lol Amazon!

Saviez-vous que 2 de mes 3 livres publiés étaient disponibles sur Amazon? Non? Moi non plus.

C’est une joke, bien sûr que je le savais! En publiant mes livres grâce au site lulu.com, je pouvais choisir l’option d’offrir mes livres à la distribution sur Amazon, et quelques autres sites de vente en ligne.

J’aime magasiner sur Amazon, et je trouve ça le fun que mes livres soient offerts là… Ce que je trouve drôle, c’est qu’en ce moment, mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires se vend pour 6,75$ sur Amazon.ca… Moi, je le vends pour 12$ sur mon site.

Quand à ma bande dessinée Gontrand le Chevalier, Amazon.ca la vend pour la modique somme de 34,32$… Moi, je la vends 25$ sur mon site.

Je ne sais pas trop sur quoi Amazon se base pour définir ses prix… Et je ne sais pas trop non plus combien d’argent ils vont me verser si quelqu’un achète un de mes livres sur leur site. Je serais curieuse de le savoir…

Ah oui, je parle de Amazon.ca, mais on peut aussi trouver mes livres sur Amazon.com, Amazon.fr, et sans doute toutes les versions d’Amazon, dans tous les pays. Mes oeuvres sont internationales! En théorie seulement, car en pratique, je ne m’attends pas à ce que personne en achète, même si elles sont disponibles sur un site populaire.

Gontrand sur Amazon.fr! Je ne sais pas pourquoi ça dit «Broché», le livre n’est pas supposé être relié par des broches…

Si vous voulez vous procurer un de mes livres sur Amazon, allez-y! Et laissez-moi savoir si la transaction se déroule bien, si vous recevez votre commande rapidement, si le livre est beau… Laissez vos commentaires sur Amazon après votre lecture, aussi. Ça peut vraiment m’aider à rejoindre d’autres lecteurs.

Si vous préférez m’encourager directement (ou simplement ne pas payer 34$ pour une bande dessinée!) vous pouvez commander mes oeuvres sur mon site, ou sur lulu.com.

Les gens de Victoriaville et des environs peuvent aussi les trouver chez Buropro Citation de Victoriaville!

Un chimpanzé et des codes

Maintenant que j’ai réussi à terminer et publier Ourse Ardente et le premier Chapitre de Gontrand le Chevalier, à peu près en même temps, j’ai décidé de travailler sur des choses que j’avais l’intention de faire depuis longtemps.

Premièrement, je me suis occupée de ma liste de diffusion. Avant, j’utilisais le site Bravenet.com pour envoyer mes courriels, une fois par mois, aux quelques personnes géniales qui se sont inscrites pour recevoir de mes nouvelles. Mais récemment, le site Bravenet a changé, et je trouvais que l’outil de création et d’envoi de courriels ne fonctionnait pas aussi bien qu’avant. J’ai aussi eu des problèmes avec mon adresse courriel, que Yahoo a subitement décidé de considérer comme du spam quand j’essayais d’envoyer des courriels aux gens sur ma liste. Bref, il fallait que quelque chose change.

J’ai donc décidé d’essayer le site MailChimp.com, pour voir ce que ça donnerait. Je suis rapidement tombée en amour avec ce site! Un autre problème de Bravenet, c’est que c’était impossible de tout traduire en français, et certaines personnes qui ne comprennent rien à l’anglais trouvaient que c’était difficile de s’inscrire sur ma liste de diffusion. Avec MailChimp, ce problème est résolu! J’ai réussi à tout traduire en français, tout semble facile à utiliser, et il y a même un petit singe virtuel qui va me faire un high five chaque fois que je vais envoyer un courriel!

Sérieusement. MailChimp me fait des high fives. C'est une délicate attention, et c'est bon pour mon estime!

Sérieusement. MailChimp me fait des high fives. C’est une délicate attention, et c’est bon pour mon estime!

Si vous étiez déjà sur ma liste de diffusion, ne vous inquiétez pas. Je vais transférer votre adresse courriel sur la nouvelle liste avec MailChimp. C’est peut-être même déjà fait, au moment où vous lisez ces lignes. Ce sera fait, même si vous ne les lisez pas. Merci MailChimp!

Mon deuxième gros changement, c’est que j’ai fait une nouvelle version de mon site internet. La version 4 datait de 2013, et ça faisait un bout que je me disais qu’elle n’était pas super pratique, et que j’aimerais y apporter quelques changements. J’ai donc pris quelques jours pour faire ça… J’ai gardé le même style visuel (des bouts de papier déchirés qui représentent bien mon espace de travail!) mais j’ai changé le format… Je pense que c’est maintenant plus beau, et plus facile à parcourir. J’espère que vous serez de mon avis.

Voici un rappel de la page d’accueil de la version 4:

version 4Avec plusieurs heures, et du gossage dans les codes html (ce qui est à la fois une formule magique, un défi compliqué, et quelque chose de vraiment plate à faire), je vous présente la version 5 de mon site: http://www.myriamplante.com/

Allez donc la visiter! Tsé, tant qu’à avoir travaillé dessus, j’aimerais qu’elle soit vue et admirée. Vous pouvez aussi me faire vos commentaires et suggestions.

Finalement, j’ai modifié ma présentation dans la page À propos de moi de ce blogue. J’ai écrit un texte plus complet qui, je crois, représente bien qui je suis, et mes intentions en tant qu’artiste qui écrit un blogue.

Voilà, c’est ce que j’ai fait ces derniers temps… Et vous, vous avez fait quoi?

Tant pis pour la gloire

La dernière fois que j’ai écrit dans mon blogue, je terminais mes préparatifs pour La Foire du Livre Buropro Citation du Salon de l’Éducation Centre-du-Québec. J’espérais que mes parents ne seraient pas les seules personnes dans la salle à m’écouter parler de ma bande dessinée.

