La passion des auteurs

Hier, j’étais à La Pause Littéraire à Trois-Rivières en compagnie de 98 autres auteurs, pour le 5e anniversaire de ce bel évènement.

Bon, comme d’habitude quand je vais à la Pause, je n’ai pas fait beaucoup de ventes… En fait, je n’ai vendu que 4 de mes petits livres à ma marraine et mon parrain, qui m’ont fait une belle surprise en venant me voir! À part ça, j’ai aussi fait deux échanges de livres.

Je n’ai pas fait le tour de la centaine de tables de l’évènement, précisément parce que je sais que je ne risque pas du tout de m’enrichir en y vendant des livres, et que je ne veux pas être tentée d’en acheter un millier. Mais j’ai quand même parlé à quelques auteurs, dont certains que je connaissais déjà. J’ai même gagné un prix de présence!

Même si je n’ai pas fait le tour pour que les auteurs présents me parlent de leurs livres, j’aime entendre des auteurs parler de leurs livres. Surtout quand ils en parlent en étant vraiment passionnés, et qu’ils prennent le temps de résumer leurs histoires pour les rendre attrayantes pour ceux et celles qui les écoutent.

Je pense que c’est surtout une affaire de passion… J’aime quand les gens sont passionnés par quelque chose de manière générale. Et quand ce quelque chose est un ou des livres qu’ils ont écrit, c’est encore mieux.

J’ai l’impression que quand je parle de mes livres aux rares gens qui viennent me voir pendant des évènements, je n’ai peut-être pas l’air super passionnée. Pas parce que je n’aime pas mes histoires… mais bien parce que si j’ai l’impression que quelqu’un ne s’intéresse pas vraiment à ce que j’ai à dire, je ne le dis pas.

(À l’école primaire, quand quelqu’un de fatigant m’a demandé, en se moquant de moi, pourquoi je ne parlais jamais, j’ai quand même réussi à répondre que je ne lui parlais pas parce que je n’avais rien à lui dire. Et voilà…!)

Et donc, quand des gens s’approchent de ma table en ne semblant vraiment pas sûrs, ou pire encore, avec une expression qui rappelle le dédain, comme s’ils étaient en train de se dire «Eeuh, kessé ça…? Bof, des livres plates, aucun intérêt!» il n’y a absolument aucune chance que je prenne le temps de leur parler de mes histoires. Ça fait peut-être de moi une mauvaise vendeuse, mais c’est comme ça. Je ne parle de mes livres aux gens que s’ils ont l’air intéressés.

Elsa et Superman avaient l’air intéressés… Pendant l’évènement, j’ai participé à une entrevue faite par la Reine des neiges et Superman, et ils m’ont posé des questions intéressantes. C’est juste dommage que je pense bien qu’à part eux, personne n’écoutait!

Quand Elsa m’a demandé quel était mon rêve en tant qu’auteure, j’ai répondu «Euuh… vendre des livres…?» d’un air volontairement un peu stupide, avant de donner une réponse plus songée et intelligente.

J’ai dit que mon rêve, c’était de vendre des livres, oui… mais dans l’espoir de trouver des gens qui pourraient être aussi passionnés que moi par mes histoires. Des gens qui me diraient leurs commentaires à la fin de leur lecture, plutôt que de prendre pour acquis que je sais ce qu’ils ont pensé de mon livre. Des gens qui aimeraient mes personnages autant que moi… Des gens qui ont hâte de savoir la suite, des gens intrigués et curieux, des gens qui ont envie de discuter de mes histoires avec moi. Des gens passionnés.

Et vous, aimez-vous entendre des auteurs parler de leurs livres?

Je n’ai pas pris de photo de moi à la Pause, mais j’en ai rapporté quelques artéfacts…

Le plan du casse-tête

Avez-vous déjà essayé d’assembler un casse-tête, en sachant que vous n’aviez pas toutes les pièces nécessaires? En vous disant que certaines pièces allaient sûrement apparaître, par hasard, dans les prochains jours et les prochaines semaines, mais que les autres, vous alliez devoir les fabriquer vous-même?

