Ma priorité pour 2024: Sechora

Je travaille toujours sur plusieurs projets en même temps. Et j’ai souvent de nouvelles idées, alors je rajoute des projets sur ma liste de choses que je veux faire…

Mais bien sûr, je manque de temps. Comme tout le monde, j’imagine.

Mon projet le plus important cette année, celui que je veux absolument prioriser, c’est Sechora. Mon roman dont vous êtes le héros. Un gros livre… Un très gros livre.

Il y a quelques années, en 2018, plus précisément, j’avais calculé et prédit que je terminerais de l’écrire en 2024.

On est en 2024. Est-ce que j’ai terminé d’écrire Sechora? Non.

Mais presque! Ma conclusion est presque terminée, et je me suis lancée dans une grande première révision. Il faut aussi que je termine de taper à l’ordinateur tout ce que j’ai écrit sur des feuilles lignées…

Il me reste encore énormément de travail à faire. Mais j’ai déjà tellement travaillé sur ce projet, et depuis tellement d’années (je vous parle d’un livre auquel j’ai déjà consacré plus que la moitié de ma vie!) que je VEUX absolument le terminer cette année.

Je veux terminer ce livre en 2024, le publier, et passer à autre chose… parce que si ça s’éternise encore, je pourrais finir par en être tannée. Je pourrais peut-être même finir par le détester! Et je ne veux pas que ça arrive, ça.

La seule solution, c’est donc de continuer à travailler, à travailler fort, et à tout faire pour réussir à accomplir mon objectif. Je veux que ça devienne ma priorité.

Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, et je pense bien que c’est parce que j’ai peur.

Oui, j’ai peur. J’ai peur que les gens le lisent, et le trouvent sans intérêt, ou pire encore, qu’ils ne se donnent même pas la peine de le lire. J’ai peur que mon livre soit publié dans l’indifférence générale. J’ai peur que ce soit un échec.

J’ai peur que ce projet auquel j’ai déjà consacré plus que la moitié de ma vie soit un échec.

Et je pense être aussi réaliste que pessimiste en me disant que ça ne serait pas du tout impossible que ce soit le cas. Parce qu’en 10 ans de carrière d’auteure inconnue, je me suis prouvé à plusieurs reprises que je n’étais pas très douée pour vendre mes livres.

J’essaie. Je fais des efforts. Mais c’est extrêmement rare que ça fonctionne.

Bien sûr, Sechora, je l’ai écrit pour moi. Je l’ai écrit pour la jeune ado qui aimait les livres dont vous êtes le héros, mais qui n’aimait pas compter des points et utiliser des dés pour combattre les adversaires de son personnage. Elle trouvait aussi que les personnages des livres qu’elle lisait manquaient aussi souvent de profondeur, alors elle a eu l’idée d’écrire un livre avec quatre personnages distincts, bien développés.

J’ai écrit ce livre pour moi. Mais maintenant, j’ai besoin de le publier. J’ai besoin de le partager. Et par-dessus tout, j’ai besoin que des gens l’aiment.

J’ai besoin de pouvoir regarder derrière moi et me dire, oui, ma fille, tout ce que tu as accompli, toutes tes années de travail, ta passion, tes doutes, ta minutie, ton acharnement, ton amour pour tes personnages, ton rêve de voir ce projet prendre vie, tout, tout ça, ça a valu la peine. Tu as bien fait de ne pas abandonner, même si tu aurais pu le faire un milliard de fois. Tu as continué, tu as réussi, et je suis fière de toi!

Mais pour l’instant, même si je suis motivée, et même si je sais ce que j’ai à faire, et dans quelle direction je m’en vais… ça n’avance pas vite, parce que j’ai peur.

Et je sais que c’est normal. Ça s’appelle la résistance: la même résistance qui empêche souvent les auteurs d’écrire. La résistance, elle essaie de me protéger en m’empêchant d’accomplir quelque chose qui est important pour moi. Sa logique c’est que si mon livre n’est jamais publié, personne ne va le lire, et donc, personne ne va le détester, le trouver médiocre, ou le trouver tout à fait dénué d’intérêt. Personne ne va l’ignorer non plus, puisqu’il n’existera pas!

Au fond, la résistance, c’est mon amie. Ou en tout cas, elle veut mon bien. C’est juste qu’elle s’y prend un peu mal…

Il faut que je surmonte ma peur. Que je continue malgré tout.

Comme Leïya, Nycolah, Ève, et Damien, mes personnages, je dois continuer ma quête, sans savoir si je vais en sortir victorieuse… ou épuisée et amèrement déçue.

Au moins, contrairement à eux, je ne risque pas de me faire tuer par des créatures démoniaques!

Un carnet sur lequel c'est écrit Croquis pour Sechora.
Je vais avoir plein de dessins à faire, pour la publication de Sechora… Je vais donc m’amuser dans mon carnet de croquis fait à la main, avec des feuilles de papier et du fil!

À quoi ça sert d’avoir un site internet?

