Illustrer la couverture d’un livre, partie 2

Voici maintenant la partie 2 de la fascinante série: Illustrer la couverture d’un livre!

Maintenant que j’ai acheté le matériel nécessaire au Dollarama, la prochaine étape était de préparer le matériel en question.

Premièrement, ma douzaine de pinceaux n’avaient pas exactement la chevelure désirée… Quand ton pinceau 1, qui est supposé être le plus petit, est aussi gros que ton pinceau 5, il y a quelque chose qui ne marche pas…

En rang, les pinceaux!

En rang, les pinceaux!

Et puis, les petits pinceaux sont ceux que j’utilise le plus souvent. Il me faut donc un bon vrai petit pinceau… Que faire?

Coupe coupe!

Coupe coupe!

Une coupe de cheveux! Je coupe mes cheveux moi-même… alors je peux bien couper ceux de mes pinceaux!

Coupe, shampooing et mise en plis

Coupe, shampooing et mise en plis

Plusieurs coups de ciseaux minutieux plus tard, mes pinceaux cheap sont déjà un peu plus présentables… J’ai même écrasé le bout de métal du 6 et du 10, pour leur donner des formes fantaisistes… Je ne sais pas si ça va me servir.

La surface est jolie... Dommage que je doive la peindre!

La surface est jolie… Dommage que je doive la peindre!

Ensuite, il fallait préparer ma toile en bois. Je l’ai sablée avec des bouts de papier sablé qui traînaient par terre dans ma chambre (c’est toujours pratique), et ensuite j’ai appliqué 2 couches de peinture blanche. Je me suis rendue compte que le pinceau 12 avait tendance à faire de la calvitie… Il a perdu pas mal de poils un peu partout, alors j’ai dû le remplacer… par un vieux pinceau, environ de la même taille, qui traînait par terre lui aussi.

Tout est maintenant prêt! Enfin, presque tout… Il me fallait aussi faire mon croquis préparatoire, car c’est là le secret ultime qui me permet… de peindre quelque chose sur une toile. Voici donc ce croquis, qui représente un moment bien précis d’une des histoires que j’ai écrites pour mon recueil:

Une tempête de neige! :O

Une tempête de neige! :O

Et voilà, tout est prêt… Dans la partie 3, je pourrai enfin commencer mon oeuvre!

Illustrer la couverture d’un livre, partie 1

En fait, le titre complet de ce blogue devrait être «Illustrer la couverture d’un livre grâce à du matériel d’artiste acheté au Dollarama, partie 1».

Je parle souvent de mon recueil d’histoires courtes pour mon projet Livrez au Suivant. Maintenant que j’ai écrit 13 histoires sur 16, le temps de la publication de cet énigmatique recueil approche… Cela signifie qu’il est temps de penser à l’illustration de la page couverture!

C’est moi qui ai peint l’image de la page couverture de mon premier roman, Le Parfum du Vent. C’est une toile (peinte sur un carton lisse et épais plutôt que sur une toile, en fait) qui m’a pris beaucoup de temps à réaliser, mais dont je suis fière.

Ce que vous ignorez peut-être, c’est que j’ai l’intention d’illustrer moi-même tous les livres que j’écrirai et publierai au cours de ma carrière. Parce que je suis capable de le faire, et que pour moi, ça fait beaucoup plus de sens que d’avoir recours aux services d’un graphiste ou d’un illustrateur. Mes livres ne sont pas seulement des livres: ce sont mes oeuvres d’art. Et voilà!

Le temps est donc venu de commencer à travailler sur la page couverture de mon recueil d’histoires courtes… Comme je n’ai en ce moment pas vraiment accès à tout mon matériel d’artiste, à mes pinceaux, mes tubes de peinture et mon chevalet, je suis allée faire un petit tour au Dollarama pour acheter ce dont j’aurai besoin.

Je vais partager avec vous, dans mon blogue, les étapes de création de ma prochaine toile (qui sera peinte sur une toile en bois, et pas sur une «vraie» toile) dans le but, entre autres, de prouver qu’il est possible de réaliser une oeuvre grandiose avec du matériel d’artiste très très abordable.

Voici donc ce que j’utiliserai:

  • Toile D’Artiste, format 8"x10", de marque non spécifiée, 2,50$
  • Peinture acrylique, boîte de 10, de marque Artist’s Series, 2$
  • 12 Pinceaux à peinture Artiste, de marque Crafts, 2$
  • 3 bouteilles de peinture acrylique que je possède depuis longtemps, environ 1$ chacune

J’ai hâte de voir ce que ça va donner… Et vous?

