J’ai fini! J’ai fini!

Oui oui, j’ai fini!!

J’ai fini d’écrire le tome 2 de mon roman Le Parfum du Vent!

En voici la preuve!

En voici la preuve!

J’ai fini!!

Comme je le mentionnais d’un ton un peu découragé après avoir terminé l’écriture du premier tome, il m’a pris 10 ans à écrire… Juste ça, tsé!

Ce deuxième tome m’a pris, lui, environ 2 ans… Du 14 juillet 2014 au 10 novembre 2016, plus précisément! Ça, c’est de l’amélioration, côté vitesse! Je m’impressionne moi-même.

J’ai eu la bonne idée de me prendre en photo juste avant de commencer l’écriture du livre, et juste après l’avoir terminée. Ça ne sert pas à grand chose, mais c’est amusant de comparer:

Début et Fin!

Début et Fin!

Pour commencer, eh non, je ne suis même pas dans la même pièce! Quand j’ai commencé l’écriture, j’étais en pyjama, et il faisait pas mal moins froid dans l’appartement qu’aujourd’hui. Il s’en est passé, des choses, entre ces deux photos…

Je suis contente d’avoir fini, mais en même temps, ça fait bizarre… Bizarre de dire adieu à des personnages que j’ai «côtoyés» pendant environ 13 ans de ma vie. Bon, peut-être qu’il y aura une suite à l’histoire de mon dragon un jour, mais ce n’est vraiment, vraiment pas prévu.

Pour le moment, je vais continuer ma bande dessinée, et mon autre histoire… Et quand je serai prête à commencer un autre roman, ce sera pour une histoire où les personnages principaux ne volent pas, et où personne ne s’attend à les voir cracher du feu. Une histoire que pour l’instant, j’appelle «L’histoire du bateau», comme pour Le Parfum du Vent que j’ai très longtemps appelé «L’histoire du dragon».

Ah oui, et pour ceux qui se disent «Hourraaa, elle a fini d’écrire son livre! J’en veux 180 000 copies!» eh bien, je suis flattée, mais je dois vous dire d’être patients… J’ai fini d’écrire l’histoire, mais il va maintenant me falloir la taper à l’ordinateur, la relire, la réviser, la corriger… Et il faut aussi, entre autres choses, que je fasse une nouvelle peinture pour mon image de page couverture. Je ne sais pas quand ça va être prêt (probablement quelque part en 2017!) mais le meilleur moyen pour vous de garder un oeil sur ce projet est de continuer à suivre mon blogue, ou de vous inscrire à ma liste de diffusion.

Pour les plus curieux, sachez que j’ai mis quelques indices dans ce blogue, à propos du titre de ce tome 2… Car non, il ne s’appellera pas «Le Parfum du Vent tome 2», il a un titre bien à lui, que j’ai trouvé depuis longtemps mais que j’ai gardé secret jusqu’à maintenant…

Je l’annoncerai officiellement bientôt.

En attendant, je vais célébrer la fin d’une autre étape de ma vie d’auteure en allant manger un restant de pizza!

Un peu de succès!

Eh voilà! Le 1er Salon à compte d’auteur de Gatineau est terminé, et je suis de retour chez nous… Maudit, il s’est mis à faire froid pour de vrai pendant que j’étais partie! Au moins, il n’y a pas encore de neige à Victo… mais je sais qu’il y en a eu ailleurs.

Je suis contente d’annoncer qu’au Salon, j’ai vendu assez de livres pour payer ma table (mais pas assez pour payer aussi mon voyage en autobus!) et ça, ça n’arrive pas souvent! Assez de livres, dans ce cas-ci, ça veut dire 6 livres.

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Mon uniforme de vendeuse de livres!

Je m’attendais à vendre surtout des copies de mon recueil Ourse Ardente, vu que c’est mon livre le moins cher, mais non, je n’en ai vendu aucune. Les gens s’intéressaient surtout à mon roman Le Parfum du Vent, et encore plus à ma bande dessinée Gontrand le Chevalier, ce qui m’a vraiment surprise!

Le Salon était très bien organisé, j’ai passé une belle journée. Il n’y a pas eu énormément de visiteurs, mais il n’y a pas vraiment eu de temps morts non plus… Un très bel achalandage, je dirais, pour un événement très sympathique.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j'étais une des premières personnes arrivées.

À cause de circonstances un peu hors de mon contrôle, j’étais une des premières personnes arrivées. Genre vers 8h du matin. Pour quelqu’un de non-matinal, c’est pas facile.

Je suis allée à la rencontre de quelques auteurs, et c’est toujours le fun d’en apprendre plus sur eux et sur leurs oeuvres. En tant qu’auteure indépendante qui travaille toute seule chez nous, j’aime me faire rappeler que dans le fond, nous, les gens qui écrivons des livres, nous avons souvent plusieurs choses en commun… Une tête pleine d’histoires et d’idées, des personnages qui s’imposent et qui décident d’eux-mêmes de la place qu’ils veulent prendre dans ce qu’on écrit…

J’ai aussi, bien sûr, fait l’acquisition de quelques nouveaux livres à ajouter à ma pile de livres à lire qui va toujours en augmentant.

Un achat et des échanges...