Planifier un roman, ça ressemble un peu à ça. Ou, en tout cas, ça ressemble à ça dans mon cas, pour l’histoire sur laquelle je travaille, et qui n’a pas encore de meilleur titre que «Histoire de Marianne».

J’ai une idée générale de ce à quoi l’histoire va ressembler. J’ai plusieurs notes sur des bouts de papier de tailles différentes; des notes de scènes qui doivent se passer, des idées de développement des personnages, et des choses à ne pas oublier parce que je me suis dit, à un moment ou un autre, que c’était très important.

(L’idée pour cette histoire m’est venue en 2011… et donc, depuis tout ce temps-là, j’en ai pris, des notes! Et bien sûr, il y a des choses, aujourd’hui, qui ne me paraissent plus aussi importantes qu’au début, ou qui ne fonctionnent juste plus avec la «vraie» direction que mon histoire est en train de prendre.)

Toutes ces notes, tous ces petits bouts de papier, ce sont comme les morceaux d’un casse-tête. Et quand je prends le temps de planifier quelques chapitres sur mon grand carton bleu, c’est un peu comme si j’assemblais une partie du casse-tête.

J’ai déjà 12 chapitres de planifiés!

M’asseoir devant mon carton bleu avec mes notes, et essayer d’organiser tout ça, c’est intéressant, et ça me permet de plonger au coeur de mon histoire, d’une manière différente de quand je suis en train de l’écrire. Il faut d’abord que je planifie la structure de mon histoire, avant de la décrire en mots, et d’y ajouter les détails qui font que tout fonctionne.

Prendre le temps de planifier mes chapitres, c’est donc super important… mais ça ne me tente jamais de le faire. Quand vient le temps de planifier des nouveaux chapitres, je vois ça comme une corvée très désagréable! Puis, pendant que je travaille là-dessus, je finis par trouver ça moins désagréable, mais ça reste assez compliqué.

Eh puis, je n’ai pas le choix de ne préparer que 2 ou 3 chapitres à la fois… Je ne pense pas que je pourrais planifier mon histoire jusqu’à la fin d’un seul coup: il me manque des pièces de casse-tête, il me manque des idées, il me manque des liens entre les différentes scènes.

Il faut que je trouve de nouveaux morceaux de casse-tête quelque part dans ma tête… ou il faut que je travaille fort pour en créer d’autres.

Extrait du livre Beanedich

Le mois d’Août est arrivé, ce qui veut dire que c’est le temps pour moi de lancer le quatrième petit livre de ma Mini Collection! Youppi!

Je vous présente donc un nouveau petit livre intitulé «Beanedich» que vous pouvez trouver et commander dès maintenant sur mon site, ou sur Lulu.com.

Oh! Voici la neige dont je vous ai déjà parlé dans mon blogue!

Le personnage de Beanedich, dont le nom aura été simplifié pour devenir Benedict dans le livre que je suis en train d’écrire, est un personnage que j’apprécie particulièrement. Un jour, dans un futur projet qui suivra mon roman en cours, il devrait devenir un personnage principal, et il sera l’ami d’Anders, vedette du premier petit livre de ma Mini Collection.

Ceci étant dit, le résumé du livre sur mon site, même s’il représente bien l’essence de l’histoire du roman, ne donne peut-être pas vraiment une bonne idée de ce qui s’y passe en vérité…

Voici donc un petit extrait du livre qui pourrait vous donner envie de le lire!

«Grâce à la neige qui recouvrait le sol, les toits, et même une partie des façades des bâtiments, la noirceur n’était jamais totale en Lvistuanie. Beanedich et Leevia s’engagèrent sur la route enneigée qui devait les ramener dans leur village. Cette fois-ci, elle ne chercha pas à tenir sa main. Il lui répéta quelques fois, dans des murmures fragiles, qu’il était désolé. Elle ne dit rien, et semblait perdue dans ses pensées.

Ils marchèrent ainsi en silence pendant un moment avant de s’arrêter. Ils échangèrent alors un regard, ce qui leur confirma qu’ils avaient tous les deux l’impression d’être épiés. Leevia fut la première à se retourner, croyant qu’il s’agissait peut-être simplement de Neegan qui les suivait de loin. Comme elle ne disait toujours rien, Beanedich se retourna à son tour.