En 2016

En 2016, je vais publier des nouveaux livres.

C’est mon destin. C’est ma prédiction pour la nouvelle année. Si tout va bien, je devrais en publier 3. La première partie des aventures de Gontrand le Chevalier est presque terminée, et j’ai décidé, pour commencer l’année, de concentrer mes efforts pour terminer d’écrire les histoires courtes pour le recueil de mon projet Livrez au Suivant.

Je ne sais pas encore quel sera le titre de ce recueil… Je ne crois pas qu’il s’appellera Livrez au Suivant. Il faut que j’y réfléchisse. Quand j’aurai écrit toutes les histoires, j’ai l’intention de faire un dessin pour illustrer chacune d’elles.

Finalement, j’arriverai probablement à terminer d’écrire la suite de Le Parfum du Vent cette année. (Si vous êtes impatient de lire le tome 2, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion pour recevoir par courriel un nouveau chapitre chaque mois!)

Chaque début de Janvier, on dirait que tout le monde, partout, parle de résolutions. Des idées de résolutions à prendre, des trucs pour respecter ses résolutions, des excuses pour ne pas en prendre parce qu’on n’a pas l’intention de les tenir de toute façon…

J’ai l’impression que ce mot-là ne veut plus dire grand chose. Je préfère dire que je me donne des objectifs à réaliser. Au moins 2 livres, peut-être 3. Des livres à publier, pas des livres à perdre.

En 2016, je veux continuer à écrire, à dessiner, à exprimer ce que je veux exprimer, à être l’artiste que je veux être. Je ne «gagne» pas ma vie avec mon écriture et mon art, et je ne la gagnerai peut-être jamais… Mais ce que je veux, c’est faire ce que j’aime, et ce que j’aime, c’est ce que j’ai fait en 2015, et ce que je vais continuer à faire en 2016: travailler sur mes différents projets, et essayer (souvent sans aucun résultat, malheureusement) de partager ces projets et de les faire découvrir à de nouvelles personnes.

En 2016, un de mes objectifs, c’est de mieux utiliser mon temps. Mes projets avancent lentement parce que je manque de temps… Alors je veux le réclamer, ce temps. Mieux le définir, mieux l’utiliser et mieux l’organiser.

Un moyen concret d’essayer d’y parvenir, c’est de me faire chaque soir, dans mon carnet de notes, une petite liste de choses que j’aimerais faire le lendemain. Comme ça, quand j’ai quelques minutes de libre, au lieu de me dire «Boooon…. je fais quoi, là?» je pourrai me dire «Ah oui c’est vrai, j’ai commencé une nouvelle histoire, il faudrait que je la continue!». C’est simple… et jusqu’à maintenant, c’est efficace.

Là, je vais pouvoir rayer «Écrire blogue 2016» de ma liste.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d'un certain manque d'organisation. Peut-être. Un peu.

Mon bureau de travail témoigne peut-être d’un certain manque d’organisation. Peut-être. Un peu. C’est peut-être aussi surtout un manque d’espace.

Et vous, avez-vous des résolutions pour 2016? Des objectifs, des rêves, des intentions, des idées? Si oui, avez-vous pensé à des moyens de vous aider à vous rapprocher de vos buts?

Un petit cadeau de Noël

Voici un petit cadeau de Noël pour tous mes lecteurs et toutes mes lectrices! Il s’agit d’une histoire courte que j’ai écrite il y a quelques mois…

Il ne s’agit pas d’une des histoires qui feront partie de mon recueil pour le projet Livrez au Suivant. J’ai écrit cette histoire pour participer à un concours littéraire… mais je n’ai rien gagné.

Ce qu’il y a de spécial avec cette histoire, c’est qu’elle concerne des personnages qui vivent dans le village que j’ai inventé pour une histoire que je vais écrire dans le futur. J’en ai déjà parlé dans mon blogue intitulé «Le robinet est ouvert». Tant qu’à écrire une histoire pour un concours, j’ai voulu explorer un peu les pensées de personnages que j’avais déjà inventés, et qui attendaient patiemment leur tour sous les projecteurs.

Le personnage principal de mon histoire future qui n’a pas encore de nom s’appelle Marianne… Mais l’histoire courte que je vous offre aujourd’hui concerne des personnages secondaires. Sans plus attendre, voici:

Vincent et les sirènes

Marie-Lisa avait les yeux rivés sur l’horloge depuis déjà au moins une demi-heure. Il n’y avait plus aucun client, et La Table de la Mer était sur le point de fermer. Antoine et Roseline étaient déjà partis, et Marianne, après un signe de la main, s’en alla elle aussi. Mais Marie-Lisa, elle, attendait Vincent.