Depuis hier, mon site internet et mon blogue ont fusionné pour se retrouver ensemble, à la même adresse! Donc, maintenant, au lieu d’avoir un site internet et un blogue, mon blogue fait partie de mon site internet.

Pour célébrer la fusion historique de ces deux entités, j’ai décidé de relater l’histoire de mon site dans un article de blogue. 🎉

Ah, mon site internet… Je ne sais plus trop quand j’ai créé sa première version. Ça devait être quand j’ai terminé mon Cégep, et que j’ai décidé de me lancer sur le marché du travail, à mon compte, en tant que «Designer de présentation».

Je trouvais ça important d’avoir un site internet, et mon propre nom de domaine au www.myriamplante.com, pour offrir mes services à mes nombreux clients.

Ben non, je n’ai vraiment pas eu beaucoup de clients. Personne ne le visitait, mon site internet. Il doit avoir un peu plus de visiteurs maintenant que je suis officiellement auteure…

Malgré tout, j’en ai passé, des heures, à travailler sur mon site. Au début, je l’ai créé entièrement avec des codes html! C’était compliqué, mais quand je voulais savoir comment faire quelque chose en particulier, je faisais quelques recherches sur internet, et j’apprenais.

J’ai créé différents designs de site au cours des années, dont un qui avait un menu fait en petits bouts de papier… C’était cool, en fait! La magie du html. 🥹

Voici un aperçu de ce qu’avait l’air la version 4 de mon site, avec le menu en bouts de papier!

Puis, un jour, la plateforme sur laquelle j’hébergeais mon site a commencé à avoir de sérieux problèmes. Je me suis donc tournée vers Wix, qui coûtait plus cher, et qui ne nécessitait pas de connaître quoi que ce soit au langage html.

Puis, récemment, j’en ai eu assez de Wix et de ses coûts qui augmentent à chaque année, alors j’ai pris l’intelligente décision de transférer mon site sur WordPress, pour qu’il aille rejoindre mon blogue. Donc, maintenant, tout est plus pratique, et ça va me coûter beaucoup moins cher de maintenir ce site année après année!

C’est bien beau, tout ça, mais… À quoi ça sert, d’avoir un site internet? 🤔

Après tout, beaucoup d’auteurs s’en sortent très bien seulement avec une page Facebook, non? À quoi ça sert de travailler autant pour se créer un site et le garder à jour? À quoi ça sert de payer pour l’hébergement et le nom de domaine? Est-ce que ça vaut la peine?

En toute honnêteté, je ne peux pas vraiment dire que c’est un investissement qui en vaut la peine, en termes d’argent. Si je n’étais pas une auteure inconnue, peut-être que ça serait différent! Mais si j’investis du temps et de l’argent dans mon site, c’est parce que moi, je veux un site. C’est parce que j’en suis fière.

Mais je crois quand même qu’il sert à quelque chose…

À quoi ça sert d'avoir un site internet?
  • Mon site, il est à moi, contrairement à ma page Facebook ou à mon profil Instagram. Il est à MOI! Donc, c’est moi qui décide de ce que j’en fais et de ce que j’y publie. Si un jour je me fais pirater mes réseaux sociaux, j’aurai encore mon bon vieux site internet. Il m’appartient!
  • Comme mon site est à moi, c’est moi qui décide de son design. Il n’est pas à la merci d’une plateforme qui pourrait décider de faire des changements que je pourrais trouver vraiment laids et peu pratiques. Je peux y mettre mon logo, choisir mes couleurs, afficher les photos et les images de mon choix.
  • Mon site internet me permet de réunir en un seul endroit tout ce que je fais, et de classer le tout comme j’en ai envie. Par exemple, j’ai une page pour chacun de mes livres, où on peut facilement trouver de l’information et des liens pour les acheter. Pas besoin de fouiller dans mes archives Facebook: tout est bien organisé sur mon site!
  • Finalement, je trouve que c’est important d’avoir mon site internet avec mon nom de domaine parce que ça fait plus «professionnel». Plus sérieux. Si quelqu’un cherche mon nom ou le titre d’un de mes livres sur Google, il y a de très fortes chances qu’il trouve mon site internet et qu’ensuite il se dise: «Wow, Myriam Plante a du goût, son site est beau, je vais acheter tous ses livres!» Ou quelque chose comme ça…

Donc, voilà… Bienvenue sur la version 8 de mon site! Si ça vous arrive de lire quelques articles dans mon blogue mais que vous n’avez jamais visité mon site internet avant aujourd’hui, jetez un coup d’oeil au menu. Tout est là!

5 bonnes raisons de demander mes livres à votre bibliothèque

La fin du mois de février, c’est le moment idéal pour vous rappeler une manière toute simple d’aider les auteurs indépendants que vous aimez: demandez leurs livres à votre bibliothèque locale.