J’avais un peu peur que ça soit le cas, mais en même temps, je me disais que ça serait l’heure de gloire de Gontrand le Chevalier! J’ai passé tellement de temps à tout préparer, et je voulais absolument que mon album soit prêt à temps pour cette journée-là… J’étais sûre que tout se passerait bien, et que mes efforts en vaudraient la peine.

Il n’y avait pas beaucoup de monde au Salon de l’Éducation, et je pense que les gens qui étaient là étaient surtout intéressés par les conférences, et pas par les présentations des auteurs. L’événement était bien organisé et c’était sympathique, mais ouais, vraiment pas beaucoup de monde.

J’ai souvent des attentes quand je participe à des événements pour promouvoir mes oeuvres. Pas des attentes irréalistes, genre, je ne m’attends pas à ce que 1000 personnes fassent la file pour venir acheter mes livres, et s’évanouissent tellement elles sont contentes de m’avoir rencontrée… Je voudrais juste attirer l’attention de quelques personnes, pour qu’elles soient intriguées, et aient envie de découvrir ce que je fais.

Mais ce n’est jamais vraiment ça qui se passe. Encore une fois, j’ai été déçue. Avoir su, je ne me serais pas imposé d’esclavage pour finir de préparer ma bande dessinée le plus vite possible… J’aurais pris mon temps, et le résultat aurait été tout aussi hot, mais je ne serais pas virée folle en le faisant.

Mais bon, tant pis. Tant pis pour la gloire de Gontrand le Chevalier, qui ne semble vraiment pas dû pour se faire de nouveaux amis. Il devra se contenter de ceux qu’il a déjà.

Mais tant qu’à avoir préparé un texte pour parler de l’histoire de Gontrand le Chevalier, et à avoir préparé des dessins et un Power Point pour agrémenter ma présentation, je vais vous partager ici une version abrégée  (ou peut-être pas tant abrégée, dans le fond) de ce que j’ai dit devant le nombre très restreint de gens qui sont venus m’écouter, et qui ont au moins été contents d’avoir des signets gratuits.

Je vais donc faire semblant que vous ne me connaissez pas, et que vous n’avez jamais entendu parler de Gontrand le Chevalier.

Présentation de Gontrand le Chevalier

Bonjour! Je m’appelle Myriam Plante, et je suis la créatrice de Gontrand le Chevalier, qui est un personnage de bande dessinée. J’ai déjà publié 2 autres livres, mais Gontrand le Chevalier c’est mon premier projet de bande dessinée. Aujourd’hui, je vais vous présenter l’histoire de Gontrand, mais avant, je vais vous parler un peu de l’histoire de sa création.

J’ai toujours aimé lire, écrire et dessiner. Ça fait longtemps que je sais que ce que je veux faire dans la vie, c’est écrire des livres et faire de l’art. Quand j’étais plus jeune, ma mère m’a fait découvrir les bandes dessinées d’Astérix et Obélix, Tintin, Lucky Luke, et plusieurs autres… Je me disais que j’aimerais peut-être faire ma propre bande dessinée un jour, et j’avais quelques idées d’histoires, mais rien de super développé.

J’ai inventé Gontrand le Chevalier pendant que j’étais en secondaire 5… En 2002 et 2003. Mon amie Marilyn et moi, on passait souvent du temps à la bibliothèque sur l’heure du midi. On faisait des travaux, et on s’amusait aussi à dessiner dans nos agendas.

Mon agenda de secondaire 5, un artéfact important.

Mon agenda de secondaire 5, un artéfact important.

Un jour, j’ai dessiné un petit chevalier en armure, et je l’ai appelé Gontrand.

La première apparition de Gontrand le Chevalier, en 2002.

La première apparition de Gontrand le Chevalier, en 2002.

Dans les prochains jours, j’ai ajouté des personnages: le cheval du chevalier, un dragon, un roi, une reine, une princesse, une méchante sorcière…

La première apparition de la Princesse Gisèle.

La première apparition de la Princesse Gisèle.

Finalement, je me suis dit, tant qu’à avoir inventé des personnages, je vais leur inventer une histoire! Alors j’ai créé la première version de l’histoire de Gontrand dans mon agenda, dans de toutes petites cases…

Une partie de l'histoire dans mon agenda.

Une partie de l’histoire dans mon agenda.

Une fois l’histoire finie, je me suis dit que ça serait le fun d’en faire une vraie bande dessinée un jour, avec une histoire plus développée et des beaux dessins en couleur, et de la partager avec plein de monde… Mais je ne savais pas trop comment ça se faisait, une «vraie» BD.

Après mon secondaire, je suis partie étudier au Cégep, où j’ai appris plusieurs choses qui ne m’ont pas servi par la suite, et d’autres choses qui m’ont été très utiles. J’ai appris à travailler avec des crayons feutre noirs avec des largeurs de pointes différentes, et j’ai appris comment utiliser le logiciel Photoshop, qui ne sert pas seulement à faire des retouches de photos.

Après mon Cégep, j’ai décidé que c’était le temps d’essayer… Je me disais que ça ne serait peut-être pas une «vraie» bande dessinée, mais que ça serait la mienne! J’ai donc commencé à travailler sur la version officielle de mon histoire, en dessinant au crayon de plomb, avant de retracer mes dessins avec mes crayons feutres que j’aime tant. Après, je scanne chaque page et je fais les couleurs avec Photoshop. Au début, je ne savais pas trop où je m’en allais, mais j’ai développé ma technique en la faisant.

J’ai même créé un site internet, et une page Facebook (une page Myspace, au début!) et j’ai organisé des concours pour permettre aux lecteurs de devenir un personnage figurant dans l’histoire.

4 gagnants d'un concours. Ce sont les organisateurs du mariage de la Princesse.

4 gagnants d’un concours. Ce sont les organisateurs du mariage de la Princesse.