Depuis que Vincent était arrivé à Port-d’Attaches, elle l’attendait, le cherchait, l’espérait. Elle avait eu le coup de foudre pour lui en le voyant entrer dans son restaurant pour la première fois, et elle avait immédiatement cherché à se rapprocher de lui. En quelques mois à peine, il avait bouleversé sa vie et ses habitudes. Mais Vincent, lui, attendait, cherchait et espérait des sirènes.

Marie-Lisa avait vite appris qu’il avait choisi d’emménager dans le paisible village côtier de Port-d’Attaches parce qu’il était persuadé que des sirènes avaient élu domicile tout près. Vincent était obsédé par les sirènes, et surtout, par l’idée de prouver au reste du monde qu’elles existaient réellement. Il parlait ouvertement de ses croyances et de ses trouvailles à qui voulait bien l’entendre, et semblait ne pas se soucier des moqueries qu’il suscitait au village. Vincent était un homme solitaire, doux et rêveur. La seule chose qui pouvait attirer l’attention des gens sur lui, mis à part, selon Marie-Lisa, son physique élégant et son sourire franc et honnête, était son étrange obsession pour des femmes aquatiques imaginaires, et l’enthousiasme presque enfantin avec lequel il en parlait.

Selon Beth, coiffeuse, tireuse de tarots, cliente régulière du restaurant et confidente occasionnelle de Marie-Lisa, Vincent était tombé amoureux d’une sirène qu’il avait vue dans un rêve, et il en avait perdu la tête, la cherchant inlassablement jusqu’à se convaincre lui-même de son existence. Mais Beth voyait des histoires d’amour impossible partout, sauf, semble-t-il, dans son propre avenir, ce qui l’incitait à se mêler encore davantage de celles des autres. Marie-Lisa ne croyait pas aux sirènes, et n’était pas certaine non plus de croire aux histoires d’amour impossible. Elle admirait Vincent parce qu’il était différent de tous les autres hommes du village, et également de tous les autres hommes qu’elle avait déjà rencontrés. Il osait rêver et croire en ses rêves, même s’ils étaient complètement ridicules aux yeux des autres. Et surtout, il était passionné.

Depuis qu’elle avait quitté son métier de météorologue, qui ne la comblait plus depuis quelques années, et qu’elle avait emménagé à Port-d’Attaches pour reprendre le restaurant de son oncle décédé, Marie-Lisa n’avait plus que deux passions, deux occupations. Elle gérait La Table de la Mer, le seul restaurant du village, et elle peignait des nuages. Le ciel de bord de mer était toujours magnifique, et elle n’avait jamais ressenti l’envie de peindre autre chose que des cumulus, des altocumulus et des cirrus. Elle exposait fièrement ses oeuvres sur les murs de son restaurant. Les clients les commentaient parfois en disant qu’elle avait du potentiel en tant que peintre, mais qu’elle le gaspillait en peignant un sujet aussi répétitif et ordinaire. Après tout, s’ils voulaient voir des nuages, ils n’avaient qu’à regarder par les fenêtres qui perçaient les murs entre deux de ses toiles… Mais Marie-Lisa, tout comme Vincent, ne se préoccupait pas de l’opinion des autres. Et puis, se disait-elle, si elle n’avait que deux passions dans sa vie, elle en avait, en fin de compte, deux de plus que la plupart des habitants de Port-d’Attaches. Malgré tout, elle était un peu lasse de sa routine quotidienne, et elle était reconnaissante de la présence de Vincent dans sa vie. Celui-ci venait régulièrement manger au restaurant, et lorsqu’elle n’était pas trop occupée, Marie-Lisa venait discuter avec lui des signes qu’il avait trouvés sur une plage, ou sur un rocher à demi submergé. Elle rêvait depuis longtemps d’avoir le privilège de partir à la chasse aux sirènes avec lui… Ce soir, elle allait enfin avoir cette chance!

L’aiguille des secondes fit un tour de plus sur l’horloge, et Vincent entra, exactement à l’heure où il avait dit à Marie-Lisa qu’il viendrait la chercher. Il lui sourit, et s’approcha d’elle d’un pas lent. Il avait revêtu un veston gris léger par-dessus sa chemise blanche, et il portait des pantalons noirs. Si ce n’était du gros sac en cuir brun qu’il portait en bandoulière, il aurait ressemblé à un homme d’affaires se préparant pour une réunion plutôt qu’à un aventurier. Car c’était ainsi que Marie-Lisa envisageait sa soirée: une aventure, une expédition amusante avec l’homme qui la fascinait, mais qui, lui, n’avait de fascination que pour les sirènes.

