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À propos de Myriam Plante

Je m'appelle Myriam Plante, et je suis une artiste et une auteure inconnue qui a beaucoup d'histoires à raconter.

Savoir écrire

Je dessine depuis que je sais tenir un crayon (même si, au fond, ma mère m’a souvent dit que je ne tenais pas mes crayons « comme il faut »…) mais je ne suis pas certaine de me souvenir à quel moment j’ai commencé à écrire.

Je voulais devenir écrivaine, et artiste. On me disait que c’était difficile, et que ce n’était pas payant. Je m’en foutais.

Un jour, ma mère m’a dit que si je voulais devenir écrivaine, je devrais étudier en littérature. Je lui ai répondu: «Je n’ai pas besoin d’apprendre à écrire, je le sais déjà!»

Malheureusement, je ne sais pas quel âge j’avais quand j’ai dit ça, avec beaucoup de conviction et quelque chose qui ressemblait peut-être à du snobisme. Je sais seulement que j’étais jeune.

C’était peut-être à la même époque où, avec mon frère et une de mes cousines, on jouait à Ce qu’on voulait devenir plus tard. On se faisait chacun une genre de cabane, dans la cave, et on faisait semblant d’être des adultes et d’avoir un métier. Je ne me souviens plus exactement de leurs métiers à eux… Je crois qu’ils changeaient à chaque fois qu’on jouait. Moi, je jouais toujours à être écrivaine: je restais dans ma cabane avec un paquet de feuilles, et j’écrivais. Toujours la même histoire. Une histoire de petites filles qui observent les étoiles pour finir par visiter le ciel et devenir amies avec la Petite Ourse… quelque chose comme ça. Je ne l’ai jamais terminée, et je suis sûre d’avoir encore ces feuilles-là quelque part… Peut-être un jour, qui sait. Je réalise en écrivant ça que mon rôle dans notre jeu était vraiment plate, dans le fond… Mais il était représentatif de ce que je fais, ou essaie de faire aujourd’hui. Pour mon frère et ma cousine, j’étais plate dans le jeu. Mais moi, je me fesais du fun!

J’ai donc grandi en me disant que je savais écrire, et que j’allais écrire des histoires, créer des personnages, faire publier des livres…

Est-ce que j’écris mieux aujourd’hui que je le faisais dans le temps où mon livre sur les constellations qui brillaient dans le noir m’avait inspiré une histoire fanstastique? Sûrement. En fait, je travaille encore sur une histoire que j’ai commencée à écrire au secondaire, c’est-à-dire, il y a (beaucoup trop) longtemps, et je suis certaine que si je prenais le temps de comparer le début de cette histoire avec les chapitres que j’écris aujourd’hui, je remarquerais une différence. Et pas juste dans ma façon de tracer les lettres.

Mais je crois que la plus grande différence, c’est que maintenant, j’ai l’impression de plus savoir ce que je fais. J’ai toujours voulu raconter des histoires. Aujourd’hui, je raconte des histoires, mais avec des intentions.

Je me souviens de mes cours de français au Cégep, où il fallait analyser des extraits de livres. Non, je n’ai pas étudié en littérature, mais j’ai tout de même eu des cours qui visaient à apprendre à analyser différentes formes de récits. Et j’avais de la difficulté à le faire… J’avais l’impression que c’était une perte de temps, d’être obligée de chercher des détails dans chaque phrase, derrière chaque mot… Ça ne me paraissait pas naturel, de décortiquer les mots de quelqu’un d’autre pour y chercher une intention, une explication. Je me disais que je pouvais très bien comprendre et apprécier une histoire sans chercher à y voir des choses qui n’y sont pas écrites.

Mais il y a quelques jours, j’ai remarqué que les deux histoires sur lesquelles je travaille simultanément ont chacune une intention. Deux thèmes différents, mais un peu reliés, que je n’ai pas nécessairement cherché à mettre là, mais qui y sont apparus à mesure que j’écrivais.

Il s’agit de deux histoires fantastiques, avec un château et de la magie… Mais la première histoire parle plus ou moins subtilement de l’isolement et du rejet, et la deuxième parle du manque de communication et des problèmes de communication… tout en donnant, éventuellement je l’espère, des exemples de solutions à des problèmes qui, je crois, touchent beaucoup de monde. Est-ce que les gens qui liront mes histoires dans le futur trouveront ces thèmes en analysant mes écrits? Je ne sais pas.