Un loup énorme s’avançait vers eux, les oreilles dressées, la queue basse. Ses yeux dorés brillaient faiblement dans la pénombre, et il marchait sans faire aucun bruit, presque comme s’il flottait sur la neige.

Paniqué, Beanedich saisit le bras de Leevia, qui était figée par la peur, et l’incita à se retourner pour fuir, mais au même moment, deux autres loups émergèrent de la dense forêt de conifères qui bordait le chemin. Les trois bêtes les encerclèrent en montrant leurs crocs, et Beanedich comprit aussitôt qu’il leur était inutile d’essayer de s’enfuir : ils ne pouvaient tout simplement pas courir plus vite que des loups en chasse. Il n’avait rien pour se défendre, rien d’autre que son violon et son archet, mais jamais il n’aurait osé essayer de se servir de son instrument comme d’une arme, pas même pour tenter de sauver sa vie.»

Opération Bibliothèques, version 2

L’année passée, j’ai écrit à plusieurs bibliothèques pour leur proposer, gratuitement, un de mes romans. J’avais appelé cette tentative Opération Bibliothèques, et j’en avais parlé dans mon blogue.

Mon but était, entre autres, de recevoir enfin un peu d’argent grâce au Programme du droit de prêt public. Peu de bibliothèques se sont montrées intéressées par mon offre, mais j’ai quand même réussi à me mériter un chèque d’un peu plus que 50$ au mois de Février.

Je suis un peu tannée d’écrire à des bibliothèques, de guetter les réponses et de ne presque jamais en recevoir… alors je me suis dit qu’il existait sûrement une meilleure manière de procéder.

Je vois parfois des amis auteurs, sur Facebook, qui proposent aux gens de demander à leur bibliothèque locale de commander leurs livres. Je ne sais pas si ça donne beaucoup de résultats…

Moi, j’ai eu l’idée de simplifier (ou de compliquer…?) un peu les choses. Au lieu de proposer aux gens de rendre visite à leur bibliothécaire et de dire «Bonjour, j’aimerais beaucoup si vous pouviez commander le livre, de chose, là, l’auteure…» ou quelque chose dans ce genre, j’ai créé des formulaires. Et une page internet qui explique mon intention.

Mon intention est toujours d’offrir des livres gratuitement aux bibliothèques publiques… Elles ont, apparemment, l’obligation d’acheter leurs livres dans des librairies, et mes livres ne sont pas disponibles en librairie. Donc, je suis prête à faire des petits cadeaux, en me croisant les doigts pour recevoir un chèque du Programme du droit de prêt public à la fin de l’année.

Peut-être que si l’abonné d’une bibliothèque demande un livre, ça a plus de poids que si une auteure inconnue offre son livre…

Mes livres ont besoin d’aide pour voyager…

Pour faire une histoire courte: si vous voulez m’aider à dominer le monde grâce à mes livres, visitez la page Opération Bibliothèques sur mon site, téléchargez et imprimez le formulaire de votre choix, donnez-le à votre bibliothécaire, et parlez-en à tous vos amis qui ont envie de lire un de mes livres gratuitement en l’empruntant à leur bibliothèque locale.

Parce que c’est ça (à part le bonheur de pouvoir aider une auteure inconnue) l’avantage pour vous: si votre bibliothécaire communique avec moi pour demander un de mes livres, vous allez pouvoir l’emprunter à votre bibliothèque, et le lire! Youppi!

Merci de m’aider à faire d’Opération Bibliothèques un succès.

6 livres en 1 an

C’est au mois de Juin que je vais lancer le troisième livre de ma Mini Collection! Vous pouvez déjà précommander le livre «Flint et Cal» sur mon site, et en apprendre plus sur les autres petits livres à venir.

Quand j’ai eu l’idée fabuleuse de lancer 6 livres en 1 an, je n’avais pas exactement pensé au travail que ça représenterait. Bon, mes 6 livres sont déjà écrits, c’est une bonne partie de la job de faite!

