Film d’écrivain en péril: Crimes au musée des horreurs

Film d'écrivain en péril

Parfois, dans un film d’écrivain en péril, l’écrivain n’est pas exactement en péril mais est plutôt lui-même la source du péril…

J’ai regardé Crimes au musée des horreurs, un film d’horreur britannique sorti en 1959.

Voici ma traduction du résumé qu’en donnait Tubi:

«Un auteur de polars à l’esprit dérangé essaie de créer de vrais crimes pour ses romans, alors il hypnotise son assistant personnel pour l’envoyer commettre des meurtres odieux.»

Ah… rien de tel qu’un résumé de film qui explique exactement ce qui se passe dans le film, n’est-ce pas?

Notre auteur de polars à l’esprit dérangé s’appelle Edmond Bancroft. Il est aussi journaliste, le genre de journaliste qui aime aller écoeurer les policiers pour se moquer d’eux quand ils ne réussissent pas à résoudre les crimes sur lesquels ils enquêtent.

J’ai lu sur la page Wikipédia en anglais du film que le producteur voulait d’abord engager Vincent Price pour jouer ce rôle… Je sais qu’il aurait été excellent, mais comme j’aime beaucoup Vincent Price, sa présence aurait eu pour effet de me faire trouver Edmond sympathique, même s’il ne l’était pas du tout!

Edmond, donc, s’amuse à se moquer des policiers et enquêteurs pendant qu’une série de crimes étranges se déroule dans la ville de Londres

Une série de crimes étranges dont je savais depuis le début qu’il était responsable, tsé, parce que j’avais lu le résumé du film avant de le regarder!

Parfois, sa motivation était de se venger ou de faire disparaître une personne qu’il trouvait encombrante… Mais de manière générale, tout ce qu’il souhaitait, c’était pouvoir écrire des articles sensationnels pour le journal, et aussi s’inspirer pour écrire ses romans.

D’ailleurs, au cours d’une séance de dédidaces pendant laquelle il avait particulièrement l’air bête, il a appris qu’il avait vendu 200 livres en une journée. Oui, 200 livres en une journée! Moi, je ne dois même pas vendre ça en 5 ans!

Peut-être est-il temps que j’apprenne les secrets de l’hypnotisme et que je m’engage un assistant personnel? 🤔

Quelques petits faits sur le film:

Même si le titre en français est Crimes au musée des horreurs, un seul crime a eu lieu dans le musée se trouvant dans le sous-sol de la demeure d’Edmond. Pas tout à fait pertinent comme titre!

Le titre original du film est Horrors of the Black Museum. C’est déjà un peu plus pertinent… Je me suis demandé ce qu’était un black museum, car c’est ainsi qu’Edmond appelait son musée privé, mais il a aussi mentionné que les policiers en avaient un. J’ai fait quelques recherches, et j’ai découvert qu’il s’agit d’un musée gardé par la police de Londres, Scotland Yard. Maintenant, ce musée s’appelerait Crime Museum, donc, musée du crime, mais au début de son existence, il s’appelait Black Museum, musée noir.

Qu’est-ce qui est exposé dans ce musée? Surtout des armes ayant servi à commettre des crimes, des lettres supposément écrites par Jack l’Éventreur, et d’autres objets macabres liés à des cas non résolus et à des tueurs en série. Ça doit quand même être intéressant à visiter, mais le musée n’est, semble-t-il, pas ouvert au public.

Finalement, j’ai appris que quand le film est sorti au cinéma, en 1959, il y avait au tout début une séance d’hypnotisme pour amuser et/ou effrayer les spectateurs. Aller au cinéma, dans ces années-là, ça devait être beaucoup plus spécial que d’y aller de nos jours, quand il y a genre quatre personnes dans la salle et qu’il y en a une ou deux qui passent leur temps à sortir et à entrer…

Paraît-il que par la suite, la séance d’hypnotisme a été retirée parce qu’elle hypnotisait réellement certaines personnes. Serai-je assez brave pour la visionner?

Bien sûr.

Et toi?

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

Film d’écrivain en péril: La part des ténèbres

Film d'écrivain en péril

Hier soir, j’ai regardé La part des ténèbres, un film d’horreur paru en 1993 que j’avais dans ma liste sur Tubi depuis longtemps.