Mais je réalise, au terme de ces réflexions, que je n’écris pas seulement pour raconter des histoires… Mais aussi dans le but de peut-être arriver à faire une petite différence, un petit changement positif dans ma vie, et dans celles d’autres personnes.

Est-ce que c’est ça, la vraie définition de «savoir écrire»?

Savoir ecrire

Peinture-moi un nuage!

Aujourd’hui, j’ai peint des nuages. Sur un plafond. Dans une salle de massage.

Ma mère est massothérapeute, et elle a récemment décidé de rénover sa salle de massage. Elle nous a confié le contrat de la nouvelle décoration, à mon amie/colocataire Marie-Ève et moi-même.

J’y suis allée aujourd’hui dans le but d’écrire une citation sur un mur, en peinture noire. Finalement, nous avons décidé de ne pas ajouter cette citation, par manque de place. Ma mère m’a donc demandé de peindre des nuages au plafond. Ça faisait partie de notre concept, mais je n’y étais pas préparée. Je n’avais pas le matériel que j’aurais apporté si j’avais su que j’allais faire ça aujourd’hui, et je n’avais pas vraiment pris le temps de penser à la manière dont j’allais m’y prendre pour peindre des nuages convaincants sur le plafond bleu pâle de la pièce. Je n’avais pas envie de revenir chez nous pour y chercher du matériel, alors j’ai décidé d’improviser une technique avec ce qu’il y avait chez mes parents.

J’ai eu un petit moment de confusion, mais j’étais prête à relever le défi. Un nuage, ça peut ressembler à n’importe quoi… Mais je voulais quand même des nuages crédibles, qui ressemblent à des nuages, qui peuvent ressembler à n’importe quoi.

Avec un escabeau, de la peinture blanche, du glacis, un peu de peinture noire, une vieille éponge un peu maganée et des mottons d’essuie-tout… J’ai réussi.

Et je me suis amusée.

Nuages

 

It’s a wrap!

J’ai passé la fin de semaine dans un studio de cinéma professionnel: Cinépool Studios, à Lasalle, Montréal.

J’y ai participé à deux tournages de vidéoclips, pour deux chansons du groupe Rouge Pompier. J’ai déjà participé à quelques tournages de vidéoclips en tant que figurante, mais c’était la première fois que j’avais l’occasion de mettre les pieds dans un studio de cinéma! C’était vraiment une belle expérience.

Loin d’avoir envie de relater tout ce qui s’est passé samedi et dimanche (il s’est passé beaucoup trop de choses, et je suis fatiguée!), je voulais surtout partager cette photo, qui vient de la page Facebook de Rouge Pompier:

Tournage d'un vidéoclip pour Rouge Pompier

Je suis la fille qui porte un chandail jaune fluo, et qui a le bras levé dans les airs. Je ne savais pas que quelqu’un avait pris une photo à ce moment, parce que j’étais concentrée dans mon rôle… Mais en la voyant sur Facebook, je me suis sentie vraiment cool!… Mais surtout, je me suis sentie fière de moi.

Pour faire un résumé de la situation: le concept du vidéoclip mettait en scène une compétition de danse sur pogoball, qui se déroulait plus ou moins explicitement dans les années 80, ce qui explique les couleurs fluos de mon habillement… plutôt particulier. J’étais arbitre et juge de cette compétition, et je devais prétendre avoir de l’expérience, et me trouver trop cool pour ce concours d’amateurs. La photo a été prise au moment où, avant de faire tourner un pogoball par terre devant les capitaines des deux équipes afin de déterminer quelle équipe commencerait, je pointais du doigt les lumières de la salle afin qu’elles s’allument. Autorité totale!

Je ne suis absolument pas une actrice. J’ai tendance à plutôt disparaître en public, plutôt qu’à attirer l’attention sur moi. Et je n’ai sûrement pas le charisme et l’autorité nécessaires pour que les lumières d’une salle s’allument à mon simple signal…

Mais cette photo démontre clairement que, à ce moment-là, en portant des vêtements fluos qui n’ont rien à voir avec mon style habituel, avec plein de gens qui ont les yeux fixés sur moi, et avec une grosse caméra dans la face… j’étais hot.

Et après avoir passé deux jours dans un studio, avec des musiciens, un directeur artistique et plein de gens habitués à travailler sur des tournages et sur plein d’autres projets, je me sens vraiment inspirée, et je suis plus que jamais motivée à travailler sur mes propres projets…

…dans le confort de ma chambre, et sans porter de linge fluo!

