Un fouillis utile

Dans mon dernier blogue, je vous ai parlé un peu de mon histoire de Sechora, sur laquelle je travaille depuis environ 19 ans… J’ai 11 chapitres d’écrits, et selon mes calculs, il devrait m’en rester environ une douzaine à écrire avant que l’histoire puisse atteindre sa fin.

Certains d’entre vous se demandent peut-être: «Mais voyons, pourquoi est-ce si long?»

Je vais essayer de répondre à cette question, avant de vous expliquer ce que j’ai fait, ces derniers jours, pour essayer de mettre un peu d’ordre dans mes idées pour, je l’espère, réussir à finir cette histoire qui me tient à coeur sans y passer un autre 19 ans de ma vie!

Pourquoi c’est aussi long? Je pense qu’il y a plusieurs raisons… Premièrement: la Résistance. (J’en parle dans ce blogue écrit en Janvier 2014.) En gros, la Résistance, c’est une sorte de mécanisme d’auto-sabotage mis en place par notre cerveau, quand on s’apprête à faire quelque chose de créatif, quelque chose d’important. Le cerveau du pauvre artiste lui fait croire qu’il perd son temps, qu’il n’a pas envie de créer, qu’il a autre chose de plus important à faire… Bref, le cerveau de l’artiste lui donne plein d’excuses et de «bonnes raisons» de ne pas faire ce qu’il a envie de faire. Pourquoi? Pour essayer de protéger le pauvre artiste… C’est logique, non? Si je ne finis jamais d’écrire mon livre, personne ne le lira et donc, personne ne le jugera et personne ne dira qu’il est mauvais! C’est bien plus sécuritaire!

Deuxièmement: comme je l’ai expliqué dans mon dernier blogue, je devais avoir 13 ou 14 ans quand j’ai créé le monde de Sechora, et quand j’ai décidé d’écrire un livre, pour de vrai. J’avais déjà écrit plusieurs histoires (inachevées), des tentatives de livres, mais c’était la première fois que j’avais l’intention d’écrire un vrai livre. En plus, j’ai choisi d’écrire un livre assez complexe… Comme je ne l’avais jamais fait avant, je ne savais pas vraiment comment faire. Écrire, c’est facile (plus ou moins facile…) mais planifier un roman, une histoire cohérente qui met en scène plusieurs personnages, et ne pas se perdre dans ses notes, je pense que ce n’est pas un talent inné! Je ne savais pas comment faire, donc j’ai fait comme j’ai pu, mais mon travail manquait d’organisation.

Troisièment: Oui, j’ai choisi d’écrire un livre complexe. Connaissez-vous les livres dont vous êtes le héros? J’en ai lu beaucoup, dans mon jeune temps… Je les lisais, mais je n’aimais pas utiliser des dés pour combattre les créatures maléfiques, et déterminer mes points de dommage, et bla bla bla… Quand il y avait un combat dans le livre, je décidais toujours que j’avais gagné. Il y avait une série que j’aimais particulièrement, parce qu’elle permettait d’incarner 4 personnages différents dans chaque livre… Sauf qu’en fin de compte, l’histoire était exactement la même pour les 4 personnages, et seulement une fois de temps en temps, on pouvait choisir une option qui leur donnait un peu de personnalité…

Je me suis demandé de quoi ça aurait l’air, un livre dont vous êtes le héros dans lequel on peut incarner 4 personnages différents, pour de vrai. Des personnages avec des personnalités différentes, qui réagissent différemment à chaque situation, qui ont chacun leurs motivations, leurs craintes, leurs défauts et leurs qualités. Bref, des «vrais» personnages, mais dans un livre dont vous êtes le héros, dans lequel la personne qui lit peut faire des choix qui vont influencer la façon dont l’histoire se déroule.

Je me suis demandé de quoi ça aurait l’air, et j’ai décidé d’essayer de le faire. L’histoire de Sechora, c’est ça. Une même histoire, vécue par 4 personnages. Et donc, même si je n’ai écrit que 11 chapitres de mon histoire jusqu’à maintenant, en réalité, j’en ai écrit 44.

Voici mon fouillis utile! À quoi ça sert, d’avoir un plancher, si ce n’est pas pour l’utiliser comme un bureau géant?