En voici le résumé:

«Le jumeau maléfique vivant dans le cerveau d’un écrivain de livres d’horreur commence à faire un carnage lorsque son frère tente de se débarrasser de son pseudonyme d’auteur.»

Quand j’ai remarqué que c’était un film de George A Romero, je me suis demandé s’il y aurait des zombies!

Au début du film, en voyant le T-shirt sur lequel c’était écrit Castle Rock, j’ai compris que c’était inspiré d’une histoire de Stephen King… Je n’étais pas au courant. Romero et King… ça promettait quelque chose de spécial!

Donc, le film commence avec un petit garçon appelé Thad, qui porte un T-shirt de Castle Rock et qui est en train d’écrire une histoire. Tout à coup, il entend des cris de moineaux et il a un malaise…

Bon, on voit aussi un gros nuages d’oiseaux s’envolant d’un arbre, mais plus tard le film cherche à nous faire comprendre que les cris d’oiseaux avaient été hallucinés par Thad, donc j’imagine qu’ils n’étaient pas réellement là? Ce n’était pas tout à fait clair. Mais ils étaient d’excellents acteurs, ces moineaux!

Thad reçoit l’attention médicale dont il a besoin, et le médecin découvre que son frère jumeau, qu’il avait absorbé en lui avant sa naissance, a… ressurgi dans son cerveau sous la forme d’un oeil tout blanc, deux narines, et deux minuscules dents, dont une cariée!

Hummm… Bon, je n’avais vraiment pas besoin de voir ça.

Quoi qu’il en soit, après le succès de sa chirurgie, Thad a pu continuer sa vie normalement, sans s’évanouir en ayant des hallucinations auditives de cris de moineaux, et en croyant que le médecin lui avait simplement retiré une tumeur. Hourra! Vive la médecine!

Cependant, 23 ans plus tard, les problèmes recommencent pour Thaddeus Beaumont, maintenant devenu auteur et papa de deux petits jumeaux particulièrement expressifs. Thad n’a pas énormément de succès avec ses livres, hélas… Les livres de son alter ego, George Stark, se vendent très bien. Mais il n’aime pas les écrire et préférerait que ses vrais livres aient du succès.

Un jour, un homme l’aborde et essaie de lui faire du chantage: si Thad ne le paie pas, il va révéler à tout le monde que George Stark n’existe pas et qu’il a en quelque sorte trompé ses lecteurs.

Après en avoir discuté avec son épouse, Thad décide de couper l’herbe sous le pied de cet homme et de révéler lui-même à la presse sa double identité, mettant aussi officiellement fin à la carrière de George Stark pour se concentrer sur la sienne.

Suite à sa déclaration publique, un homme mystérieux se met à assassiner des gens faisant partie de la vie de Thad…

Ayant lu le résumé du film, j’ai présumé que c’était tout simplement le jumeau maléfique de Thad qui prenait le contrôle de son cerveau pour commettre des crimes. Mais ce n’est pas exactement ça. C’est… plus bizarre que ça, et je n’ai pas trouvé ça tout à fait clair.

J’ai beaucoup apprécié le film, malgré son manque de clarté sur certains points. Je suppose que le livre doit avoir plus de sens!

Quelques effets spéciaux m’ont fait rire, mais c’est souvent comme ça que j’aime mes effets spéciaux de films d’horreur: intenses, bizarres, et un peu ridicules!

Ah, et finalement, est-ce qu’il y avait des zombies? Pas tout à fait, mais presque.

Pour finir, je dois mentionner que je suis jalouse du bureau d’écriture secret de Thad, caché derrière une étagère de bibliothèque coulissante au coeur de son « chalet », qui vu de l’extérieur semblait être aussi gros que mon bloc d’appartements.

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

Film d’écrivain en péril: Accidental Exorcist

Film d'écrivain en péril

Me revoici enfin avec une nouvelle chronique de film d’écrivain en péril!

Bon, la dernière fois que j’ai regardé un film avec un écrivain, j’avoue que je l’avais trouvé tellement mauvais que j’avais décidé de ne pas en parler dans mon blogue. Après ça, on dirait que j’avais presque peur d’en regarder un autre, au cas où ça serait aussi pénible.

Heureusement, je n’ai pas été déçue avec Accidental Exorcist, un film d’horreur paru en 2016 que j’ai regardé sur Tubi.