Un achat et des échanges…

En résumé, il fait froid dans mon appart, je suis contente du déroulement du Salon, j’aime les auteurs, je suis à peu près prête pour le prochain Salon à Sainte-Marie de Beauce les 5 et 6 novembre, et j’ai hâte d’avoir fini ma job de la journée pour pouvoir continuer à travailler sur mes histoires et ma bande dessinée.

Encore un peu de préparation

Dans mon dernier blogue, je parlais du fait que j’allais me préparer des feuilles avec les résumés de mes 3 livres, pour les offrir aux gens lors de salons du livre. Je suis allée les faire imprimer aujourd’hui.

Hier soir, en préparant ces résumés, j’ai eu l’idée de créer aussi de nouveaux signets afin d’annoncer aux gens qu’ils peuvent dès maintenant recevoir un de mes livres en format électronique, gratuitement, en s’inscrivant à ma liste de diffusion.

Pour… inciter les visiteurs du Salon compte d’auteur de Gatineau à prendre un de mes signets (ou peut-être seulement pour les inciter à se demander «Kessé ça?» pendant quelques secondes), j’ai eu l’idée d’ajouter une photo de moi sur les signets. Je me trouvais ben drôle, alors j’ai fait une petite séance photo dans un coin de ma cuisine.

Quelle photogénie incroyable! Quel décor professionnel!

Quelle photogénie incroyable! Quel décor professionnel!

J’ai fait imprimer mes résumés aujourd’hui, et un paquet de signets… Je suis prête pour Gatineau!

Une photo de qualité!

Une photo de qualité!

Enfin, presque prête… La prochaine étape sera de trouver une manière pas trop désagréable de transporter quelques piles de livres dans l’autobus, en plus de mes bagages.

Un peu de préparation

J’ai deux salons du livre qui s’en viennent: un à Gatineau le 22 octobre, et un à Sainte-Marie de Beauce, les 5 et 6 novembre.

J’aime bien participer à ce genre d’événement, rencontrer des auteurs passionnés, découvrir de nouveaux livres, parler à des gens qui aiment la lecture… Je m’y sens à ma place, quand même, et je ne me sens pas exactement à ma place partout.

Par contre, je reviens souvent d’un salon du livre avec une petite (ou une moyenne grosse) déception. Eh oui, j’en ai souvent parlé dans ce blogue: personne ou presque personne n’achète mes livres, mes livres et/ou ma manière de les présenter génèrent plus d’indifférence que d’intérêt, ou encore, les gens semblent prêts à acheter un de mes livres, mais seulement s’ils peuvent l’acheter dans une librairie au lieu de l’acheter là, drette là, directement de moi, pour m’encourager, avoir une dédicace, et payer moins cher, en plus… mais comme mes livres ne sont pas en librairies, alors ben coudonc, tant pis, ils ne les achèteront pas… (J’avoue que celle-là, j’ai de la misère à la comprendre.)

Alors voilà, j’aime les salons du livre et je m’y sens à ma place, mais en même temps, j’ai l’impression que j’y perds mon temps et mon argent, car oui, il faut payer pour s’y inscrire.

«Oui, mais c’est bon pour te faire connaître!» Me faire connaître? Voyons donc… Si les gens passent tout droit devant ma table, même s’ils ont pris une carte d’affaire, un signet ou un feuillet, ils ne vont pas plus s’intéresser à mes oeuvres une fois qu’ils seront de retour chez eux, ou qu’ils se rendront dans une librairie, où il ne trouveront pas mes oeuvres.

Je me suis fait faire un t-shirt sur lequel j’ai écrit «Auteure inconnue», car oui, c’est comme ça que je me sens. Je vais certainement le porter à Gatineau. Ça peut sembler négatif, mais ce n’est pas comme ça que je le vois… Je suis une auteure, et genre plus de 99,99999999% des gens ne me connaissent pas et ne connaissent pas mes livres. Je suis donc une auteure inconnue. Et je vais continuer à participer à des salons du livres, à essayer d’établir des contacts avec des lecteurs, et surtout, à écrire, à créer les meilleurs livres que je peux créer… Jusqu’à ce que je puisse porter un t-shirt «Auteure quand même pas pire connue», ou même un t-shirt «Auteure célèbre», tissé en soie et brodé avec du fil d’or, tsé, rendue là.

Je trouve que c’est un objectif de vie comme un autre, et c’est pas mal le seul qui m’intéresse.

Pour l’instant, je vais me préparer pour les deux salons qui s’en viennent. J’avais fait un sondage dans mon blogue, le 13 juillet, pour demander aux gens ce que je devrais faire pour mes prochains salons du livre. Le temps est donc venu d’essayer les suggestions les plus populaires! Je vais amener la toile que j’ai peinte pour Ourse Ardente avec moi, et je vais préparer des feuilles qui présentent le résumé de chacun de mes livres.

À bientot! (Si vous passez par Gatineau ou Sainte-Marie de Beauce, là…)

Ça a l'air d'un bordel comme un autre, mais il s'agit de l'espace de rangement réservé pour mes livres et mon maériel promotionnel.

Ça a l’air d’un bordel comme un autre, mais il s’agit de l’espace de rangement réservé pour mes livres et mon matériel promotionnel.