🙂

Rejet

Il y a longtemps que j’ai commencé à écrire.

Et il y a longtemps que j’ai commencé à penser à magasiner, non pas une maison d’édition, mais un moyen d’édition. Il y a des années de cela, la seule manière pour un auteur de voir son travail publié était sans doute de passer par une maison d’édition, ce qui signifie: envoyer son manuscrit à plusieurs d’entre elles, puis attendre de recevoir une ou des réponses, et espérer avoir au moins une réponse positive.

De nos jours, il est possible de publier le fruit de son travail grâce à des maisons d’éditions à frais d’auteur, à des compagnies qui permettent de faire imprimer son livre à son goût et d’être son propre éditeur, ou encore, par le biais d’Internet, que ce soit sous forme de livre numérique ou sur un site créé à cet effet… Bref, il y a longtemps que je pense à l’auto-édition.

Aujourd’hui, j’ai lu un article sur le blogue de Kim Boekbinder, une artiste que j’ai découvert récemment. Elle y parlait du fait que chaque personne sera rejetée tout au long de sa vie, et qu’il faut être prêt à faire face à différentes situations de rejet.

Oui, j’ai été, comme beaucoup d’autres, rejetée dans mon enfance… Je suppose que j’ai développé, avec le temps, le réflexe de me mettre à l’écart moi-même. Mais le texte de Kim m’a surtout fait réfléchir à mon art, à mes écrits, et à la manière dont je compte les présenter lorsque le temps viendra.

Je me suis demandée si je ne songeais pas à faire publier mes romans et ma bande dessinée par mes propres moyens, uniquement afin d’éviter de vivre le rejet d’une maison d’édition. Ça semble beaucoup plus sécurisant de s’occuper de publier ses écrits par soi-même, que d’attendre une réponse, potentiellement négative et démoralisante, de la part de quelqu’un dont le métier consiste à décider qui aura la chance de faire publier son livre, ou non. N’est-ce pas?

Après réflexion, j’en suis venue à la conclusion qu’il y a un peu de ça, mais que ce n’est pas le seul critère qui a influencé mon choix. Non, je n’ai pas envie de me faire dire quoi faire (ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, ce que je devrais changer, ce qui est inacceptable…) par une maison d’édition. J’ai peur que mes histoires, sur lesquelles je travaille depuis déjà plusieurs années, soient rejetées. Mais il y a aussi le fait, justement, que j’ai toujours été indépendante, et que j’aime faire les choses par moi-même. Surtout en ce qui a trait à mon art, à mes dessins, à mes écrits, je ne veux pas que quelqu’un d’autre me dise ce que je devrais faire. J’ai besoin de faire les choses à ma manière, même si ce n’est pas la bonne manière. (c’est apparamment typique de mon signe astrologique)

Toutes ces réflexions, pour en rester au même point! Lorsque je serai prêt à faire publier quelque chose, je le ferai par mes propres moyens. Mes moyens peut-être plus couronnés d’échecs que de succès… mais mes moyens quand même.

Avant d’en arriver là, il me faut écrire, écrire, écrire…

2013, année post-apocalyptique!

Maintenant que la fin du monde n’a pas eu lieu pour vrai (quelle surprise) et que la nouvelle année est bien démarrée (je n’ai pas fait grand chose à part travailler à écrire des articles, depuis le lendemain du Jour de l’an) il est temps de penser à ma résolution pour 2013…

Une résolution? Non. Je trouve que le mot ne fait pas sérieux… Tout ceux qui parlent de résolution de la nouvelle année, que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie, n’en parlent que pour dire soit qu’ils n’en ont pas pris, ou qu’ils n’en prennent pas parce qu’il savent qu’il ne la tiendront pas, ou qu’ils en ont pris une mais qu’ils l’ont déjà abandonnée. Comme si c’était devenu inévitable: si tu prends une résolution, il ne faut pas que tu la tienne, c’est ce que tout le monde fait.

Donc, au mot résolution, qui n’a plus beaucoup de crédibilité, je substituerai le mot but.

Mon but, pour 2013, c’est d’arriver à enfin terminer, puis publier un de mes nombreux livres, ou, au moins, de m’en rapprocher le plus possible. Mon but, c’est d’écrire plus, même quand j’ai l’impression que je n’ai pas le temps, même quand j’ai l’impression que j’ai des choses plus importantes à faire, même quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas. Surtout quand j’ai l’impression que ça ne me tente pas, pour me prouver que je n’ai pas raison.