Le résumé du film était tellement long que je ne me suis même pas donné la peine de le lire jusqu’à la fin. Tsé, le genre de résumé qui essaie presque d’expliquer le film au complet…

Voici donc ma version abrégée et traduite en français:

«Richard Vanuk a une trentaine d’années, c’est un alcoolique pauvre et un mauvais écrivain. Il n’a pas le temps de travailler sur son roman parce que son travail d’exorciste, pour lequel il a un talent naturel, le garde trop occupé.»

Le film suit donc les mésaventures de Richard, un gars qui vit dans un minuscule appartement miteux et dégueulasse, et qui est lui-même assez dégueulasse. Il semble ne pas avoir pris de douche et ne pas avoir dormi depuis au moins 12 ans.

Malgré tout, j’ai rapidement ressenti beaucoup d’empathie pour lui. Il n’était pas toujours très intelligent et il faisait clairement des choix de vie plutôt douteux, mais c’était une bonne personne et il faisait pitié. J’aurais aimé qu’il se lave et prenne sa vie en mains!

Ce que j’ai trouvé particulièrement original, c’est que contrairement aux films d’exorcisme typiques, celui-là n’avait rien de religieux. Richard n’est pas un prêtre, et il ne lit pas la Bible en jetant de l’eau bénite sur les gens possédés qu’il aide. Non. Il jase avec eux en étant bien relax, et ensuite il leur donne quelques petits coups sur le front et pouf! le démon s’en va.

Il a un don qui lui permet de chasser les démons. En fait, j’ai eu l’impression qu’il les ramenait chez lui…

Le film était étrange, un peu dramatique avec un côté humoristique. J’avoue qu’à certains moments je me suis demandé, mon dieu, où est-ce que ça s’en va, tout ça? Quel est le but de cette série de scènes??

Je n’ai pas tout à fait trouvé ma réponse parce que je n’ai pas vraiment compris la fin du film. Ou plutôt, j’ai une théorie, mais je doute qu’elle soit bonne parce qu’elle n’a pas vraiment de sens.

Même si la fin m’a laissée dans la confusion, j’ai quand même trouvé le film captivant, ce qui est une très bonne chose!

Et finalement, est-ce que le pauvre Richard a réussi à écrire son livre?

Non, hélas… Il était trop occupé. (C’est souvent ça, la vie d’auteur.)

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

Film d’écrivain en péril: Winifred Meeks

Film d'écrivain en péril

Après une longue absence, je fais un retour en force avec une nouvelle chronique de Film d’écrivain en péril!

Hum… Bon, ok, je ne peux vraiment pas appeler ça un retour en force. Désolée.

Hier soir, j’ai regardé le film Winifred Meeks, un film d’horreur britannique paru en 2021.

Voici la traduction du résumé qu’en donnait Tubi:

«Une auteure de romans policiers pour adolescents loue une maison pour y finir un roman, mais un esprit inquiétant ayant déjà vécu dans cette maison a sa propre histoire à raconter.»

Le film semblait prometteur. Pendant sa première nuit dans sa maison louée, Anna James, l’auteure, regarde la version originale de Nosferatu, pour ensuite s’endormir sur House on Haunted Hill avec Vincent Price, mon héros.

Et c’est à peu près ce qui s’est passé de plus intéressant dans le film… Ah, oui, il y a aussi un gros plan sur un beau geai bleu venu se nourrir dans une mangeoire!

Sinon, on voit Anna regarder la télé… Boire une coupe de vin en écoutant des émissions qui n’ont aucun rapport à la radio. Dormir. Se réveiller. Écrire un peu. Faire du yoga. Parler au téléphone. Prendre une marche. Vivre sa vie.

On voit très souvent des corbeaux voler dans le ciel. Des nuages. La mer. Une falaise. Des couchers de soleil… Oui oui, c’est très beau, tout ça, mais je me demande quand même si c’était nécessaire de voir ces images aussi longtemps, et aussi souvent.

Comme le résumé nous le fait savoir, bien sûr, la maison est hantée. Il se passe des choses un peu étranges. Anna se sent de plus en plus mal à l’aise, et pourtant, elle ne songe pas une seule seconde à simplement ramasser ses affaires, et partir. La location a dû lui coûter vraiment cher, et elle ne devait pas pouvoir demander de remboursement, j’imagine!