Mes futurs Salons

Le salon de mon appartement n’est pas encore tout à fait fonctionnel et visuellement attrayant, mais ça s’en vient bien. C’est long, se réinstaller chez soi, quand il faut aussi travailler, et écrire, et faire un voyage en Nouvelle-Écosse…

Cet automne, je participerai à deux salons du livre. Le premier est le 1er Salon à compte d’auteur de Gatineau, le 22 octobre. Ce sera la première fois que je participerai à un salon du livre avec 3 livres au lieu d’un seul!

C’est un salon pour les auteurs qui, comme moi, ont choisi de publier leurs livres par leurs propres moyens… J’ai hâte d’y être!

salon-compte-dauteurLe deuxième salon sera le Salon littéraire du Québec, à Sainte-Marie de Beauce, le 5 et 6 novembre. Ma fête est le 4 novembre, donc ça me ferait vraiment un beau cadeau de fête d’arriver à vendre plus qu’un seul livre cette fois, comme ce fut le cas à ma première participation au Salon littéraire du Québec à Québec!

salon-litteraireEt voilà, mes deux futurs salons! Il y aura plein d’auteurs passionnés, plein de belles découvertes à faire, et il y aura moi, avec mes livres, et l’espoir de rejoindre au moins quelques personnes avec mes mots et mes histoires…

Ça faisait longtemps

Au début du mois d’août, je suis enfin retournée dans mon appartement. Je n’ai pas encore fini de tout placer à mon goût, ma chambre est encore en bordel (bon, ok, c’est un peu son état habituel) et mon nouveau bureau aussi.

Avec tout ça, je n’ai pas passé beaucoup de temps à écrire. J’étais trop occupée, il fallait que je travaille, que je défasse des boîtes, que je déplace des choses d’une pièce à une autre, que je nettoie des choses, que je tue des araignées énormes… ah pis, rendu là il est tard et je suis fatiguée, alors je vais écouter un film… Pas le temps d’écrire. Pas le temps, ou ça me tente pas, ou les deux… Pis mon bureau est en bordel, c’est pas motivant. Pas le temps.

C’est vrai que je n’ai pas eu beaucoup de temps, mais c’était sûrement un peu causé par le retour en force de la Résistance

Ce soir, j’ai pris le temps. Environ 30 minutes, un peu moins…

Et ça a fait du bien. Ça m’a rappelé à quel point j’aime ça, à quel point c’est important. Ça m’a rappelé que quand j’écris, il y a une histoire qui se déroule dans ma tête, des mots qui apparaissent, que je peux déplacer, changer, ajouter, enlever. Des mots qui veulent dire quelque chose… juste pour moi, pour l’instant.

Mais un jour, le tome 2 de Le Parfum du Vent sera fini, et peut-être que vous le lirez, et peut-être que mes mots voudront dire quelque chose pour vous aussi.

Ah et, si vous vous demandez… C’est ma mère qui a gagné mon concours du 12 août et qui a eu une copie de mon recueil Ourse Ardente… Elle a été la seule à participer.

William et la lune, partie 2

Voici la deuxième partie de l’histoire William et la lune:

La voiture survolait une forêt immense, avec des grands arbres de toutes les couleurs: des oranges, des mauves, des roses et des jaunes. Ils ressemblaient presque à des fleurs. Le ciel était d’un beau bleu brillant, et rempli de gros nuages blancs qui ressemblaient à des boules de ouate.

William tendit une main pour toucher un des nuages. Comme il était doux! C’était comme un gros coussin moelleux et confortable… Mais William n’avait pas le temps de s’installer sur un nuage pour faire une sieste! Il avait une mission à remplir. Il devait retrouver la lune.

Selon Monsieur Boum, le méchant qui avait volé la lune l’avait amenée dans ce monde magique… Où l’avait-il cachée? Comment un petit garçon comme lui, qui voyageait avec son ours en peluche dans une voiture volante, pourrait-il la retrouver?

– Je crois que j’ai une idée, dit Monsieur Boum.

L’ours regarda William et lui sourit, sans lâcher le volant de la voiture.

– Regarde là-bas! continua-t-il. Cette vilaine montagne toute noire! Je crois que c’est le seul endroit qui soit assez gros pour cacher la lune.

Monsieur Boum avait raison. Au loin, il y avait une immense montagne, toute noire, entourée de gros nuages gris.

Mais tout à coup, de grosses chauves-souris noires se précipitèrent sur la voiture en poussant d’étranges cris. Les vilaines créatures essayaient de crever les pneus de la voiture volante. William eut très peur, mais heureusement, Monsieur Boum avait tout prévu.

– William! cria l’ours. Il faut que tu chasses ces créatures! Ouvre le coffre secret!

William ouvrit le coffre à gants de la voiture, qui se trouvait devant lui. Il y trouva plusieurs blocs colorés sur lesquels il y avait des dessins d’animaux et des lettres de l’alphabet.

– Prends ces blocs et lance-les sur les chauves-souris! lui demande Monsieur Boum. Ce sont des blocs magiques!