Ça m’a pris beaucoup trop de temps à compléter mon histoire, qui est en fait la première partie d’une histoire qui va avoir je ne sais pas combien de parties. Après des heures et des heures de travail, j’ai réussi, j’ai fait mon premier album de bande dessinée, et j’en suis vraiment fière!

Maintenant, l’histoire de Gontrand… Gontrand le Chevalier, c’est un chevalier, ou plutôt, c’est une armure de chevalier… C’est une armure qui bouge et qui parle, on ne sait pas trop pourquoi, et même moi je ne suis pas certaine. Peut-être que ça va être expliqué un jour, dans une autre histoire. Donc, Gontrand voyage partout avec son cheval Eugène, et son but est d’aider les gens qui ont besoin d’aide.

Gontrand et Eugène

L’histoire commence dans un Royaume lointain, où le Roi Joséphin et la Reine Gertrude cherchent un mari pour leur fille Gisèle. La Reine voudrait laisser sa fille choisir, mais le Roi décide d’offrir du divertissement à son peuple, alors il organise une compétition avec différentes épreuves. Il y a 6 candidats qui vont essayer de gagner le coeur de la Princesse Gisèle. Mais il y en a un qui a été envoyé en mission par Raymonde, la méchante sorcière…

Les 6 candidats au mariage.

Les 6 candidats au mariage.

La Princesse va tomber amoureuse du Prince Gilbert de la Garnotte, même si c’est un bonhomme fait en roches, et qu’il ne parle même pas!

Elle va vouloir l’épouser, mais ils vont se faire enlever mystérieusement, et le Roi Joséphin va compter sur Gontrand le Chevalier pour aller sauver sa fille. Gontrand va donc partir à sa recherche, avec Glorian le ménestrel et Lisette la paysanne, et ils vont vivre toutes sortes d’aventures ensemble.

Bonne question...

Bonne question…

Pour lire l’histoire et découvrir tous les personnages que j’ai créés, vous pouvez acheter l’album, ou visiter le site internet de Gontrand pour la lire gratuitement!

Voilà qui termine ma présentation… Je voulais vous montrer que chaque livre peut raconter plus qu’une histoire: l’histoire de ses personnages, mais aussi, une partie de l’histoire de la personne qui a créé le livre. Parce que les livres, même s’ils sont des objets magiques qui peuvent nous divertir, nous faire voyager et nous apprendre plein de choses, ils n’apparaissent pas par magie! Il y a des gens qui travaillent fort pour les faire exister, et je pense que de prendre le temps de penser à ça, ça permet d’apprécier la lecture encore plus.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout!

 

En route vers le Salon de l’Éducation!

C’est demain! C’est demain que je vais présenter le tout premier album des aventures de Gontrand le Chevalier devant un public qui, je l’espère, existera, et sera intéressé par ma présentation.

J’ai l’impression que ça fait des mois que je prépare ça… J’ai préparé chacune des pages de ma bande dessinée pour l’impression, j’ai préparé et fait imprimer la bande dessinée sur le site lulu.com, j’ai fait des dessins pour un PowerPoint que je vais projeter pendant ma présentation… Beaucoup de travail. Donc genre s’il y a juste 2 ou 3 personnes qui viennent m’écouter parler, je risque d’être déçue un peu.

Pas parce que je suis super excitée à l’idée de parler en public… Je n’aime pas ça, même si ça a l’air que je m’en sors bien. Mais tant qu’à avoir accepté de participer à cet événement et à avoir préparé tout ça, j’aimerais que mes parents ne soient pas les seules personnes dans la salle!

Quel événement? La Foire du Livre Buropro Citation du Salon de l’Éducation Centre-du-Québec! Ça va se passer au Complexe Sacré-Coeur de Victoriaville, de 13h à 20h.

J’aurai des signets gratuits pour les gens qui viendront me voir, et Buropro Citation s’occupera de la vente de l’album de Gontrand, mais aussi de mes autres oeuvres, Le Parfum du Vent et Ourse Ardente et 15 autres histoires.

Une multitude de signets!

Une multitude de signets!

Je n’apporterai pas beaucoup de copies de chaque livre… D’habitude, quand je participe à un événement pour vendre des livres, mes parents me forcent à amener 10 000 boîtes pleines de livres, et je finis par en vendre 1 ou 2… Ok, j’exagère sur le nombre de boîtes de livres, mais je n’exagère pas sur le nombre de livres vendus, ce que vous avez déjà remarqué si vous suivez mon blogue depuis quelque temps.

Donc, demain, je n’apporterai qu’une seule boîte. On dit souvent qu’il vaut mieux en avoir trop que pas assez… Mais cette fois-là, j’ai plutôt envie de me dire que je me sentirais peut-être cool si je n’en avais pas assez. Ça voudrait dire que j’ai vendu plus qu’un ou 2 livres, et en manquer, c’est sûrement plus valorisant que de repartir à la maison avec 10 000 boîtes de livres pleines.

1 boîte, c'est moins lourd et encombrant que 10 000 boîtes.

1 boîte, c’est moins lourd et encombrant que 10 000 boîtes.

Bon, il me reste maintenant à «apprendre» mon texte pour ma présentation de demain, que je devrai en fait faire 2 fois, à 14h45 et à 17h15.

À demain, public impatient!

La maison sanglante

Mon lancement virtuel est terminé. Merci à tous les participants!

Mon lancement virtuel est terminé. Merci à tous les participants!

L’histoire qui a obtenu le plus de votes (2 votes!) sur la page Facebook de mon lancement virtuel est: La maison sanglante.

Voici donc cette histoire, tirée de mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires

La maison sanglante

La maison sanglante venait de faire une nouvelle victime, mon pied bleu en témoignait. J’avais grandi à côté de cette maison, sans savoir que j’y entrerais un jour. En fait, j’ai toujours espéré ne jamais avoir à y entrer.