Pourquoi? Parce que c’est en février que les auteurs inscrits au Programme du droit de prêt public reçoivent de l’argent si leurs livres se retrouvent dans les bonnes bibliothèques, au bon moment. Alors moi, quand je reçois mon enveloppe du DPP, je me dis: ah oui, c’est vrai, ça serait une bonne idée d’essayer de faire entrer plus de mes livres dans les bibliothèques!

Sauf que je ne peux pas vraiment y arriver seule… J’ai besoin de votre aide.

J’imagine que pour ce qui est des auteurs publiés par les grandes maisons d’édition, leurs livres ont de bonnes chance d’automatiquement se retrouver dans un grand nombre de bibliothèques… Mais pour les auteurs indépendants et autoédités, c’est un peu plus compliqué.

Les bibliothèques ne peuvent pas acheter de livres directement de nous. Elles doivent les acheter dans une librairie agréée. Et elles risquent de ne pas le faire si personne ne leur en fait la demande. C’est là que nos lecteurs et lectrices peuvent nous aider!

Pour me donner un coup de main, vous pouvez contacter votre bibliothèque locale pour leur dire que vous aimeriez qu’elle fasse l’acquisition de certains de mes livres. Et pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas leur demander des livres de tous vos auteurs indépendants préférés, ou de ceux dont vous aimeriez découvrir l’univers?

Ça vaut la peine de le faire, et pour plusieurs raisons… 📚

1 – Si votre bibliothèque achète mes livres, vous pourrez les lire gratuitement! C’est pratique si vous n’avez pas un gros budget, ou vraiment plus de place dans la bibliothèque de votre salon.

2 – Vous m’aiderez à me faire connaître, puisque d’autres gens qui fréquentent votre bibliothèque locale pourront eux aussi lire mes livres gratuitement!

3 – Vous ferez découvrir mes livres à votre bibliothécaire, qui est probablement une personne passionnée par la lecture et qui aime peut-être découvrir de nouveaux auteurs.

4 – Grâce à votre demande, je pourrai recevoir un montant d’argent de la part du Programme du droit de prêt public… mais seulement si votre bibliothèque fait partie de leur échantillonnage.

5 – Une fois par année, je pourrais donc recevoir grâce à vous une plus grosse compensation monétaire pour tout le travail non rémunéré que je fais pour écrire, réviser, illustrer, publier, et promouvoir mes livres. Et tout ça, sans que ça vous coûte quoi que ce soit, à part quelques minutes de votre temps!

Je vous l’avais bien dit que ça valait la peine! 😊

Pour finir, j’aimerais faire une petite précision à propos du fonctionnement du programme du DPP. Je crois que la plupart des gens supposent que dès qu’un livre est dans une bibliothèque, l’auteur reçoit un petit montant d’argent chaque fois que quelqu’un l’emprunte pour le lire…

Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Un livre présent dans une bibliothèque rapportera le même montant à son auteur, que personne ne l’emprunte ou qu’il soit emprunté 1000 fois par mois.

Mais seulement si:

👉 L’auteur en question s’est inscrit au Programme du droit de prêt public et qu’il a également inscrit son livre au programme.

👉 La bibliothèque en question fait partie de l’échantillonnage du DPP pour l’année en cours. Ce ne sont pas toutes les bibliothèques qui en font partie, ce qui limite le montant que l’auteur peut recevoir.

Tout ça pour dire que je vous serais très reconnaissante de demander un ou plusieurs de mes livres à votre bibliothèque locale… Si vous le faites, assurez-vous de me le dire pour que je vous remercie!

Ah, mais vous pouvez d’abord vérifier si mes livres se trouvent déjà dans votre bibliothèque, bien sûr… 😉

La petite histoire de mon chandail d’auteure inconnue

Si je me fie aux archives de mon blogue, c’est en 2017 que mon fameux t-shirt «auteure inconnue» est apparu dans ma boutique Spreadshirt.

Mais avant de le rendre disponible dans ma boutique, j’en avais fait imprimer un seul, pour moi.

Parce que j’avais l’impression d’être la plus inconnue de toutes les auteures inconnues du monde! Parce que je participais à des salons du livre rassemblant des auteurs indépendants, et qu’alors que j’en voyais vendre plusieurs exemplaires de leurs livres et avoir un succès que je n’avais pas du tout, je me sentais souvent invisible et insignifiante. Sans aucun intérêt.

(Alors qu’en fait, je pense que mon problème c’était, et c’est encore, que je suis introvertie et que je ne suis pas douée pour vendre… Mais quand même, quand personne ne s’intéresse à tes livres, tu finis par te dire qu’ils ne sont peut-être pas intéressants, dans le fond!)

J’ai donc eu l’idée d’essayer de transformer mes sentiments plutôt désagréables en quelque chose de positif: un t-shirt avec «auteure inconnue» d’écrit dessus. Je me disais que c’était ça que j’étais, une auteure inconnue, et que ce n’était pas une mauvaise chose. Il faut bien commencer quelque part! Déclarer que je suis une auteure, et que je suis inconnue, c’est une invitation à me connaître, à découvrir mes livres. Je me disais que ça pourrait être aussi une manière d’attirer l’attention…

Et ça a fonctionné! Il y a des gens qui m’ont regardée bizarrement en se demandant pourquoi c’était écrit ça sur mon chandail, mais sans oser me le demander. Et il y a des gens qui ont souri et qui ont ri!

