j’aimerais juste ça, au moins une fois de temps en temps, avoir l’impression que je n’ai pas travaillé pour rien.

Il me semble que ça doit être agréable et valorisant…

Opération Bibliothèques, version 2

L’année passée, j’ai écrit à plusieurs bibliothèques pour leur proposer, gratuitement, un de mes romans. J’avais appelé cette tentative Opération Bibliothèques, et j’en avais parlé dans mon blogue.

Mon but était, entre autres, de recevoir enfin un peu d’argent grâce au Programme du droit de prêt public. Peu de bibliothèques se sont montrées intéressées par mon offre, mais j’ai quand même réussi à me mériter un chèque d’un peu plus que 50$ au mois de Février.

Je suis un peu tannée d’écrire à des bibliothèques, de guetter les réponses et de ne presque jamais en recevoir… alors je me suis dit qu’il existait sûrement une meilleure manière de procéder.

Je vois parfois des amis auteurs, sur Facebook, qui proposent aux gens de demander à leur bibliothèque locale de commander leurs livres. Je ne sais pas si ça donne beaucoup de résultats…

Moi, j’ai eu l’idée de simplifier (ou de compliquer…?) un peu les choses. Au lieu de proposer aux gens de rendre visite à leur bibliothécaire et de dire «Bonjour, j’aimerais beaucoup si vous pouviez commander le livre, de chose, là, l’auteure…» ou quelque chose dans ce genre, j’ai créé des formulaires. Et une page internet qui explique mon intention.

Mon intention est toujours d’offrir des livres gratuitement aux bibliothèques publiques… Elles ont, apparemment, l’obligation d’acheter leurs livres dans des librairies, et mes livres ne sont pas disponibles en librairie. Donc, je suis prête à faire des petits cadeaux, en me croisant les doigts pour recevoir un chèque du Programme du droit de prêt public à la fin de l’année.

Peut-être que si l’abonné d’une bibliothèque demande un livre, ça a plus de poids que si une auteure inconnue offre son livre…

Mes livres ont besoin d’aide pour voyager…

Pour faire une histoire courte: si vous voulez m’aider à dominer le monde grâce à mes livres, visitez la page Opération Bibliothèques sur mon site, téléchargez et imprimez le formulaire de votre choix, donnez-le à votre bibliothécaire, et parlez-en à tous vos amis qui ont envie de lire un de mes livres gratuitement en l’empruntant à leur bibliothèque locale.

Parce que c’est ça (à part le bonheur de pouvoir aider une auteure inconnue) l’avantage pour vous: si votre bibliothécaire communique avec moi pour demander un de mes livres, vous allez pouvoir l’emprunter à votre bibliothèque, et le lire! Youppi!

Merci de m’aider à faire d’Opération Bibliothèques un succès.

Le film de la semaine: La cité des morts

Le film de la semaine est La cité des morts, un film que j’ai bien aimé, mais qui m’a causé un peu de confusion… Frissons TV le présentait comme un film de 1998, avec ce résumé: «Un médecin légiste aide une collègue à résoudre le mystère entourant une série de décès suspects dans un foyer pour personnes âgées.»

Le film commence avec une scène où une sorcière se fait brûler sur un bûcher après avoir lancé une malédiction à son village, et le tout est en noir et blanc. Je me suis dit, ok… il me semble que ça ne marche pas vraiment avec le résumé du film, mais coudonc! On va voir… Lire la suite

Le film de la semaine: Le club des monstres

Le film de la semaine est Le club des monstres, un film «d’horreur» qui date de 1981, et qui met en vedette Vincent Price. Frissons TV en donnait cette description: «Trois histoires d’horreur se déroulent dans un club disco spécialisé dans le genre.»

J’avais déjà vu ce film, en anglais et sur Youtube, il y a quelques années. Je me souvenais de quelques petites choses, mais plus de souvenirs me sont revenus hier soir pendant que je le regardais. Lire la suite

6 livres en 1 an

C’est au mois de Juin que je vais lancer le troisième livre de ma Mini Collection! Vous pouvez déjà précommander le livre «Flint et Cal» sur mon site, et en apprendre plus sur les autres petits livres à venir.

Quand j’ai eu l’idée fabuleuse de lancer 6 livres en 1 an, je n’avais pas exactement pensé au travail que ça représenterait. Bon, mes 6 livres sont déjà écrits, c’est une bonne partie de la job de faite!

Mais pour chacun des livres, qui sont publiés à chaque deux mois, il faut que je révise une dernière fois, que j’écrive une nouvelle introduction, que je crée la version finale de la page couverture avec le numéro ISBN, que j’envoie des copies aux archives du Québec et du Canada pour le dépôt légal, que je prenne des petites photos promotionnelles, que je planifie une séance de signature, et, bien sûr, que j’essaie de faire de la publicité et de convaincre des gens d’acheter mes livres.

J’ai sans doute oublié quelques petites choses, mais en gros, c’est ce qu’il faut que je fasse. Pour chaque livre.