La maison ressemblait à celle de mes parents, et à toutes celles du quartier. Ce qui la distinguait des autres, en apparence, c’était la couleur de ses briques. Alors que ses voisines présentaient des façades d’un gris banal ou d’un brun terreux, les briques de la maison sanglante étaient rouges. Si la couleur de la maison ne nuisait pas à sa réputation, elle n’était pas la principale raison pour laquelle les enfants, et même les adultes du quartier l’appelaient par ce nom particulier depuis plusieurs années.

Lorsque j’étais jeune, les enfants du voisinage se réunissaient au parc, et se racontaient souvent des histoires de peur, comme on les appelait. Les histoires les plus populaires concernaient toujours la maison sanglante. On disait, entre autres choses, que la maison était maudite, et que tous les gens qui y entraient se mettaient à saigner sans aucune raison, et qu’ils saignaient, saignaient… Jusqu’à ce qu’ils sortent de la maison sanglante… ou jusqu’à ce qu’ils meurent.

Bon, d’accord, mon pied ne saignait pas. Il était marqué d’une grande tache bleue, traversée par la sangle de ma sandale. Un bleu… Oui, je saignais, mais de l’intérieur seulement.

Comme j’habitais dans la maison grise à gauche de la maison sanglante, les histoires qui la concernaient me faisaient particulièrement peur. Je n’avais jamais vu les gens qui y habitaient. Je savais seulement qu’ils n’avaient pas d’enfant.

Un jour, j’ai entendu mes parents dire que la maison sanglante avait fait une nouvelle victime. Je n’avais jamais entendu aucun adulte appeler la maison ainsi, mais quand j’ai questionné mes parents, ils ont refusé de m’en dire davantage. Ce n’est que plusieurs années plus tard, un ou deux ans avant que je ne parte dans mon premier appartement, je crois, qu’ils m’ont parlé de ce qu’ils savaient à propos de la maison. Ils m’ont dit qu’au cours des années, plusieurs jeunes couples y ont emménagé. La plupart sont partis après seulement quelques semaines. Ceux qui sont restés plus longtemps ont fini par sortir aussi, la femme étendue sur une civière, et l’homme, assis à l’arrière d’une voiture de police. Ou l’inverse. À partir de ce moment, j’ai commencé à voir la maison sanglante sous un autre angle. Elle projetait subitement une nouvelle image, plus digne d’un film d’horreur inspiré de faits réels que d’une série d’histoires racontées par des enfants.

J’ai déménagé, à l’autre bout de la ville. Chaque fois que je visitais mes parents, je ne pouvais pas m’empêcher de jeter un oeil à la maison sanglante, et d’imaginer tout ce qui avait pu se passer derrière ses murs rouges. Mais je n’avais jamais cru qu’un jour, je serais obligée d’y entrer.

En fait, j’aurais pu dire non. Mais je n’ai rien dit, parce que je me voyais mal en train d’expliquer à ma patronne que je ne voulais pas aller faire du ménage dans la maison sanglante, parce que j’avais peur d’y mourir. Je travaille pour une compagnie d’entretien ménager résidentiel, et nous sommes souvent engagés par des familles qui s’apprêtent à déménager, ou à s’installer dans une nouvelle demeure, et qui tiennent à ce que tout soit propre. Quand Andrée m’a donné l’adresse de la maison qu’un jeune couple très pointilleux venait d’acheter, et souhaitait voir briller de propreté, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de la maison sanglante. Mais je n’ai rien dit.

Je suis partie avec Marie-Sophie, une de mes collègues. Elle a stationné sa voiture dans l’allée de la maison sanglante, devant laquelle le panneau «À vendre» était maintenant bel et bien surmonté d’une affiche sur laquelle «Vendue» était écrit, en lettres blanches sur fond rouge.

Nous sommes entrées à l’intérieur. Marie-Sophie est entrée la première, et je marchais derrière elle, en tentant de camoufler ma nervosité. Mon imagination m’avertissait que l’intérieur de la maison serait sinistre, que les planchers seraient incrustés de taches de sang séché, et que des bruits inquiétants se feraient entendre, semblant provenir de l’intérieur des murs.

Tout en étant rassurée, j’étais, je dois l’admettre, un peu déçue. L’intérieur de la maison sanglante n’avait rien de sinistre. Des pièces vides où flottait une légère odeur d’humidité. Des murs blancs, à la peinture un peu défraichie. Quelques toiles d’araignées qui pendaient du plafond. Ce qui me troublait le plus, en fait, c’était le fait que la disposition du salon, de la cuisine, de la salle de bain et des chambres était exactement la même que celle de la maison de mes parents. Cela n’avait, en fait, rien de surprenant; toutes les maisons du quartier étaient, je crois, construites selon le même modèle. Mais j’avais l’impression d’être dans la maison de mes parents, si celle-ci se retrouvait subitement vide, inhabitée, sans vie, et je me sentais un peu mal à l’aise, sans trop savoir pourquoi.

Comme à son habitude, Marie-Sophie avait apporté sa petite radio. Elle disait souvent, en plaisantant, que si un jour elle devait travailler sans musique, elle en mourrait d’ennui. Elle a donc allumé la radio, et nous avons commencé à nettoyer les armoires de la cuisine.

Au bout d’une heure, peut-être deux, la radio a produit une sorte de crépitement, et elle s’est arrêtée. Après avoir inspecté sa fidèle amie, Marie-Sophie a déclaré que les piles avaient coulé, et qu’elle n’en avait pas d’autres dans sa voiture. Déçue, elle s’est remise au travail.