Quelques auteurs m’ont même dit qu’ils aimeraient avoir un chandail comme le mien, et c’est pour ça que j’ai fini par l’ajouter dans ma boutique. Mais à ce moment-là, je ne me doutais pas de l’impact que ce chandail allait avoir…

Au cours des années, j’ai fait de belles rencontres grâce à lui. Il y a tout d’abord ma chère amie Karine Vienneau, qui m’a contactée sur Facebook après avoir acheté son chandail auteure inconnue, je crois. Ça n’a jamais adonné qu’on prenne une photo ensemble avec nos chandails, par contre…

Moi, Judith, et Karine! Il existe seulement deux photos de nous trois ensemble… Ce n’est pas écrit sur nous, mais nous sommes des auteures inconnues, et fières de l’être!

Et c’est par le biais de Karine que j’ai connu Judith Gagnon… Et on a créé ensemble le blogue des Trois auteures inconnues! D’ailleurs, il manque un peu d’amour, ce blogue, ces temps-ci…

En 2023, je suis devenue membre de la désormais presque célèbre gang des cinq auteures inconnues, avec Nicole Gauthier, Josée Doucet, Mélissa Laurendeau, et Marilyne Laurendeau.

Faire de la route avec les filles pour participer à un évènement littéraire ensemble, c’est toujours une aventure géniale. Surtout quand on porte nos chandails pour faire une petite séance de photos!

Marilyne, Josée, moi, Mélissa, et Nicole, pendant notre première séance de photos d’auteures inconnues… Je ne suis pas certaine, mais je pense que c’est ce jour-là qu’on a découvert qu’on aimait avoir l’air folles!

C’est Josée qui a eu l’idée de faire imprimer ces chandails, parce qu’elle aimait le mien! À l’endos des leurs, c’est écrit «Auteure en voie d’être connue». À ma connaissance, il existe une autre variante du concept: l’auteur Alain LeClerc a eu l’idée de se faire un t-shirt qui dit «Auteur qui gagne à être connu»! Je trouve ça tellement cool de voir que d’autres auteurs s’identifient à mon idée de départ, et y ajoutent leur touche personnelle!

Maintenant, dans les évènements, il y a des gens qui nous reconnaissent à cause de nos chandails, et des photos qu’on s’amuse à prendre…

Mais ce n’est pas un club exclusif! N’importe qui peut décider de s’identifier comme un auteur inconnu… J’ai d’ailleurs fait faire des macarons, que je vends sur internet et pendant les salons du livre. Il y a quelques auteures qui en ont profité, comme les fabuleuses Mireille Lacerte et Lou Benedict.

Ah, et il y a l’extraordinaire chroniqueuse, et future auteure, Stéphanie Pinard, qui porte fièrement sa casquette auteure inconnue quand elle vient nous voir dans les salons!

Je suis fière de ça. Mon idée de départ, qui s’est formée dans ma tête pendant un salon où je me sentais particulièrement découragée, s’est transformée en un concept positif, simple, et rassembleur. 🥰 Et je me suis même fait des amies!

Peut-être qu’un jour, moi-même et les gens formidables que j’ai mentionnés, on portera tous des chandails «auteure connue» ou «auteur riche et célèbre». Mais pour l’instant, on est des auteurs inconnus, en voie d’être connus, et qui gagnent à être connus. Et c’est parfait comme ça!

Dans mon ordinateur, j’ai beaucoup de photos de moi qui pose fièrement devant mon rideau de douche. Ah, mais je n’ai aucune photo de moi qui pose de l’autre côté de mon rideau de douche… au cas où quelqu’un se posait la question!

Ceci étant dit, il y a bien sûr une collection d’articles pour les auteurs inconnus dans ma boutique sur Spreadshirt… mais vous pouvez aussi créer les vôtres.

Vive les auteurs inconnus!

J’aime les projets à long terme

L’autre jour, je suis allée rencontrer la sympathique journaliste Manon Toupin, du journal La Nouvelle, pour parler de ma participation au recueil Les Contes du Vent d’ici.

C’est un beau projet, alors ça vaut la peine d’en parler, encore et encore: 48 auteurs et illustrateurs ont collaboré pour créer un recueil de contes pour enfants, il est en vente seulement sur Amazon et seulement jusqu’au 30 septembre 2023, et ensuite, les profits vont être remis à l’organisme Soleil des Orphelins.

En plus de me poser des questions sur le recueil, Manon m’a aussi questionnée sur mes projets en cours. Alors bien sûr, comme chaque fois que je la vois pour parler de la publication d’un nouveau livre, je lui ai parlé de mon projet de roman dont vous êtes le héros.