– Tu es prête? lui demanda-t-il en guise de salutation.

– Je suis prête! Qu’as-tu mis là-dedans?

Vincent sourit de nouveau, puis baissa les yeux sur son sac.

– Mon appareil photo, mes carnets de notes, et quelques petites choses. C’est la première fois que quelqu’un vient avec moi! Nous allons nous éloigner de la falaise du phare en longeant la côte, et retourner sur une plage où j’ai déjà trouvé deux colliers faits par une sirène. Ça te va?

– C’est parfait! approuva Marie-Lisa avec un hochement de tête enthousiaste.

Le sac était d’une bonne taille, et il semblait lourd. Marie-Lisa s’attendait à ce qu’il contienne au moins une collation, mais puisque ce n’était pas le cas, elle se contenterait de souper chez elle au retour de l’expédition. Vincent lui avait déjà montré quelques-uns de ses carnets de notes, mais elle supposait qu’il en avait beaucoup plus, et qu’il avait dû tous les placer dans son sac pour une raison connue de lui seul.

Ils sortirent du restaurant et se dirigèrent vers le bord de l’eau, là où les attendait le canot pneumatique de Vincent. Comme elle le faisait chaque soir en sortant du travail, Marie-Lisa leva les yeux sur le ciel. La formation de cirrostratus qu’elle avait observée ce matin s’était déployée et voilait un magnifique coucher de soleil teinté de rose et d’orangé. Ces nuages n’annonçaient pas de précipitations, mais indiquaient que le temps allait bientôt changer. Marie-Lisa ne s’y attarda pas plus longtemps.

Elle avait souvent vu Vincent longer la côte dans son canot gonflable, mais c’était la première fois qu’elle s’approchait d’aussi près de la frêle embarcation. Vincent lui indiqua où s’asseoir, puis s’installa à son tour, et éloigna le canot de la plage à l’aide de ses rames. Elle lui avait déjà demandé pour quelle raison son embarcation n’était pas munie d’un moteur, et il avait répondu que les sirènes étaient effrayées par leur bruit et que, bien sûr, elles n’approuvaient pas la pollution de leur habitat. Il se mit donc à ramer en direction de la falaise, tandis que sa passagère jubilait.

Afin d’engager la conversation, elle lui demanda à quoi ressemblaient les deux colliers qu’il avait trouvés. Il lui répondit avec enthousiasme qu’ils avaient été fabriqués avec de jolis petits coquillages fins, et qu’il n’en avait jamais vus de semblables sur aucune plage des environs. Pour Marie-Lisa, cela signifiait que les colliers avaient forcément été achetés ailleurs qu’à Port-d’Attaches, et que leur propriétaire les avait perdus lors d’une baignade. Pour Vincent, il s’agissait d’une preuve que les bijoux avaient été confectionnés par une sirène qui avait trouvé ces petits coquillages loin d’ici, dans une magnifique grotte sous-marine, peut-être. Malgré leurs différences d’opinions, ils continuèrent à discuter, des sirènes, surtout, mais aussi de différents sujets. Lorsqu’ils dépassèrent la falaise, Marie-Lisa leva la tête et reconnut la silhouette de Marianne assise près du phare. La jeune fille solitaire s’y rendait souvent en sortant du restaurant, et admirait la mer pendant des heures. Marie-Lisa lui envoya un signe de la main, et Marianne fit de même.

Leur expédition se poursuivit sans aucun problème, jusqu’à ce que le vent se lève. Vincent dut alors se mettre à lutter contre des vagues de plus en plus féroces qui tentaient de les entraîner vers le large. Marie-Lisa lui proposa de l’aider à ramer, mais l’embarcation n’avait que deux rames, et Vincent insista pour en garder le contrôle.

– Je suis navré, Marie-Lisa, dit-il enfin d’un ton embarrassé, mais d’une voix assez forte pour ne pas se faire couvrir par le bruit du vent. Je ne pensais pas que le temps tournerait comme ça! Préfères-tu que j’essaie de te ramener au village?

– C’est ridicule! s’opposa Marie-Lisa. La plage là-bas, c’est là qu’on va?

– Oui, approuva Vincent.

– On y est presque! Je n’ai pas peur des vagues… Je veux bien t’aider à ramer, mais je ne veux pas rentrer tout de suite!