Un peu plus tard, elle s’est mise à se plaindre de maux de ventre, qu’elle disait atroces. Nous avons terminé notre grand ménage de la cuisine, et nous avons commencé à épousseter le salon, puis le corridor qui menait à la salle de bain. Marie-Sophie n’a pas arrêté de se plaindre. De plus en plus agacée, j’ai fini par lui dire que si elle avait trop mal au ventre pour travailler, elle n’avait qu’à partir. Elle m’a écoutée… Elle m’a dit qu’elle allait se reposer chez elle, et qu’elle reviendrait m’aider plus tard. Ma gorge s’est serrée lorsque j’ai entendu la porte se refermer derrière elle. J’étais maintenant seule. Seule, dans la maison sanglante.

J’ai continué à travailler, mais sans vraiment m’appliquer. Mes parents m’ont toujours répété que tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait. Cependant, je n’avais pas l’intention d’appliquer ces sages paroles dans ma situation actuelle. J’étais seule dans la maison sanglante, et je n’avais qu’une envie, et qu’un but: en sortir le plus rapidement possible. Et puis, de toute façon, les chambres de la maison n’étaient pas vraiment sales. Je les ai époussetées rapidement, avant de m’attaquer à la salle de bain.

J’étais assise sur le rebord du bain, à me demander pourquoi j’avais un aussi gros bleu sur le pied alors que je ne me souvenais pas de m’être cognée nulle part, quand tout à coup, mon téléphone cellulaire a sonné.

J’ai sursauté, puis j’ai couru jusqu’à la cuisine, là où j’avais laissé mon téléphone, sur le comptoir. J’ai répondu, pour entendre la voix paniquée d’Élisabeth, la soeur de Marie-Sophie, me dire que ma collègue avait été amenée à l’hôpital, et qu’elle souffrait d’une hémorragie interne au niveau de l’estomac. Sans écouter les détails, et sans laisser ma voix dénoncer mes émotions, je l’ai remerciée de m’avoir donné des nouvelles, et j’ai raccroché.

Une hémorragie interne. Marie-Sophie était elle aussi victime de la malédiction de la maison sanglante. Je me suis dit que ce n’était qu’une coïncidence, et que tout irait bien. Malgré tout, la nervosité que j’avais ressentie en entrant dans la maison ne faisait qu’augmenter.

J’ai eu une soudaine envie de sortir de la maison en courant, d’entrer chez mes parents, et de leur dire que j’avais la preuve qu’il se passait des choses anormales dans la maison sanglante, et que je ne voulais pas y retourner. J’aurais pu partir, prétendre que la maison était maintenant propre, et fuir le danger, ou, du moins, mes responsabilités…

Je sais ce qui se serait passé: mes parents se seraient moqués de moi, et le couple qui a acheté la maison se serait plaint de mon travail mal fait. Je n’allais quand même pas laisser la maison sanglante faire une tache sur ma réputation au travail!

J’ai fermé les yeux et j’ai pris quelques longues et lentes respirations. Lorsque j’ai ouvert les yeux, je me trouvais toujours dans la maison, mais je me sentais beaucoup plus calme. Un peu plus calme.

J’ai repris mon téléphone, et j’ai appelé Andrée. Je lui ai dit que Marie-Sophie était à l’hôpital, et que j’aimerais avoir du renfort. Elle m’a répondu que personne ne pouvait venir pour le moment, mais qu’elle m’enverrait quelqu’un dès que possible. Je suis retournée dans la salle de bain, et j’ai continué mon travail.

Lorsqu’un bruit s’est fait entendre un moment plus tard, j’ai cru que quelqu’un frappait à la porte. J’ai couru jusqu’à la porte… Il n’y avait personne. Je suis retournée dans la salle de bain une fois de plus, et j’ai terminé de tout nettoyer.

Je m’étais occupée de la cuisine, du salon, des corridors et des chambres, et la salle de bain était maintenant propre. Il ne restait plus que le sous-sol.

Le sous-sol… Combien existe-t-il de films d’horreur dans lesquels le danger se trouve dans le sous-sol? Qu’il s’agisse d’une maison hantée ou non, la cave est toujours un endroit lugubre, sombre, inquiétant, où se cachent des fantômes, des tueurs, des psychopathes, des cadavres, ou de terribles secrets… Qu’allais-je trouver dans le sous-sol de la maison sanglante?

En m’approchant de l’emplacement des escaliers menant au sous-sol dans la maison de mes parents, je me suis trouvée face à une porte. Dans la maison de mes parents, il n’y a pas de porte à cet endroit. J’ai ouvert la porte en question. Il s’agissait bien des escaliers du sous-sol, et non d’un garde-robe.

J’ai reculé d’un pas, comme si j’avais peur que la poignée de la porte ne me morde. Une porte! Les caves fermées par des portes sont les pires! C’est là qu’en plus de se trouver nez à nez avec des fantômes, des tueurs, des psychopathes ou des cadavres, on se fait enfermer avec eux. Et il fallait que moi, maintenant, je descende les escaliers menant au sous-sol de la maison sanglante!

J’ai à nouveau fermé les yeux, et respiré calmement. J’étais seule, armée de chiffons et de produits nettoyants, et il fallait que je descende. Je n’avais pas le choix… Mais je pouvais au moins faire en sorte d’être certaine que la porte de la cave ne se refermerait pas derrière moi. J’ai regardé tout autour de moi, et j’ai aperçu la radio de Marie-Sophie, dans un coin de la cuisine. Je m’en suis emparée et, après quelques tentatives, j’ai réussi à m’en servir pour bloquer la porte. Armée de mes produits d’entretien, j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai posé mon pied bleu sur la première marche des escaliers.

Rien ne s’est passé. J’ai repéré l’interrupteur et j’ai appuyé dessus, en m’attendant à ce que la lumière du sous-sol refuse de s’allumer. La lumière s’est allumée. Jusqu’ici, tout allait bien. J’ai descendu une deuxième marche, puis une troisième, lentement, avec précaution. J’ai atteint le sol de ciment glacé, puis je me suis retournée pour faire face à ce qui m’attendait. Dans la pièce principale du sous-sol, des boîtes étaient empilées. La porte du fond, qui chez mes parents menait à une chambre froide, était fermée.