Oui, on en a parlé plusieurs fois déjà, parce qu’à chaque fois, elle s’en souvient. Alors quand je lui ai expliqué que ça faisait plus que 20 ans que je travaillais là-dessus, elle a été très impressionnée!

«Toi, là, on se trompe pas en disant que tu es persévérante!» qu’elle m’a dit.

En effet! C’est de la persévérance, avec de l’obstination et un soupçon de folie, je suppose. Parce que oui, c’est assez ridicule, dans un sens, le temps qui s’est écoulé depuis que j’ai commencé l’écriture de ce roman-là.

Plus que 20 ans. Plus que la moitié de ma vie!

C’est ridicule, mais c’est comme ça! Et surtout, j’en suis fière, de mon projet. Je suis fière de ne jamais avoir abandonné mes personnages en cours de route. Fière d’avoir tenu à la raconter jusqu’au bout, cette histoire-là.

Bon, il me reste encore un bout à écrire… juste un petit bout. Avant d’écrire la conclusion pour chacun des 4 personnages que les lecteurs et lectrices vont pouvoir choisir d’incarner, j’ai décidé de tout relire, depuis le début. Une première grande révision.

Relire et réviser, ça ressemble à ça. C’est palpitant! Ok, dit comme ça, ça n’a pas l’air palpitant pour vrai… mais ça l’est. J’aime mon histoire et mes personnages. Ça fait longtemps qu’on se côtoie!

Après ça, je vais me lancer dans une seconde grande révision. Et j’ai une idée, que je crois être enfin la bonne, pour la page couverture de mon livre. Il me reste encore beaucoup de travail, mais ça avance! Ça avance, et mon livre va exister un jour, et ça va être possible parce que je n’ai jamais abandonné.

Quand j’ai commencé à écrire cette grande histoire, j’étais naïve et pleine d’espoir. Je n’avais aucune idée de l’ampleur du projet dans lequel je me lançais. Un vrai de vrai projet à long terme!

Et ce n’est pas le seul. J’ai un autre projet qui va s’avérer être très long, quoi que sans doute moins compliqué que mon livre dont vous êtes le héros.

La quête de Marianne est reliée aux 6 premiers livres de ma Mini Collection, et aussi à une série de romans qui, selon moi, va en compter 5 en tout. Je travaille à l’écriture du premier. Et ce gros casse-tête d’histoires-là, il évolue dans ma tête depuis plus que 10 ans, maintenant.

Il faut croire que j’aime ça, les projets à long terme!

L’an prochain, ça va faire 10 ans que mon premier roman a été publié. Il y a des choses, dans la vie, pour lesquelles je ne suis pas toujours très persévérante… Mais ça, oui. Écrire, oui.

Ça me tient à coeur, et c’est pour la vie.

Et il va falloir que je perce le secret de l’immortalité, parce que sinon, je n’aurai jamais le temps de raconter toutes les histoires que j’ai envie de raconter… 🤷‍♀️

Comment aider un auteur ou une auteure sans dépenser d’argent

Une des meilleures manières de faire plaisir à une auteure indépendante comme moi, c’est bien sûr d’acheter ses livres, de les lire, et de lui dire qu’on les a aimés.

Mais même quand on n’a pas assez d’argent pour acheter des tonnes de nouveaux livres, il reste quand même certaines petites choses très simples qu’on peut faire pour aider les auteurs et leur montrer notre soutien.

J’en ai dressé une petite liste sur un feuillet que je place sur ma table quand je participe à un évènement littéraire, mais comme c’est important de se rappeler tout ça de temps en temps, voici une liste agrémentée par quelques explications!

Suivre ses réseaux sociaux et interagir avec ses publications

Que vous préfériez Facebook, Instagram ou TikTok, vos auteurs préférés s’y trouvent peut-être. Pour montrer votre soutien à un auteur, suivez-le sur les réseaux sociaux, et plus important encore, interagissez avec ses publications.

Parce que c’est toujours agréable, quand on se donne la peine de créer du contenu divertissant ou de poser des questions à nos abonnés, de voir que ça ne passe pas inaperçu!

Voici où vous pouvez me trouver:

Vous inscrire à son infolettre

Les réseaux sociaux, c’est bien, mais à cause des algorithmes, on ne voit pas toujours toutes les publications des pages auxquelles on s’abonne. N’est-ce pas?

Si l’auteur que vous voulez encourager a une infolettre, n’hésitez pas à vous abonner pour recevoir de ses nouvelles par courriel.

Pour ma part, mon infolettre s’appelle le C.L.L.E.M.P., ou Club des Lecteurs et Lectrices Enthousiastes de Myriam Plante

Vérifier si ses livres sont offerts à votre bibliothèque locale

Si les livres de l’auteur que vous voulez soutenir sont à votre bibliothèque locale, vous pouvez les lire gratuitement! Et ça donne quelques sous à l’auteur… non?

Hum… pas exactement. Pour qu’un auteur gagne de l’argent grâce aux bibliothèques, il faut tout d’abord que ses livres soient inscrits au Programme du droit de prêt public du Conseil des arts du Canada. Ensuite, il faut que la bibliothèque dans laquelle se trouvent ses livres fasse partie de l’échantillonnage du programme.