Il y a bien quelques petites scènes effrayantes et stressantes, mais elles ne sont pas toujours très efficaces, soit parce qu’elles se déroulent surtout dans le noir (tsé, si tu es un fantôme et que tu veux faire peur à quelqu’un, commence par allumer la lumière, ça va être plus facile si la personne te voit au moins un peu), ou parce que la caméra ne montre tout simplement pas ce qui se passe, et que moi, dans ces moments-là, je ne suis pas très bonne pour deviner.

Quand même, ça prouve une fois de plus qu’écrire des livres, ça peut être dangereux, ou en tout cas, plus ou moins épeurant si on le fait dans une vieille maison louée!

Je vais continuer à écrire chez moi. C’est plus sécuritaire.

La bonne nouvelle c’est qu’il me reste plein de films d’écrivain dans ma liste… Je devrais essayer de les regarder plus régulièrement.

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

Films et nostalgie

C’est bien connu: je n’attends pas la période de l’Halloween pour écouter des films d’horreur. J’en écoute toute l’année.

Pour faire différent, j’ai donc eu l’idée de revisiter des classiques de mon enfance, comme par exemple, Ernest à la chasse aux monstres!

Je me souviens d’avoir vu ce film-là plusieurs fois quand j’étais petite… La vie était dure, dans ce temps-là: quand on voulait revoir un film qu’on aimait, il fallait attendre qu’il passe à la télé. Maintenant, il existe plusieurs autres options, comme par exemple ma collection de DVDs. (Hé oui, je suis démodée de même, moi, je n’ai pas Netflix ou un autre truc du genre!)

J’avoue que je ne sais pas trop pourquoi Ernest était un de mes héros d’enfance… En plus, comme mon DVD est seulement en anglais, qu’il n’y a pas de sous-titres, et qu’il parle vraiment vite, j’avais de la misère à comprendre tout ce qu’il disait! Je pense qu’en fait j’ai toujours trouvé ça cool que, même si c’est un adulte, il ne se comporte pas comme un adulte normal, et ses seuls amis, dans le film, sont son chien, et des enfants avec lesquels il construit une super cabane dans un arbre.

Peut-être que j’ai toujours su que, comme Ernest, je ne serais jamais une adulte normale… sans toutefois devenir aussi intense et stupide que lui! 🤪

Le film est ridicule, mais il y a quand même une scène qui m’avait vraiment fait peur dans le temps. Celle où la petite fille regarde sous son lit, en s’attendant à y voir un troll… et quand elle se relève, le troll est à côté d’elle dans son lit!

À cause de cette scène-là, quand je ressentais le besoin de vérifier s’il y avait un monstre sous mon lit, je me couchais toujours de travers sur mon matelas pour ne pas qu’un monstre puisse venir se coucher à côté de moi sans que je m’en rende compte. Tsé, on n’est jamais trop prudents!

J’ai aussi l’intention de regarder Casper, un autre film qui a été très important dans mon enfance! Je me souviens d’être allée le voir au cinéma… Et j’avais eu plein de marchandise de Casper, comme par exemple cette figurine qui brille toujours dans le noir, même si elle a un peu jauni avec les années.

Je pense que ce que j’aimais le plus dans le film, c’est la maison, et surtout le passage secret qui mène dans le sous-sol. Et aussi, le fait que ça se passait dans le temps de l’Halloween, comme le film d’Ernest! C’est toujours cool de voir les décorations et les costumes des gens.

Avant l’année passée, je n’avais pas vu la plupart des films de la franchise Halloween. Les seuls que je connaissais vraiment, ce sont ceux de Rob Zombie.

Ces films-là ne me rendent pas nostalgique de la même manière qu’Ernest et Casper. Ce n’est pas le même genre de films, non plus! Mais comme c’est avec eux que j’ai découvert Michael Myers, quand j’ai regardé les films originaux, je ne pouvais pas m’empêcher de faire des comparaisons avec la version de l’histoire que je connaissais déjà.

J’ai écouté le premier l’autre soir… et j’ai découvert que plusieurs des évènements dont je me souvenais se passaient en fait dans le deuxième film. Lui aussi, je me souviens très bien de l’avoir vu au cinéma. Je devrais le réécouter ce soir…

Après tout, l’Halloween, c’est demain! Après ça, ça ne sera plus pertinent d’écouter des films d’Halloween.