Je me suis interrogée sur la présence de toutes ces boîtes. Avaient-elles été apportées ici par les nouveaux propriétaires… ou oubliées par les anciens propriétaires? Étrangement, le sous-sol paraissait normal. Il n’était ni inquiétant ni lugubre, et je n’y ai pas vu la moindre toile d’araignée. Mais une odeur écoeurante flottait dans l’air, comme pour me prouver que malgré l’apparente propreté des lieux, mes services étaient bel et bien requis.

C’est alors que je l’ai remarquée… Sur une grosse boîte de carton qui avait été placée un peu à l’écart des autres, le mot «Cadavres» avait été écrit au feutre noir. Mon coeur s’est mis à se débattre comme s’il voulait s’enfuir, sans la coopération de mes jambes et du reste de mon corps.

Voyons… Un meurtrier n’aurait pas caché les corps de ses victimes dans une boîte de carton placée au milieu de son sous-sol. Et il n’aurait certainement pas pris le temps d’écrire «Cadavres» sur le côté de cette boîte, en grosses lettres noires bien visibles!

Mon coeur s’est calmé un peu, mais il n’était pas tout à fait rassuré. Je me suis approchée de la boîte, d’un pas prudent. N’osant pas l’ouvrir pour regarder à l’intérieur, je l’ai poussée légèrement du bout de mon pied. La boîte m’a semblé vide. J’ai osé l’ouvrir. Il n’y avait rien à l’intérieur.

J’ai jeté un coup d’oeil rapide aux autres boîtes. Une seule autre portait une inscription en lettres noires: «Père Noël». Je me suis dit que la boîte vide contenait probablement des décorations d’Halloween, des zombies, ou quelque chose comme ça.

Alors que je m’interrogeais sur le contenu possible des autres boîtes, un son strident m’a fait sursauter. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait de la sonnerie de mon cellulaire, que j’avais laissé sur le comptoir de la cuisine.

Plutôt que de me précipiter jusqu’à l’escalier pour aller chercher mon téléphone, je suis restée immobile, incertaine. Ce n’était pas mon téléphone… C’était de la musique. La radio de Marie-Sophie! S’était-elle mise à jouer toute seule? Et les piles… elles avaient coulé!

De plus en plus terrifiée, j’ai entendu la porte se fermer subitement avec un claquement sec. La porte! J’ai couru jusqu’au bas de l’escalier, que j’ai escaladé d’un trait. Mes mains ont tourné et tiré la poignée de la porte, mes poings se sont fracassés contre elle, et j’ai crié…

Puis, je me suis tue. Le silence n’était brisé que par la musique, qui continuait à jouer comme pour témoigner d’une présence. J’étais enfermée dans le sous-sol de la maison sanglante.

Je suis redescendue, abattue et horrifiée. Si j’avais été capable de réfléchir, j’aurais peut-être réussi à trouver une explication rationnelle à ce qui venait de se passer. Mais j’étais incapable de réfléchir. J’étais enfermée dans le sous-sol de la maison sanglante, j’avais peur, et je voulais que quelqu’un vienne me chercher, me dise que tout allait bien, et m’emmène à l’extérieur. Le sous-sol n’avait pas changé, mais je le percevais maintenant d’une manière différente. L’endroit dégageait toujours une odeur terrible, mais l’air semblait maintenant transporter une sorte de menace invisible. Je suis remontée, j’ai frappé à la porte, j’ai crié, puis je suis redescendue. Je l’ai fait plusieurs fois. Puis, je me suis résignée.

Je me suis assise sur la dernière marche de l’escalier. J’ai posé les yeux sur mon pied, et il m’a semblé que la tache bleue qui le couvrait était maintenant plus large, et plus sombre. J’ai fermé les yeux pour essayer de me calmer. Quelqu’un allait bien finir par se demander où j’étais passée! Quelqu’un allait venir me chercher… Il était tout simplement impossible que je reste enfermée dans le sous-sol de la maison sanglante jusqu’à la fin de mes jours.

J’ai attendu. Puis, je me suis relevée. Je ne voulais pas rester assise là. Il fallait que j’essaie de faire quelque chose. J’ai contourné les piles de boîtes pour explorer les lieux. Les rares fenêtres du sous-sol étaient verrouillées, et il n’y avait pas de porte qui pouvait mener à l’extérieur.

Immédiatement après avoir remarqué que le silence était revenu et que la radio avait cessé de jouer, j’ai sursauté en entendant quelqu’un dire mon nom. J’ai retenu mon souffle, comme pour mieux écouter. La voix, qui ne me semblait ni féminine ni masculine, a répété mon nom. Il ne s’agissait pas d’un appel, mais plutôt d’une sorte d’affirmation, calme et posée. Je savais que j’étais seule dans le sous-sol, et j’étais presque certaine qu’il n’y avait personne à l’étage. La voix immatérielle continuait de répéter mon nom, doucement.

J’ai voulu parler, crier, la supplier de se taire, mais j’en étais incapable. Ma gorge était sèche, et ma bouche refusait de s’ouvrir. Sans savoir pourquoi, je me suis approchée de la porte de la chambre froide. Il y avait peut-être quelqu’un, ou quelque chose, de l’autre côté. Je ne voulais pas savoir ce qui pouvait se cacher dans la chambre froide, mais j’avais l’impression de ne pas avoir d’autre choix que de regarder. Mon coeur se débattait avec frénésie et mes mains tremblaient tandis que je tournais la poignée, et que j’ouvrais la porte.

Ma bouche s’est ouverte dans un long cri d’effroi. La lumière du sous-sol s’est éteinte subitement, et mon cri aussi.

Un défi littéraire

Félicitations à Laurianne Audet, qui a gagné le concours organisé pour mon lancement virtuel! Elle recevra donc gratuitement une copie dédicacée de mon recueil!