Si ces conditions sont respectées, alors oui, un auteur va recevoir un chèque, une fois par année. Ça n’a pas rapport avec le nombre de fois que son livre est emprunté, mais bien avec le nombre de fois qu’il est trouvé dans les bibliothèques faisant partie de l’échantillonnage du programme.

Ce qui m’amène à mon prochain point:

Demander ses livres à votre bibliothécaire

Si les livres d’un auteur ne se trouvent pas dans votre bibliothèque locale, vous pouvez en faire la demande à votre bibliothécaire. Si les livres de l’auteur sont en vente dans une librairie agréée, la bibliothèque pourrait décider de les acheter.

Mais, hélas pour les auteurs autoédités dont les livres ne sont pas dans les librairies, les bibliothèques ne peuvent pas acheter leurs livres directement auprès d’eux.

Il existe quand même une manière de procéder autrement: à la demande d’une bibliothèque qui voulait acquérir certains de mes livres, je les ai vendus à une librairie indépendante qui elle, les a vendus à la bibliothèque en question.

Mais pour que ça soit possible, il faut d’abord qu’un lecteur ou une lectrice en fasse la demande!

Emprunter ses livres et les lire

Oui oui, une fois que le livre que vous vouliez lire sans avoir à l’acheter fait son apparition dans votre bibliothèque, votre prochaine mission est de l’emprunter et de le lire!

Lui faire parvenir vos commentaires après votre lecture

Ça aussi, c’est très important! Ne prenez pas pour acquis que des hordes de fans ont déjà écrit à l’auteur pour lui dire qu’ils ont dévoré son livre et qu’ils en redemandent. Beaucoup de gens ne le font pas… alors pour vraiment faire plaisir à un auteur, faites-le!

Écrivez-lui un petit mot, ou ajoutez un commentaire bienveillant sur la page Amazon de son oeuvre, dans un groupe de lecteurs passionnés, ou dans votre blogue si vous faites des chroniques littéraires.

Personnellement, j’aime quand mes lecteurs me donnent leurs commentaires sur mes livres dans mon blogue.

Parler de ses livres à quelqu’un d’autre

Pour finir, si vous aimez un livre, n’hésitez pas à en parler à d’autres gens, que ce soit en personne ou sur internet.

Peut-être que grâce à vous, une autre personne empruntera le livre en question à la bibliothèque, ou mieux encore, l’achètera auprès de l’auteur.

Parce que même le Kraft Dinner de marque maison coûte de plus en plus cher, et qu’il faut bien que les auteurs indépendants gagnent un peu d’argent pour pouvoir se nourrir! 😜

Des salons de toutes les tailles

Les 9 et 10 avril 2022, j’étais au Salon International du Livre de Québec avec mon roman La quête de Marianne!

Ça fait donc maintenant un an que j’ai fait l’expérience d’un gros salon du livre. Je n’y retourne pas cette année. Peut-être que j’y retournerai un jour… on ne sait jamais!

Je garde de bons souvenirs de cette expérience. C’était immense… il y avait des kiosques et des livres partout. Et beaucoup de gens! Des gens qui étaient là pour acheter des livres, wow!

Je me souviens que j’étais tellement excitée et fière de me prendre en photo sur le tapis rouge! La responsable m’avait dit que les photos pourraient entre autres choses servir à illustrer les pages Wikipédia des auteurs. Je n’ai pas de page Wikipédia, et personne (à part moi) n’avait besoin d’une photo de moi sur le tapis rouge, mais j’étais là quand même.

Les visiteurs étaient bien sûr surtout venus pour rencontrer des vedettes. Et moi, petite auteure inconnue qui était présente à un kiosque d’auteures indépendantes, j’ai quand même réussi à vendre six exemplaires de mon roman!

Ça a quelque chose de magique, quand j’y repense. Surtout si on considère que pour moi, ce qui est normal dans un évènement littéraire, c’est de ne vendre aucun livre, ou alors un ou deux, si j’ai de la chance!

C’est sûr que plus il y a de gens, plus il y a de chances que quelqu’un remarque mes livres et s’y intéresse. C’est logique. Mais en même temps, plus il y a d’auteurs connus, et plus c’est difficile pour les inconnus d’avoir de la visibilité!

Un autre beau souvenir du SILQ 2022: si ce n’est pas cette attitude aussi amicale que gagnante qui a incité les gens à acheter mon livre, je ne sais pas ce qui s’est passé!

C’était donc une expérience excitante et prestigieuse de participer à ce gros salon. Mais je dirais que de manière générale, je préfère les salons plus petits.

Comme samedi dernier, à St-Isidore-de-Clifton… On était environ une vingtaine d’auteurs rassemblés dans une petite salle, et c’était parfait. C’était le tout premier salon du livre de ce village, et les gens étaient au rendez-vous!

Comme quoi ce qui est le plus important, ce n’est pas la taille de la ville ou la renommée du salon du livre.

