L’histoire parfaite

J’ai presque fini d’écrire le 5e chapitre de la nouvelle histoire que j’ai commencé à écrire à la fin du mois de Janvier, et que j’appelle pour l’instant «Histoire de Marianne» parce que je n’ai aucune idée de titre qui a de l’allure.

Déjà 5 chapitres! C’est clair que ces chapitres-là sont moins longs que ceux de mon histoire de Sechora, qui peuvent prendre plus de 4 mois à écrire, chacun. Donc, des chapitres moins longs, oui, mais je trouve quand même que mon histoire avance bien!

Hier, j’ai même commencé à planifier les prochains chapitres… Mon histoire est planifiée en détails jusqu’au chapitre 8! C’est la première fois, dans ma longue et fructueuse carrière d’auteure inconnue, que je planifie une histoire avec autant de précision. Bon, on s’entend que ce n’est pas si «précis» que ça, mais ça l’est beaucoup plus que quand j’ai écrit «Le Parfum du Vent», mettons.

Vous souvenez-vous de mon carton bleu? Il va être rendu trop petit, à moment donné…

Même si je suis super contente de mon progrès sur cette histoire jusqu’à maintenant, et que j’aime ce que j’ai écrit, j’ai un peu l’impression qu’elle est devenue moins… spéciale, moins… magique, peut-être, qu’avant que je commence à l’écrire.

Dans le fond, tant que l’histoire n’existait que dans ma tête, elle était «parfaite». Elle était un peu comme un film, un film qui pouvait juste jouer dans ma tête. Maintenant qu’elle commence à exister sur papier, et même si je suis fière de ce que j’ai écrit, c’est certain que ce n’est pas exactement fidèle au film. Ce n’est pas nécessairement moins bon, c’est juste différent.

Et puis, tant que je n’avais pas encore commencé à écrire, je pouvais m’imaginer qu’il y aurait des sons de trompettes triomphants pour célébrer l’écriture de chaque partie vraiment importante, et des pluies de confettis à la fin de chaque chapitre!

Mais, non… Il n’y en a pas eu. Quel dommage.

Peut-être que je pourrais m’acheter une trompette, pour célébrer mon progrès comme il se doit? Ou juste prendre un gazou, parce qu’une trompette, ça doit être plus dur à jouer. Et pas de pluie de confettis, ça serait trop chiant à ramasser après. Tant pis.

Je termine donc sur cette réflexion: L’histoire parfaite, c’est une histoire que je n’écrirai jamais. Une histoire qui ne peut exister que dans ma tête. Mais c’est beaucoup mieux travailler sur une histoire imparfaite, la rendre aussi bonne que possible, et en faire un livre dont je pourrai être fière, que de ne rien écrire du tout.

Le film de la semaine: En plein cauchemar

Hier soir, j’ai regardé le film En plein cauchemar, un film d’horreur divisé en quatre petites histoires, sorti en 1983. Le titre original est Nightmares, et je n’ai, bien heureusement et sans grande surprise, pas fait de cauchemar après l’avoir vu.

La bande-annonce donne presque l’impression que le film est plus effrayant qu’il ne l’est en réalité… Lire la suite

Le retour de Livrez au Suivant?

Vous souvenez-vous de mon projet «Livrez au Suivant»?

Non? C’est parfaitement normal.

Quelque part en 2015, si je me souviens bien, j’ai eu l’idée d’offrir 10 copies de mon premier roman, «Le Parfum du Vent», à prix réduit, en incitant les acheteurs à donner leur livre à quelqu’un d’autre après leur lecture. Le concept était que chaque lecteur ou lectrice devait visiter la page «Livrez au Suivant» dans mon blogue, pour prendre en note le numéro de son livre en ajoutant son nom, et sa ville. J’avais envie de voir jusqu’où mes livres pouvaient voyager!

Hélas, comme c’est souvent le cas, mon petit projet n’a pas été un succès. Peut-être que les gens qui ont acheté les 10 livres les aimaient tellement qu’ils ont décidé de les garder! Peut-être qu’ils ne les ont jamais lus, et qu’ils ne les liront jamais. Peut-être qu’ils ont oublié de visiter mon blogue pour y laisser une trace…

Je ne sais pas trop. Je sais juste que ça n’a pas fonctionné, et que ça m’avait déçue.

J’ai donc décidé de tenter l’expérience une nouvelle fois! Pourquoi? Parce que je trouvais mon idée vraiment cool, et que j’aurais aimé ça, moi, participer à quelque chose comme ça. Je veux donc essayer encore.