En plus, il y a le fait que je doive parfois m’imposer des dates limites qui n’ont pas toujours de l’allure, pour sauver de l’argent. Je fais imprimer mes livres avec le site lulu.com, et de temps en temps, ils ont des promotions qui permettent d’économiser les frais de livraison. Et quand les frais de livraison montent à presque 100$ pour une boîte de livres, ça vaut la peine de faire des efforts pour ne pas avoir à les payer!

Il y a justement une promotion en cours, qui se termine le 28 Mai, et qui me donne envie de finaliser et commander le cinquième livre de ma Mini Collection, qui va sortir en Août… C’est loin, le mois d’Août, mais je ne sais pas s’il va y avoir une autre promotion d’ici là, donc je ne veux pas risquer de perdre ma chance de ne pas payer la livraison…

Alexander, Henry, et bientôt, Flint et Cal…

Bref, c’est beaucoup de travail, et il faut que je pense à beaucoup de choses, et tout ça pour ne vendre environ que 10 copies de chaque nouveau livre qui sort.

C’est du travail que j’aime faire malgré tout… mais c’est certain que je ne vais pas prendre l’habitude de publier 6 livres à chaque année!

Le film de la semaine: Le Golem

Le film de la semaine est Le Golem, ou «Der Golem : Wie er in die Welt kam» dans sa version originale Allemande. C’est un film qui date de 1920; c’est donc un film muet, en noir et blanc.

Avez-vous déjà vu des films muets? C’est une activité que je ne recommande pas si vous êtes très fatigués, parce que ça devient difficile de rester réveillé et de bien comprendre ce qui se passe dans le film! Comme les personnages ne parlent pas (ou plutôt, ils parlent, mais on n’entend pas ce qu’ils disent) il faut vraiment observer ce qui se passe, et se fier aux rares moments où il y a une description écrite de l’action ou des dialogues. Lire la suite

Le film de la semaine: Cinq fois la mort

Le film de la semaine est Cinq fois la mort, un film tellement extraordinaire qu’il n’a même pas de page en français sur Wikipédia, contrairement à tous les films dont j’ai parlés dans mon blogue jusqu’à maintenant.

Le film est sorti en 1974, et il a différents titres dans sa version originale anglaise, dont Devil times five. Je l’ai enregistré sur Frissons TV, et en voici le résumé: «Cinq enfants sociopathes s’échappent d’un fourgon de transport à la suite d’un accident.» Lire la suite

Tais-toi et prends mon argent!

Je trouve ça extraordinaire de penser qu’il y a des artistes et des auteurs qui sont capables de vivre de leur art. Bon, c’est certain qu’il n’y en a pas beaucoup, en comparaison avec le nombre de ceux qui n’y arrivent pas, mais il y en a.

(Ce qui m’a amenée à cette réflexion, c’est que la nuit passée, j’ai rêvé à une artiste qui disait qu’elle gagnait bien sa vie… Je ne me souviens pas des autres détails de mon rêve, à part pour le fait qu’il y avait du broccoli moisi. Les rêves n’ont pas besoin d’être pertinents, n’est-ce pas?)

Il y a des artistes et des auteurs qui, sans être mondialement connus, et parfois même en restant totalement indépendants, sont capables de faire assez d’argent pour… que ça vaille la peine de dire qu’ils font de l’argent.

J’aimerais ça en arriver là un jour. Ça doit être vraiment merveilleux de vendre assez de livres pour réussir à faire assez d’argent chaque mois pour… En fait, juste de faire de l’argent chaque mois, ça serait pas pire.

Quand j’écris, je ne vois pas mes histoires comme des «produits» qu’il va me falloir vendre un jour. Je ne voudrais pas voir les choses comme ça! J’écris ce que j’ai envie d’écrire, j’écris ce que j’ai envie de lire. Je ne sais pas si ça a un bon potentiel de vente, et je m’en fiche.

Mais une fois que mes livres existent, c’est là qu’ils deviennent des produits. C’est là qu’il faut essayer de les vendre. Selon ce que j’ai appris, le marketing, c’est trouver le public cible d’un produit, et aider ce public cible à trouver et acheter le produit qu’ils veulent, et/ou le produit dont ils ont besoin.

J’ai de la misère avec cette partie-là. Ça fait longtemps que j’ai compris que je ne savais pas qui était mon public cible, à part moi-même. Mais ça ne veut pas dire que je ne le découvrirai jamais, et que je ne trouverai jamais de stratégie marketing efficace. Ça veut peut-être juste dire que ça pourrait être long.

J’ai déjà quelques personnes qui achètent tous mes livres avec enthousiasme. Bon, ces personnes sont surtout des membres de ma famille, mais c’est un bon début. Ce qu’il me faudrait, c’est avoir plus de gens comme ça.

Des gens qui diraient «Tais-toi et prends mon argent!!» chaque fois que je publierais un nouveau livre, tellement ils seraient convaincus de vouloir le lire, et qui seraient capables, en plus, de convaincre d’autres gens de le lire.

J’ai besoin de gens comme ça. Comment est-ce que je peux les trouver? Là est la question…

«Tais-toi et prends mon argent»