Ce qui est important, c’est l’intérêt des gens. Leur présence. Leur envie de découvrir quelque chose de nouveau, d’acheter des cadeaux pour leurs petits-enfants, et d’encourager des auteurs indépendants.

Et c’est aussi important, pour moi personnellement, de me remémorer des évènements qui se sont super bien passés et où j’ai eu du plaisir. Je pense que ça va m’aider à être motivée et enthousiaste pour les prochains!

D’ailleurs, il y a 2 évènements annoncés sur la page Évènements de mon site internet

Ok, je viens de découvrir quelque chose!! 🤯 J’ai repensé à l’histoire des pages d’auteurs sur Wikipédia, dont je parle dans la légende de ma photo de tapis rouge… Et figurez-vous donc que, tout en n’ayant pas de page d’auteure sur Wikipédia, j’y ai ma photo prise lors du Salon l’année passée!

Oui oui, c’est vrai: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Myriam_Plante.jpg

Ma face est sur Wikipédia! À moi la gloire et la notoriété!!

Ça fait 8 ans que j’essaie de vendre des livres!

Aujourd’hui, c’est un jour spécial. Il y a 8 ans, c’était le lancement de mon tout premier roman, Le Parfum du Vent! 🥳

Mes livres n’ont pas tous eu droit à un lancement… mais celui-là, le premier, ça a été un bel évènement! Des amis, des voisins, des membres de ma famille étaient rassemblés dans la salle de la bibliothèque pour m’encourager, profiter du buffet, acheter mon tout premier livre, et faire la file pour que je leur écrive une dédicace. J’ai même reçu des cadeaux!

Mes autres bébés ont eu des venues au monde moins spectaculaires. Mais j’en ai publié beaucoup, des bébés livres, en 8 ans, et je suis fière de chacun d’entre eux.

Ça fait 8 ans depuis mon premier livre… ce qui veut aussi dire que ça fait 8 ans que je suis «officiellement» devenue une auteure, et que ça fait 8 ans que j’essaie de vendre des livres.

C’est donc une journée spéciale où je célèbre cet anniversaire important, mais où je me rends aussi compte que même si ça fait 8 ans que je fais ça, ce n’est pas devenu plus facile qu’avant, pour moi, de vendre mes livres.

Je pense que j’écris mieux, plus souvent, et plus rapidement. Mais je suis toujours pourrie pour vendre mes livres. J’essaie. Je participe à des évènements, j’invente des promotions, je partage des extraits et des images… Mais il ne se passe pas grand-chose.

Heureusement que les livres n’ont pas de date d’expiration! Ça fait 8 ans que ces dragons-là dorment dans une boîte en carton…

Avec de la chance et de la persévérance, peut-être que quand je vais célébrer le 16e anniversaire de mon premier roman, je vais être rendue une pro de la vente et du marketing, lue et appréciée par des centaines de gens qui seront excités de parler de mes livres avec toutes leurs connaissances.

Peut-être.

En attendant… je vais continuer de faire de mon mieux. Et je tiens à remercier ceux et celles qui me lisent depuis le début, qui accueillent chacun de mes nouveaux bébés avec joie, et qui sont impatients de lire mes prochaines histoires. Vous n’êtes pas nombreux, pas assez pour que je devienne une auteure connue avec des best-sellers à son actif, mais vous êtes là, et je l’apprécie beaucoup.

Merci, merci, merci! 💕

Je continuerais quand même d’écrire et de publier mes livres sans votre soutien… mais ça serait beaucoup moins le fun!

Oh, et si ça vous tente de m’aider à vendre des livres en achetant des livres, il y a tous les liens pour ça sur mon site internet au www.myriamplante.com.

Films et nostalgie

C’est bien connu: je n’attends pas la période de l’Halloween pour écouter des films d’horreur. J’en écoute toute l’année.

Pour faire différent, j’ai donc eu l’idée de revisiter des classiques de mon enfance, comme par exemple, Ernest à la chasse aux monstres!

Je me souviens d’avoir vu ce film-là plusieurs fois quand j’étais petite… La vie était dure, dans ce temps-là: quand on voulait revoir un film qu’on aimait, il fallait attendre qu’il passe à la télé. Maintenant, il existe plusieurs autres options, comme par exemple ma collection de DVDs. (Hé oui, je suis démodée de même, moi, je n’ai pas Netflix ou un autre truc du genre!)

J’avoue que je ne sais pas trop pourquoi Ernest était un de mes héros d’enfance… En plus, comme mon DVD est seulement en anglais, qu’il n’y a pas de sous-titres, et qu’il parle vraiment vite, j’avais de la misère à comprendre tout ce qu’il disait! Je pense qu’en fait j’ai toujours trouvé ça cool que, même si c’est un adulte, il ne se comporte pas comme un adulte normal, et ses seuls amis, dans le film, sont son chien, et des enfants avec lesquels il construit une super cabane dans un arbre.

