J’aurais dû être une rockstar

J’aime aller voir des shows de musique. J’ai souvent eu l’occasion de rencontrer des artistes que j’aime, et si je n’ai pas toujours réussi à leur dire que leur musique était importante pour moi, je crois que j’ai au moins réussi à le leur montrer, en leur offrant un dessin, et en parlant un peu avec eux.

Je me dis parfois que ça doit être cool de partir en tournée… Bien sûr, ça doit être épuisant, et ça doit devenir répétitif, je suppose… Mais comme j’aime voyager, je me dis que ça doit être super de visiter, même brièvement, plein de villes, et parfois même plein d’autres pays, et, chaque soir, de constater que ce que tu fais est apprécié par des gens, de voir que ton art a une importance, et fait même une certaine différence dans le monde…

Mais ça, c’est pour les musiciens. Quand on est auteur, est-ce qu’on peut partir en tournée? Si on est connu et apprécié, oui, sûrement. On peut visiter différents salons du livres, organiser des séances de signatures dans des librairies un peu partout, rencontrer des fans…

Jusqu’à maintenant, j’ai participé à deux «événements» pour présenter mon livre: Jour d’Auteur à Drummondville, et plus récemment, j’ai passé une journée à l’Expo de Trois-Rivières avec d’autres auteurs très sympathiques. Les deux événements ont été de belles expériences, même si chaque fois je me suis dis que je ne voudrais pas faire ça chaque jour de ma vie.

Partir en tournée avec un livre, ça doit être possible quand les gens savent que tu existes. Quand ils s’intéressent à ton livre. Quand ils s’intéressent à ce que tu fais. Quand ils veulent te rencontrer.

Mais quand on est moi… Non.

Tournee

… Un jour, peut-être.

Mieux vaut tard que jamais

Au secondaire, j’avais souvent un peu trop d’ambition dans mes cours d’Arts plastique. Je n’ai pas eu le temps de finir certains de mes projets, et il a fallu que je modifie certains autres parce que je n’avais pas le temps, le matériel ou les capacités nécessaires pour les finir comme je les imaginais.

Un de mes projets était un petit sarcophage égyptien, qui s’ouvrait et qui devait servir d’armoire de rangement. Je voulais le décorer avec plusieurs hiéroglyphes, dont je me serais servie, bien sûr, pour écrire un message qu’il serait possible de déchiffrer avec un parchemin caché à l’intérieur du sarcophage.

Je n’ai jamais eu le temps de le terminer.

J’ai ajouté quelques décorations en dehors de mon cours, mais je ne l’ai jamais fini. Comme mes parents voulaient un décor égyptien pour leur salle de bain, ma mère a fièrement exposé mon sarcophage sur un meuble après leurs rénovations.

Le sarcophage a ressemblé à ceci pendant pluuuusieurs années:

Il était quand même beau, d’accord, mais il n’était pas comme je voulais qu’il soit, et comme je savais qu’il aurait pu être. Chaque fois que je le voyais, je ne pouvais pas m’empêcher de m’en vouloir de ne jamais l’avoir fini. En même temps, reprendre le travail sur un projet qui a été abandonné pendant longtemps, et qui en plus, était un peu abîmé… ce n’était pas très tentant. J’ai déjà assez de choses à faire comme ça!

Comme je passe l’été chez mes parents, et que j’ai maintenant l’occasion de voir ce sarcophage chaque jour… je me suis finalement décidée à le terminer.

Le voici donc, maintenant:

Les 3 hiéroglyphes représentent les lettres F, I, et N.

Il reste peu de temps pour Livrez au Suivant

La campagne de financement de mon nouveau projet, Livrez au Suivant, est presque terminée. Il reste environ 3 jours avant la fin!

Quand j’ai lancé ce projet, le 5 juin, j’étais enthousiaste, et j’étais fière de mon idée! Permettre aux gens de faire voyager mon roman, leur demander de me donner une phrase pour que j’écrive une histoire courte que je publierai dans un recueil… et tout ça, en supportant le Challenge SRC de ma cousine qui amasse des fonds pour la Société de recherche sur le cancer! Wow!

Finalement, à quelques jours de la fin du projet, je constate que seulement 7 personnes ont participé à partir de ma page Indiegogo, et 3 personnes m’ont remis leur don et leur phrase directement. Je m’attendais à plus d’intérêt: je pensais pouvoir faire voyager 10 copies de mon roman, avoir peut-être une vingtaine de phrases pour mon recueil d’histoires courtes, et pouvoir remettre au moins 250$ à la campagne de financement de ma cousine!