J’ai justement une copie de mon roman «Le Goût de l’Eau» dont la couverture est un peu maganée… (J’avais contacté une bibliothèque pour leur demander s’ils pourraient être intéressés, ils m’ont demandé de leur envoyer une copie pour décider s’ils avaient envie de l’acheter ou pas, et environ 1 an plus tard, ils me l’ont renvoyée, en mauvais état… Merci beaucoup.)

J’ai donc ajouté ce livre au projet, et je vais le vendre seulement 5$ au lieu de 20$! J’espère que la personne qui l’achètera m’aidera à le faire voyager…

À qui la chance? Ce livre sera sur ma table à ma séance de signature du 6 Avril prochain, à la Librairie Serpent d’ébène de Victo.

Si vous vous souvenez de mon projet parce que vous aviez acheté une copie de mon livre, dans le temps, il n’est pas trop tard pour participer si vous en avez envie!

Le film de la semaine: Le cygne noir

Le film de la semaine est Le cygne noir, The black swan en version anglaise. À ne pas confondre avec le film de ballet qui porte le même nom, parce qu’il s’agit ici d’un film de pirates sorti en 1942!

J’avais enregistré ce film sur Silver Screen Classics, et en voici le résumé peu évocateur: «Un jeune capitaine part à la recherche d’un pirate notoire.» Lire la suite

Extrait du mini livre Henry

Le deuxième livre de ma Mini Collection, «Henry», est disponible dès aujourd’hui!

Le livre met en vedette un jeune homme appelé Henry de Courval, qui va se mettre à rêver de devenir capitaine d’un navire pendant son premier voyage en mer.

Henry va être un personnage assez important dans le nouveau livre que j’ai commencé à écrire à la fin du mois de Janvier. C’est le concept: tous les personnages des 6 premiers livres de ma Mini Collection vont se retrouver dans cette fameuse histoire…

Voici donc, pour vos yeux curieux, un petit extrait du livre Henry:

« Il resta assis pendant que les marins appareillaient pour quitter le port de La Royave. Il resta assis pendant un très long moment. Puis, il se leva, et quitta sa cabine.

Il monta sur le pont. Le ciel était gris, et la mer était plutôt calme, animée par des vents qui leur étaient sans doute favorables. L’île de La Royave était déjà loin derrière eux. Henry inspira longuement l’air salin qui s’offrait à lui, puis s’approcha du second du capitaine qui marchait lentement sur le pont, les mains jointes derrière son dos, et qui supervisait le travail de l’équipage.

– Monsieur Bernat? lui dit Henry pour attirer son attention.

Le second se tourna vers lui avec un sourire mince, mais honnête.

– Que puis-je faire pour vous, Monsieur de Courval?

Henry pinça les lèvres, puis se lança :

– Je me demandais, en fait, si moi, je pouvais faire quelque chose pour vous, Monsieur Bernat.

Le second du capitaine fronça légèrement les sourcils.

– Je vous demande pardon?

– Je suis le seul passager à bord, expliqua Henry, et j’ai l’impression… Enfin, j’aimerais bien, si vous le permettez, faire quelque chose pour me rendre utile.

Monsieur Bernat le considéra d’un air un peu incrédule.

– Nous pourrons bien vous trouver quelques tâches qui ne nécessitent aucune expérience, dit-il enfin. C’est bien ce que vous voulez?

– Oui, Monsieur, approuva Henry en hochant la tête. J’aimerais me rendre utile.

Son interlocuteur sembla étonné et déconcerté par sa demande, mais il faisait des efforts pour ne pas le laisser paraître, et Henry lui en était reconnaissant.

– Laissez-moi en parler avec le capitaine, dit-il avant de s’éloigner.

Henry le regarda se diriger vers l’arrière du navire, où le capitaine, avec toute la prestance qu’il pouvait se permettre, tenait le gouvernail d’un air peu avenant. Henry observa son visage tandis que Monsieur Bernat lui présentait sa demande. Il parut tout d’abord incrédule, il fronça ses sourcils noirs en grattant son crâne chauve, puis arma son visage d’un sourire qui semblait exagérément cruel. Il dit quelques mots à son second pendant qu’une lueur de mépris gonflait ses yeux sombres.

Monsieur Bernat s’inclina, puis revint vers le jeune homme.

– Le capitaine souhaite que vous aidiez Lon à la cuisine, l’informa-t-il, et il veut que vous lui disiez qu’à partir de maintenant, vous allez prendre vos repas avec le reste de l’équipage.

Le second faisait preuve de réserve, comme à son habitude, mais Henry crut lire dans son regard qu’il était sincèrement désolé pour lui. »

Henry avait soif.

Si vous voulez acheter le livre, vous pouvez le commander à partir de mon site internet, ou encore sur le site de Lulu.com.