William prit un premier bloc, et le lança sur le nez d’une vilaine chauve-souris. Le bloc explosa en plusieurs étincelles rouges, et la vilaine chauve-souris s’enfuit en poussant des cris terrifiés. William lança un deuxième bloc, puis un troisième. Effrayées par les étincelles rouges, bleues et vertes, les créatures retournèrent d’où elles étaient venues.

Mais alors que William et Monsieur Boum croyaient qu’ils étaient sauvés, un bruit bizarre se fit entendre.

– Je crois que Zip a un problème! dit Monsieur Boum.

La belle voiture rouge se mit à tomber, et l’ours ne pouvait plus la contrôler. William cria, mais remarqua bien vite que la voiture se dirigeait vers un gros nuage blanc, qui amortit leur chute. Ils avaient de la chance!

Les deux amis sortirent de la voiture. William marchait sur un nuage! Même s’il était inquiet pour Zip, il était heureux de pouvoir marcher sur un nuage douillet pour la première fois de sa vie.

– Une des chauves-souris a crevé un des pneus de Zip, annonça Monsieur Boum d’un air rassuré. Ce n’est rien! Je vais réparer tout ça.

William regarda le pneu dégonflé, qui était tout mou. Monsieur Boum ouvrit le coffre arrière de la voiture, et en sortit quelques objets que William n’avait jamais vus. Le petit garçon regarda attentivement son ours pendant qu’il inséra, à l’aide d’un outil long et pointu, une sorte de bandelette collante à l’intérieur du trou percé par une des vilaines chauves-souris. Monsieur Boum retira l’outil pointu, puis coupa les extrémités de la bandelette. Le pneu n’était maintenant plus percé, mais il était encore tout mou. Monsieur Boum prit alors une pompe, et regonfla lentement le pneu jusqu’à ce qu’il retrouve son aspect normal. William était fasciné.

– Voilà! dit Monsieur Boum. C’est réparé! Nous pouvons repartir.

William et son ours remontèrent à bord de la voiture, qui s’envola de nouveau. Ils approchèrent bientôt de la haute montagne sombre. William remarqua qu’il y avait une sorte de grosse porte au pied de la montagne, et qu’une lueur blanche sortait par cette porte. C’était sûrement la lune qui essayait d’appeler au secours!

Monsieur Boum arrêta la voiture devant la porte de la montagne, puis se tourna vers William.

– Nous y sommes… Il est temps d’aller voir ce qui se passe dans cette montagne! Tu es prêt?

William hocha la tête. Les deux amis sortirent de la voiture, et s’avancèrent vers la mystérieuse porte. Ils entrèrent à l’intérieur d’une immense grotte. William leva les yeux, et vit que la lune était enfermée dans une grande cage qui était accrochée au plafond. Pauvre lune, seule dans une cage trop petite pour elle, comme les chats et les chiens au magasin d’animaux où William allait parfois avec ses parents! Il montra la cage à son ours.

– La lune! s’exclama Monsieur Boum. Nous l’avons trouvée! Il faut la sortir d’ici!

– C’est à vous de sortir d’ici! dit tout à coup une voix menaçante.

William et Monsieur Boum sursautèrent. Dans un coin tout sombre de la grotte, ils virent une silhouette qui les observait.

– Partez d’ici! dit la voix. Je ne veux voir personne!

– Qui êtes-vous? répliqua courageusement Monsieur Boum. Pourquoi avez-vous volé la lune?

– Partez d’ici! répéta la voix.

William avait peur, mais il ne pouvait pas abandonner la lune. Il s’approcha doucement de la silhouette qui se cachait dans l’ombre. Il découvrit bien vite que le méchant qui avait volé la lune était un crocodile en peluche, un très grand crocodile en peluche qui n’avait plus qu’un seul oeil. William remarqua que sa peau de tissu vert était déchirée à plusieurs endroits. Il se demanda ce qui lui était arrivé.

Le crocodile regarda William avec l’oeil qu’il lui restait. Même si sa voix était menaçante, le petit garçon trouvait que ce crocodile blessé avait l’air triste. Monsieur Boum s’approcha à son tour, et découvrit lui aussi qui était le voleur de lune.

– Oh! Mais qu’est-ce qui vous est arrivé? demanda l’ours. Et pourquoi avez-vous volé la lune? Ce n’est vraiment pas gentil!

– J’ai pris la lune pour qu’il n’y ait plus de monstres, dit le crocodile.

– Comment? Je ne comprends pas! dit Monsieur Boum.

Le crocodile regarda William d’un air tout triste, puis, il décida de raconter son histoire.

– Avant, j’étais le meilleur ami d’une petite fille appelée Nancy. Je veillais sur elle pendant la nuit, parce qu’elle avait peur qu’il y ait des monstres dans sa chambre. Un jour, la maman de Nancy a décidé qu’il était temps pour moi de prendre un bain… Mais au lieu de me laisser aller dans la baignoire, elle m’a déposé dans une grosse machine effrayante qui tournait en faisant beaucoup de bruit.

– Une machine à laver! commenta Monsieur Boum. C’est vrai que ces machines sont effrayantes.

– Quand je suis sorti, continua le crocodile, j’étais tout propre, mais j’avais perdu un oeil, et j’étais tout déchiré. Nancy ne m’aimait plus… Elle avait peur de moi, car elle croyait que j’étais devenu un vilain monstre! J’étais triste, et je me suis enfui de la maison. J’ai pris la lune pour pouvoir continuer à protéger Nancy contre les monstres… S’il n’y a plus de nuit, il n’y aura plus de monstres non plus!