Mais pour chacun des livres, qui sont publiés à chaque deux mois, il faut que je révise une dernière fois, que j’écrive une nouvelle introduction, que je crée la version finale de la page couverture avec le numéro ISBN, que j’envoie des copies aux archives du Québec et du Canada pour le dépôt légal, que je prenne des petites photos promotionnelles, que je planifie une séance de signature, et, bien sûr, que j’essaie de faire de la publicité et de convaincre des gens d’acheter mes livres.

J’ai sans doute oublié quelques petites choses, mais en gros, c’est ce qu’il faut que je fasse. Pour chaque livre.

En plus, il y a le fait que je doive parfois m’imposer des dates limites qui n’ont pas toujours de l’allure, pour sauver de l’argent. Je fais imprimer mes livres avec le site lulu.com, et de temps en temps, ils ont des promotions qui permettent d’économiser les frais de livraison. Et quand les frais de livraison montent à presque 100$ pour une boîte de livres, ça vaut la peine de faire des efforts pour ne pas avoir à les payer!

Il y a justement une promotion en cours, qui se termine le 28 Mai, et qui me donne envie de finaliser et commander le cinquième livre de ma Mini Collection, qui va sortir en Août… C’est loin, le mois d’Août, mais je ne sais pas s’il va y avoir une autre promotion d’ici là, donc je ne veux pas risquer de perdre ma chance de ne pas payer la livraison…

Alexander, Henry, et bientôt, Flint et Cal…

Bref, c’est beaucoup de travail, et il faut que je pense à beaucoup de choses, et tout ça pour ne vendre environ que 10 copies de chaque nouveau livre qui sort.

C’est du travail que j’aime faire malgré tout… mais c’est certain que je ne vais pas prendre l’habitude de publier 6 livres à chaque année!

La continuité de Sechora

Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, Sechora, l’histoire sur laquelle je travaille depuis une éternité, est une histoire dont vous êtes le héros.

Comme je l’ai déjà mentionné dans mon blogue, c’est ce qui explique, au moins en partie, pourquoi c’est aussi long à écrire, cette histoire-là. J’ai 4 personnages, et chaque personnage vit chaque chapitre à sa manière, avec différents choix qui peuvent lui révéler des parties d’histoire uniques.

Ça va être le fun à lire une fois que ça va être terminé, ou en tout cas, je l’espère… Mais c’est complexe à écrire. Quand j’ai commencé, je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais. Je voulais juste écrire une histoire dont vous êtes le héros, parce que j’aimais lire des livres dont vous êtes le héros, mais que je trouvais que les personnages en général n’étaient pas très développés. Je voulais donc présenter des personnages très différents, qui vivraient plus ou moins la même histoire ensemble.

Quand j’ai commencé, je ne savais pas trop comment faire ça. Depuis quelques années, j’ai développé une sorte de technique pour me retrouver dans la continuité et la cohérence de tous mes chapitres. J’apprends à mieux organiser mes idées, aussi, ce qui fait que je réussis à écrire un peu plus rapidement.

J’ai eu envie de vous présenter un peu ma technique de travail, en ce moment où je commence l’écriture du Chapitre 15 de mon histoire.

Pour chaque début de chapitre, donc, je prépare 4 paquets de feuilles. Un pour chaque personnage.

Des pages blanches, c’est beau!

Au début, j’écrivais chaque partie de chapitre l’une après l’autre, mais depuis quelques années, j’ai découvert que c’était moins décourageant d’écrire environ le tiers d’une partie, puis le tiers d’une autre, et ainsi de suite. Ça me donne l’impression que chaque personnage avance et évolue presque en même temps.

Au milieu, sur la photo, vous pouvez voir la petite feuille carrée sur laquelle je vais répertorier chaque numéro de chaque partie de mon chapitre.

À droite, vous pouvez voir la feuille sur laquelle je note quelques idées à mesure que l’histoire avance, et où je fais un petit diagramme pour chaque personnage. Ça me permet d’avoir un visuel sur la manière dont les chapitres se développent, par exemple: ok, le numéro 466 de Leïya mène soit au numéro 470, soit au numéro 473, selon le choix du lecteur.

Le papier à numéros du Chapitre 14 a bien rempli son devoir!