Pour toute réponse, Vincent lui sourit, puis continua à ramer avec ardeur. Malgré ses efforts, les vagues les entraînèrent de plus en plus loin de leur destination, et de plus en plus près d’un groupe de rochers qui laissaient entrevoir leur têtes noires. Le canot pneumatique semblait de plus en plus instable. Marie-Lisa s’accrochait aux rebords de l’embarcation tandis que le vent sifflait avec obstination. Puis, une vague gigantesque projeta le canot contre un des rochers immergés. Le canot se plia, Marie-Lisa perdit l’équilibre et, avant même qu’elle réalise ce qui était en train de se passer, elle se retrouva aspirée par les eaux agitées pendant que Vincent hurlait de surprise et d’effroi.

C’est alors que, telle une divinité en colère apaisée par le sacrifice offert par ses fidèles, la mer se calma. Le vent se tut, et les vagues retrouvèrent leur attitude docile. La tête de Marie-Lisa émergea de l’eau, et elle ramena ses cheveux en arrière d’une main. Sans attendre, Vincent se pencha dans le but d’agripper son bras et de la ramener à bord. Elle le repoussa doucement avec un sourire radieux.

– Je suis déjà trempée, Vincent! dit-elle en posant plutôt ses mains sur le rebord du canot. L’eau n’est pas froide, et je sais nager… Laisse-moi apprécier la baignade!

Vincent, stupéfait, ne répondit pas.

– Profitons de l’accalmie pour rejoindre la plage, proposa Marie-Lisa.

Vincent n’arrivait toujours pas à parler. Elle se dirigea à la proue du canot, agrippa la corde qui y était attachée, et entreprit de nager en tirant l’embarcation derrière elle. Vincent comprit, et se remit à ramer, sans détourner son regard d’elle. Ils atteignirent rapidement la plage, juste avant que le vent ne se fasse entendre à nouveau.

Marie-Lisa s’assit sur le sable rocailleux afin de reprendre son souffle. Elle enleva ses chaussures, puis essora ses longs cheveux bruns.

– Je suis tellement désolé! lui dit Vincent, confus. Tu… Tu vas bien?

Elle lui sourit, puis enleva la chemise qu’elle portait par-dessus sa camisole verte.

– Je vais bien, Vincent! Je ne suis pas blessée… Je suis simplement mouillée! Tu n’as pas à être désolé, c’était un accident… Je t’assure que je vais bien!

Vincent s’approcha, et s’assit près d’elle.

– Laisse-moi un moment pour me reposer et essayer de me sécher un peu, lui dit-elle, et ensuite nous pourrons marcher et chercher des signes!

Vincent garda silence. Il la regarda comme s’il la voyait pour la toute première fois. Marie-Lisa essora sa chemise, puis son regard croisa celui de Vincent. Elle s’immobilisa. Un moment passa.

– Nous pouvons marcher un peu ensemble sur la plage, dit enfin Vincent, mais je crois que nous n’y trouverons rien d’intéressant… J’ai déjà toutes les preuves qu’il me fallait que les sirènes existent.

L’aiguille des secondes fit un tour de plus sur l’horloge, et Vincent entra dans le restaurant avec seulement deux minutes de retard. Marie-Lisa poussa un soupir, et sortit de ses rêveries.

Un an plus tard

Voici une photo de moi le 7 Décembre 2014…

Et voici une photo de moi aujourd’hui, le 7 Décembre 2015.

Soit j’ai porté le même t-shirt pendant toute une année… Soit j’ai mis mon t-shirt Le Parfum du Vent aujourd’hui pour célébrer un événement spécial: Le premier anniversaire du lancement de mon premier roman! Hourra!

En 1 an, j’ai vendu environ 170 copies de mon roman, plus quelques copies numériques. Enfin, je dis «j’ai» vendu, mais je pense que c’est en grande partie ma mère, et quelques membres de ma famille, qui ont fait la plupart des ventes.

J’ai participé à quelques événements en tant qu’auteure. Quelques-uns ont été un succès (selon ma propre définition du mot succès) tandis que d’autres n’ont pas donné grand chose.

J’ai lancé un projet appelé Livrez au Suivant, pour lequel j’ai vendu 10 copies de mon roman pour un prix réduit, en incitant leurs acheteurs à offrir leur livre à quelqu’un d’autre suite à leur lecture, puis à laisser un commentaire dans mon blogue, ici. Comme c’est souvent le cas pour mes projets, il n’y a pas eu beaucoup de participation jusqu’à maintenant.