Peut-être que j’ai toujours su que, comme Ernest, je ne serais jamais une adulte normale… sans toutefois devenir aussi intense et stupide que lui! 🤪

Le film est ridicule, mais il y a quand même une scène qui m’avait vraiment fait peur dans le temps. Celle où la petite fille regarde sous son lit, en s’attendant à y voir un troll… et quand elle se relève, le troll est à côté d’elle dans son lit!

À cause de cette scène-là, quand je ressentais le besoin de vérifier s’il y avait un monstre sous mon lit, je me couchais toujours de travers sur mon matelas pour ne pas qu’un monstre puisse venir se coucher à côté de moi sans que je m’en rende compte. Tsé, on n’est jamais trop prudents!

J’ai aussi l’intention de regarder Casper, un autre film qui a été très important dans mon enfance! Je me souviens d’être allée le voir au cinéma… Et j’avais eu plein de marchandise de Casper, comme par exemple cette figurine qui brille toujours dans le noir, même si elle a un peu jauni avec les années.

Je pense que ce que j’aimais le plus dans le film, c’est la maison, et surtout le passage secret qui mène dans le sous-sol. Et aussi, le fait que ça se passait dans le temps de l’Halloween, comme le film d’Ernest! C’est toujours cool de voir les décorations et les costumes des gens.

Avant l’année passée, je n’avais pas vu la plupart des films de la franchise Halloween. Les seuls que je connaissais vraiment, ce sont ceux de Rob Zombie.

Ces films-là ne me rendent pas nostalgique de la même manière qu’Ernest et Casper. Ce n’est pas le même genre de films, non plus! Mais comme c’est avec eux que j’ai découvert Michael Myers, quand j’ai regardé les films originaux, je ne pouvais pas m’empêcher de faire des comparaisons avec la version de l’histoire que je connaissais déjà.

J’ai écouté le premier l’autre soir… et j’ai découvert que plusieurs des évènements dont je me souvenais se passaient en fait dans le deuxième film. Lui aussi, je me souviens très bien de l’avoir vu au cinéma. Je devrais le réécouter ce soir…

Après tout, l’Halloween, c’est demain! Après ça, ça ne sera plus pertinent d’écouter des films d’Halloween.

Heureusement que, comme mon ami Ernest, je ne me soucie pas vraiment de faire ce qui est pertinent…

Et vous, est-ce qu’il y a un ou des films qui vous rappellent des souvenirs d’Halloween? 🎃📺

Joyeuse Halloween, les amis! Soyez prudents…

Les couleurs d’octobre

L’automne est ma saison préférée, pour plusieurs raisons.

Les canicules de l’été sont finies. Il y a l’Halloween, et ma fête. Les chandails à capuchon chauds et les couvertures douces font partie de la vie quotidienne. Le thé et le chocolat chaud semblent goûter encore meilleur. Il y a des citrouilles dans les épiceries, et une dans mon salon. Et il y a des couleurs magnifiques dans les arbres!

J’ai toujours trouvé que les belles feuilles colorées ne restaient pas assez longtemps dans les arbres… Elles tombent beaucoup trop vite! Mais dans le fond, si elles restaient accrochées aux arbres pendant la moitié de l’année, elles deviendraient moins spéciales.

Le fait que ces couleurs-là soient temporaires les rend encore plus extraordinaires. Et cette année, j’ai eu la chance d’aller en profiter pleinement en visitant le Sentier des Cimes de Saint-Faustin-Lac-Carré, dans les Laurentides, avec mes parents.

Ça ne sert pas à grand-chose d’essayer de décrire la beauté des paysages que j’ai admirés avec des mots… Voici donc des photos!

On marchait sur une passerelle en bois qui se trouvait pas mal au niveau de la cime des arbres. C’était magnifique!
Là, je pense que j’avais commencé à monter dans la tour qui se trouve à la fin du sentier!
La passerelle, vue du haut de la tour!

Pendant que j’admirais le paysage du haut de la tour, je me souviens d’avoir pensé qu’un des avantages des couleurs, c’est qu’elles permettent de différencier les arbres les uns des autres. Dans le sens où, quand la forêt est toute verte, tu vois une forêt qui est verte. En octobre, tu vois une forêt multicolore, oui, mais tu peux aussi spotter chacun des arbres qui en font partie, parce qu’ils ont chacun leur couleur, leur personnalité.

Ça devient donc plus facile de prendre le temps de regarder chaque arbre individuellement… et en même temps, d’apprécier leur contribution à la beauté du splendide paysage.

Il y a sûrement une leçon profonde et philosophique à tirer de ces réflexions-là, du genre, ah oui, c’est comme les humains, on est tous différents…

Mais je préfère juste me dire que c’est vraiment cool de la part des arbres de nous offrir ce beau spectacle-là à chaque automne. Et qu’un jour, il faudrait vraiment que j’écrive une histoire qui se passe à l’automne, avec des beaux paysages comme ça, et que mes personnages prennent le temps de les apprécier au lieu de trouver ça normal.