Vous pouvez voir sur cette photo-là le papier qui m’a servi pendant l’écriture de mon Chapitre 14. C’est important de ne pas mettre deux fois le même numéro, et de ne pas choisir deux numéros collés pour le même personnage. Il ne faudrait pas, non plus, oublier un numéro!

Pendant que j’écris, il m’arrive souvent de relire mes notes, de prendre de nouvelles notes, ou de me demander si un évènement s’est bien passé de la manière dont je m’en rappelle, ou si un des personnages a bien pensé une chose ou une autre, en réaction à telle ou telle situation. Quand j’ai des doutes, au lieu d’essayer de trouver un passage qui peut répondre à mes questions dans tout ce que j’ai écrit jusqu’à maintenant, je me laisse une petite note dans la marge, et je vérifie plus tard. Je tiens à ce que tout soit cohérent, autant que possible.

Ça a pas d’allure à quel point mon carton a pâli! Avant, il était d’un beau vert tout partout…

Vous souvenez-vous de mon carton vert sur lequel j’ai fait l’effort d’organiser mon histoire? Je vous en parlais dans mon blogue intitulé «Un fouillis utile».

J’ai récemment pris le temps de réviser ce que j’avais collé sur ce carton, et de tout réorganiser de manière plus simple et plus logique, en divisant chaque évènement selon les 10 chapitres que je crois qu’il me reste à écrire.

J’ai découvert qu’il me restait moins de choses à écrire que ce que je pensais, mais surtout, j’ai découvert que mon carton avait pâli en mautadit! Regardez à quel point il est rendu vert pâle laid… On voit bien la différence aux endroits où il y avait des petits bouts de papier collés.

Vite, je dois terminer mon histoire avant que mon carton soit encore plus défraîchi! Mon objectif plus ou moins réaliste était de la terminer pour 2024, mais peut-être que je peux réussir à le faire un peu avant… Peut-être.

Le retour de Livrez au Suivant?

Vous souvenez-vous de mon projet «Livrez au Suivant»?

Non? C’est parfaitement normal.

Quelque part en 2015, si je me souviens bien, j’ai eu l’idée d’offrir 10 copies de mon premier roman, «Le Parfum du Vent», à prix réduit, en incitant les acheteurs à donner leur livre à quelqu’un d’autre après leur lecture. Le concept était que chaque lecteur ou lectrice devait visiter la page «Livrez au Suivant» dans mon blogue, pour prendre en note le numéro de son livre en ajoutant son nom, et sa ville. J’avais envie de voir jusqu’où mes livres pouvaient voyager!

Hélas, comme c’est souvent le cas, mon petit projet n’a pas été un succès. Peut-être que les gens qui ont acheté les 10 livres les aimaient tellement qu’ils ont décidé de les garder! Peut-être qu’ils ne les ont jamais lus, et qu’ils ne les liront jamais. Peut-être qu’ils ont oublié de visiter mon blogue pour y laisser une trace…

Je ne sais pas trop. Je sais juste que ça n’a pas fonctionné, et que ça m’avait déçue.

J’ai donc décidé de tenter l’expérience une nouvelle fois! Pourquoi? Parce que je trouvais mon idée vraiment cool, et que j’aurais aimé ça, moi, participer à quelque chose comme ça. Je veux donc essayer encore.

J’ai justement une copie de mon roman «Le Goût de l’Eau» dont la couverture est un peu maganée… (J’avais contacté une bibliothèque pour leur demander s’ils pourraient être intéressés, ils m’ont demandé de leur envoyer une copie pour décider s’ils avaient envie de l’acheter ou pas, et environ 1 an plus tard, ils me l’ont renvoyée, en mauvais état… Merci beaucoup.)

J’ai donc ajouté ce livre au projet, et je vais le vendre seulement 5$ au lieu de 20$! J’espère que la personne qui l’achètera m’aidera à le faire voyager…

À qui la chance? Ce livre sera sur ma table à ma séance de signature du 6 Avril prochain, à la Librairie Serpent d’ébène de Victo.

Si vous vous souvenez de mon projet parce que vous aviez acheté une copie de mon livre, dans le temps, il n’est pas trop tard pour participer si vous en avez envie!