William trouvait l’histoire du crocodile très triste, et il avait envie de faire quelque chose pour l’aider.

– Il ne fallait pas vous enfuir, dit Monsieur Boum. Je crois que j’ai une solution à votre problème! Je reviens tout de suite!

L’ingénieux Monsieur Boum se rendit jusqu’à la voiture, et revint avec une bobine de fil et une aiguille. L’ours raccommoda les déchirures du crocodile avec soin.

Quand il eut terminé, le crocodile était comme neuf! Mais il lui manquait toujours un oeil… William eut alors une idée. Il tira sur un des boutons de sa chemise, et le tendit à Monsieur Boum. L’ours le prit, et le cousit en place. Le crocodile avait maintenant deux yeux, et un grand sourire.

– Merci, oh merci! dit-il à William. Je n’ai plus l’air d’un monstre! Je peux maintenant retourner chez moi et aller jouer avec Nancy!

– Et vous pouvez libérer la lune, dit Monsieur Boum.

– Oui, bien sûr, dit le crocodile. Merci de votre aide!

William était heureux d’avoir pu aider le crocodile. Celui-ci décida de libérer la lune, et en échange, Monsieur Boum proposa de le reconduire chez lui grâce à la voiture volante.

William ouvrit tout à coup les yeux, et se retourna dans son lit douillet. Il était dans son lit! Avait-il rêvé toute cette aventure? Tout avait semblé si réel! Il se frotta les yeux, et regarda par la fenêtre. Le ciel était noir, et la lune ronde brillait. Le petit garçon avait hâte que le matin vienne pour pouvoir se lever, et jouer avec ses jouets.

William comprit alors que la nuit était aussi importante que le jour. Pendant la nuit, on peut faire des rêves fabuleux, mais surtout, on peut se reposer pour être prêt pour la journée suivante, et pour bien profiter de chaque instant.

Il salua la lune brillante d’un signe de la main, puis il referma les yeux et se rendormit.

Fin

Pour découvrir plusieurs autres histoires courtes, vous pouvez acheter mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires, en version livre imprimé ou en version numérique!

William et la lune, partie 1

Une des histoires que beaucoup des lecteurs et lectrices de mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires semblent apprécier particulièrement, c’est l’histoire appelée William et la lune.

Je n’ai pas l’habitude d’écrire des histoires pour enfants, mais c’est ce qui m’a été demandé pour cette histoire… Je crois que c’est bien réussi!

J’ai décidé de la partager avec vous, en 2 parties.

William et la lune

William est un petit garçon souriant et plein de vie, il aime beaucoup… Il aime beaucoup de choses. Il aime les belles voitures rouges, il aime confier des secrets à son ours en peluche, il aime jouer avec ses blocs, et il aime manger des bonbons. Mais ce qu’il aime par-dessus tout, c’est sa maman et son papa.

Par contre, William n’aime pas aller au lit. Ce n’est pas parce que son lit n’est pas confortable, au contraire. C’est un lit bien douillet, avec de belles couvertures douces qui le gardent bien au chaud. Ce n’est pas non plus parce qu’il n’aime pas dormir. Non, si William n’aime pas aller au lit, c’est parce que pendant la nuit, il ne peut pas s’amuser avec ses jouets, ni jouer avec ses amis, et il ne peut pas non plus faire des câlins à ses parents. Il a l’impression que la nuit, c’est une perte de temps!

Un beau jour, alors que William cherchait sa voiture rouge préférée dans son coffre à jouets, il entendit quelqu’un l’appeler:

– William! Hé, William!

William regarda tout autour de lui. Qui l’avait appelé? Ça ne ressemblait pas du tout à la voix de sa maman, ni à celle de son papa.

– William, hé! Regarde par ici… Ici, sous ton lit!

William se pencha pour regarder sous son lit, et il vit son ours en peluche qui lui faisait signe d’approcher.

– C’est moi, Monsieur Boum! Viens ici, William! J’ai besoin de ton aide!

William se demanda ce qui se passait. Monsieur Boum n’avait pas l’habitude de se cacher sous le lit! Il préférait s’asseoir sur la commode, ou encore, rester bien en vue au centre du tapis coloré, entouré par d’autres jouets. William, curieux, se faufila sous le lit pour aller rejoindre son ami.

Monsieur Boum avait l’air agité et inquiet. William remarqua bien vite que d’autres jouets se trouvaient là, sous son lit. Contrairement à l’ours en peluche, les autres étaient assis en cercle, comme s’ils venaient d’avoir une discussion sérieuse.

– William, une chose terrible s’est produite, dit Monsieur Boum. C’est terrible! Quelqu’un a volé la lune!

La lune? Monsieur Boum parlait-il de cette grosse boule ronde brillante qui habite dans le ciel, et qui a parfois la forme d’un demi-cercle ou d’une banane? William ne comprenait pas ce qu’il y avait de si terrible.

– La lune a disparu, William! continua Monsieur Boom. Ça veut dire que ce ne sera plus jamais la nuit!