J’ai incité les gens qui ont lu mon roman à laisser leurs commentaires ici. J’ai eu quelques commentaires… Mais sur près de 170 romans vendus, ce n’est pas beaucoup. Je suppose que la majorité des gens qui ont acheté Le Parfum du Vent n’ont pas encore eu l’occasion de le lire. Ou qu’ils l’ont lu, et qu’à la fin de leur lecture ils se sont dit: «Ah… ben coudonc.» Ou encore qu’ils l’ont lu, et qu’ils l’ont bien apprécié, point.

Je tiens à remercier les gens qui ont lu mon histoire, et qui se sont donné la peine, d’une manière ou d’une autre, de me faire savoir qu’ils l’avaient aimée, et qu’ils avaient hâte à la suite. J’ai écrit cette histoire pour moi, et parce qu’il fallait que je l’écrive, mais ça fait toujours plaisir de savoir qu’elle peut toucher et intéresser d’autres personnes. C’est une belle forme d’encouragement!

Sachez aussi que je travaille toujours sur le tome 2. Selon mes savants calculs, si le tome 2 désire avoir la même longueur que le tome 1, j’en ai environ la moitié d’écrit. La moitié d’écrit, en 1 an. Alors que Le Parfum du Vent a été écrit sur une période de 10 ans… Ça fait bizarre. C’est comme si j’avais l’impression d’avoir travaillé trop vite, parce que ce n’est pas normal de pouvoir écrire un livre en 2 ans au lieu de 10! On dirait que ça me fait un peu peur. Mais pourtant, c’est ça qu’il faut! Si j’étais condamnée à ne publier qu’un livre à tous les 10 ans, je n’en publierais pas beaucoup au cours de ma vie, tsé!

Donc, la suite de Le Parfum du Vent avance bien. Si tout continue à aller bien, je devrais réussir à la publier quelque part en 2016. Sinon, en 2017. Ça ne devrait pas être plus long que ça.

Pour conclure: Bon anniversaire de 1 an de mon premier lancement, tout le monde!!

Une histoire d’amour

Il y a une semaine, j’étais à Toronto. J’ai visité la Casa Loma avec ma mère, on a magasiné un peu dans Chinatown, et on a beaucoup ri en soupant dans un restaurant végétarien où les portions étaient ridiculement gigantesques.

Mais la véritable raison de mon voyage, c’était ça:

Je suis allée rencontrer et entendre Victoria Price, la fille de l’acteur Vincent Price. Elle a parlé de son père et signé des autographes, et le cinéma a projeté «Scream and Scream Again», un film de Vincent Price qui n’était vraiment pas un de ses meilleurs.

Pourquoi j’ai intitulé ce blogue «Une histoire d’amour»? C’est parce que j’ai eu envie de retracer les événements qui ont développé ma passion pour les vieux films d’horreur, qui englobe ma passion pour Vincent Price, événements qui m’ont amenée à vouloir me rendre à Toronto pour assister à une soirée spéciale. Voici donc un très long monologue, avec plein de liens Wikipédia sur lesquels vous pouvez cliquer pour ajouter un peu d’action et d’éducation!

Quand j’étais jeune, je n’aimais pas les films d’horreur. Quand Chair de Poule commençait à jouer à Canal Famille, je fermais la tv ou je m’enfuyais. Quand je voyais des cassettes de films d’horreur dans un club vidéo ou dans un magasin, je regardais les images bizarres ou sanglantes, et ma curiosité m’amenait à me demander ce qui pouvait bien se passer dans ce film… mais ça s’arrêtait là. Je me souviens de la fois où ma mère avait enregistré le film «Poltergeist» pour l’écouter avec moi… Je n’avais pas voulu le regarder jusqu’à la fin. Avec le temps, j’ai écouté certains films, comme la série des Chucky et l’Exorciste, surtout par curiosité. Ça, c’était dans le temps des cassettes.

Dans le temps des DVD, je me suis mise à acheter des films pas chers au Zellers, entre autres. (Je m’ennuie du Zellers 😦 ) Un jour, j’ai acheté un film appelé «Black Dahlia». Ce qui m’a le plus marqué dans ce film, c’est qu’à un moment donné, les personnages regardaient un vieux film muet en noir et blanc au cinéma. On voyait un extrait de ce film, qui était d’une certaine façon lié à l’intrigue.

Comme je le fais souvent après avoir regardé un film, j’ai fait quelques recherches sur Internet pour en apprendre plus. J’ai découvert que le vieux film muet était «The Man Who Laughs», inspiré d’un roman de Victor Hugo. Comme j’étais déjà fan de Notre-Dame de Paris, j’ai voulu en savoir plus sur l’Homme Qui Rit. J’ai trouvé le film sur Youtube, et je l’ai regardé.