Extrait du mini livre Henry

Le deuxième livre de ma Mini Collection, «Henry», est disponible dès aujourd’hui!

Le livre met en vedette un jeune homme appelé Henry de Courval, qui va se mettre à rêver de devenir capitaine d’un navire pendant son premier voyage en mer.

Henry va être un personnage assez important dans le nouveau livre que j’ai commencé à écrire à la fin du mois de Janvier. C’est le concept: tous les personnages des 6 premiers livres de ma Mini Collection vont se retrouver dans cette fameuse histoire…

Voici donc, pour vos yeux curieux, un petit extrait du livre Henry:

« Il resta assis pendant que les marins appareillaient pour quitter le port de La Royave. Il resta assis pendant un très long moment. Puis, il se leva, et quitta sa cabine.

Il monta sur le pont. Le ciel était gris, et la mer était plutôt calme, animée par des vents qui leur étaient sans doute favorables. L’île de La Royave était déjà loin derrière eux. Henry inspira longuement l’air salin qui s’offrait à lui, puis s’approcha du second du capitaine qui marchait lentement sur le pont, les mains jointes derrière son dos, et qui supervisait le travail de l’équipage.

– Monsieur Bernat? lui dit Henry pour attirer son attention.

Le second se tourna vers lui avec un sourire mince, mais honnête.

– Que puis-je faire pour vous, Monsieur de Courval?

Henry pinça les lèvres, puis se lança :

– Je me demandais, en fait, si moi, je pouvais faire quelque chose pour vous, Monsieur Bernat.

Le second du capitaine fronça légèrement les sourcils.

– Je vous demande pardon?

– Je suis le seul passager à bord, expliqua Henry, et j’ai l’impression… Enfin, j’aimerais bien, si vous le permettez, faire quelque chose pour me rendre utile.

Monsieur Bernat le considéra d’un air un peu incrédule.

– Nous pourrons bien vous trouver quelques tâches qui ne nécessitent aucune expérience, dit-il enfin. C’est bien ce que vous voulez?

– Oui, Monsieur, approuva Henry en hochant la tête. J’aimerais me rendre utile.

Son interlocuteur sembla étonné et déconcerté par sa demande, mais il faisait des efforts pour ne pas le laisser paraître, et Henry lui en était reconnaissant.

– Laissez-moi en parler avec le capitaine, dit-il avant de s’éloigner.

Henry le regarda se diriger vers l’arrière du navire, où le capitaine, avec toute la prestance qu’il pouvait se permettre, tenait le gouvernail d’un air peu avenant. Henry observa son visage tandis que Monsieur Bernat lui présentait sa demande. Il parut tout d’abord incrédule, il fronça ses sourcils noirs en grattant son crâne chauve, puis arma son visage d’un sourire qui semblait exagérément cruel. Il dit quelques mots à son second pendant qu’une lueur de mépris gonflait ses yeux sombres.

Monsieur Bernat s’inclina, puis revint vers le jeune homme.

– Le capitaine souhaite que vous aidiez Lon à la cuisine, l’informa-t-il, et il veut que vous lui disiez qu’à partir de maintenant, vous allez prendre vos repas avec le reste de l’équipage.

Le second faisait preuve de réserve, comme à son habitude, mais Henry crut lire dans son regard qu’il était sincèrement désolé pour lui. »

Henry avait soif.

Si vous voulez acheter le livre, vous pouvez le commander à partir de mon site internet, ou encore sur le site de Lulu.com.

Il n’est pas disponible en librairie, mais si vous êtes à Victoriaville, vous pouvez le trouver chez Les marchés délice et création au 212 Boulevard Bois-Francs Nord, ou vous pouvez venir me rencontrer à la Librairie Serpent d’ébène le 6 Avril, où je ferai une petite séance de signature de 12h à 16h.

Hansel, Gretel et la censure

Connaissez-vous la collection des Contes interdits de la maison d’édition AdA?