Merci à tous les participants au concours! Je crois bien que c’est la première fois qu’il y a autant de participations à un de mes concours, et ça me fait plaisir, vraiment. Comme les livres ne sont pas gratuits, je ne peux pas en donner une copie à chaque personne qui a participé… Mais si vous voulez encourager ma carrière d’auteure, vous pouvez encore acheter votre copie au prix spécial du lancement. Vous pouvez aussi toujours acheter le recueil en version numérique, pour environ 1$.

Mon lancement virtuel se termine ce soir. Ça a été une belle expérience… En tout cas, il y a eu plus de participations que ce à quoi je m’attendais.

Pour célébrer la fin du lancement, j’ai envie de vous lancer un petit défi littéraire, juste pour le fun! Comme vous le savez, chaque histoire de mon recueil d’histoires courtes commence par une phrase qui m’a été donnée par une personne différente… Ça a été un beau défi d’inventer ces 16 histoires. Je vais donc vous donner 2 phrases différentes, et c’est à mon tour de voir quelles histoires vous pouvez inventer!

Vous pouvez choisir une des 2 phrases, celle qui vous inspire le plus, et vous en servir pour écrire une petite histoire de quelques lignes, ici, dans les commentaires de mon blogue. Si vous n’osez pas, prenez au moins quelques secondes pour vous demander à quoi pourrait bien ressembler une histoire écrite à partir d’une de ces phrases!

Choix de phrases:

1- Il faisait beau ce jour-là, mais je n’étais pas content.

ou

2- Elle avait tout essayé, mais elle n’avait pas réussi à le retrouver et tout le monde commençait à s’impatienter.

Bonne chance!

L’aventure des aventures de Gontrand le Chevalier

J’ai officiellement commencé à travailler sur les aventures de Gontrand le Chevalier en 2006, et j’ai maintenant terminé.

Hum, non, en fait, pas vraiment… Ce qui est maintenant terminé, c’est le premier album des aventures de Gontrand, que j’ai appelé «Les aventures de Gontrand le Chevalier Chapitre 1: Il faut sauver la Princesse Gisèle». Il y aura donc un Chapitre 2, un Chapitre 3… Je ne sais pas combien.

Pourquoi des chapitres, au lieu de tomes ou de parties? Parce que je me trouvais drôle, tout simplement. Une partie d’histoire qui a pris 10 ans à compléter, c’est ridicule d’appeler ça un chapitre. Alors c’est pour ça que je l’ai fait. C’est aussi pour désigner cette période de ma vie, ce 10 ans de ma vie, comme un chapitre qui est terminé. Un nouveau chapitre commence: un chapitre pendant lequel j’espère réussir à travailler sur ma BD plus rapidement! Je veux créer la suite des aventures de Gontrand plus sérieusement, je veux que ça soit plus drôle, plus beau, plus original, plus tout. Et moins long à faire. C’est mon but.

Pendant 10 ans, Gontrand a existé dans son site internet, le www.gontrandlechevalier.com. Il a aussi existé d’abord sur une page MySpace, et maintenant, sur une page Facebook. Les braves gens qui suivent ses aventures depuis le début ont dû avoir de la misère à suivre par bouts!

Maintenant, Gontrand existe dans un livre, un vrai de vrai livre imprimé! Il en a fait du chemin pour arriver là… J’ai eu des idées, j’ai pris des décisions, et en fin de compte, je pense que j’ai bien fait ça.

Le voici! Le tout premier album de Gontrand le Chevalier trône fièrement sur les dessins de quelques-unes de ses pages, et sur le cahier des croquis.

Le voici! Le tout premier album de Gontrand le Chevalier trône fièrement sur les dessins de quelques-unes de ses pages, et sur le cahier des croquis.

J’ai créé une bande dessinée, comme je le voulais. Elle n’est pas parfaite, et elle n’est probablement pas tout à fait professionnelle… Mais c’est ma bande dessinée, et j’en suis fière! Je ne pense pas connaître personnellement quelqu’un qui a créé sa propre bande dessinée… Il faut bien que je me trouve hot un peu.

Même si les aventures de Gontrand peuvent toujours être lues gratuitement sur son site internet et sur sa page Facebook, les gens intéressés peuvent acheter le premier album, le premier chapitre.

Sur le site de Gontrand pour une copie dédicacée: http://www.gontrandlechevalier.com/boutique.htm

Sur le site de lulu, qui fait l’impression sur demande: http://www.lulu.com/shop/myriam-plante/les-aventures-de-gontrand-le-chevalier-chapitre-1-il-faut-sauver-la-princesse-gis%C3%A8le/paperback/product-22639158.html

Dans le fond, Gontrand le Chevalier existe à plein d’autres endroits… Il est dans mon coeur! Et il existe sur des t-shirts et une tasse: http://gontrandlechevalier.spreadshirt.com/

Et bientôt, il existera au Salon de l’éducation Centre-du-Québec et Foire du livre Buropro Citation à Victoriaville, devant, je l’espère, un public.

Gontrand existe partout! Ce n’est pas si mal, pour un personnage de bande dessinée qui a vu le jour dans les pages de l’agenda d’une fille de secondaire 5, il y a de cela bien longtemps…

Un aperçu de l'intérieur de l'album... En le voyant pour la première fois, je me suis dit que les marges étaient trop petites... Mais j'ai finalement décidé de me calmer, et de l'accepter comme ça.

Un aperçu de l’intérieur de l’album… En le voyant pour la première fois, je me suis dit que les marges étaient trop petites… Mais j’ai finalement décidé de me calmer, et de l’accepter comme ça.

Un autre aperçu. C'est vraiment spécial de voir ses dessins imprimés sur du papier, quand on a l'habitude de les voir sur un écran d'ordinateur!