William tapa dans ses mains, et son visage afficha un grand sourire. Si la nuit ne venait plus jamais, cela voulait dire qu’il n’aurait plus besoin d’aller se coucher. Il pourrait toujours continuer à s’amuser et à passer du temps avec ses parents!

– Tu ne comprends pas, William! dit Monsieur Boom d’un air ahuri. Si la nuit ne vient plus jamais, ça veut dire que le soleil ne pourra plus se reposer! Il devra rester dans le ciel pour remplacer la lune… Plus personne ne pourra se reposer!

Et alors? se dit William. Il partageait souvent l’opinion de son ours en peluche, mais cette fois, il ne comprenait pas ce qui dérangeait tant son vieil ami. La disparition de la lune, ce n’était pas une catastrophe!

– Mais oui, c’est exactement ce que c’est, une catastrophe! répliqua l’ours. Les gens ont besoin de se reposer, William, ils ont besoin de dormir chaque nuit… Il faut retrouver la lune!

Tous les autres jouets qui étaient rassemblés sous le lit hochèrent la tête. William ne comprenait pas comment ses jouets avaient l’intention de partir à la recherche de la lune. C’était sûrement beaucoup trop compliqué, et beaucoup trop dangereux.

– Oh non, ce n’est pas une mission pour nous, dit Éclair Bleu, la figurine de superhéros qui avait perdu un bras la semaine précédente.

Monsieur Boom regarda William d’un air suppliant.

– Nous avons besoin de ton aide, William! Il faut que tu partes avec moi à la recherche de la lune! Nous comptons tous sur toi.

William regarda ses jouets un après l’autre. Ils avaient tous l’air très sérieux. C’était ridicule! Comment pourrait-il partir à la recherche de la lune? Il n’était qu’un petit garçon… Et puis, ses parents ne le laisseraient jamais sortir de la maison tout seul!

– Ne t’inquiète pas, j’ai tout arrangé, dit Monsieur Boum en hochant la tête. Tout est prêt. Si tu acceptes de m’aider à retrouver la lune, Zip nous y conduira!

L’ours étendit son bras pour montrer quelque chose à William. Zip! Sa voiture rouge adorée sortit de l’ombre et s’avança vers lui. Voilà pourquoi il ne l’avait pas trouvée dans son coffre à jouets. Elle était cachée sous le lit!

– Je peux conduire la voiture, mais je ne peux pas y aller seul, dit Monsieur Boum. Il faut que tu m’accompagnes, William!

William n’avait pas vraiment envie de partir à la recherche de la lune, mais il ne voulait pas non plus décevoir Monsieur Boum et tous ses jouets qui comptaient sur lui. Il hocha la tête pour leur signifier qu’il acceptait cette mission.

– Merci! dit Monsieur Boum d’un air soulagé. Viens, nous devons partir maintenant, nous devons nous dépêcher!

– Tu seras un héros, William! ajouta Éclair Bleu.

Les autres jouets sautèrent de joie et applaudirent.

Monsieur Boum sauta derrière le volant de la belle voiture rouge, et invita William à s’asseoir à sa droite. William s’approcha de la voiture, mais s’arrêta, et regarda en direction de la porte de sa chambre. Sa maman était dans la cuisine… Il ne pouvait pas partir sans lui dire au revoir! Si elle découvrait qu’il n’était plus dans sa chambre, elle serait très inquiète.

– Ne t’inquiète pas, William, lui dit Monsieur Boum. Le méchant qui a pris la lune l’a amenée dans un autre monde, un monde magique! C’est là que nous allons. Dans ce monde secret, le temps passe plus vite qu’ici, alors nous serons de retour avant que ta mère s’aperçoive de ton absence. Je te le promets.

William décida de faire confiance à son ours. Il monta dans la voiture, et boucla sa ceinture de sécurité.

– Tu es prêt? demanda Monsieur Boum.

William lui fit signe qu’il était prêt. Aussitôt, le moteur de Zip se mit à gronder, et la belle voiture rouge sortit de sous le lit pendant que tous les jouets applaudissaient en criant de joie.

Sans prévenir, Zip quitta tout à coup le sol, et s’envola par la fenêtre de la chambre. William n’en croyait pas ses yeux! Sa belle voiture rouge pouvait voler! Le jeune garçon poussa un cri joyeux.

Il fut encore plus surpris quand il vit que le paysage que la voiture survolait n’était pas celui qu’il avait l’habitude de voir quand il sortait de chez lui. Les maisons des voisins, la rue et le parc n’étaient plus là. En regardant derrière lui, William remarqua que même sa propre maison avait disparu!

– Ne t’inquiète pas, William! dit Monsieur Boum. Nous sommes dans le monde magique… Ici, tout est différent!

…à suivre!

lol Amazon!

Saviez-vous que 2 de mes 3 livres publiés étaient disponibles sur Amazon? Non? Moi non plus.

C’est une joke, bien sûr que je le savais! En publiant mes livres grâce au site lulu.com, je pouvais choisir l’option d’offrir mes livres à la distribution sur Amazon, et quelques autres sites de vente en ligne.