Je crois que c’était la première fois que je regardais un film muet. Ce n’était pas un film d’horreur, mais le style particulier du film, appelé expressionisme allemand, lui donnait une atmosphère sombre et étrange. J’ai regardé d’autres films muets mettant en vedette Conrad Veidt, l’acteur principal.

Puis, en 2011, j’ai reçu pour ma fête un coffret DVD contenant 50 vieux films d’horreur, la plupart étant en noir et blanc, et certains étant des films muets. Je pense que ça m’a pris 2 ou 3 ans tous les regarder!

Dans le fond, ce qui est génial avec les vieux films d’horreur, c’est que la plupart du temps, ils ne font pas vraiment peur. Ce que j’aime, c’est surtout leur ambiance étrange, mystérieuse, inquiétante… et souvent, les effets spéciaux sont ridicules, même s’ils sont parfois ingénieux et beaucoup plus réalistes que ceux d’aujourd’hui. Et puis, un film en noir et blanc, ça a quelque chose de spécial et de dérangeant. Même si je sais que le monde dans ce temps-là n’était pas vraiment en noir et blanc, ça reste difficile de l’imaginer être en couleur! Ça donne l’impression que ce qui se passe dans l’écran est encore plus irréel que pour un film en couleurs.

Dans mon fameux coffret DVD, il y a 3 films de Vincent Price: «The Bat», «House on Haunted Hill», et «The Last Man on Earth». Dans ce temps-là, je ne savais pas qui était Vincent Price. J’ai découvert qu’il jouait dans Edward aux Mains d’Argent, et qu’il parlait dans la chanson Thriller de Michael Jackson.

Puis, en 2012, quand je suis allée visiter Salem, en plus de visiter des musées de sorcières, j’ai fait la découverte de la «Count Orlok’s Nightmare Gallery», un musée qui présente des mannequins à l’image de personnages de films d’horreurs. Là, il y avait une statue du Dr. Phibes, un personnage interprété par Vincent Price. La description du film qui accompagnait le mannequin m’a intriguée… En revenant chez moi, j’ai cherché le film en question sur Internet, et je l’ai regardé sur Youtube.

Des années plus tard, j’ai vu beaaaucoup de films de Vincent Price, et il m’en reste encore beaucoup à voir. Il a joué dans plusieurs types de films, mais il était surtout connu pour ses rôles dans des films d’horreur, où il jouait souvent le méchant, tout en restant quand même sympathique ou attachant. J’ai aussi découvert qu’il était passionné par les arts visuels, par la gastronomie, et par la vie en général.

Voilà, en résumé, l’histoire de mon intérêt pour les vieux films d’horreur, et voilà pourquoi je suis allée à Toronto pour rencontrer Victoria Price. Puisque Vincent Price est mort avant que je n’entende parler de lui pour la première fois, avoir la chance de rencontrer sa fille, c’était ce qui pouvait le plus me donner l’impression de l’avoir rencontré!

Un livre parmi tant d’autres

Les 13 et 14 Novembre, j’étais au Salon littéraire du Québec. C’était un très bel événement, les organisateurs étaient très gentils et compétents, et j’ai parlé avec plein d’auteurs inspirants et dynamiques. J’ai, comme je m’y attendais, acheté plusieurs livres, dont certains que j’avais déjà vus sur Facebook, et qui m’intéressaient.

En bref, si j’y étais allée uniquement en tant que lectrice, j’aurais été totalement satisfaite. Mais j’y suis allée en tant qu’auteure, en tant qu’auteure qui a payé pour avoir une table, qui espérait avoir de la visibilité, qui voulait avoir une belle occasion de partager son histoire avec des lecteurs intéressés. J’y suis allée avec un enthousiasme peut-être un peu naïf… Je me disais, cool, un salon à Québec! Il va y avoir pleiiin de monde, je vais rencontrer beaucoup de lecteurs sympathiques, et parler de mon roman et de mes projets, et ça va être le fun!!

Disons que je n’ai pas vraiment eu le succès auquel je m’attendais. Ou plutôt, pas du tout. Le premier soir, il n’y avait pas beaucoup de visiteurs. Je me disais que le lendemain, il y aurait beaucoup plus de monde… mais ça n’a pas été le cas. Peu de gens sont passés devant ma table, et même les quelques personnes qui semblaient intéressées par la description que je leur faisais de mon roman m’ont, pour la plupart, simplement dit «Merci!» en remettant sur ma table le signet qu’elles venaient d’y prendre, avant de continuer leur chemin. Est-ce que c’est ça, se faire connaître? Avoir de la visibilité? Je ne pense pas. Ces gens ont probablement déjà oublié mon visage, et le titre de mon roman.