Il n’est pas disponible en librairie, mais si vous êtes à Victoriaville, vous pouvez le trouver chez Les marchés délice et création au 212 Boulevard Bois-Francs Nord, ou vous pouvez venir me rencontrer à la Librairie Serpent d’ébène le 6 Avril, où je ferai une petite séance de signature de 12h à 16h.

Le film de la semaine: La fosse aux serpents

Hier soir, j’ai regardé un film appelé La fosse aux serpents (The snake pit en version originale) que j’avais enregistré sur Silver Screen Classics, il y a très longtemps.

Le film est sorti il y a encore plus longtemps, en 1948; c’est un film en noir et blanc, que j’ai regardé en version originale anglaise. Je traduirais donc la description du film comme ceci: «Une femme qui a surmonté des tourments se rappelle les horreurs d’une institution psychiatrique». Lire la suite

Code vestimentaire

Quand on est auteur, on n’a pas vraiment de code vestimentaire pour travailler. Je porte souvent un pyjama et une robe de chambre pour travailler sur mes histoires! Quand on est assis tout seul chez nous et qu’on écrit, on peut bien s’habiller comme on veut, n’est-ce pas?

Quand un auteur présente ses livres au public pendant un lancement, une séance de signature ou un salon du livre, il n’a pas vraiment de code vestimentaire non plus, à part celui de l’endroit où l’évènement a lieu, bien sûr!

Quand je présente mes livres aux gens, je porte souvent mon t-shirt «auteure inconnue». Sinon, j’essaie habituellement de porter des vêtements «qui ont de l’allure», c’est-à-dire, pas des t-shirts comme celui-là:

J’adore ce t-shirt!

Peut-être que mon but est de ne pas faire fuir les gens…? Pourtant, peu importe de quelle manière je m’habille, je remarque souvent que les passants semblent plus enclins à s’attarder à regarder les livres sur ma table quand je ne suis pas présente derrière la table en question. Logiquement, donc, même si je suis habillée avec une grosse face d’Alice Cooper, ça ne devrait pas changer grand-chose, n’est-ce pas?

Je commence à me dire que plutôt que d’essayer de porter des vêtements plus «neutres» quand je participe à des évènements pour promouvoir mes livres, je devrais juste m’habiller comme je m’habille quand je suis chez nous (et que je ne suis pas en pyjama!)… Il me semble que ça permettrait aux lecteurs potentiels d’avoir une meilleure idée de qui je suis, ou en tout cas, de la musique que j’écoute. Peut-être que quelqu’un pourrait le trouver cool, mon t-shirt d’Alice Cooper, et que ça lui donnerait envie de s’arrêter à ma table pour me parler.

Et puis, si un passant décide de ne pas acheter mes livres juste parce qu’il n’aime pas le t-shirt que je porte, il n’aimerait peut-être pas mes livres de toute façon. Peut-être, aussi, que je n’ai pas envie d’être lue par des gens qui jugent les autres uniquement selon ce qu’ils portent.

Dans la même suite d’idées, j’ai décidé de faire quelques changements à mon site internet. J’ai redessiné la bande qui se trouve en haut de mon site, parce que je ne l’aimais plus, et aussi, j’ai ajouté du noir tout le tour de la page.

Mon ancien site internet était tout noir, avec les textes écrits en jaune doré. Quand j’ai dû faire mon nouveau site avec Wix, j’ai décidé de le changer pour un design blanc, avec les textes en noir. Je me disais peut-être, inconsciemment, que mon site tout en noir pourrait faire «peur» aux gens… C’est ridicule, je sais… mais on ne sait jamais, avec les gens, de nos jours!

Finalement, je me suis habituée aux textes noir sur blanc, qui sont selon moi plus lisibles qu’avant, mais j’ai remis le fond du site en noir, parce que je trouve que ça me ressemble beaucoup plus comme ça.

Tant pis pour le code vestimentaire qui existe juste dans ma tête!

Le film de la semaine: L’attaque des tomates tueuses

La vie n’était pas facile, hier soir! J’ai réussi de justesse à ne pas m’endormir en regardant L’Attaque des tomates tueuses, film que j’avais enregistré parce que je possède Les Tomates tueuses contre-attaquent en DVD. Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé ce fameux DVD, mais il me semble que le film était plus amusant que celui que j’ai vu hier soir…

Le film est sorti en 1978, et le doublage en français était assez mauvais, surtout vers la fin du film, où pendant certaines scènes j’avais l’impression que les personnages n’étaient même pas en train de parler pendant que j’entendais leurs voix! Lire la suite

Hansel, Gretel et la censure

Connaissez-vous la collection des Contes interdits de la maison d’édition AdA?

Si oui, vous êtes peut-être déjà au courant que le directeur général d’AdA et Yvan Godbout, l’auteur du roman Hansel et Gretel, ont été arrêtés la semaine dernière, et vont être accusés de production de pornographie juvénile. Tout ça, à cause d’un petit passage du roman qui décrit le viol d’une enfant.

Je trouve que la couverture du livre explique très bien que c’est une histoire sombre, qui n’est pas pour les enfants…

Je ne connais pas Yvan Godbout, mais je n’ai lu et entendu que de bonnes choses à son sujet. Il semble très apprécié par ses lecteurs, et par ses collègues auteurs.

J’ai lu son Hansel et Gretel, parce que ma mère me l’avait acheté pour Noël, il y a 2 ans, avec 2 autres livres de la collection des Contes interdits. Oui, il y a beaucoup de choses horribles dans le roman, mais personnellement, ce ne sont pas les scènes de viol qui m’ont marquée le plus. Je dis LES scènes, parce que oui, il me semble qu’il y en avait plus qu’une, alors je ne comprends pas pourquoi une d’entres elles suscite tant la controverse, alors que les autres, c’est pas grave, c’est correct.

Oui, il y a beaucoup de choses horribles dans ce roman… mais justement, c’est un roman d’horreur! C’est une histoire fictive, avec des personnages fictifs, dont le but est de choquer le lecteur, de lui faire peur, de lui montrer ce qu’il y a de plus sombre et de plus sale chez l’être humain.

Le viol d’enfant et la maltraitance d’enfant n’y sont absolument pas glorifiés ou banalisés. Ils y sont présentés comme des choses vraiment dégueulasses, et ceux qui en sont responsables subissent des morts atroces et sanglantes, que dans une histoire fictive mettant en scène des personnages fictifs, ils ont amplement méritées.

Je ne pense pas que les lecteurs, en lisant ce livre, se disent «Ah, j’aime ça quand les enfants souffrent!»… Au contraire, la situation des deux enfants est vraiment insupportable, et on ne peut pas faire autrement que de sympathiser avec eux, et de vouloir que leur cauchemar se termine au plus vite.

Mais bon… de moins en moins de lecteurs vont pouvoir le lire, ce livre, parce que l’inventaire de la maison d’édition a été saisi, et les magasins les retirent de leurs tablettes.

La prochaine étape, ça va être de saisir les exemplaires des gens qui en possèdent, de faire un gros tas de livres, et de les brûler sur la place publique? Tsé…

Je trouve que ça n’a vraiment pas d’allure. Si des accusations comme ça peuvent se produire une fois, ça va s’arrêter où? Est-ce que tous les écrivains québécois et les producteurs de films québécois vont se faire arrêter si quelqu’un trouve un petit quelque chose de déplaisant dans leurs oeuvres? Est-ce que tous les artistes québécois doivent se mettre à avoir peur que leur travail soit censuré, ou pire encore? Est-ce que je vais être accusée de cruauté animale parce que mon Dragon mange des chevreuils dans mes deux romans fantastiques?

Il y a une différence entre la réalité et la fiction. Quant à moi, la vraie vie est beaucoup plus horrible que la fiction. Dans la fiction, bien souvent, les scènes de violence servent à dénoncer la violence qui existe déjà dans la réalité. Les films d’horreur et les livres d’horreur n’incitent pas les gens à imiter ce qui s’y passe. (Bon, il y a des gens qui le font parfois, malheureusement, mais ça, c’est parce qu’ils ont de gros problèmes dans leur tête, et ça, c’est une autre histoire…)

Comme d’autres l’ont dit avant moi dans l’affaire Hansel et Gretel, il me semble que notre système de justice devrait s’occuper d’arrêter les pédophiles et ceux qui maltraitent les enfants dans la vraie vie, plutôt que de s’acharner sur un écrivain de livres d’horreur et un éditeur.

Si cette affaire vous intéresse, je vous invite à lire et à signer cette pétition: https://www.change.org/p/laisser-tomber-les-charges-de-culpabilit%C3%A9-contre-yvan-godbout-et-les-%C3%A9ditions-ada

Le film de la semaine: Les démons de l’esprit

C’est déjà le temps de découvrir un nouveau film de la semaine!

Hier soir, j’ai regardé un film appelé Les démons de l’esprit que j’avais enregistré sur Frissons TV. Le film date de 1972, et il était présenté en version originale avec des sous-titres anglais, ce qui est énervant quand les sous-titres et les personnages ne disent pas du tout la même chose… Pour ce film-là, au moins, les sous-titres étaient bien faits, et donc, pas trop dérangeants. Lire la suite