J’aime magasiner sur Amazon, et je trouve ça le fun que mes livres soient offerts là… Ce que je trouve drôle, c’est qu’en ce moment, mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires se vend pour 6,75$ sur Amazon.ca… Moi, je le vends pour 12$ sur mon site.

Quand à ma bande dessinée Gontrand le Chevalier, Amazon.ca la vend pour la modique somme de 34,32$… Moi, je la vends 25$ sur mon site.

Je ne sais pas trop sur quoi Amazon se base pour définir ses prix… Et je ne sais pas trop non plus combien d’argent ils vont me verser si quelqu’un achète un de mes livres sur leur site. Je serais curieuse de le savoir…

Ah oui, je parle de Amazon.ca, mais on peut aussi trouver mes livres sur Amazon.com, Amazon.fr, et sans doute toutes les versions d’Amazon, dans tous les pays. Mes oeuvres sont internationales! En théorie seulement, car en pratique, je ne m’attends pas à ce que personne en achète, même si elles sont disponibles sur un site populaire.

Gontrand sur Amazon.fr! Je ne sais pas pourquoi ça dit «Broché», le livre n’est pas supposé être relié par des broches…

Si vous voulez vous procurer un de mes livres sur Amazon, allez-y! Et laissez-moi savoir si la transaction se déroule bien, si vous recevez votre commande rapidement, si le livre est beau… Laissez vos commentaires sur Amazon après votre lecture, aussi. Ça peut vraiment m’aider à rejoindre d’autres lecteurs.

Si vous préférez m’encourager directement (ou simplement ne pas payer 34$ pour une bande dessinée!) vous pouvez commander mes oeuvres sur mon site, ou sur lulu.com.

Les gens de Victoriaville et des environs peuvent aussi les trouver chez Buropro Citation de Victoriaville!

Tant pis pour la gloire

La dernière fois que j’ai écrit dans mon blogue, je terminais mes préparatifs pour La Foire du Livre Buropro Citation du Salon de l’Éducation Centre-du-Québec. J’espérais que mes parents ne seraient pas les seules personnes dans la salle à m’écouter parler de ma bande dessinée.

J’avais un peu peur que ça soit le cas, mais en même temps, je me disais que ça serait l’heure de gloire de Gontrand le Chevalier! J’ai passé tellement de temps à tout préparer, et je voulais absolument que mon album soit prêt à temps pour cette journée-là… J’étais sûre que tout se passerait bien, et que mes efforts en vaudraient la peine.

Il n’y avait pas beaucoup de monde au Salon de l’Éducation, et je pense que les gens qui étaient là étaient surtout intéressés par les conférences, et pas par les présentations des auteurs. L’événement était bien organisé et c’était sympathique, mais ouais, vraiment pas beaucoup de monde.

J’ai souvent des attentes quand je participe à des événements pour promouvoir mes oeuvres. Pas des attentes irréalistes, genre, je ne m’attends pas à ce que 1000 personnes fassent la file pour venir acheter mes livres, et s’évanouissent tellement elles sont contentes de m’avoir rencontrée… Je voudrais juste attirer l’attention de quelques personnes, pour qu’elles soient intriguées, et aient envie de découvrir ce que je fais.

Mais ce n’est jamais vraiment ça qui se passe. Encore une fois, j’ai été déçue. Avoir su, je ne me serais pas imposé d’esclavage pour finir de préparer ma bande dessinée le plus vite possible… J’aurais pris mon temps, et le résultat aurait été tout aussi hot, mais je ne serais pas virée folle en le faisant.

Mais bon, tant pis. Tant pis pour la gloire de Gontrand le Chevalier, qui ne semble vraiment pas dû pour se faire de nouveaux amis. Il devra se contenter de ceux qu’il a déjà.

Mais tant qu’à avoir préparé un texte pour parler de l’histoire de Gontrand le Chevalier, et à avoir préparé des dessins et un Power Point pour agrémenter ma présentation, je vais vous partager ici une version abrégée  (ou peut-être pas tant abrégée, dans le fond) de ce que j’ai dit devant le nombre très restreint de gens qui sont venus m’écouter, et qui ont au moins été contents d’avoir des signets gratuits.

Je vais donc faire semblant que vous ne me connaissez pas, et que vous n’avez jamais entendu parler de Gontrand le Chevalier.

Présentation de Gontrand le Chevalier

Bonjour! Je m’appelle Myriam Plante, et je suis la créatrice de Gontrand le Chevalier, qui est un personnage de bande dessinée. J’ai déjà publié 2 autres livres, mais Gontrand le Chevalier c’est mon premier projet de bande dessinée. Aujourd’hui, je vais vous présenter l’histoire de Gontrand, mais avant, je vais vous parler un peu de l’histoire de sa création.

J’ai toujours aimé lire, écrire et dessiner. Ça fait longtemps que je sais que ce que je veux faire dans la vie, c’est écrire des livres et faire de l’art. Quand j’étais plus jeune, ma mère m’a fait découvrir les bandes dessinées d’Astérix et Obélix, Tintin, Lucky Luke, et plusieurs autres… Je me disais que j’aimerais peut-être faire ma propre bande dessinée un jour, et j’avais quelques idées d’histoires, mais rien de super développé.