Dans les derniers mois, j’ai relu et révisé ces chapitres, et j’ai pris des notes. Dans les derniers jours, j’ai fouillé dans mon classeur pour retrouver toutes mes notes, mes idées d’histoire, sur plein de bouts de papier, et j’ai essayé d’y mettre de l’ordre.

Ça a été beaucoup plus facile (et beaucoup plus amusant!) que je m’y attendais! En relisant mon histoire depuis le début, je me suis rappelée à quel point j’aimais mes personnages. En relisant mes notes et en planifiant la suite de mon histoire, je me suis rappelée qu’elle valait la peine d’être racontée, et que personne d’autre que moi ne pouvait le faire… et donc, qu’il fallait que je me déniaise!

Dans mon prochain blogue, je vais essayer de vous parler de mes personnages, et de ce qui se passe dans cette fameuse histoire.

J’ai écrit sur des petits bouts de papier tous les évènement importants de la suite de mon histoire, et je les ai placés dans l’ordre. C’est ce tableau fabuleux qui devrait m’aider à écrire plus rapidement…

L’interminable quête de Sechora

2018 vient à peine de commencer, mais j’ai déjà travaillé fort! J’ai commencé à classer les bouts d’histoire que j’écris sur des bouts de papier depuis des années, et à faire un genre de plan pour mon histoire de Sechora, que j’ai déjà mentionnée un peu dans mon blogue…

J’ai aussi essayé de trouver une réponse à une question que je me pose souvent: Ça fait combien de temps que je travaille sur cette histoire-là??? Avant de vous parler un peu plus de cette fameuse histoire dans un prochain blogue, je vais vous partager le résultat de ma petite enquête…

Depuis quelques années, j’ai pris la bonne habitude de souvent écrire la date dans la marge de mes feuilles quand je travaille sur une histoire. Avant, au début, je ne faisais pas ça…

J’ai donc des chapitres de Sechora datés de 2016, 2015, 2014… 2008… Mais les premiers chapitres, les débuts de l’histoire, n’ont aucune date.

J’ai donc cherché dans mes papiers en désordre si je pouvais trouver une date de début quelque part… Le mieux que j’ai trouvé, c’est ça:

Des notes énigmatiques!

30 Octobre 2000… J’ai beaucoup d’autres papiers avec des notes et des dessins (et même la feuille de papier sur laquelle j’ai inventé les 4 personnages principaux de mon histoire!) mais il n’y a aucune date dessus. (Dommage que je ne puisse pas les faire dater au carbone 14!)

En 2000, donc, je travaillais déjà sur cette histoire interminable… Mais je sais que ce n’est pas l’année à laquelle j’ai commencé. J’ai trouvé dans mes papiers un début d’histoire débile que j’avais écrit, et qui se passait dans ma polyvalente. C’est clairement écrit que j’avais 15 ans dans cette histoire qui me mettait en vedette, avec les 4 personnages principaux de Sechora!

Je me souviens que j’étais dans un cours de… Physique(?) dans ma première école secondaire quand j’ai inventé le nom du pays où se déroulent les aventures de mes héros… Sechora = Roches à l’envers, mais avec le H et le C inversés, et avec un A rajouté à la fin, pour faire plus cute. Je m’en souviens parce qu’on étudiait des roches dans le cours, et le nom m’est venu et je trouvais ça ben, ben drôle…

J’étais donc soit en secondaire 1, ou en secondaire 2 quand j’ai commencé à travailler sur l’histoire de Sechora. Je devais avoir 13 ou 14 ans…

Ça fait donc 18 ou 19 ans que j’ai commencé, et je suis encore looooiiiiiiin d’avoir fini! Au moins, j’ai l’intention de mieux m’organiser pour réussir à écrire plus vite à partir de maintenant…

Je vous en reparle dans mon prochain blogue!

C’est le temps de repenser à 2017

Noël est passé (mais je sais qu’il va être de retour bientôt car, comme je le dis toujours: «Messemble que c’est tout le temps Noël, dans la vie…?») et le Jour de l’an arrive…

Le Jour de l’an, c’est toujours une bonne occasion pour manger plein d’affaires, essayer d’écouter le Bye Bye pendant que tout le monde parle super fort, et souhaiter la bonne année à sa famille en se donnant des becs sur les joues…

Je pense que la fin d’une année et le début d’une nouvelle, ça devrait aussi être un moment où on prend le temps de penser à ce qu’on a fait pendant l’année qui finit, et à ce qu’on aimerait faire pour l’année qui commence.

Je vais donc faire une petite liste de mes accomplissements de 2017! Ça peut être des choses dont je suis fière, ou juste des choses qui ont été vraiment le fun… J’y vais:

  • J’ai révisé et lancé mon livre «Le Goût de l’Eau»
  • J’ai publié un Mini Livre Gratuit
  • J’ai passé trois jours sur le grand voilier Roter Sand sur le Fleuve St-Laurent
  • J’ai survécu aux tourments causés par mon chauffe-eau brisé
  • J’ai participé au défilé de Noël de Victo
  • J’ai eu 32 ans et j’ai toujours l’air plus jeune que mon âge
  • J’ai pris l’habitude de prendre en note les idées d’histoires qui apparaissent dans ma tête
  • J’ai réussi à ne pas trop me décourager quand j’ai payé pour participer à des salons du livre et que je n’ai vendu aucun livre
  • J’ai révisé les 11 chapitres de mon histoire de Sechora

Heille, pas pire! J’ai sûrement oublié des choses importantes, mais tant pis…

Pour l’année 2018, maintenant:

  • Je veux m’organiser pour continuer à écrire mon histoire de Sechora plus rapidement
  • Je veux continuer ma bande dessinée Gontrand le Chevalier
  • J’ai envie de créer un petit livre à colorier de Gontrand le Chevalier
  • Je veux me rapprocher du moment où je vais commencer à écrire mon histoire de bateaux

Ce sont mes plans pour le moment!

Et vous, avez-vous fait quelque chose dont vous êtes vraiment fier en 2017? Avez-vous des objectifs, des projets pour 2018?

J’ai dessiné des feux d’artifice dans Paint!!
En tout cas…

Et ensuite?

Même si ça fait très longtemps que j’écris, ma carrière d’auteure inconnue a commencé officiellement le 7 Décembre 2014, lors du lancement de mon premier roman, «Le Parfum du Vent».

Hier, c’était donc le 3e anniversaire du lancement de mon premier roman. J’aime célébrer ces petits anniversaires-là… Je les note sur le calendrier qui est dans ma chambre, et je les transfère d’un calendrier à l’autre à chaque début d’année… C’est comme ça que je sais que ça fait 3 ans depuis mon premier lancement, et que le 10 Novembre, ça a fait 1 an que j’ai fini d’écrire «Le Goût de l’Eau».

J’aime souligner ces dates-là, parce que ça me permet, à chaque année, de mieux visualiser les étapes de ma carrière d’auteure inconnue, et de réaliser tout ce que j’ai accompli. Le 7 Décembre, je lançais mon premier roman, et maintenant, 3 ans plus tard, j’ai aussi publié et lancé la suite de ce premier roman, j’ai publié le premier album des aventures de Gontrand le Chevalier, un recueil d’histoires courtes, et un Mini Livre Gratuit. C’est quand même cool, non?

Prendre le temps de penser à tout ça, ça m’amène aussi à me demander: et ensuite? Parce que ça ne s’arrêtera pas là… Je suis une auteure inconnue, mes livres sont inconnus, mais ça n’a pas d’importance. Ce qui est important, c’est ça: ça va être quoi, mon prochain livre? Ça va être laquelle, la prochaine histoire que je vais finir, et partager? Ça va prendre combien de temps avant que mon prochain livre soit prêt?

C’est dur à dire. Si je devais parier, je dirais que mon prochain livre, ça sera Sechora. C’est mon projet en cours… ça, et le 2e album des aventures de Gontrand, bien sûr, mais ça n’avance pas très vite ça non plus…

Ça sera probablement Sechora… Mais ça fait un peu peur de penser à ça, parce que ça doit faire un million d’années que je travaille sur ce livre-là, et je pense qu’il est loin d’être fini. Je ne voudrais pas attendre encore un million d’années avant de pouvoir lancer un nouveau livre… J’ai des centaines de fans à ne pas décevoir, quand même! Ils n’attendront pas jusque là.

La solution, c’est soit de commencer et de finir un autre projet moins volumineux, ou de trouver une manière d’écrire Sechora plus rapidement… Je vais m’essayer pour la deuxième option. Si vous ne connaissez pas Sechora, je vais en parler plus en détail bientôt, dans mon blogue. Quand je dis bientôt, ça sera peut-être l’année prochaine, dans le fond.

Prenez un moment pour admirer mon sapin de Noël!

Parlant de l’année prochaine, Noël s’en vient, eh oui! J’ai créé une page de promotions de Noël sur mon site, mais comme je m’y attendais, absolument personne n’a commandé de livre jusqu’à maintenant. Ça ne m’étonne pas, car je suis habituée de perdre mon temps à faire des choses qui ne servent à rien… Mais ce n’est pas ça le plus important, encore une fois.

Le plus important, c’est que si vous voulez acheter mes livres pour les donner en cadeaux, vous pouvez profiter de petits rabais en visitant cette page: www.myriamplante.com/joyeuxnoel.htm
Peut-être qu’en commandant maintenant, vous pouvez recevoir votre commande avant Noël!

Mon nouveau bébé a 1 mois

Aujourd’hui, mon nouveau bébé a officiellement 1 mois!

Ça fait un mois que j’ai lancé «Le Goût de l’Eau»… Un mois plus tard, je sais que les personnes qui ont lu mon roman l’ont bien aimé, et semblent même dire que le tome 2 de mon histoire de dragon est encore meilleur que le tome 1! C’est une bonne chose, n’est-ce pas? C’est aussi assez encourageant, puisque j’ai tout révisé et corrigé mon nouveau roman moi-même! Je suppose que ça veut dire que je m’en sors bien, et que je peux continuer à faire ça, vu que ça n’affecte pas négativement la qualité de mes histoires…

Si vous n’avez pas lu «Le Goût de l’Eau», vous pouvez consulter quelques critiques de mes fidèles lectrices ici: Critiques du roman Le Goût de l’Eau. Si vous avez lu mon roman, vous pouvez aller lire les commentaires, et ajouter le vôtre! C’est toujours très apprécié.

Est-ce que ça a changé ma vie, d’avoir publié et lancé un nouveau roman? Bah non, pas vraiment… C’est presque plate, à quel point on travaille là-dessus pendant des mois, pendant des années, et en fin de compte, ça ne change pas grand-chose à quoi que ce soit.

Je dirais que le plus important, ce qui change vraiment quelque chose, c’est le processus de l’écrire… Tenir son roman dans ses mains, et être fière de l’avoir écrit et de l’avoir publié, c’est merveilleux, mais le plus le fun, c’est l’écrire! C’est développer des idées, les transformer en mots et en phrases… Apprendre à mieux connaître ses personnages… Voir des scènes de son histoire se dérouler dans sa tête… Faire des efforts… Voir les pages s’accumuler…

Un mois plus tard, j’ai fait un petit changement dans le décor chaotique de ma chambre: j’ai fabriqué un deuxième cadre pour que la toile «Le Goût de l’Eau» puisse enfin rejoindre la toile «Le Parfum du Vent» sur mon mur!

Mes deux toiles enfin réunies! Elles sont en compagnie d’«Ourse Ardente», et de Jack Sparrow…

Et maintenant, j’ai un peu plus de temps pour mes autres projets…

32 ans

Aujourd’hui, j’ai 32 ans.

Je n’ai pas l’impression que mon âge fitte avec moi. Chaque fois que des gens me demandent mon âge, ils sont surpris… «Ben non, voyons, je pensais que t’étais ben plus jeune que ça?» Et moi je réponds «Oui, je sais, tout le monde dit ça…»

Bonne fête Myriam!

Et c’est vrai. Moi-même je n’ai pas l’impression d’avoir 32 ans, d’être une «vraie» adulte. Je n’ai pas envie d’être une «vraie» adulte. Je ne sais pas quel âge j’ai l’impression d’avoir, mais il me semble que 32, c’est plus vieux que moi.

Ça fait plus qu’un an que j’habite toute seule dans mon appartement, et je suis bien, toute seule. Je n’ai pas d’auto, et je n’en veux pas. Je n’ai pas de chum et pas d’enfant, et je n’en veux pas. Je n’ai pas de téléphone cellulaire, et je n’en veux pas. J’aime encore Bob l’Éponge autant qu’avant. J’aime les vieux films d’horreur en noir et blanc, mais j’écoute toutes sortes de films. J’ai des goûts musicaux très variés et peut-être un peu incohérents. J’aime le Kraft Dinner et les ramens, mais je fais mon propre pain, et je fais souvent des petites expériences culinaires. Je ne bois pas d’alcool, et je ne fume pas. Je suis en bonne santé. Je me fous de la mode, et je me maquille pas mal juste à l’Halloween. Je n’écoute pas les nouvelles, ni la Voix. Je crois que c’est important de faire ce qu’on aime dans la vie, et de suivre ses rêves. Je suis loin d’être riche, mais je n’ai pas besoin de grand-chose, dans le fond. Je n’ai pas de «vraie» job, mais je suis contente de faire ce que je fais, ma petite job qui me permet de payer mon loyer, mes dizaines d’articles à écrire chaque mois… Je ne fais pas beaucoup d’argent avec ça, mais j’en fais beaucoup plus qu’en vendant des livres, j’en fais assez pour vivre, et surtout, ça me laisse beaucoup de temps pour faire ce que je veux vraiment faire, et ça, ça a une valeur inestimable.

J’ai déjà publié 4 livres. C’est ça, que je veux vraiment faire de ma vie… Et je le fais. J’ai encore beaucoup de projets, beaucoup d’histoires à raconter, beaucoup de personnages à faire vivre à travers mes mots. J’aime publier mes livres moi-même, même si ce n’est évidemment pas la meilleure manière de devenir riche et célèbre. Je n’ai pas envie d’être riche et célèbre. Je veux juste écrire des livres, et les publier. Je vais continuer à trouver des nouvelles manières d’essayer de partager mes histoires, mais la décision des gens d’acheter mes livres ou de ne pas les acheter, au final, c’est hors de mon contrôle.

J’ai 32 ans aujourd’hui, et je suis heureuse de la vie que je mène.

Bonne journée de ma fête à tout le monde!

Paré à l’atterrissage

Demain, ça va faire exactement une semaine que mon nouveau roman, «Le Goût de l’Eau», a été lancé. Je suis bien contente de mon lancement, même si j’aurais aimé qu’il y ait un peu plus de monde. Ça s’est bien passé, et je suis fière de moi, et de mon livre.

Et maintenant… Je sais qu’il y a encore quelques personnes, de ma famille, qui veulent avoir leur copie de mon livre, mais qu’elles ne l’ont pas encore acheté. Mais après le lancement, la vie redevient normale… Oui oui, j’ai un nouveau livre, un nouveau bébé… mais en fin de compte, ça me fait un livre de plus que personne n’achète, qui n’attire l’attention de personne, et que je ne sais pas comment promouvoir.

Bonjour, nous sommes des livres écrits par une auteure inconnue.

Je suis fière d’avoir publié ce nouveau livre par moi-même. Je sais que mon livre est bien écrit, et que mon histoire est bonne. Je sais que mon livre peut plaire à des gens… Le problème, c’est que je ne sais pas à qui il peut plaire, et je ne sais pas comment entrer en contact avec ces gens-là.

Vendre plein de livres à son lancement, et ensuite ne pratiquement plus jamais en vendre, c’est un peu décourageant. Surtout, ce n’est pas très lucratif. Le livre est lancé… et il atterrit pas mal vite!

Si vous êtes en train de lire ceci, je ne vous demande pas de vous apitoyer avec moi sur mon sort de pauvre auteure inconnue. J’aimerais plutôt, si vous avez quelques minutes, que vous me partagiez quelques idées… Qu’est-ce qui vous incite à acheter un livre, ou à l’emprunter à la bibliothèque? Quand vous vous promenez à la librairie, dans un Salon du livre, ou même sur un site internet, qu’est-ce qui vous incite à choisir un livre plutôt qu’un autre? Est-ce que c’est sa page couverture? Son titre? Son résumé? Ou est-ce que vous achetez seulement des livres d’auteurs célèbres que vous connaissez et aimez déjà? Qu’est-ce qui vous donne envie de donner une chance à un livre?

Je sais que j’ai des amies et des membres de ma famille qui m’encouragent et qui sont fiers de lire mes livres. J’en suis reconnaissante. Mais quand j’y pense, je me dis qu’il y a sûrement une manière pour moi de rejoindre d’autres lecteurs, de leur montrer ce que je fais, de leur donner envie de s’inscrire à ma liste de diffusion, de suivre mes projets, d’avoir hâte d’acheter mon prochain livre, et le prochain… Est-ce que c’est irréaliste de penser ça? Je pense que non. Mais je ne sais pas comment rejoindre d’autres lecteurs.

Des livres à vendre, il y en a partout. Non, vraiment, il y en a partout. Oui, c’est important d’essayer de donner de la visibilité à ses oeuvres, mais je pense que de simplement offrir de bonnes histoires aux lecteurs, ce n’est pas assez. Je pense que même si mes livres avaient une petite place dans toutes les librairies du monde, ça ne changerait pas grand-chose. Si les gens ne savent pas qui je suis, pourquoi ils choisiraient mon livre plutôt qu’un autre? Il faudrait que les gens sachent qui je suis… Qu’ils voient ce qui me différencie des autres auteurs. Qu’ils aient une meilleure idée de tout le travail que je fais, et des raisons pour lesquelles je le fais. Je pense que si quelqu’un est d’accord avec ce que je fais, et partage mes valeurs, ça peut lui donner envie de découvrir mes livres, mes histoires, mes oeuvres.

Tout ça, c’est ce que j’explique un peu dans mon blogue… Mais mon blogue ne rejoint pas d’éventuels lecteurs qui pourraient être intéressés par ma fantastique carrière d’auteure inconnue. Mon blogue ne rejoint que quelques personnes qui suivent déjà ce que je fais.

C’est une réflexion sans fin… Peut-être qu’un jour, je vais trouver les bonnes réponses à mes questions. Je vais finalement savoir quoi faire, et comment le faire. Pour l’instant, c’est un peu comme si j’essayais de faire un casse-tête invisible… Mais peut-être qu’un jour, je vais l’avoir.

Mais pour l’instant, je suis une auteure inconnue, et mes livres sont en vente sur internet.

Les voici: www.myriamplante.com/fr/mots.htm

Commentaires sur Le Goût de l’Eau

Page couverture du roman Le Goût de l'Eau.

Si tu as lu mon roman Le Goût de l’Eau, j’aimerais ça savoir ce que tu en as pensé!

Est-ce que tu as trouvé que c’était une bonne conclusion aux aventures de notre ami Dragon? As-tu un moment préféré dans l’histoire?

Laisse-moi tes commentaires en utilisant l’encadré au bas de cette page. Merci de prendre le temps de le faire, c’est vraiment apprécié!

Si tu n’as pas encore lu Le Goût de l’Eau, tu peux commencer par lire les commentaires ci-dessous. Mais n’oublie pas de lire Le Parfum du Vent en premier! (C’est le tome 1.)

-> Retour à la page principale des commentaires

La vie d’une auteure (in)connue

Aah, je peux enfin me reposer! J’ai été un peu pas mal occupée ces derniers temps…

Le 15 Octobre, c’était le 2e Salon à compte d’auteure de Gatineau. Malheureusement, il y avait beaucoup plus d’auteurs que de lecteurs dans la salle… Les gens n’étaient pas au rendez-vous, et j’ai vendu 2 livres.

J’étais un peu découragée, et j’espérais qu’il y aurait plus de monde que ça au 1er Salon littéraire du Québec à Victoriaville les 21 et 22 Octobre…

Eh oui, il y a eu plus de monde! L’achalandage n’était pas à la hauteur des attentes des organisateurs et de la plupart des auteurs, je crois bien, mais moi, en comparant avec l’achalandage, ou plutôt le manque d’achalandage de Gatineau, j’étais bien contente.

C’est toujours le fun de revoir des auteurs que j’ai déjà rencontrés dans d’autres événements, et d’échanger quelques mots… ou plusieurs mots. Je me sens à ma place dans ces Salons-là. Même si ça a l’air que je suis pourrie pour intéresser les lecteurs potentiels… Quand même, ça fait du bien de passer du temps entourée de gens qui ont des choses en commun avec moi: des histoires à raconter, des idées plein la tête, une passion pour l’écriture, de l’espoir de rejoindre les gens avec leurs oeuvres, et dans plusieurs cas, le désir de rester indépendants, loin des « vraies » maisons d’édition.

Pour mon lancement, je me suis déguisée en auteure connue. Quel costume incroyable et astucieux!

Je suis contente de mon dernier Salon. C’était un bel événement, les organisateurs ont travaillé fort, et ça paraissait. Je suis contente d’avoir eu mes deux cousines avec moi, et d’avoir pu leur montrer comment ça se passe un Salon du livre.

Ah oui, c’était mon lancement pour «Le Goût de l’Eau», aussi! Je n’avais pas beaucoup d’attentes… Je n’étais pas vraiment stressée non plus; j’avais surtout hâte que ça soit fini, vu que j’ai passé des mois à travailler sur la publication de mon livre et à me préparer pour le lancement… Il fallait que ça se fasse, j’étais prête!

Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait beaucoup de monde… Et en effet, il n’y a pas eu tant de monde que ça. Mais tsé, dans le fond… Ça peut être facile de se dire «Il n’y avait presque personne, juste du monde de ma famille, des voisins, des amis»… Mais au fond, ce n’est pas «juste ça»! C’est tellement cool! Des gens que je connais, certains que je connais beaucoup, d’autres que je connais moins, se sont déplacés pour ME voir, pour ME soutenir, pour assister à MON lancement, au dévoilement officiel de MON livre. Des gens qui étaient contents d’être là, qui ont souri, qui ont ri, qui ont pris des photos, qui ont acheté une copie de mon livre, ou qui l’ont contemplé, au moins. Des gens pour qui c’était important d’être là. Des gens qui sont fiers de connaître une auteure inconnue. Des gens qui trouvent ça inspirant de me voir réaliser mes rêves. Des gens qui m’ont félicitée, qui m’ont écrit des messages super gentils dans ma pochette-souvenir. Des gens qui m’ont donné des petits cadeaux.

Je suis touchée par les petits mots vraiment gentils que les gens présents à mon lancement ont laissé dans ma pochette-souvenir. Merci!

Merci à tous ceux qui sont venus me voir. Bien sûr, mon but reste d’écrire tellement de livres que je ne pourrai pas faire autrement que de dominer le monde (puisque mes livres l’auront envahi et seront partout), mais tout ça, ça commence avec vous.

Bon… Maintenant que j’ai dû socialiser avec plein de monde, ce qui n’est pas vraiment dans ma nature, je retourne au fond de mon antre pour travailler sur de nouvelles histoires.

10 raisons pour lesquelles j’ai choisi de publier mon livre moi-même

Ces temps-ci, pour ma job (ma job, c’est d’écrire des textes divers, souvent en anglais, pour une compagnie de marketing, et c’est ce qui me permet de payer mon loyer et mon épicerie, choses que mes ventes de livres ne me permettront sans doute jamais de faire) … Pour ma job, donc, je dois écrire des textes du genre «8 bonnes raisons d’utiliser tel logiciel», ou «10 choses que votre plombier aimerait que vous sachiez», pour pleins de compagnies différentes.

J’ai eu l’idée d’écrire un texte comme ça, mais pour promouvoir mon prochain livre, «Le Goût de l’Eau». Voici donc 10 raisons pour lesquelles j’ai choisi de publier mon livre moi-même.

1.Ça coûte moins cher

Mon premier roman, «Le Parfum du Vent», a été publié avec une maison d’édition à compte d’auteur, Les carnets de Dame Plume. Même si j’ai beaucoup aimé travailler avec eux, et que ce sont des gens très sympathiques et passionnés par ce qu’ils font, c’est moins cher de publier un livre moi-même. En faisant tout moi-même, je n’ai pas à payer de frais d’édition, seulement des frais d’impression.

2.Je suis capable de le faire

Quand j’ai décidé de publier moi-même mon recueil d’histoires courtes «Ourse Ardente et 15 autres histoires», grâce au site lulu.com, je pensais que ça serait peut-être compliqué, ou désagréable. J’ai découvert que ce n’était vraiment pas si compliqué! J’écris des histoires, et j’ai décidé d’illustrer moi-même les pages couvertures de mes livres, alors pour moi, les réviser et préparer leur mise en page, c’est tout à fait logique.

3.J’avais envie de le faire

Même si réviser une histoire et la transformer en livre prêt à être imprimé, ça demande beaucoup de temps, j’avais envie de le faire. Il faut penser à beaucoup de choses, et suivre plusieurs étapes, surtout quand on s’occupe de créer un livre en version papier, mais aussi en version numérique… Mais en fin de compte, c’est amusant de voir le projet évoluer et devenir un livre, un vrai livre!

4.J’aime faire différentes choses

J’aime écrire, mais j’aime aussi dessiner, peindre, et bricoler. Je me débrouille bien pour faire du graphisme, et ça fait plusieurs années que j’ai créé moi-même mon site internet, et le site internet de Gontrand le Chevalier, ma bande dessinée. Faire aussi la mise en page et le graphisme de mes livres, ça s’ajoute aux choses que je peux faire et que j’aime faire.

5.Je tiens à garder le contrôle de mon oeuvre

Ça, c’est quelque chose de très important pour moi. Ça fait longtemps que je sais que je veux publier mes livres, comme je veux, sans que personne ne vienne m’imposer un titre, une page couverture, ou quoi que ce soit d’autre. Je pensais comme ça bien avant d’avoir fini d’écrire mon premier livre! Je préfère créer mes livres comme je veux qu’ils soient, quitte à ce qu’ils soient moins populaires, plutôt que de les remettre à une maison d’édition qui pourrait chercher à leur apporter des changements.

6.Je peux facilement modifier mon livre au besoin

Pour mon premier livre, si je voulais commander des copies additionnelles, ou si j’avais des modifications à faire, il fallait que je contacte Les carnets de Dame Plume. Ce n’est pas compliqué, mais j’aime le fait de pouvoir commander moi-même le nombre de copies dont j’ai besoin, et de pouvoir faire facilement et rapidement des modifications aux fichiers de mon livre si c’est nécessaire. Je n’ai pas besoin de demander à quelqu’un d’autre de le faire pour moi, je peux le faire moi-même, n’importe quand.

7.Je suis fière de ce que j’accomplis

Si mon livre n’est pas populaire, ce sera de ma faute, en quelque sorte. S’il est populaire, ce sera grâce à moi, et je pourrai être fière de ce que j’ai accompli! Surtout, je suis fière d’avoir complété ce projet, et d’avoir créé un livre qui me ressemble, qui correspond à la vision que j’avais, et à mes attentes. Tenir dans ses mains la toute première copie de son livre, après avoir travaillé dessus pendant des jours (pendant des années, plutôt, si on compte le temps que j’ai pris à l’écrire), c’est quelque chose de vraiment merveilleux!

8.Je ne veux pas que mes livres soient pilonnés

Avez-vous déjà entendu parler de pilonnage? C’est une façon de détruire des livres quand ils ne se vendent pas, pour recycler le papier. Détruire des livres! J’aime les livres, et je peux difficilement supporter l’idée que des tas de livres soient détruits, juste parce qu’une maison d’édition ne sait plus quoi faire avec. Publier un livre avec une maison d’édition, c’est faire partie de «l’industrie» du livre, et le but d’une industrie, c’est surtout d’être rentable… En publiant mes livres moi-même, je sais qu’ils sont imprimés à la demande, quand moi j’en commande, ou quand quelqu’un en achète sur le site de lulu.com. Comme ça, je sais que le destin de mes livres ne sera jamais d’être pilonnés par centaines!

9.Je ne suis pas la seule à le faire

Depuis que je participe à des salons du livre à compte d’auteur, je lis beaucoup plus de livres québécois qu’avant. J’admire les gens qui ont choisi de publier et de promouvoir leurs livres par leurs propres moyens, parce qu’ils sont passionnés, parce qu’ils aiment ce qu’ils font, parce qu’ils croient en eux et en leur talent, et parce qu’ils croient que c’est possible de rejoindre les gens en leur présentant leurs oeuvres. C’est ce que je veux faire, moi aussi.

10.J’ai une mission à relever

Je lis parfois des livres à compte d’auteur qui sont excellents. D’autres qui me plaisent un peu moins. D’autres qui m’agacent parce qu’ils contiennent des fautes et des tournures de phrases étranges… (Mais bon, j’ai déjà trouvé des fautes et des tournures de phrases étranges même dans des livres publiés par de «vraies» maisons d’édition!) Je crois que plusieurs personnes ont des préjugés envers les livres publiés à compte d’auteur, et je crois que c’est notre mission, en tant qu’auteurs indépendants, d’essayer de prouver que nous pouvons publier des livres de qualité.