Si oui, vous êtes peut-être déjà au courant que le directeur général d’AdA et Yvan Godbout, l’auteur du roman Hansel et Gretel, ont été arrêtés la semaine dernière, et vont être accusés de production de pornographie juvénile. Tout ça, à cause d’un petit passage du roman qui décrit le viol d’une enfant.

Je trouve que la couverture du livre explique très bien que c’est une histoire sombre, qui n’est pas pour les enfants…

Je ne connais pas Yvan Godbout, mais je n’ai lu et entendu que de bonnes choses à son sujet. Il semble très apprécié par ses lecteurs, et par ses collègues auteurs.

J’ai lu son Hansel et Gretel, parce que ma mère me l’avait acheté pour Noël, il y a 2 ans, avec 2 autres livres de la collection des Contes interdits. Oui, il y a beaucoup de choses horribles dans le roman, mais personnellement, ce ne sont pas les scènes de viol qui m’ont marquée le plus. Je dis LES scènes, parce que oui, il me semble qu’il y en avait plus qu’une, alors je ne comprends pas pourquoi une d’entres elles suscite tant la controverse, alors que les autres, c’est pas grave, c’est correct.

Oui, il y a beaucoup de choses horribles dans ce roman… mais justement, c’est un roman d’horreur! C’est une histoire fictive, avec des personnages fictifs, dont le but est de choquer le lecteur, de lui faire peur, de lui montrer ce qu’il y a de plus sombre et de plus sale chez l’être humain.

Le viol d’enfant et la maltraitance d’enfant n’y sont absolument pas glorifiés ou banalisés. Ils y sont présentés comme des choses vraiment dégueulasses, et ceux qui en sont responsables subissent des morts atroces et sanglantes, que dans une histoire fictive mettant en scène des personnages fictifs, ils ont amplement méritées.

Je ne pense pas que les lecteurs, en lisant ce livre, se disent «Ah, j’aime ça quand les enfants souffrent!»… Au contraire, la situation des deux enfants est vraiment insupportable, et on ne peut pas faire autrement que de sympathiser avec eux, et de vouloir que leur cauchemar se termine au plus vite.

Mais bon… de moins en moins de lecteurs vont pouvoir le lire, ce livre, parce que l’inventaire de la maison d’édition a été saisi, et les magasins les retirent de leurs tablettes.

La prochaine étape, ça va être de saisir les exemplaires des gens qui en possèdent, de faire un gros tas de livres, et de les brûler sur la place publique? Tsé…

Je trouve que ça n’a vraiment pas d’allure. Si des accusations comme ça peuvent se produire une fois, ça va s’arrêter où? Est-ce que tous les écrivains québécois et les producteurs de films québécois vont se faire arrêter si quelqu’un trouve un petit quelque chose de déplaisant dans leurs oeuvres? Est-ce que tous les artistes québécois doivent se mettre à avoir peur que leur travail soit censuré, ou pire encore? Est-ce que je vais être accusée de cruauté animale parce que mon Dragon mange des chevreuils dans mes deux romans fantastiques?

Il y a une différence entre la réalité et la fiction. Quant à moi, la vraie vie est beaucoup plus horrible que la fiction. Dans la fiction, bien souvent, les scènes de violence servent à dénoncer la violence qui existe déjà dans la réalité. Les films d’horreur et les livres d’horreur n’incitent pas les gens à imiter ce qui s’y passe. (Bon, il y a des gens qui le font parfois, malheureusement, mais ça, c’est parce qu’ils ont de gros problèmes dans leur tête, et ça, c’est une autre histoire…)

Comme d’autres l’ont dit avant moi dans l’affaire Hansel et Gretel, il me semble que notre système de justice devrait s’occuper d’arrêter les pédophiles et ceux qui maltraitent les enfants dans la vraie vie, plutôt que de s’acharner sur un écrivain de livres d’horreur et un éditeur.

Si cette affaire vous intéresse, je vous invite à lire et à signer cette pétition: https://www.change.org/p/laisser-tomber-les-charges-de-culpabilit%C3%A9-contre-yvan-godbout-et-les-%C3%A9ditions-ada

Ce n’est pas si important…

Ça fait déjà environ un mois que mon nouveau livre, «Alexander» de ma Mini Collection, a été officiellement lancé.

J’en ai vendu 11 copies en tout. J’ai participé à 2 évènements: une séance de signature à la Librairie Serpent d’ébène de Victo, qui a été un beau succès selon mes critères, et la Pause Littéraire à Trois-Rivières, qui n’a pas du tout été un succès pour moi.

Décidée à essayer de faire connaître mon nouveau petit livre, j’ai contacté des blogues qui font des chroniques littéraires pour leur proposer mon oeuvre, mais je n’ai eu qu’une seule réponse, de la part d’une blogueuse qui voulait me dire qu’elle n’acceptait plus de services de presse parce qu’elle n’avait pas le temps de les lire.

Je pense pouvoir dire que j’ai fait ce que j’ai pu, mais comme c’est souvent le cas, je suis un peu déçue des résultats!

Quand je suis sur le point de lancer un nouveau livre, je me dis qu’il faut que j’essaie de me faire de la publicité, de rejoindre de nouveaux lecteurs potentiels, de me faire connaître… Pour ma Mini Collection, j’ai décidé d’essayer de faire ça de manière plus méthodique, d’essayer de nouvelles choses…

Maintenant que mon premier petit livre est lancé depuis un mois, je me rends compte que ça n’a pas donné grand-chose… Je suis heureuse de ma séance de signature à la librairie! Mais pour le reste, je me dis… bon, dans le fond… est-ce que c’est vraiment SI important que ça que tout le monde connaisse ce nouveau livre?

Ce n’est peut-être pas si important… Ce n’est pas exactement un vrai roman, c’est une histoire courte, qui va devenir plus intéressante quand mon «vrai» roman va sortir, plus tard, beaucoup plus tard. Ce n’est pas si grave si je n’en vend pas des dizaines de copies! Ce qui est le plus important, c’est que les gens qui l’ont lu l’apprécient.

Ça revient toujours un peu au même, chaque fois que je lance un nouveau livre. Je suis prise entre «Il faut que je travaille fort pour me faire de la publicité!!» et «Bof, c’est correct comme ça, c’est pas si important quand je prends le temps d’y penser…»

Mais cette semaine, j’ai suivi une mini formation en ligne offerte par Marie Forleo, qui est une «business coach» inspirante qui essaie d’aider les entrepreneurs à partager leur passion avec toutes sortes de conseils et de ressources. J’aime beaucoup sa façon de parler, entre autres, du marketing.

Dans cette formation, donc, Marie affirmait que si un entrepreneur ne faisait pas tout ce qu’il pouvait pour faire connaître ses produits ou ses services, il volait ceux et celles qui avaient le plus besoin de ces produits et services.

Suivant ce raisonnement, je vole mes livres aux lecteurs et lectrices qui pourraient les apprécier!

Cette boîte de livres m’appartient! Non, vous n’en aurez pas un seul!!

Bon, je ne veux pas voler mes propres livres et les garder chez nous dans des boîtes à tout jamais… Mais le problème, c’est surtout que je ne sais pas qui sont les lecteurs et lectrices qui pourraient vouloir les lire. Je me doute bien que mes livres n’ont pas ce qu’il faut pour être appréciés par absolument tout le monde (et ce n’est pas mon but non plus d’écrire des livres qui plaisent à tout le monde!), mais les gens qui pourraient les apprécier, et qui existent sans doute quelque part sur la terre, je ne sais pas comment les rejoindre.

Donc, je me dis que ce n’est pas important pour moi de chercher ces gens-là, et que si on est tous ben ben chanceux, ils vont finir par me trouver, et trouver mes livres, et vouloir tous les lire.

Mais… juste au cas où je n’ai pas de chance, je vais quand même continuer d’essayer de trouver les gens qui aiment mes livres, mais qui ne le savent juste pas encore. Parce que travailler, c’est dur, et voler, c’est pas beau, tsé.

Le deuxième livre de ma Mini Collection s’appelle «Henry», et il sera disponible dès le 1er Avril!

Voici Manouk, de chez Randonnée Mïcklà! Pendant que j’avais toute son attention, j’aurais peut-être dû lui parler de mes livres. Peut-être qu’il les aurait aimés!