J’ai inventé Gontrand le Chevalier pendant que j’étais en secondaire 5… En 2002 et 2003. Mon amie Marilyn et moi, on passait souvent du temps à la bibliothèque sur l’heure du midi. On faisait des travaux, et on s’amusait aussi à dessiner dans nos agendas.

Mon agenda de secondaire 5, un artéfact important.

Mon agenda de secondaire 5, un artéfact important.

Un jour, j’ai dessiné un petit chevalier en armure, et je l’ai appelé Gontrand.

La première apparition de Gontrand le Chevalier, en 2002.

La première apparition de Gontrand le Chevalier, en 2002.

Dans les prochains jours, j’ai ajouté des personnages: le cheval du chevalier, un dragon, un roi, une reine, une princesse, une méchante sorcière…

La première apparition de la Princesse Gisèle.

La première apparition de la Princesse Gisèle.

Finalement, je me suis dit, tant qu’à avoir inventé des personnages, je vais leur inventer une histoire! Alors j’ai créé la première version de l’histoire de Gontrand dans mon agenda, dans de toutes petites cases…

Une partie de l'histoire dans mon agenda.

Une partie de l’histoire dans mon agenda.

Une fois l’histoire finie, je me suis dit que ça serait le fun d’en faire une vraie bande dessinée un jour, avec une histoire plus développée et des beaux dessins en couleur, et de la partager avec plein de monde… Mais je ne savais pas trop comment ça se faisait, une «vraie» BD.

Après mon secondaire, je suis partie étudier au Cégep, où j’ai appris plusieurs choses qui ne m’ont pas servi par la suite, et d’autres choses qui m’ont été très utiles. J’ai appris à travailler avec des crayons feutre noirs avec des largeurs de pointes différentes, et j’ai appris comment utiliser le logiciel Photoshop, qui ne sert pas seulement à faire des retouches de photos.

Après mon Cégep, j’ai décidé que c’était le temps d’essayer… Je me disais que ça ne serait peut-être pas une «vraie» bande dessinée, mais que ça serait la mienne! J’ai donc commencé à travailler sur la version officielle de mon histoire, en dessinant au crayon de plomb, avant de retracer mes dessins avec mes crayons feutres que j’aime tant. Après, je scanne chaque page et je fais les couleurs avec Photoshop. Au début, je ne savais pas trop où je m’en allais, mais j’ai développé ma technique en la faisant.

J’ai même créé un site internet, et une page Facebook (une page Myspace, au début!) et j’ai organisé des concours pour permettre aux lecteurs de devenir un personnage figurant dans l’histoire.

4 gagnants d'un concours. Ce sont les organisateurs du mariage de la Princesse.

4 gagnants d’un concours. Ce sont les organisateurs du mariage de la Princesse.

Ça m’a pris beaucoup trop de temps à compléter mon histoire, qui est en fait la première partie d’une histoire qui va avoir je ne sais pas combien de parties. Après des heures et des heures de travail, j’ai réussi, j’ai fait mon premier album de bande dessinée, et j’en suis vraiment fière!

Maintenant, l’histoire de Gontrand… Gontrand le Chevalier, c’est un chevalier, ou plutôt, c’est une armure de chevalier… C’est une armure qui bouge et qui parle, on ne sait pas trop pourquoi, et même moi je ne suis pas certaine. Peut-être que ça va être expliqué un jour, dans une autre histoire. Donc, Gontrand voyage partout avec son cheval Eugène, et son but est d’aider les gens qui ont besoin d’aide.

Gontrand et Eugène

L’histoire commence dans un Royaume lointain, où le Roi Joséphin et la Reine Gertrude cherchent un mari pour leur fille Gisèle. La Reine voudrait laisser sa fille choisir, mais le Roi décide d’offrir du divertissement à son peuple, alors il organise une compétition avec différentes épreuves. Il y a 6 candidats qui vont essayer de gagner le coeur de la Princesse Gisèle. Mais il y en a un qui a été envoyé en mission par Raymonde, la méchante sorcière…

Les 6 candidats au mariage.

Les 6 candidats au mariage.

La Princesse va tomber amoureuse du Prince Gilbert de la Garnotte, même si c’est un bonhomme fait en roches, et qu’il ne parle même pas!

Elle va vouloir l’épouser, mais ils vont se faire enlever mystérieusement, et le Roi Joséphin va compter sur Gontrand le Chevalier pour aller sauver sa fille. Gontrand va donc partir à sa recherche, avec Glorian le ménestrel et Lisette la paysanne, et ils vont vivre toutes sortes d’aventures ensemble.

Bonne question...

Bonne question…

Pour lire l’histoire et découvrir tous les personnages que j’ai créés, vous pouvez acheter l’album, ou visiter le site internet de Gontrand pour la lire gratuitement!

Voilà qui termine ma présentation… Je voulais vous montrer que chaque livre peut raconter plus qu’une histoire: l’histoire de ses personnages, mais aussi, une partie de l’histoire de la personne qui a créé le livre. Parce que les livres, même s’ils sont des objets magiques qui peuvent nous divertir, nous faire voyager et nous apprendre plein de choses, ils n’apparaissent pas par magie! Il y a des gens qui travaillent fort pour les faire exister, et je pense que de prendre le temps de penser à ça, ça permet d’apprécier la lecture encore plus.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout!