Ourse Ardente: un extrait

Je travaille toujours à la correction de mes histoires courtes… J’ai presque terminé.

Dès que mon recueil sera prêt en version numérique, il sera envoyé à tous les gens merveilleux qui ont participé à mon projet Livrez au Suivant en me fournissant une phrase à partir de laquelle j’ai écrit une histoire.

Ceux et celles qui n’ont pas participé au projet pourront aussi se procurer le recueil, pour une somme très modique. Les histoires sont écrites dans des styles différents, et je crois qu’il y en aura pour tous les goûts.

En attendant, voici un extrait de l’histoire qui a inspiré l’image de couverture ainsi que le titre de mon recueil: Ourse Ardente. Cette histoire a été écrite à partir de la phrase de France Brière.

Ourse Ardente

Mère pour la vie, mère et grand-mère. Oria avait toujours été fière de ces deux rôles. Son mari était mort depuis longtemps. Elle avait élevé ses quatre enfants seule, et lorsque trois d’entre eux se marièrent et eurent à leur tour des enfants, elle se donna pour mission de devenir la grand-mère idéale. Elle s’était montrée à la hauteur de sa mission, si bien que tous les enfants du petit village de Rac s’étaient mis à l’appeler Grand-maman. Elle en était ravie. Son coeur était assez grand pour tous. Elle s’occupait même de Bo et Ysa, deux oursons orphelins qui la visitaient souvent et qui avaient besoin de nourriture et de réconfort.

Elle n’avait jamais eu peur de travailler dur, et elle avait toujours su se débrouiller avec presque rien. Elle aimait sa famille plus que tout, et sa vie était remplie de bonheur. Rien au monde ne la rendait plus heureuse que de passer un après-midi dans son jardin ensoleillé, entourée de ses sept petits-enfants et de ses oursons.

Mais depuis quelques mois, une ombre s’installait peu à peu dans son coeur. La situation du pays était instable. Le Pays d’Obajour, à la frontière est de la Galetrie, avait commencé à s’emparer de quelques villages. Des soldats s’attaquaient fréquemment à Bannes, la capitale de la Galetrie, qui se trouvait près du village de Rac, de l’autre coté du fleuve. Malgré l’opposition de sa mère, Lazlo, son fils aîné, avait décidé de rejoindre l’armée de Bannes qui s’affairait à repousser les envahisseurs.

Le Pays d’Obajour menaçait d’envahir la Galetrie depuis plusieurs années, mais personne ne s’attendait vraiment à les voir un jour passer à l’acte. Et personne en Galetrie ne savait pour quelle raison leurs terres étaient tant convoitées par leurs voisins de l’est. Certains racontaient qu’ils étaient intéressés par un minerai précieux qui abondait dans le sol, mais personne n’aurait pu dire de quel minerai il s’agissait. D’autres disaient que les familles riches du Pays d’Obajour étaient tout simplement à la recherche d’esclaves.

Oria se préoccupait peu de savoir ce qui motivait réellement ces comportements hostiles. Elle n’avait jamais rien compris à la guerre, ni à la violence. Elle aurait aimé pouvoir tout simplement nier leur existence, et continuer à croire qu’elle serait toujours à l’abri chez elle, où vivaient aussi Tasha, sa plus jeune fille, avec ses enfants Sarine et Pel. Elle savait cependant qu’un jour ou l’autre, les habitants de Rac seraient en danger.

Elle le savait, parce qu’elle entendait chaque jour des nouvelles inquiétantes. Si elle tenait à se garder au courant de l’avancement des troupes du Pays d’Obajour, c’était d’abord et avant tout parce qu’elle espérait recevoir des nouvelles de Lazlo. Depuis qu’il était parti pour Bannes, il semblait que personne ne l’avait vu. Elle parlait chaque jour avec les villageois, surtout avec ceux qui voyageaient fréquemment entre Rac et la capitale, ou qui se rendaient souvent dans d’autres villes et villages du pays. Aucun d’entre eux ne pouvait lui dire où était son fils, ni ce qui lui était arrivé. Il avait rejoint l’armée de Bannes, puis, semblait-il, il avait disparu.

En revanche, on rapportait presque chaque jour qu’un nouveau village était tombé aux mains de l’envahisseur, ou encore que les soldats de Bannes combattaient vaillamment afin de garder leurs positions.

Les jours passaient, et aucune nouvelle de son fils aîné ne parvenait à ses oreilles. La peur était sur toutes les lèvres, dans tous les regards. Oria tentait de masquer ses inquiétudes afin de ne pas attrister ses petits-enfants, mais ceux-ci sentaient tout de même que quelque chose n’allait pas.

Sa fille aînée Adelina habitait la ville de Minc avec son mari Ryn et leurs quatre enfants Drad, Bess, Iss et Artin. Ils venaient souvent la visiter à Rac, mais depuis que la situation du pays avait commencé à se détériorer, leurs visites se faisaient de plus en plus rares. Même son plus jeune fils Joni, qui habitait Rac avec sa femme Lila et leur fille Eresa, venait la voir de moins en moins souvent. Lui qui était d’ordinaire si souriant avait maintenant un air soucieux et craintif dont il ne se défaisait plus.

Vers le milieu de l’automne, elle implora Joni de l’accompagner jusqu’à Bannes. Elle sentait qu’elle n’arriverait pas à savoir si quelque chose était arrivé à Lazlo, mais elle tenait tout de même à se rendre sur place afin d’y glaner le plus d’informations possible.

Ils se rendirent donc à Bannes, où ils apprirent rapidement que des mouvements de résistance étaient en train de s’organiser dans plusieurs des villes du pays. Les habitants se rassemblaient pour discuter de ce qu’ils savaient des actions de l’ennemi, et les plus braves d’entre eux étaient prêts à assister l’armée de Bannes, ou encore à repousser les soldats du Pays d’Obajour de leur propre initiative.

Car partout dans les rues de Bannes, on racontait que l’ennemi avait l’intention de prendre toute la Galetrie par la force, une ville à la fois. Oria et Joni discutèrent avec beaucoup de gens, mais comme ils s’y attendaient, personne ne put les renseigner sur le sort de Lazlo, pas même le haut gradé de l’armée de Bannes qu’ils parvinrent à rencontrer.

Déçus, ils rentrèrent à Rac. Ils ramenèrent de leur court voyage de nouvelles inquiétudes, mais aussi de nouvelles idées; ils allaient inciter les habitants de leur village à se joindre au mouvement de résistance.

Ils parlèrent de leurs intentions à ceux qui voulurent les écouter, et bientôt, les plus vaillants décidèrent de se joindre à eux. Avec 12 membres, la Résistance de Rac commença ses activités. On donna à Joni le titre de Chef. Quant à Oria, dont l’implication dans ce groupe étonnait plusieurs personnes, elle reçut le nom de code Ourse Ardente, et ce nom lui plaisait beaucoup.

Fin… de l’extrait!

Illustrer la couverture d’un livre, partie 5

Voici la dernière partie de la série Illustrer la couverture d’un livre!

À la fin de la partie 4, j’avais ajouté quelques touches de couleurs aux silhouettes de mes personnages. En continuant mon travail, j’ai pris pleiiin de photos, de plein de petites étapes, et là, en les regardant, je ne vois plus vraiment les différences d’une photo à l’autre. Je vais donc essayer de vous partager les photos qui montrent le plus l’évolution de la toile.

Ici, j’ai surtout travaillé la neige:

C'est plus l'hiver ici que dehors.

C’est plus l’hiver ici que dehors.

J’ai ajouté des ombres et des détails à la neige:

Brrr!

Brrr!

Ensuite, j’ai une série de photos floues qui essaient de montrer que le haut du ciel est devenu plus foncé. Finalement, ça a donné ça:

Tout à l'air tranquille... Que va-t-il se passer maintenant?

Tout à l’air tranquille… Que va-t-il se passer maintenant?

À cette étape-là, la toile aurait pu avoir l’air d’être finie. Mais il manquait un élément très, très important… Un élément qui allait tout changer.

Une tempête de neige!

Oh oh! Le vent se lève!

Oh oh! Le vent se lève!

Les premiers flocons tombent...

Les premiers flocons tombent…

Tempêêête!

Tempêêête!

Et finalement…

Voici le résultat!

Voici le résultat!

C’est comme ça qu’avec du matériel d’artiste peu coûteux et beaucoup de temps, j’ai créé l’image qui se retrouvera sur la page couverture de mon recueil d’histoires courtes.

Mes 16 histoires sont écrites… Il me reste à les réviser et à les corriger. J’ai hâte de pouvoir les partager avec vous!

Le futur de Gontrand le Chevalier

J’ai souvent parlé de Gontrand le Chevalier dans mon blogue, et ceux qui suivent mon blogue avec attention le connaissent déjà. Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas du tout, ou pas beaucoup, sachez que Gontrand le Chevalier est un personnage de bande dessinée que j’ai inventé quand j’étais en secondaire 5.

Gontrand est un chevalier mystérieux… Ce n’est pas un humain dans une armure, c’est juste une armure. Ce n’est pas précisé nulle part dans la bande dessinée, mais c’est un petit secret que je vous révèle ici. Gontrand vit dans un monde médiéval imaginaire, plutôt absurde et coloré. Même si c’est un humble héros plein de bonnes intentions, il n’est pas exactement héroïque…

Gontrand lors de l'une de ses premières apparitions, en 2007.

Gontrand lors de l’une de ses premières apparitions, en 2007.

Sa première aventure a été racontée en noir et blanc, dans de minuscules cases dans mon agenda scolaire, sur l’heure du midi, pas pendant les cours, évidemment. (Ici, j’aimerais vous montrer un exemple de cette première histoire, mais je n’ai pas mon vieil agenda sous la main pour le moment… Ça ira à une autre fois.)

C’est longtemps après mon secondaire, en 2007, que j’ai eu l’idée de reprendre l’histoire de Gontrand et de la développer, d’en faire un «vrai» projet de bande dessinée. Je ne savais pas trop où je m’en allais, mais grâce à des crayons feutres noirs et à des notions de Photoshop acquis au Cégep, je me suis lancée dans la création de la première aventure de Gontrand le Chevalier, intitulée Il Faut Sauver la Princesse Gisèle.

J’ai aussi créé un site internet pour partager les aventures de Gontrand avec d’autres personnes. Dans le temps, je lui avais fait une page MySpace… Maintenant, Gontrand est sur Facebook.

J’aime organiser des concours pour faire participer les gens à l’univers de Gontrand de différentes façons, et pour leur donner la chance d’apparaître dans la bande dessinée, ou de gagner des prix. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de monde qui participe à mes différents concours… En fait, de manière générale, il n’y a pas beaucoup de monde qui s’intéresse aux aventures de Gontrand. Peut-être, entre autres raisons, parce que ça m’a pris une éternité à compléter la première histoire, et parce que Facebook ne montre mes publications qu’à un tout petit nombre des gens qui ont aimé la page de Gontrand.

Quoi qu’il en soit, après des années de travail, j’ai enfin terminé ce qui deviendra le tout premier album des aventures de Gontrand! La dernière page est presque terminée, et devrait se retrouver sur Facebook et sur le site de Gontrand dans les prochains jours. Hourraa!!

Depuis le début, je me dis que quand j’aurai complété l’histoire, je veux la publier dans un vrai album de BD, et pas seulement en ligne. Il y a aussi quelques personnes qui m’ont dit que je devrais publier ça, et me faire de l’argent.

Seulement, voilà… Je sais que Gontrand le Chevalier, malgré tout mon travail, n’est pas une «vraie» bande dessinée. Je ne pourrais pas vraiment expliquer pourquoi… Je sais juste que ce n’est pas le cas.

Je ne suis pas une bédéiste professionnelle, et je ne le serai jamais. Ça n’a jamais été mon but. J’ai grandi avec Astérix et Obélix, Iznogoud, Tintin, Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio, et quelques autres, mais je ne suis pas vraiment au courant de ce qui se passe dans le monde de la bande dessinée aujourd’hui, que ce soit au Québec ou ailleurs. Je n’ai pas vraiment le temps: j’essaie d’écrire des livres, et j’ai une immense pile de livres à lire, et je travaille sur les aventures de Gontrand le Chevalier…

Mais même si Gontrand le Chevalier n’est pas une bande dessinée professionnelle, c’est une bande dessinée quand même. C’est MA bande dessinée, faite à ma manière. Je sais qu’elle est loin d’être parfaite, et je sais aussi que c’est ce qui la rend unique.

Donc, puisque la première aventure est terminée, j’ai bien l’intention d’en faire un album, un vrai album, ne serait-ce que pour ma propre satisfaction, et pour le plaisir des quelques fans de Gontrand qui suivent ses aventures depuis le début et qui attendent toujours la prochaine page avec impatience.

Pour mon premier roman, j’ai choisi de publier à compte d’auteure avec Les carnets de Dame Plume. Pour Gontrand le Chevalier, je suis tentée de publier à compte d’auteure avec moi-même, probablement par le biais d’un site internet qui permet de créer son livre, et de le vendre en ligne ou d’en faire imprimer de petites quantités à la fois. Je n’ai pas encore cherché la meilleure option, mais je crois que c’est ce que je vais faire. Être responsable de tout, de la page couverture, de la mise en page et de l’apparence finale de ma bande dessinée, ça me tente, et je trouve que ça fait du sens avec ce projet-là.

Il me reste donc encore du travail à faire avant de pouvoir dire que le premier album des aventures de Gontrand le Chevalier est terminé, et qu’il est prêt à être acheté par ceux que ça intéresse. C’est un projet que je trouve amusant, et je sais que je vais être fière de moi quand je vais enfin tenir dans mes mains ma bande dessinée, ma bande dessinée parfaitement imparfaite, que j’ai créée moi-même, tout seule comme une grande, du début à la fin!

Oh, et ne vous inquiétez pas… Il y aura un deuxième album des aventures de Gontrand. L’aventure ne s’arrêtera pas là pour cet humble chevalier!

Si vous voulez rester au courant des prochaines nouvelles concernant ce projet, vous pouvez suivre Gontrand le Chevalier sur Facebook, mais c’est encore mieux de s’inscrire à sa liste de diffusion, en cliquant ici.

Illustrer la couverture d’un livre, partie 4

La conclusion de la partie 3 de cette série était que mon matériel d’artiste cheap, acheté au Dollarama, me compliquait un peu la vie.

Plusieurs heures de travail et plusieurs couches de peinture plus tard, ma toile ressemble de plus en plus à ce à quoi je veux qu’elle ressemble… C’est bon signe!

Voici donc, en photos, l’évolution de mon oeuvre:

Une couche épaisse de bleu pâle, dans le bas du ciel!

Une couche épaisse de bleu pâle, dans le bas du ciel!

Un dégradé de bleu plus foncé...

Un dégradé de bleu plus foncé…

À un moment donné, j’ai eu l’idée de prendre une photo de mon espace de travail. Mon espace de travail, qui est situé sur le plancher de ma chambre, et qui comprend toutes sortes de beaux objets…

Une vue inspirante, n'est-ce pas?

Une vue inspirante, n’est-ce pas?

Puis, comme je n’étais pas contente des performances de mon pinceau numéro 1, je suis allée me procurer du renfort.

Deux nouveaux mini pinceaux!

Deux nouveaux mini pinceaux!

Ces pinceaux m’ont coûté 1$ chacun, aux Escomptes Lecompte. J’avais déjà acheté des pinceaux comme ceux-là, et ils allaient très bien. Pas besoin de coupe de cheveux, capacité de peindre des minis détails…

Malheureusement, ces deux-là ont décidé de me niaiser et deviennent tout échevelés dès que je les trempe dans l’eau, ce qui est une chose que je fais souvent quand je peinture. Tremper mes pinceaux dans l’eau, pas devenir échevelée.

Je suis quand même plus satisfaite d’eux que de mon premier pinceau numéro 1. J’ai donc pu retravailler les détails de mes personnages.

Ça s'en vient bien!

Ça s’en vient bien!

Tout à l’heure, j’ai aussi ajouté des touches de couleur…

Des teintes de brun, du jaune doré, et du vert... Mais le vert ne ressort pas du tout sur la photo.

Des teintes de brun, du jaune doré, et du vert… Mais le vert ne ressort pas du tout sur la photo.

Je suis satisfaite jusqu’à maintenant… Mais ce n’est pas encore terminé!

Parlant de travail pas encore terminé, il ne me reste qu’une seule histoire à écrire pour mon fameux recueil! Cette histoire commencera par la phrase «Ça m’a complètement sorti de la tête.»…

Illustrer la couverture d’un livre, partie 3

Tel qu’annoncé dans Illustrer la couverture d’un livre, partie 2, j’ai commencé le travail sur la toile qui servira d’image de couverture pour mon recueil d’histoires courtes.

La première étape était de tracer mon croquis sur mon petit panneau de bois.

Un travail de précision...

Un travail de précision…

Je n’avais pas besoin de tracer absolument tous les détails… Vous comprendrez bientôt pourquoi.

Terminé!

Terminé!

Ensuite, le début de la peinture. Là, je me suis vite rendue compte que même avec sa coupe de cheveux, mon pinceau numéro 1 n’était pas assez petit à mon goût… Il faudra que je m’en procure un autre.

Pendant un moment, j'ai presque eu envie de laisser ça comme ça! C'est quand même cool.

Pendant un moment, j’ai presque eu envie de laisser ça comme ça! C’est quand même cool.

Les personnages sont en fait des silhouettes, car cette scène, dans l’histoire, a lieu pendant la nuit. Je leur ajouterai plus de détails plus tard, mais ils resteront en grande partie noirs, et un peu flous.

En peinturant le ciel, j’ai dû me battre contre l’inquiétante perte de cheveux de mon pinceau 11… Et j’ai aussi découvert que mon petit kit de peinture acrylique ne valait pas de la schnoutte. La peinture est beaucoup trop transparente, et elle ne semble pas bien s’entendre avec la surface de bois.

Hum, c'est pas exactement ça que j'essayais de faire...

Hum, c’est pas exactement ça que j’essayais de faire…

Une fois la peinture bien sèche, j’ai appliqué une deuxième couche, en essayant de modifier un peu la couleur… Encore une fois, le résultat n’est pas très satisfaisant.

Ouains... En tout cas.

Ouains… En tout cas.

En résumé, mon matériel acheté au Dollarama ne m’impressionne pas vraiment jusqu’à maintenant. Ça me complique la vie plus qu’autre chose…

Mais bon. À force de rajouter des couches de peintures, je vais finir par obtenir le résultat que je veux obtenir. Et je vais confirmer qu’il est possible de faire de quoi de beau avec du matériel cheap!

Ne manquez pas la suite de mes aventures, qui se poursuivront dans la partie 4!

Illustrer la couverture d’un livre, partie 2

Voici maintenant la partie 2 de la fascinante série: Illustrer la couverture d’un livre!

Maintenant que j’ai acheté le matériel nécessaire au Dollarama, la prochaine étape était de préparer le matériel en question.

Premièrement, ma douzaine de pinceaux n’avaient pas exactement la chevelure désirée… Quand ton pinceau 1, qui est supposé être le plus petit, est aussi gros que ton pinceau 5, il y a quelque chose qui ne marche pas…

En rang, les pinceaux!

En rang, les pinceaux!

Et puis, les petits pinceaux sont ceux que j’utilise le plus souvent. Il me faut donc un bon vrai petit pinceau… Que faire?

Coupe coupe!

Coupe coupe!

Une coupe de cheveux! Je coupe mes cheveux moi-même… alors je peux bien couper ceux de mes pinceaux!

Coupe, shampooing et mise en plis

Coupe, shampooing et mise en plis

Plusieurs coups de ciseaux minutieux plus tard, mes pinceaux cheap sont déjà un peu plus présentables… J’ai même écrasé le bout de métal du 6 et du 10, pour leur donner des formes fantaisistes… Je ne sais pas si ça va me servir.

La surface est jolie... Dommage que je doive la peindre!

La surface est jolie… Dommage que je doive la peindre!

Ensuite, il fallait préparer ma toile en bois. Je l’ai sablée avec des bouts de papier sablé qui traînaient par terre dans ma chambre (c’est toujours pratique), et ensuite j’ai appliqué 2 couches de peinture blanche. Je me suis rendue compte que le pinceau 12 avait tendance à faire de la calvitie… Il a perdu pas mal de poils un peu partout, alors j’ai dû le remplacer… par un vieux pinceau, environ de la même taille, qui traînait par terre lui aussi.

Tout est maintenant prêt! Enfin, presque tout… Il me fallait aussi faire mon croquis préparatoire, car c’est là le secret ultime qui me permet… de peindre quelque chose sur une toile. Voici donc ce croquis, qui représente un moment bien précis d’une des histoires que j’ai écrites pour mon recueil:

Une tempête de neige! :O

Une tempête de neige! :O

Et voilà, tout est prêt… Dans la partie 3, je pourrai enfin commencer mon oeuvre!

Illustrer la couverture d’un livre, partie 1

En fait, le titre complet de ce blogue devrait être «Illustrer la couverture d’un livre grâce à du matériel d’artiste acheté au Dollarama, partie 1».

Je parle souvent de mon recueil d’histoires courtes pour mon projet Livrez au Suivant. Maintenant que j’ai écrit 13 histoires sur 16, le temps de la publication de cet énigmatique recueil approche… Cela signifie qu’il est temps de penser à l’illustration de la page couverture!

C’est moi qui ai peint l’image de la page couverture de mon premier roman, Le Parfum du Vent. C’est une toile (peinte sur un carton lisse et épais plutôt que sur une toile, en fait) qui m’a pris beaucoup de temps à réaliser, mais dont je suis fière.

Ce que vous ignorez peut-être, c’est que j’ai l’intention d’illustrer moi-même tous les livres que j’écrirai et publierai au cours de ma carrière. Parce que je suis capable de le faire, et que pour moi, ça fait beaucoup plus de sens que d’avoir recours aux services d’un graphiste ou d’un illustrateur. Mes livres ne sont pas seulement des livres: ce sont mes oeuvres d’art. Et voilà!

Le temps est donc venu de commencer à travailler sur la page couverture de mon recueil d’histoires courtes… Comme je n’ai en ce moment pas vraiment accès à tout mon matériel d’artiste, à mes pinceaux, mes tubes de peinture et mon chevalet, je suis allée faire un petit tour au Dollarama pour acheter ce dont j’aurai besoin.

Je vais partager avec vous, dans mon blogue, les étapes de création de ma prochaine toile (qui sera peinte sur une toile en bois, et pas sur une «vraie» toile) dans le but, entre autres, de prouver qu’il est possible de réaliser une oeuvre grandiose avec du matériel d’artiste très très abordable.

Voici donc ce que j’utiliserai:

  • Toile D’Artiste, format 8"x10", de marque non spécifiée, 2,50$
  • Peinture acrylique, boîte de 10, de marque Artist’s Series, 2$
  • 12 Pinceaux à peinture Artiste, de marque Crafts, 2$
  • 3 bouteilles de peinture acrylique que je possède depuis longtemps, environ 1$ chacune

J’ai hâte de voir ce que ça va donner… Et vous?

En 2016

En 2016, je vais publier des nouveaux livres.

C’est mon destin. C’est ma prédiction pour la nouvelle année. Si tout va bien, je devrais en publier 3. La première partie des aventures de Gontrand le Chevalier est presque terminée, et j’ai décidé, pour commencer l’année, de concentrer mes efforts pour terminer d’écrire les histoires courtes pour le recueil de mon projet Livrez au Suivant.

Je ne sais pas encore quel sera le titre de ce recueil… Je ne crois pas qu’il s’appellera Livrez au Suivant. Il faut que j’y réfléchisse. Quand j’aurai écrit toutes les histoires, j’ai l’intention de faire un dessin pour illustrer chacune d’elles.

Finalement, j’arriverai probablement à terminer d’écrire la suite de Le Parfum du Vent cette année. (Si vous êtes impatient de lire le tome 2, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion pour recevoir par courriel un nouveau chapitre chaque mois!)

Chaque début de Janvier, on dirait que tout le monde, partout, parle de résolutions. Des idées de résolutions à prendre, des trucs pour respecter ses résolutions, des excuses pour ne pas en prendre parce qu’on n’a pas l’intention de les tenir de toute façon…

J’ai l’impression que ce mot-là ne veut plus dire grand chose. Je préfère dire que je me donne des objectifs à réaliser. Au moins 2 livres, peut-être 3. Des livres à publier, pas des livres à perdre.

En 2016, je veux continuer à écrire, à dessiner, à exprimer ce que je veux exprimer, à être l’artiste que je veux être. Je ne «gagne» pas ma vie avec mon écriture et mon art, et je ne la gagnerai peut-être jamais… Mais ce que je veux, c’est faire ce que j’aime, et ce que j’aime, c’est ce que j’ai fait en 2015, et ce que je vais continuer à faire en 2016: travailler sur mes différents projets, et essayer (souvent sans aucun résultat, malheureusement) de partager ces projets et de les faire découvrir à de nouvelles personnes.

En 2016, un de mes objectifs, c’est de mieux utiliser mon temps. Mes projets avancent lentement parce que je manque de temps… Alors je veux le réclamer, ce temps. Mieux le définir, mieux l’utiliser et mieux l’organiser.

Un moyen concret d’essayer d’y parvenir, c’est de me faire chaque soir, dans mon carnet de notes, une petite liste de choses que j’aimerais faire le lendemain. Comme ça, quand j’ai quelques minutes de libre, au lieu de me dire «Boooon…. je fais quoi, là?» je pourrai me dire «Ah oui c’est vrai, j’ai commencé une nouvelle histoire, il faudrait que je la continue!». C’est simple… et jusqu’à maintenant, c’est efficace.

Là, je vais pouvoir rayer «Écrire blogue 2016» de ma liste.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d'un certain manque d'organisation. Peut-être. Un peu.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d’un certain manque d’organisation. Peut-être. Un peu. C’est peut-être aussi surtout un manque d’espace.

Et vous, avez-vous des résolutions pour 2016? Des objectifs, des rêves, des intentions, des idées? Si oui, avez-vous pensé à des moyens de vous aider à vous rapprocher de vos buts?

Un petit cadeau de Noël

Voici un petit cadeau de Noël pour tous mes lecteurs et toutes mes lectrices! Il s’agit d’une histoire courte que j’ai écrite il y a quelques mois…

Il ne s’agit pas d’une des histoires qui feront partie de mon recueil pour le projet Livrez au Suivant. J’ai écrit cette histoire pour participer à un concours littéraire… mais je n’ai rien gagné.

Ce qu’il y a de spécial avec cette histoire, c’est qu’elle concerne des personnages qui vivent dans le village que j’ai inventé pour une histoire que je vais écrire dans le futur. J’en ai déjà parlé dans mon blogue intitulé «Le robinet est ouvert». Tant qu’à écrire une histoire pour un concours, j’ai voulu explorer un peu les pensées de personnages que j’avais déjà inventés, et qui attendaient patiemment leur tour sous les projecteurs.

Le personnage principal de mon histoire future qui n’a pas encore de nom s’appelle Marianne… Mais l’histoire courte que je vous offre aujourd’hui concerne des personnages secondaires. Sans plus attendre, voici:

Vincent et les sirènes

Marie-Lisa avait les yeux rivés sur l’horloge depuis déjà au moins une demi-heure. Il n’y avait plus aucun client, et La Table de la Mer était sur le point de fermer. Antoine et Roseline étaient déjà partis, et Marianne, après un signe de la main, s’en alla elle aussi. Mais Marie-Lisa, elle, attendait Vincent.

Depuis que Vincent était arrivé à Port-d’Attaches, elle l’attendait, le cherchait, l’espérait. Elle avait eu le coup de foudre pour lui en le voyant entrer dans son restaurant pour la première fois, et elle avait immédiatement cherché à se rapprocher de lui. En quelques mois à peine, il avait bouleversé sa vie et ses habitudes. Mais Vincent, lui, attendait, cherchait et espérait des sirènes.

Marie-Lisa avait vite appris qu’il avait choisi d’emménager dans le paisible village côtier de Port-d’Attaches parce qu’il était persuadé que des sirènes avaient élu domicile tout près. Vincent était obsédé par les sirènes, et surtout, par l’idée de prouver au reste du monde qu’elles existaient réellement. Il parlait ouvertement de ses croyances et de ses trouvailles à qui voulait bien l’entendre, et semblait ne pas se soucier des moqueries qu’il suscitait au village. Vincent était un homme solitaire, doux et rêveur. La seule chose qui pouvait attirer l’attention des gens sur lui, mis à part, selon Marie-Lisa, son physique élégant et son sourire franc et honnête, était son étrange obsession pour des femmes aquatiques imaginaires, et l’enthousiasme presque enfantin avec lequel il en parlait.

Selon Beth, coiffeuse, tireuse de tarots, cliente régulière du restaurant et confidente occasionnelle de Marie-Lisa, Vincent était tombé amoureux d’une sirène qu’il avait vue dans un rêve, et il en avait perdu la tête, la cherchant inlassablement jusqu’à se convaincre lui-même de son existence. Mais Beth voyait des histoires d’amour impossible partout, sauf, semble-t-il, dans son propre avenir, ce qui l’incitait à se mêler encore davantage de celles des autres. Marie-Lisa ne croyait pas aux sirènes, et n’était pas certaine non plus de croire aux histoires d’amour impossible. Elle admirait Vincent parce qu’il était différent de tous les autres hommes du village, et également de tous les autres hommes qu’elle avait déjà rencontrés. Il osait rêver et croire en ses rêves, même s’ils étaient complètement ridicules aux yeux des autres. Et surtout, il était passionné.

Depuis qu’elle avait quitté son métier de météorologue, qui ne la comblait plus depuis quelques années, et qu’elle avait emménagé à Port-d’Attaches pour reprendre le restaurant de son oncle décédé, Marie-Lisa n’avait plus que deux passions, deux occupations. Elle gérait La Table de la Mer, le seul restaurant du village, et elle peignait des nuages. Le ciel de bord de mer était toujours magnifique, et elle n’avait jamais ressenti l’envie de peindre autre chose que des cumulus, des altocumulus et des cirrus. Elle exposait fièrement ses oeuvres sur les murs de son restaurant. Les clients les commentaient parfois en disant qu’elle avait du potentiel en tant que peintre, mais qu’elle le gaspillait en peignant un sujet aussi répétitif et ordinaire. Après tout, s’ils voulaient voir des nuages, ils n’avaient qu’à regarder par les fenêtres qui perçaient les murs entre deux de ses toiles… Mais Marie-Lisa, tout comme Vincent, ne se préoccupait pas de l’opinion des autres. Et puis, se disait-elle, si elle n’avait que deux passions dans sa vie, elle en avait, en fin de compte, deux de plus que la plupart des habitants de Port-d’Attaches. Malgré tout, elle était un peu lasse de sa routine quotidienne, et elle était reconnaissante de la présence de Vincent dans sa vie. Celui-ci venait régulièrement manger au restaurant, et lorsqu’elle n’était pas trop occupée, Marie-Lisa venait discuter avec lui des signes qu’il avait trouvés sur une plage, ou sur un rocher à demi submergé. Elle rêvait depuis longtemps d’avoir le privilège de partir à la chasse aux sirènes avec lui… Ce soir, elle allait enfin avoir cette chance!

L’aiguille des secondes fit un tour de plus sur l’horloge, et Vincent entra, exactement à l’heure où il avait dit à Marie-Lisa qu’il viendrait la chercher. Il lui sourit, et s’approcha d’elle d’un pas lent. Il avait revêtu un veston gris léger par-dessus sa chemise blanche, et il portait des pantalons noirs. Si ce n’était du gros sac en cuir brun qu’il portait en bandoulière, il aurait ressemblé à un homme d’affaires se préparant pour une réunion plutôt qu’à un aventurier. Car c’était ainsi que Marie-Lisa envisageait sa soirée: une aventure, une expédition amusante avec l’homme qui la fascinait, mais qui, lui, n’avait de fascination que pour les sirènes.

– Tu es prête? lui demanda-t-il en guise de salutation.

– Je suis prête! Qu’as-tu mis là-dedans?

Vincent sourit de nouveau, puis baissa les yeux sur son sac.

– Mon appareil photo, mes carnets de notes, et quelques petites choses. C’est la première fois que quelqu’un vient avec moi! Nous allons nous éloigner de la falaise du phare en longeant la côte, et retourner sur une plage où j’ai déjà trouvé deux colliers faits par une sirène. Ça te va?

– C’est parfait! approuva Marie-Lisa avec un hochement de tête enthousiaste.

Le sac était d’une bonne taille, et il semblait lourd. Marie-Lisa s’attendait à ce qu’il contienne au moins une collation, mais puisque ce n’était pas le cas, elle se contenterait de souper chez elle au retour de l’expédition. Vincent lui avait déjà montré quelques-uns de ses carnets de notes, mais elle supposait qu’il en avait beaucoup plus, et qu’il avait dû tous les placer dans son sac pour une raison connue de lui seul.

Ils sortirent du restaurant et se dirigèrent vers le bord de l’eau, là où les attendait le canot pneumatique de Vincent. Comme elle le faisait chaque soir en sortant du travail, Marie-Lisa leva les yeux sur le ciel. La formation de cirrostratus qu’elle avait observée ce matin s’était déployée et voilait un magnifique coucher de soleil teinté de rose et d’orangé. Ces nuages n’annonçaient pas de précipitations, mais indiquaient que le temps allait bientôt changer. Marie-Lisa ne s’y attarda pas plus longtemps.

Elle avait souvent vu Vincent longer la côte dans son canot gonflable, mais c’était la première fois qu’elle s’approchait d’aussi près de la frêle embarcation. Vincent lui indiqua où s’asseoir, puis s’installa à son tour, et éloigna le canot de la plage à l’aide de ses rames. Elle lui avait déjà demandé pour quelle raison son embarcation n’était pas munie d’un moteur, et il avait répondu que les sirènes étaient effrayées par leur bruit et que, bien sûr, elles n’approuvaient pas la pollution de leur habitat. Il se mit donc à ramer en direction de la falaise, tandis que sa passagère jubilait.

Afin d’engager la conversation, elle lui demanda à quoi ressemblaient les deux colliers qu’il avait trouvés. Il lui répondit avec enthousiasme qu’ils avaient été fabriqués avec de jolis petits coquillages fins, et qu’il n’en avait jamais vus de semblables sur aucune plage des environs. Pour Marie-Lisa, cela signifiait que les colliers avaient forcément été achetés ailleurs qu’à Port-d’Attaches, et que leur propriétaire les avait perdus lors d’une baignade. Pour Vincent, il s’agissait d’une preuve que les bijoux avaient été confectionnés par une sirène qui avait trouvé ces petits coquillages loin d’ici, dans une magnifique grotte sous-marine, peut-être. Malgré leurs différences d’opinions, ils continuèrent à discuter, des sirènes, surtout, mais aussi de différents sujets. Lorsqu’ils dépassèrent la falaise, Marie-Lisa leva la tête et reconnut la silhouette de Marianne assise près du phare. La jeune fille solitaire s’y rendait souvent en sortant du restaurant, et admirait la mer pendant des heures. Marie-Lisa lui envoya un signe de la main, et Marianne fit de même.

Leur expédition se poursuivit sans aucun problème, jusqu’à ce que le vent se lève. Vincent dut alors se mettre à lutter contre des vagues de plus en plus féroces qui tentaient de les entraîner vers le large. Marie-Lisa lui proposa de l’aider à ramer, mais l’embarcation n’avait que deux rames, et Vincent insista pour en garder le contrôle.

– Je suis navré, Marie-Lisa, dit-il enfin d’un ton embarrassé, mais d’une voix assez forte pour ne pas se faire couvrir par le bruit du vent. Je ne pensais pas que le temps tournerait comme ça! Préfères-tu que j’essaie de te ramener au village?

– C’est ridicule! s’opposa Marie-Lisa. La plage là-bas, c’est là qu’on va?

– Oui, approuva Vincent.

– On y est presque! Je n’ai pas peur des vagues… Je veux bien t’aider à ramer, mais je ne veux pas rentrer tout de suite!

Pour toute réponse, Vincent lui sourit, puis continua à ramer avec ardeur. Malgré ses efforts, les vagues les entraînèrent de plus en plus loin de leur destination, et de plus en plus près d’un groupe de rochers qui laissaient entrevoir leur têtes noires. Le canot pneumatique semblait de plus en plus instable. Marie-Lisa s’accrochait aux rebords de l’embarcation tandis que le vent sifflait avec obstination. Puis, une vague gigantesque projeta le canot contre un des rochers immergés. Le canot se plia, Marie-Lisa perdit l’équilibre et, avant même qu’elle réalise ce qui était en train de se passer, elle se retrouva aspirée par les eaux agitées pendant que Vincent hurlait de surprise et d’effroi.

C’est alors que, telle une divinité en colère apaisée par le sacrifice offert par ses fidèles, la mer se calma. Le vent se tut, et les vagues retrouvèrent leur attitude docile. La tête de Marie-Lisa émergea de l’eau, et elle ramena ses cheveux en arrière d’une main. Sans attendre, Vincent se pencha dans le but d’agripper son bras et de la ramener à bord. Elle le repoussa doucement avec un sourire radieux.

– Je suis déjà trempée, Vincent! dit-elle en posant plutôt ses mains sur le rebord du canot. L’eau n’est pas froide, et je sais nager… Laisse-moi apprécier la baignade!

Vincent, stupéfait, ne répondit pas.

– Profitons de l’accalmie pour rejoindre la plage, proposa Marie-Lisa.

Vincent n’arrivait toujours pas à parler. Elle se dirigea à la proue du canot, agrippa la corde qui y était attachée, et entreprit de nager en tirant l’embarcation derrière elle. Vincent comprit, et se remit à ramer, sans détourner son regard d’elle. Ils atteignirent rapidement la plage, juste avant que le vent ne se fasse entendre à nouveau.

Marie-Lisa s’assit sur le sable rocailleux afin de reprendre son souffle. Elle enleva ses chaussures, puis essora ses longs cheveux bruns.

– Je suis tellement désolé! lui dit Vincent, confus. Tu… Tu vas bien?

Elle lui sourit, puis enleva la chemise qu’elle portait par-dessus sa camisole verte.

– Je vais bien, Vincent! Je ne suis pas blessée… Je suis simplement mouillée! Tu n’as pas à être désolé, c’était un accident… Je t’assure que je vais bien!

Vincent s’approcha, et s’assit près d’elle.

– Laisse-moi un moment pour me reposer et essayer de me sécher un peu, lui dit-elle, et ensuite nous pourrons marcher et chercher des signes!

Vincent garda silence. Il la regarda comme s’il la voyait pour la toute première fois. Marie-Lisa essora sa chemise, puis son regard croisa celui de Vincent. Elle s’immobilisa. Un moment passa.

– Nous pouvons marcher un peu ensemble sur la plage, dit enfin Vincent, mais je crois que nous n’y trouverons rien d’intéressant… J’ai déjà toutes les preuves qu’il me fallait que les sirènes existent.

L’aiguille des secondes fit un tour de plus sur l’horloge, et Vincent entra dans le restaurant avec seulement deux minutes de retard. Marie-Lisa poussa un soupir, et sortit de ses rêveries.

Un an plus tard

Voici une photo de moi le 7 Décembre 2014…

Et voici une photo de moi aujourd’hui, le 7 Décembre 2015.

Soit j’ai porté le même t-shirt pendant toute une année… Soit j’ai mis mon t-shirt Le Parfum du Vent aujourd’hui pour célébrer un événement spécial: Le premier anniversaire du lancement de mon premier roman! Hourra!

En 1 an, j’ai vendu environ 170 copies de mon roman, plus quelques copies numériques. Enfin, je dis «j’ai» vendu, mais je pense que c’est en grande partie ma mère, et quelques membres de ma famille, qui ont fait la plupart des ventes.

J’ai participé à quelques événements en tant qu’auteure. Quelques-uns ont été un succès (selon ma propre définition du mot succès) tandis que d’autres n’ont pas donné grand chose.

J’ai lancé un projet appelé Livrez au Suivant, pour lequel j’ai vendu 10 copies de mon roman pour un prix réduit, en incitant leurs acheteurs à offrir leur livre à quelqu’un d’autre suite à leur lecture, puis à laisser un commentaire dans mon blogue, ici. Comme c’est souvent le cas pour mes projets, il n’y a pas eu beaucoup de participation jusqu’à maintenant.

J’ai incité les gens qui ont lu mon roman à laisser leurs commentaires ici. J’ai eu quelques commentaires… Mais sur près de 170 romans vendus, ce n’est pas beaucoup. Je suppose que la majorité des gens qui ont acheté Le Parfum du Vent n’ont pas encore eu l’occasion de le lire. Ou qu’ils l’ont lu, et qu’à la fin de leur lecture ils se sont dit: «Ah… ben coudonc.» Ou encore qu’ils l’ont lu, et qu’ils l’ont bien apprécié, point.

Je tiens à remercier les gens qui ont lu mon histoire, et qui se sont donné la peine, d’une manière ou d’une autre, de me faire savoir qu’ils l’avaient aimée, et qu’ils avaient hâte à la suite. J’ai écrit cette histoire pour moi, et parce qu’il fallait que je l’écrive, mais ça fait toujours plaisir de savoir qu’elle peut toucher et intéresser d’autres personnes. C’est une belle forme d’encouragement!

Sachez aussi que je travaille toujours sur le tome 2. Selon mes savants calculs, si le tome 2 désire avoir la même longueur que le tome 1, j’en ai environ la moitié d’écrit. La moitié d’écrit, en 1 an. Alors que Le Parfum du Vent a été écrit sur une période de 10 ans… Ça fait bizarre. C’est comme si j’avais l’impression d’avoir travaillé trop vite, parce que ce n’est pas normal de pouvoir écrire un livre en 2 ans au lieu de 10! On dirait que ça me fait un peu peur. Mais pourtant, c’est ça qu’il faut! Si j’étais condamnée à ne publier qu’un livre à tous les 10 ans, je n’en publierais pas beaucoup au cours de ma vie, tsé!

Donc, la suite de Le Parfum du Vent avance bien. Si tout continue à aller bien, je devrais réussir à la publier quelque part en 2016. Sinon, en 2017. Ça ne devrait pas être plus long que ça.

Pour conclure: Bon anniversaire de 1 an de mon premier lancement, tout le monde!!