Mais bon… malgré ce qui pourrait être considéré comme un échec, je reste convaincue du fait que mon idée était bonne. J’ai déjà 9 phrases pour mon projet, et j’ai pris en notes de très bonnes idées pour mes histoires courtes, que j’ai hâte d’écrire!

Si vous voulez en savoir plus sur Livrez au Suivant, vous pouvez consulter la page du projet ici: http://igg.me/at/livrezausuivant

Vous avez jusqu’au 10 juillet pour participer!

Oui, j'écris dans quelques copies de mon roman... Mais c'est pour une bonne cause!

Oui, j’écris dans quelques copies de mon roman… Mais c’est pour une bonne cause!

Trop, c’est comme pas assez

Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel d’un représentant pour une compagnie de marketing, qui m’offrait ses services pour «augmenter la visibilité» de mon «entreprise» et «créer un site web qui répondrait à mes besoins et aiderait mes clients potentiels à me trouver».

J’ai eu beau lui dire que j’avais déjà mon propre site Internet, et que je n’avais pas besoin de ses services, il a insisté pour m’envoyer un courriel, et il m’a rappelé pour me demander si j’avais bien reçu son courriel, et puis il m’a rappelé pour me demander si j’avais bien reçu le courriel qu’il m’avait réenvoyé.

J’ai fini par lui faire comprendre que mon «entreprise», c’est d’être une artiste autonome… D’accord, je n’ai pratiquement jamais aucun client, mais même si je payais un certain montant chaque mois pour que des centaines de clients me trouvent sur Internet, et s’intéressent à mes services… eh bien je suis déjà assez occupée comme ça avec tous mes projets, je n’aurais pas le temps de dessiner des portraits ou des illustrations pour une centaine de clients, chaque mois.

Autrement dit, oui, ses services sont sûrement utiles et fiables, mais ils ne sont pas adaptés pour quelqu’un comme moi.

 

Il y a une semaine, j’ai lancé un nouveau projet Indiegogo, appelé Livrez au Suivant, qui a pour objectif d’offrir 10 copies de mon roman pour un prix réduit (pour un prix gratuit, en fait… parce que je demande 10$ pour chaque copie, ce qui correspond en moyenne au prix que ça me coûte pour envoyer un roman par la poste). En échange de cette aubaine, les lecteurs doivent s’engager à donner leur roman à une autre personne après leur lecture, dans le but de faire voyager mon histoire.

Le projet a aussi pour but de me lancer un défi… Chaque personne qui contribue doit m’envoyer une phrase de son choix, et je vais m’en servir comme première phrase d’une histoire courte que je vais écrire, le but étant de publier un recueil de nouvelles en version numérique, et de l’offrir aux gens qui auront participé.

Et puis, le tout est pour une bonne cause, puisque je prévois donner 50% de l’argent amassé à ma cousine, qui s’est inscrite au Challenge SRC et qui doit amasser des fonds pour la Société de recherche sur le cancer.

J’étais enthousiasmée par mon projet… Mais une semaine plus tard, seulement 4 personnes ont contribué: ma cousine, sa soeur, sa mère, et ma mère. Si la tendance se maintient, j’aurai 4 nouvelles à écrire…

Quel est le lien entre mon projet peu populaire, et mon histoire de représentant qui m’offre à répétition des services qui ne sont pas pour moi? Le voilà: la page Indiegogo de mon projet a été vue par plus d’une centaine de gens… Et j’ai reçu des dizaines de messages et de commentaires…

Mais ils ne proviennent pas de gens intéressés par mon projet. Ils proviennent de gens qui me proposent leurs services pour faire de la publicité pour mon projet, et le faire connaître à leurs réseaux de milliers de gens prêts à investir… Et le meilleur là-dedans, c’est que tous ces gens-là, qui me proposent leurs services, sont anglophones.

J’ai ajouté une brève description de mon projet en anglais, d’accord… Mais je doute qu’aucune de ces personnes-là ne l’ait lue.

En résumé, il faudrait que je donne 100$ ou 200$ à une, ou plusieurs quelconques firmes de marketing qui se spécialisent dans les projets de financement sur Indiegogo, pour qu’ils partagent mon projet avec leurs milliers d’investisseurs… qui ne parlent probablement pas un mot de français. Quelle offre! Quel investissement!

Même en supposant qu’il s’agisse d’un vrai bon investissement… est-ce que j’ai envie de passer le reste de ma vie à écrire des milliers de nouvelles pour des milliers d’investisseurs? Non. Sûrement pas.