Lequel de mes projets sera complété le premier? Seul l’avenir le dira!

Biscuits Rouge Pompier: pour les fins gourmets seulement

J’aime cuisiner des desserts, à l’occasion. Quand je prépare des galettes, des muffins ou du pain aux bananes, c’est à peu près les seuls moments où j’accepte de suivre une recette… Pour préparer mes repas de tous les jours, je préfère improviser.

En octobre dernier, lors d’une conversation enrichissante avec Jessy Fuchs, connu, entre autres, comme étant un des deux membres du groupe Rouge Pompier, celui-ci a tenté de me convaincre que le bacon et le chocolat se marieraient à merveille dans une recette de brownies. (Rouge Pompier aime le bacon)

Rouge Pompier en show à Victoriaville

N’étant pas tout à fait convaincue, je me suis tout de même dit que je préparerais des brownies au bacon éventuellement, et que je lui en apporterais la prochaine fois que je le verrais en show.

Le 30 novembre dernier, Rouge Pompier jouait au Cactus de Victoriaville! J’ai décidé, au dernier moment, de me lancer dans la confection de biscuits, plutôt que de brownies.

Voici donc ma recette, créée à partir d’une recette de biscuits aux pépites de chocolat que j’ai quelque peu modifiée:

Biscuits Rouge Pompier
– 4 grosses tranches de bacon, ou un peu plus, au goût
– 1 tasse de farine
– 1/2 c. à thé de bicarbonate de soude
– 1/2 c. à thé de sel
– 1/2 tasse de margarine ramollie
– 1/2 tasse de cassonade
– 1/8 de tasse de cacao en poudre
– 1/8 de tasse de sucre
– 1 c. à thé de vanille
– 1 oeuf
– 1/2 tasse de pépites de chocolat
– du colorant alimentaire rouge (facultatif*)

1- Faire cuire les tranches de bacon à la poêle, jusqu’à ce qu’elles soient bien cuites. Laisser refroidir.

2- Couper les tranches de bacon en petits morceaux, et mettre de côté.

3- Dans un petit bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude, et le sel.

4- Dans un plus grand bol, mélanger la margarine avec la cassonade, le cacao, le sucre et la vanille, jusqu’à obtenir une texture un peu crémeuse.

5- Ajouter l’oeuf et le colorant rouge, bien mélanger.
*Dans ma recette finale, le colorant rouge s’est avéré inefficace, puisqu’une fois cuits, les biscuits n’ont pas gardé la couleur. Je voulais ajouter du colorant pour faire honneur au Rouge de Rouge Pompier, et donner aux biscuits un style «gâteau red velvet»… Mais je n’en ai pas mis assez.
Si vous tenez au colorant, mettez-en beaucoup. Sinon, les biscuits goûteront la même chose en restant simplement bruns, et ce ne sera pas une catastrophe.

6- Incorporer le mélange de farine dans le plus grand bol, en mélangeant.

7- Lorsque la pâte à biscuits est bien mélangée (n’a plus de mottons), ajouter les pépites de chocolat, et les morceaux de bacon. À ce moment, on peut faire réfrigérer la pâte pendant un moment.

8- Sur une tôle à biscuits recouverte de papier parchemin (ou graissée), déposer des petites boules de pâte façonnées à la main. (cette étape est plus facile lorsque la pâte a été réfrigérée)

9- Faire cuire au four à 375°F, pendant environ 10 minutes.
En fait, je les ai laissé cuire pendant un peu plus de 15 minutes, puisque le tout me semblait trop mou après 10 minutes… En sortant du four, les biscuits sont rapidement devenus plus durs, mais cela leur confère une texture croquante.

Les Biscuits Rouge Pompier

La recette donne plus ou moins 18 biscuits, dépendant de leur grosseur.

Mon appréciation personnelle: c’est meilleur que ce à quoi je m’attendais… Mais je crois que ça aurait été encore meilleur sans les morceaux de bacon!

Jessy témoigne de son appréciation de mes biscuits

Jessy, par contre, a beaucoup apprécié…
(30 novembre = dernier jour de Movember, ce qui explique la moustache)

Conclusion: je suis fière d’avoir créé des biscuits aux pépites de chocolat et au bacon… Mais je crois que le prochain dessert que je cuisinerai ne contiendra pas de viande!

Blogue version 2

Le 21 octobre 2012.