Heureusement que, comme mon ami Ernest, je ne me soucie pas vraiment de faire ce qui est pertinent…

Et vous, est-ce qu’il y a un ou des films qui vous rappellent des souvenirs d’Halloween? 🎃📺

Joyeuse Halloween, les amis! Soyez prudents…

Film d’écrivain en péril: 11-11-11

C’est le temps de parler d’un autre film d’écrivain en péril!

Hier soir, j’ai regardé le film 11-11-11, un film d’horreur paru en 2011. Frissons TV en donnait cette description: «Après la mort de sa femme et de son enfant, un auteur se rend à Barcelone pour voir son frère et son père mourant, et apprend que sa vie sera marquée par les évènements qui vont se produire le 11 novembre 2011.»

Wow, ça semble vraiment joyeux, n’est-ce pas? Tout le monde est mort ou mourant, et la vie du gars change à cause d’une série de 11. Voyons voir…

Joseph Crone est un auteur qui a perdu sa foi en Dieu le jour où sa femme et son fils sont morts dans un incendie. Il a aussi perdu son inspiration, et au lieu d’écrire un nouveau roman, il écrit son journal intime pour essayer de se remettre de la perte tragique de sa famille…

Après avoir survécu à un accident de voiture, qui s’est passé exactement à 11h11 (sa montre brisée en témoigne), il apprend que son père est mourant, et il saute donc dans un avion pour se rendre auprès de lui, à Barcelone.

Son frère Samuel, un pasteur en chaise roulante, vit avec leur père dans une maison un peu sinistre, où habite aussi Ana, leur femme de chambre. C’est assez évident que Joseph n’aime pas son frère ni son père, peut-être surtout parce qu’ils sont tous les deux pasteurs. D’ailleurs, personne ne se préoccupe vraiment du pauvre père mourant… Heureusement que l’ambulance est venue le chercher après sa mort.

Joseph est préoccupé par les apparitions répétées du chiffre 11 dans sa vie: il constate que plusieurs évènements se sont produits soit le 11 novembre, ou à 11h11, ou les deux. Ils se met à voir ces chiffres partout, et quand il cherche la signification de tout ça sur internet, il lit toutes sortes de textes occultes qui annoncent que des êtres d’un autre monde, appelés les êtres médians (ou los demonios selon Ana), tentent de contacter les gens sensibles au chiffre 11.

Moi, je pensais que quand on voyait par hasard les chiffres 11:11 en regardant l’heure, il fallait faire un voeu! Mais il semblerait que ce soit aussi relié à plein de prophéties obscures et de concepts de numérologie, ce qui explique peut-être pourquoi mes voeux ne se réalisent pas?

Devenant de plus en plus obsédé par toute cette histoire, Joseph passe près de la moitié du film à se dire qu’il devient fou et qu’il perd la raison, tout en répétant à son frère sceptique que s’il croit à un vieux monsieur barbu qui vit dans les nuages et à un homme qui marche sur l’eau, il devrait aussi croire à cette histoire d’êtres venus d’une autre dimension.

Sérieusement, il a dû répéter ça au moins 11 fois dans le film… Tu aurais mieux fait de juste rentrer chez vous et d’essayer d’écrire un autre roman à succès, Joseph.

À force d’être témoin de choses étranges et d’apparitions de petits demonios, qui ressemblent en fait à des sorcières-gobelins portant des robes noires à capuchon, il finit par croire que son frère est un nouveau prophète, qui sera sacrifié le 11 novembre 2011, à 11h11, afin de permettre au diable de régner sur terre. Et lui, son rôle, c’est de le protéger!

Il était dur à suivre un peu, mettons… Au début il pensait que les êtres médians étaient des anges qui avaient un message céleste pour lui, mais après leur avoir vu la face, il a changé d’idée.

On finit par à peu près comprendre, à la fin du film, qu’il y avait bien une conspiration surnaturelle entourant le 11:11… mais que les apparences sont trompeuses. 😈

La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est que le journal intime de Joseph deviendra un best-seller… Le rêve de tout auteur! Ou pas.

Film d’écrivain en péril: Fenêtre secrète

Hier soir, j’ai décidé de rendre hommage à Johnny Depp en regardant le film Fenêtre secrète, paru en 2004, que j’avais déjà vu, il y a longtemps.

Comme j’aime plusieurs des films de Johnny Depp, j’ai été surprise, et déçue, d’une certaine manière, lorsque son ex-femme l’a accusé de violence conjuguale il y a quelques années. Mais depuis plusieurs jours, je suis le procès pour diffamation qui les oppose tous les deux, et je suis de plus en plus convaincue que c’est elle, et non lui, qui a été violente, manipulatrice, et menteuse. Au lieu de l’avouer, elle continue de l’accuser de plein de choses, sans aucune preuve crédible. Bref, un scénario digne d’un film d’horreur…

Mais les psychopathes narcissiques qui essaient de détruire les autres sans aucun remords, ça existe dans la vraie vie, pas seulement dans les films.

Pour en revenir à Fenêtre secrète, je l’avais enregistré sur Cinépop, qui en donnait ce résumé: «Un écrivain est harcelé par un inconnu qui l’accuse de plagiat.»

Comme je l’ai dit, j’avais déjà vu ce film, mais je ne me souvenais plus du tout de l’intrigue. Tout ce dont je me souvenais, c’était de Johnny Depp qui détruisait sa salle de bain en croyant se défendre contre un intru, et qui finissait par réaliser qu’il n’y avait personne et par se dire «J’ai tué un miroir… et ma porte de douche!».

Au début du film, j’ai constaté qu’il avait été inspiré d’une nouvelle écrite par Stephen King. Selon Wikipédia, la nouvelle semble ressembler beaucoup au film, mais avec une fin différente…

Donc, notre écrivain en péril, Morton Rainey, vit dans un chalet près d’un lac. Il a perdu son inspiration, passe ses journées en robe de chambre à dormir sur son divan, et étire le processus de son divorce avec sa femme, qui l’a trompé avec un homme très antipathique.

Un jour, un homme louche, qui dit s’appeler John Shooter, vient cogner à sa porte et l’accuse d’avoir plagié son manuscript. Morton compare le manuscript que lui laisse cet homme avec un de ses romans, et constate qu’ils sont en effet très semblables. Pourtant, il prétend avoir écrit cette histoire et l’avoir publiée, d’abord dans un magazine, 2 ans avant que Shooter ait écrit sa version…

Shooter insiste pour avoir des preuves de ce qu’il avance… Il devient même violent et menaçant, mais au lieu de réclamer de l’argent, il demande à Morton de réécrire l’histoire, avec sa vraie fin, et de la publier avec son nom à lui sur la page couverture. Oui oui, John Shooter est louche.

Mais plus l’histoire avance, et plus on comprend que, finalement, c’est assez normal que ses demandes et ses actions soient incohérentes…

Film d’écrivain en péril: La maison de l’amour et la mort

Avec la finalisation et la publication de La quête de Marianne, j’ai pris une longue pause dans ma chronique de commentaires de films mettant en vedette des écrivains en péril. Chaque fois que je parcourais ma liste de films enregistrés, j’en voyais plein avec des auteurs et auteures, et je me disais que j’allais devoir m’y remettre un bon soir!

Me voici donc pour vous parler de La maison de l’amour et la mort, version française de Death at Love House, un film américain paru en 1976. Comme c’est souvent le cas, il s’agit d’un film d’horreur que j’ai enregistré sur Frissons TV.

Résumé: «Un jeune écrivain d’Hollywood est fasciné par une résidence hantée par le souvenir d’une vedette du cinéma muet.»

Il s’agit en fait de deux écrivains: Joel Gregory et sa femme Donna, qui veulent travailler ensemble à l’écriture d’un scénario pour un film sur Lorna Love, actrice mythique et mystérieuse renommée pour sa beauté. Ils décident donc de s’installer dans l’ancienne maison de Lorna, qui après sa mort, s’est fait embaumer et exposer dans une vitrine dans l’immense jardin de sa résidence.

Non, vraiment, ce n’est pas un tombeau, c’est une vitrine. Son corps est exposé dans une vitrine, et elle est très bien conservée, si on considère qu’elle est là depuis l’époque du cinéma muet…

Une fois dans la maison, Joel et Donna parlent avec Mme Joseph, la gouvernante, qui leur explique que le père de Joel, un peintre célèbre, a eu une relation amoureuse passionnée avec Lorna. Quelle coïncidence, quand même!

Le couple mène ensuite des entrevues avec différentes personnes qui ont connu Lorna, et qui la décrivent soit comme une femme charmante, soit comme une horrible vipère sans âme, menteuse et manipulatrice. On apprend aussi qu’elle fréquentait apparemment un «Père du feu éternel», qui devait être une sorte de prêtre d’un culte satanique, puisque Donna trouve un poignard rituel dans la maison, et qu’une silhouette vêtue d’une cape noire décorée d’une image de Baphomet rôde aux environs et s’en prend à quelques personnes.

Plus le film avance, plus Joel est obsédé par Lorna, au point où il finit par être hypnotisé par elle et par ne plus reconnaître sa femme… qui elle, tente de le convaincre de quitter la maison avant qu’il ne soit trop tard.

La supposée enquête des deux écrivains pour percer les mystères entourant la vie et la mort de Lorna ne donne pas grand-chose d’intéressant, en fin de compte… Ah, mais on finit quand même par comprendre pour quelle raison elle était aussi bien conservée dans sa vitrine!

Pour terminer, il faut que je mentionne le chat noir de la maison… Dans les films d’horreur qui se déroulent dans une grande maison un peu sinistre, il y a souvent un chat. Pourquoi? Parce qu’un chat qui bondit dans le noir en miaulant est une bonne façon d’effrayer les personnages, bien sûr!

Mais dans ce film-là, le chat, après avoir rempli son rôle de chat pendant un moment, se retrouve… empaillé dans une bibliothèque pour une raison inconnue? Bon, peut-être qu’il n’était pas empaillé. Mais pendant que Joel quitte la pièce, la caméra s’arrête sur le chat, debout sur une étagère avec la gueule ouverte et les yeux écarquillés, presque comme ça: 🙀.

Pourquoi? Aucune idée. Surtout que personne dans le film ne l’a remarqué, sauf le caméraman. Ensuite, le chat n’apparaît plus à l’écran… Repose en paix, petit chat!

Film d’écrivain en péril: La maison hantée

Me revoici enfin avec mes commentaires inutiles sur un film mettant en vedette un écrivain en péril!

Bon, j’appelais ça «Le film de la semaine», parce qu’au début de cette aventure, je commentais vraiment un film par semaine. Mais comme ça fait longtemps que ça a changé, il était temps que je change le titre de ma chronique, non?

Ces temps-ci, je travaille fort sur la révision de La quête de Marianne. Mais comme l’Halloween s’en vient, je me suis dit que je pourrais prendre le temps de regarder et commenter un charmant film appelé La maison hantée!

En fait, ce film n’était pas vraiment charmant, hélas…

La maison hantée, version française de The House that Screamed, est un film d’horreur américain sorti en 2000 que j’avais enregistré sur Frissons TV. Certains des personnages du film semblaient tout droit sortis des années 70, mais je ne sais pas si c’était voulu ou non.

Résumé: «Un écrivain veuf depuis peu loue une maison hantée pour y trouver l’inspiration nécessaire à l’écriture de son nouveau roman, mais les fantômes qui la hantent se révèlent beaucoup plus menaçants que prévu.»

Le film commence avec un narrateur, et un texte qui défile devant l’image d’un cimetière, pour nous avertir du fait que le seul mystère non résolu, au début des années 2000, est: y a-t-il une vie après la mort?

Ah, ben coudonc… C’est sûr que ça fait un bout de temps, l’an 2000, mais je ne me rappelle pas que c’était aussi peu mystérieux que ça.

Après cette introduction tragique qui nous met aussi en garde contre les maisons hantées, on voit une fille qui prend sa douche, puis une série d’images effrayantes, comme une tête décomposée, une main de zombie clouée à un mur, une petite fille avec une hache sanglante dans la main, et… euh… une femme en lingerie rouge qui se trémousse? Ah, ok.

On rencontre ensuite Marty Beck, écrivain, que j’ai tout de suite trouvé très antipathique… Disons que ça ne m’a pas aidée à m’intéresser à ses mésaventures tout au long du film. J’étais plutôt portée à dire «Ah, man, come on, pourquoi tu fais ça? T’es ben cave…». Mais à bien y réfléchir, juger Marty était pas mal l’aspect le plus intéressant/amusant du film.

Donc, comme le résumé le dit, Marty se rend dans une ville où il loue une maison hantée auprès d’une agence immobilière, et en chemin, il nous montre à quel point il se fout de ses lecteurs en disant à un monsieur, qui lui avoue avoir lu et aimé tous ses livres, qu’il doit sûrement être masochiste… pour ensuite refuser de lui signer une dédicace, et se sauver en lui promettant de lui envoyer son prochain roman décidacé, alors qu’il n’a ni son nom ni son adresse. Wow!

Une fois qu’il a emménagé dans la maison, plein de choses effrayantes (ou juste vraiment gossantes) lui arrivent, comme par exemple, quelqu’un qui frappe à la porte de la maison quand il prend son bain, pour ensuite disparaître. C’est vrai que ça fait peur, l’idée de devoir sortir de son bain pour aller répondre à la porte avec une serviette autour de la taille. 😱

Bon, il lui arrive aussi des choses plus troublantes. Mais plutôt que de simplement partir, notre cher ami Marty décide de rester, car la maison l’inspire pour son prochain livre. L’inspiration, on ne peut pas contrôler ça, quand on est auteur. Elle vient, ou elle ne vient pas. Ça ne lui dérange pas qu’un auteur puisse être en danger, ou que des fantômes malveillants puissent vouloir le tuer.

Je suis quand même heureuse que mon inspiration à moi ne m’ait jamais mise en péril de cette manière-là!

Ah, et selon Marty, oui, les auteurs sont bizarres… mais c’est pire dans le monde du cinéma. (Cette pensée résume assez bien le film!)

Le film de la semaine: Ténèbres

Je n’écris pas souvent dans mon blogue ces temps-ci… mais ce n’est pas parce que je manque d’inspiration!

En fait, j’écris beaucoup. J’écris chaque jour. Et mes deux histoires en cours avancent très rapidement! Je passe donc moins de temps à réfléchir à ce que je pourrais bien partager dans mon blogue…

Mais je continue à regarder des films, alors voici le film de la semaine: Ténèbres, un film d’horreur italien de 1982. C’est un autre film d’écrivain en péril, et Frissons TV en donnait ce résumé:

«Un écrivain américain à Rome est traqué par un tueur en série qui s’acharne à le harceler tout en tuant toutes les personnes associées à son travail sur son dernier livre.»

Dès le début du film, on a droit à une petite leçon d’italien tandis qu’un personnage mystérieux portant des gants de cuir noirs lit en français un livre écrit en italien. Je n’ai pas tout retenu, mais je peux vous dire que «le meurtre», en italien, c’est «l’omicidio»!

Ou plutôt, homicide doit se traduire par omicidio. Tout ça pour dire que l’italien est plus facile à lire et à deviner que le mandarin. Pour moi, en tout cas!

Le livre lu par le personnage mystérieux est Ténèbres, un livre écrit par Peter Neal, qui quitte New York pour se rendre à Rome, là où son agent lui a préparé une grande tournée de promotion. Mais dès son arrivée dans son appartement luxueux, il est accueilli et interrogé par la police: le cadavre d’une femme a été retrouvé dans l’appartement d’à côté, et elle avait des pages de son dernier livre enfoncées dans la bouche…

D’autres femmes sont tuées, l’agent de Peter s’est acheté un nouveau chapeau qui devient un élément comique et absolument inutile du film, un chien enragé poursuit une pauvre fille pour aucune raison, et il faut essayer de deviner qui est le tueur (ou la tueuse?), et à qui appartiennent les souvenirs étranges qu’on voit de temps en temps dans des flashbacks.

Malgré mes efforts, je n’ai pas réussi à deviner qui était le tueur… ah, en fait, il y en avait deux, finalement! Ou trois, si on compte la statue aux longues pointes en miroir qui décide de s’en mêler et de mettre un terme à tout ça. Et Peter n’était pas exactement un écrivain en péril, mais plutôt un écrivain fou…

Je dois dire qu’il n’était pas très sympathique comme personnage, et qu’il n’avait pas l’air de vraiment se soucier des meurtres qui semblaient inspirés par son livre.

Et j’avoue que ça me fascine, à quel point il y a plusieurs films dont l’histoire tourne autour d’un écrivain qui voit des éléments de ses livres devenir réels…