Un autre aperçu. C’est vraiment spécial de voir ses dessins imprimés sur du papier, quand on a l’habitude de les voir sur un écran d’ordinateur!

Concours!

Logo lancement

Mon lancement virtuel se poursuit avec un concours, qui durera jusqu’à la fin de l’événement le 16 avril.

Pour avoir la chance de gagner une copie dédicacée de mon livre, il vous suffit de commenter ce blogue en expliquant pour quelle raison vous devriez gagner une copie d’Ourse Ardente et 15 autres histoires. Votre argument peut être sérieux ou humoristique… peu importe ce que vous écrivez, vous aurez droit à une inscription pour le concours. (Un seul commentaire par participant.)

Pour obtenir une seconde chance de gagner, envoyez-moi un courriel au myriam.plante@yahoo.ca et écrivez le nom auquel vous aimeriez que votre livre soit dédicacé si vous gagnez, l’adresse à laquelle il devra être envoyé, et ajoutez à votre message une photo d’ourson cute. C’est pour faire un lien avec le titre et la page couverture du livre. Ne vous inquiétez pas, même si votre ourson n’est pas cute pour vrai, vous obtiendrez quand même une inscription pour le concours. (Un seul courriel par participant. Ajouter 1000 photos d’oursons à votre courriel ne vous donnera pas de chances supplémentaires de gagner.)

Finalement, si vous êtes sur Facebook, vous pouvez obtenir une troisième chance de gagner en commentant la publication «3- CONCOURS!» présente sur la page de mon lancement virtuel, ici: https://www.facebook.com/events/1143299739043653/

J’accumulerai les inscriptions de tous les participants sur Facebook, sur mon blogue, et par courriel, et je ferai le tirage d’une copie de mon livre le 16 avril. Si jamais je reçois plus que 20 inscriptions, je ferai tirer deux copies de mon livre au lieu d’une.

N’oubliez pas de garder un oeil sur mon blogue et sur la page Facebook du lancement, au cas où j’aurais de la misère à communiquer avec vous pour vous dire que vous avez gagné.

Bonne chance!

Lancement virtuel d’Ourse Ardente et 15 autres histoires

Logo lancement

Attention! Mon super lancement de livre virtuel est officiellement commencé! Ce qui veut dire qu’à partir de maintenant, mon recueil d’histoires courtes est lancé de manière virtuelle, il vole dans l’internet, se promenant d’un écran à l’autre à la vitesse de l’éclair, et… si vous n’êtes pas prudents, vous pourriez recevoir un livre par la tête!

Bon, d’accord, ça, c’est ce qui se passerait lors d’un lancement de livre virtuel, dans un univers alternatif. Mais ici, dans la réalité, un lancement virtuel signifie que j’ai créé un événement sur Facebook, et que d’ici au 16 avril, je vais régulièrement poster des choses pour faire découvrir les 16 histoires de mon recueil aux participants, et organiser un concours et quelques activités.

Si vous lisez ce blogue avec attention et loyauté depuis un moment, vous connaissez déjà le concept d’Ourse Ardente et 15 autres histoires. Peut-être qu’il y a même une histoire qui a été écrite à partir de votre phrase, dans le livre. Peut-être même que vous l’avez déjà lu, en version numérique, et que vous êtes impatients de le posséder en version papier. Je ne vais donc pas perdre de temps à vous décrire mon livre.

Je vais simplement dire: Achetez mon livre! Il coûte 10$ pendant la période du lancement, et après, son prix augmentera un peu! Quelle aubaine! Apprenez-en plus ici: http://www.myriamplante.com/recueil/acheter.htm

Ah oui, vous pourriez aussi attendre pour participer au concours, et peut-être gagner un livre gratuit. Le lancement virtuel sera plus détaillé et plus plein d’action sur la page de l’événement Facebook, mais je vais quand même parler du concours ici, et de quelques autres choses.

Joignez-vous donc à moi dès maintenant pour célébrer la publication de ma 2e oeuvre littéraire, en disant: Hourraaaaaa!!

Lancement!

Je lance un lancement

Mon premier roman, Le Parfum du Vent, a été publié à compte d’auteure avec la maison d’édition Les carnets de Dame Plume. Il a été lancé à la Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot de Victoriaville.

Mon deuxième roman, le recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires, a d’abord commencé son existence en tant que livre numérique. Après réflexion, j’ai décidé de le faire publier par moi-même grâce au site lulu.com.

J’ai aussi eu l’idée de faire un essai: célébrer cet accomplissement grâce à un lancement virtuel! Qu’est-ce qu’un lancement virtuel, vous demandez-vous peut-être? Ça fait un moment que j’y réfléchis, et je continue à noter et développer des idées…

J’ai créé un événement sur Facebook, et c’est là que le lancement virtuel va avoir lieu. Pour ceux qui ne sont pas sur Facebook mais qui aimeraient y participer, certaines des activités du lancement auront aussi lieu ici, sur mon blogue. Il y aura des informations sur le concept de mon recueil, des extraits d’histoires, la possibilité d’acheter des copies du recueil pour un prix réduit, un concours, et peut-être quelques jeux… plein de belles affaires!

Mon lancement aura lieu du 8 avril au 16 avril. La terre entière y sera invitée. Ou, en tout cas… n’hésitez pas à y participer et à inviter les gens que vous connaissez, ça me donnerait un coup de main!

Le but est d’augmenter la visibilité de mon recueil, qui en ce moment est à peu près nulle, mais aussi de rejoindre des lecteurs potentiels et, je l’espère, d’organiser un concours et quelques activités amusantes auxquelles je ne serai pas la seule à participer.

J'ai reçu cette boîte aujourd'hui... À l'intérieur, il y a 30 copies de mon livre qui espèrent trouver des propriétaires bientôt.

J’ai reçu cette boîte aujourd’hui… À l’intérieur, il y a 30 copies de mon livre qui espèrent trouver des propriétaires bientôt.