Le 21 octobre 2012, j’ai voulu écrire un blogue. Un blogue que je trouvais très important. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas connectée sur mon blogue pour écrire. Comble de malheur, je me suis connectée pour découvrir que j’étais incapable d’ajouter une entrée dans mon blogue!

Ce problème technique, quelle que soit sa source, m’a empêché d’écrire mon entrée de blogue. Espérant que le problème serait réglé dans les prochains jours, je me suis promis d’écrire mon fameux texte un peu plus tard. Seulement voilà, le temps a passé, et le problème en question subsiste.

En personne débrouillarde que je suis, j’ai donc cherché et trouvé un nouveau blogue qui, entre autres qualités, me permet d’ÉCRIRE!!

Qu’ai-je donc fait de si important, le 21 octobre 2012? J’ai commencé une nouvelle toile. Pas n’importe laquelle: la toile qui servira éventuellement d’image de couverture pour le premier roman que je publierai. Ce roman n’est pas encore terminé, évidemment, mais il s’agit de mon projet qui risque d’être terminé, et donc publié, en premier.

Cette image, je l’ai en tête depuis longtemps. Peut-être pas depuis le début de l’écriture de l’histoire en question, celui-ci remontant à ma première année de Cégep… Mais depuis longtemps.

Comme toute image qui est si claire dans ma tête, j’aimerais qu’il existe une sorte d’imprimante spéciale, qui se branche directement dans le cerveau, et qui permet de faire sortir l’image telle qu’elle est. Comme ce genre d’imprimante n’existe pas, il me faut la créer! Créer l’image, pas l’imprimante…

J’ai donc commencé par faire des croquis. Puis, j’étais partagée entre l’envie et le besoin de faire beaucoup plus de croquis, détaillés, longs, précis, afin de m’assurer que tout soit fait le mieux possible, selon les spécifications de l’image qui habite dans ma tête, et l’envie et le besoin de commencer à peindre au plus vite!!

C’est l’envie de commencer à peindre au plus vite qui l’a emportée. Je suis consciente de l’importance de la toile que je peins, et du temps que je risque de devoir passer à sa création. Pour l’instant, je suis plutôt satisfaite de ce que j’ai fait, même si le plus gros reste à faire.

Maintenant que j’ai retrouvé l’usage d’un blogue, j’ai oublié une bonne partie de ce que je voulais écrire le 21 octobre 2012… Mais je parlerai plus tard de mon cheminement dans la création de cette nouvelle toile, qui pour l’instant porte le nom poétique de «grand carton qui traîne dans un coin sur un chevalet».

Le chapitre 6.

J’ai récemment terminé mon chapitre 5.

Eh oui, celui dont je parlais dans un blogue écrit le lundi, 14 mars 2011.
Ce chapitre 5 a donc pris un peu plus d’un an à écrire, ce qui est déjà une nette amélioration par rapport au célèbre chapitre 4.

Combien de temps me prendra le chapitre 6? Les paris sont ouverts!

Je réussis à travailler sur plusieurs projets en même temps, ces jours-ci. Ça avance bien partout… Mais là, au lieu de ne pas avoir assez de temps pour continuer mes projets, j’ai de la misère à me brancher sur quel projet j’ai envie de continuer!

Il faudrait que je puisse me clôner en quelques exemplaires, pour ne pas avoir à me poser de question.

En attendant l’invention des machines de clônage individuelles, je commence à travailler sur mon chapitre 6. Et sur le chapitre 36 de mon autre livre. Et sur la page 29 de ma bande dessinée. Et sur…

Déréliction

«DÉRÉLICTION n.f. (lat. derelictio). Litt. État d’abandon et de solitude morale complète.»
Petit Larousse Illustré 2004

J’ai commencé à peindre une toile en 2010. Le 24 juin 2010, plus précisément.

C’était un projet personnel, et important. Je voulais peindre une image, une scène inspirée d’un rêve que j’avais fait, rêve étrange dans lequel je voyageais jusqu’à une petite ville (qui n’existe pas) pour y visiter quelqu’un (je ne sais pas qui)… À mon arrivée dans cette ville, dans laquelle je me rendais à pieds, bien sûr, je voyais un grand fleuve sur lequel flottaient des dizaines, peut-être même des centaines de bateaux qui semblaient abandonnés. Intriguée, je me retournais, pour entrer alors dans la ville, qui semblait elle aussi complètement abandonnée. Je cherchais la personne que je devais visiter, mais il n’y avait personne, nulle part.