J’aimerais seulement avoir le défi d’en écrire plus que 4.

Parce que 4 histoires courtes, ça ne fait pas un très gros recueil.

Conclusion: je n‘ai pas beaucoup de contacts, et je suis vraiment mauvaise pour me faire de la publicité… Mais au moins, je sais reconnaître quand un service de publicité n’est vraiment pas pour moi!

 

De retour dans mon château

C’est ici, dans cette chambre, que j’ai eu, il y a plus de 10 ans, l’idée qui s’est développée pour devenir mon premier roman, Le Parfum du Vent.

C’est aussi ici que j’ai commencé à travailler sur ma bande dessinée, Gontrand le Chevalier.

Dans cette chambre, j’ai aussi travaillé sur de nombreux projets de toutes sortes…

Je suis ici pour les 4 prochains mois.

Depuis que je me suis installée, j’ai écrit au moins 1h chaque soir, et on dirait que l’inspiration vient encore plus facilement que d’habitude…

Un grand succès en librairies!

Un grand succès en librairies… C’est une des choses que mon premier roman, Le Parfum du Vent, n’est pas, et ne sera jamais.

J’avais placé des livres en consignation chez Buropro, il y a de cela quelques mois. Le procédé était quand même facile, et les responsables étaient sympathiques. À la fin de ma consignation, on m’a contactée pour que je vienne signer un formulaire pour la renouveler. Ce matin, j’ai reçu un message disant que ma deuxième période de consignation était terminée, et que je devais venir chercher mes livres.

Résultat: aucune vente.

J’ai découvert qu’une consignation chez Renaud-Bray ne serait pas très avantageuse et rentable dans mon cas, surtout si, là non plus, je ne faisais aucune vente.

Que puis-je retenir de cette expérience de consignation qui n’a donné aucun résultat? Premièrement, je ne blâme absolument pas la librairie! Mon livre était bien placé dans une section réservée aux auteurs locaux, et bien mis en valeur. Je ne blâme pas non plus les clients… Dans une librairie, il y a beaucoup de livres, et le mien n’a aucune raison d’attirer l’attention plus que n’importe quel autre livre. (Si mon roman était mis en vente dans un endroit où il n’y a absolument aucun autre livre, il aurait sans aucun doute une plus grande visibilité! Je pourrais essayer de le vendre dans un garage? Dans un kiosque à hot-dogs? Dans une salle de bain de centre d’achat, ou derrière une poubelle dans une ruelle sombre? Je suis la reine des bonnes idées de marketing!)

Bon, je ne blâme pas non plus mon roman. Il est intéressant, plusieurs lecteurs me l’ont déjà dit, et ils attendent la suite avec impatience.

Ce serait donc ma faute, si absolument personne n’a acheté mon livre à la librairie? Oui, je crois bien. C’est ma faute, parce que personne ne me connaît. Je suis une auteure inconnue, et personne ne veut acheter le livre d’une auteure qu’ils ne connaissent pas… N’est-ce pas? (La plupart des livres que j’ai vendus ont en fait été vendus par ma mère, à des amis ou des membres de la famille. Donc: ils me connaissent, et/ou connaissent ma mère, donc ils sont plus intéressés à acheter mon livre. Logique.)

C’est ma faute, parce que je ne suis absolument pas douée pour me faire de la publicité… Parce que je n’aime pas ça, et parce que, dans le fond, j’ai autre chose à faire que de parcourir le monde entier en frappant aux portes et en disant «J’ai écrit un livre, achetez-le!»

Pour conclure cette réflexion:

  • Je dois trouver de nouvelles manières de rejoindre des lecteurs potentiels. (Si vous êtes propriétaire d’un kiosque de hot-dogs et que vous êtes intéressé à vendre quelques copies de mon livre, faites-moi signe!)
  • Si vous avez déjà lu mon livre: S’il-vous-plaît, prenez quelques secondes pour m’écrire vos commentaires ici, et, si vous connaissez des gens que mon roman pourrait intéresser, n’hésitez pas à leur en parler… ou même à leur prêter votre copie!
  • Si vous ne possédez pas mon roman, sachez qu’il ne sera plus disponible dans aucune librairie. Pour vous procurer une copie, visitez cette page, ou recherchez-le en format numérique sur Amazon ou sur iTunes.
  • Je vais continuer à écrire, encore et encore, avec joie, tout en ne me souciant pas de savoir combien de personnes achèteront et liront mes futurs livres!

 

Écrire dans les marges

Souvent, quand je m’assois et que je commence à écrire, je ne sais pas où je m’en vais. Ou plutôt, je ne sais pas où mon histoire s’en va.

J’ai des notes prises sur plein de bouts de papier, j’ai des images claires, dans ma tête, de ce qui va se passer éventuellement. Mais souvent, je ne le sais pas.

Alors je prends mon crayon, je me concentre sur mon histoire… Et là, un de mes personnages dit ou fait quelque chose. Ou quelque chose se passe.

Et là, je comprends.

Les événements s’enchaînent, les idées arrivent, se mélangent, changent de place, s’emboîtent comme les pièces d’un casse-tête, et l’image se précise, et je sais ce qui va se passer… Parce que dans ma tête, ça s’est passé, en quelques fractions de secondes.

Dans ces moments-là, vu que je suis incapable d’écrire tout, tout de suite, je prends des notes. J’écris des mots, des listes d’événements, dans la marge de ma page, pour préciser la suite de l’histoire, et pour ne rien oublier.

Marges

Et je n’oublie rien, et l’histoire continue… Jusqu’au prochain soir où je me demande ce qui va se passer.

 

Jour d’Auteurs

Dimanche dernier, j’ai passé la journée à Drummondville pour l’événement Jour d’Auteurs. C’était la première fois que je participais à un salon du livre pour faire la promotion de mon roman, et ça a été une belle expérience.

J’ai découvert plusieurs auteurs passionnés, et salué plusieurs lecteurs souriants. J’ai vendu quelques copies de mon livre, fait quelques échanges avec d’autres auteurs, et j’ai été interviewée, comme tous les autres auteurs présents.

C’était la première fois de ma vie que j’ai vu et entendu autant d’auteurs parler d’écriture, parler de leur passion pour l’écriture, parler de leurs rituels, de leurs habitudes… C’était très inspirant.

J’ai cependant remarqué que la plupart des auteurs parlaient fièrement d’avoir écrit leur dernier livre en quelques heures, quelques semaines, quelques mois ou, au pire, quelques années… Moi, j’ai quand même dit, dans un micro, que ça m’avait pris 10 ans écrire Le Parfum du Vent, et que mon autre livre, je travaillais dessus depuis plus que la moitié de ma vie. J’ai de la misère à comprendre comment les autres auteurs peuvent être aussi productifs, surtout ceux qui ont des enfants, et un «vrai travail»… Je suppose que c’est plutôt moi qui n’est pas assez productive. Je suppose que je travaille sur trop de projets à la fois. Le mot productivité, dans le fond, c’est un mot que je n’aime pas.

Le plus important, c’est que j’étais là! J’ai participé à l’événement, plein de gens m’ont félicité pour mon livre, et j’ai passé une belle journée.

Si je me lançais le défi de terminer la suite du Parfum du Vent pour la prochaine édition de Jour d’Auteurs, je sais que ça ne serait pas un défi réaliste. Si je me lançais le défi de ne tout simplement pas prendre 10 ans à l’écrire, ça serait un objectif beaucoup plus réalisable.

Bonjour!

Bonjour!

Bulletin de Nouvelles #4

Wow, il était temps que je poste une nouvelle entrée dans mon blogue! La première de 2015!

Depuis mon lancement, j’ai vendu (ou plutôt, ma mère et d’autres membres de ma famille ont vendu!) plusieurs copies de mon livre… Mon roman est maintenant disponible en format numérique, et le 29 mars prochain, je participerai à l’événement Jour d’Auteurs à Drummondville. Je vais aussi faire des démarches afin que mon roman se retrouve dans d’autres bibliothèques. Je suis donc officiellement une auteure. Une auteure que personne ne connaît, mais une auteure quand même.

Ces temps-ci, je:

  • Commence le Chapitre 7 de la suite de Le Parfum du Vent
  • Continue le Chapitre 9 de mon autre histoire
  • Commence la prochaine page des aventures de Gontrand le Chevalier

Et plus encore…

Commentaires sur Le Parfum du Vent

Page couverture du roman Le Parfum du Vent.

Si tu as lu mon roman Le Parfum du Vent, j’aimerais ça savoir ce que tu en as pensé!

Est-ce que le personnage de Regor te tapait sur les nerfs, ou est-ce que tu étais d’accord avec lui? Quel moment as-tu préféré dans les aventures de notre ami Dragon?

Merci de me laisser tes commentaires en utilisant l’encadré qui est tout en bas de cette page.

Et bien sûr, si tu n’as pas encore lu Le Parfum du Vent, tu peux commencer par lire les commentaires des autres avant de décider de l’acheter, ou de ne pas l’acheter.

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