La fin du rêve est plutôt floue, mais je crois que je finissais par rencontrer une sorte de vieil ermite qui vivait dans un tronc d’arbre, et qui m’annonçait que tous les habitants de la ville étaient morts suite à une maladie qui avait été apportée par un des bateaux.

Fin.

Je n’ai jamais compris la signification de ce rêve, s’il en avait une. Je n’ai jamais vraiment pris la peine d’essayer de le comprendre, en fait. Mais l’image des bateaux abandonnés me restait en tête, m’inspirait et m’intriguait. C’est pour cette raison que j’ai eu l’idée de l’exprimer sur une toile.

J’ai commencé par faire un dessin de ce que je voulais représenter, et ensuite, j’ai commencé à peindre. Au début, tout allait bien… Jusqu’au moment où j’ai commencé à ajouter les silhouettes des bateaux. Il y avait quelque chose qui ne marchait plus: je n’aimais pas les bateaux, je n’aimais pas la couleur de l’eau sur laquelle j’avais pourtant travaillé longtemps, je n’étais pas satisfaite parce que ça ne ressemblait pas du tout à l’image que j’avais en tête…

J’ai accroché ma toile sur un mur de ma chambre, en me disant que je me fatiguerais éventuellement de la voir incomplète, et que ça allait me motiver à la continuer. Je l’ai continuée, de temps en temps, quand je n’avais rien d’autre à faire, quand j’arrivais à me forcer pour en avoir envie. La toile a évoluée, mais je n’étais jamais satisfaite…. Ce n’était pas ce que je voulais, et je ne savais pas quoi faire pour que ça devienne ce que je voulais, sans devoir tout recommencer, ce qui était décourageant plus qu’autre chose.

Chaque fois que je voyais la toile sur le mur, je me disais «Tu es ben poche! Sois motivée, continue-la!! Come on!»… Mais je voyais ça comme un défi trop décourageant. J’essayais de penser à des manières de l’améliorer, mais l’insatisfaction était toujours plus grande que mes idées.
Et puis, le mois passé, je ne sais pas trop pourquoi, j’ai décidé de terminer cette toile.
J’ai d’autres idées pour d’autres toiles, mais je devais tout d’abord terminer celle-là.
Et en travaillant dessus, en acceptant qu’elle ne soit pas comme je la voulais dans ma tête au départ, j’ai réussi à avoir envie de la terminer. J’étais motivée pour vrai, cette fois. Et après encore plusieurs jours de travail, presque consécutifs, je l’ai enfin terminée!!


Elle n’est pas ce que je voulais qu’elle soit, mais elle est ce qu’elle devait être, peut-être. Elle a sa propre histoire, une histoire d’abandon, de temps qui s’écoule, de sentiments partagés, de découragement, de frustration silencieuse… Une histoire qui, au fond, va plutôt bien avec le sujet représenté. Et surtout, elle est un témoignage de plus: il ne faut jamais abandonner! Peu importe la situation, les choses peuvent toujours s’améliorer, ou, au moins, devenir autre chose de beau, de constructif, quelque chose qui, après avoir tant fait chier, rend fier!


Sans plus tarder, voici ma plus récente toile: Dérélict

Dérélict

 

 

Ça ne pousse pas dans les arbres, ça vient d’Internet.

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis ma dernière entrée de blogue.
Constatation inutile.

Je prends parfois le temps de penser au fait que ma situation financière actuelle est de beaucoup supérieure à ce qu’elle était à pareille date l’année dernière. Et ce n’est nullement en raison de mes talents artistiques.

Je continue à écrire des articles, à traduire des articles de l’anglais au français et à faire d’autres petits contrats par Internet. Je gagne maintenant assez pour payer mon loyer et l’épicerie chaque mois sans me poser de question, et même assez pour en mettre de côté dans le but de me payer des cours de maquillage d’effets spéciaux un jour, but dont je rêve depuis un bon moment. J’écris beaucoup. Je passe beaucoup de temps devant mon ordinateur. Mais j’aime aussi beaucoup la liberté qui va avec, surtout quand je vois ma coloc chialer qu’elle travaille à 7h le lendemain matin. Je n’ai pas ce genre de désagrément, je me lève à l’heure que je veux. Tout va donc bien de ce côté là, rien à déclarer.

Je continue de travailler sur ma BD et sur mon fameux Chapitre 5, qui avance quand même assez bien, quand il avance. Et je commence tranquillement pas vite à me mettre en mode  »Création de cadeaux de Noël ».

Il neige dehors.