Les organisateurs ont dit qu’ils avaient compté 350 visiteurs, et je crois que plusieurs auteurs présents ont fait de très bonnes ventes, ce qui est super!

J’ai vendu un seul livre. C’est l’auteur qui avait une table en face de la mienne, Pierre Cusson, qui me l’a acheté, pour m’encourager.

Je suis déçue. J’ai investi du temps, et beaucoup d’argent, et j’ai l’impression que ça n’a pas valu la peine. J’avais même fait imprimer 50 nouvelles copies de mon roman, en me disant qu’il valait mieux en avoir trop que pas assez! Au pire, l’argent, tant pis. Les 50 romans, je les vendrai éventuellement, ce n’est pas de l’argent gaspillé.

Ce qui est le plus dommage, dans tout ça, c’est que je ne peux pas m’empêcher de me blâmer: «Pourquoi les gens ne s’intéressaient pas à mon roman? Parce que mon roman n’est pas intéressant. Parce que je ne suis pas intéressante. Parce que j’ai autant de charisme et d’aptitudes sociales qu’une poche de patates vide, et que même quand je pense que je donne une bonne description de mon roman, ce n’est pas le cas, et ça n’accroche pas vraiment l’attention de personne.» Ça, c’est ce que je me suis dit une bonne partie de la journée.

J’aurais aussi pu me dire que c’était tout simplement parce que mon «public cible» n’était pas présent au Salon… mais ce n’est pas le genre de réflexe qui me vient en premier.

Par contre, avec un peu de recul, j’ai compris que le contexte n’avait pas aidé mon humeur, pas plus que l’achalandage. La première chose dont j’ai entendu parler en me levant, ce samedi 14 Novembre, ce sont les attentats terroristes à Paris. J’ai fait mon possible pour éviter d’y penser pendant la journée, mais ça scrape un moral, quand même.

On a aussi dit que ces événements ont réduit la couverture médiatique qui était prévue pour le Salon, en plus, j’imagine, d’inciter beaucoup de gens à rester chez eux. En comparaison avec ce qui s’est passé là-bas, la détresse d’une pauvre auteure inconnue, ça n’a vraiment aucune importance, n’est-ce pas?

J’ai de la peine. J’ai de la peine de vivre dans un monde aussi dégueulasse, dans lequel c’est possible de se faire tuer juste en sortant de chez soi et en se rendant dans un stade ou une salle de spectacle. Bien sûr, des événements comme ça, ça fait ressortir des beaux élans de compassion, de solidarité et d’entraide… (Mais est-ce que c’est vraiment nécessaire de toujours attendre qu’il y ait des morts pour ça?)… Mais ça reste qu’il y a des fous, un peu partout dans le monde, qui s’amusent à tuer des gens, juste pour le fun. Parce que ça les excite de faire du mal, de faire peur. Parce qu’il se sentent obligés de faire ça, pour faire plaisir à leur ami imaginaire. Je sais pas trop pourquoi. Je sais juste que ça me donne mal au coeur. Ça fait souffrir ma foi en l’humanité.

C’est pour ça que je déteste regarder les nouvelles. Me faire imposer de regarder ou d’entendre les nouvelles, plutôt, car je ne les regarde jamais de mon plein gré. Je sais que le monde est dégueulasse. Je n’ai pas besoin de me le faire rappeler un peu à chaque jour. J’aime mieux chercher des raisons de croire que le monde est beau malgré tout, que la vie est géniale, que l’amour existe, qu’il y a des êtres humains qui font des choses dignes d’admiration.

C’est rare que je parle des événements de l’actualité ici. Je viens d’en parler parce que je pense que, d’une certaine façon, ce qui s’est passé est relié à mon expérience au Salon littéraire. Pour les auteurs et les lecteurs à qui j’en ai parlé, à qui je l’ai montré, mon livre n’était qu’un roman fantastique parmi tant d’autres.

Mais moi (et les gens qui l’ont lu, peut-être) je sais que l’histoire de mon dragon témoigne, d’une certaine manière, de ma foi en l’humanité qui est souvent très fragile. Mon dragon pose des questions, met en lumière des injustices, des gestes stupides commis par les humains. Il amène à s’interroger sur soi-même, et sur plusieurs concepts qui font partie de nos vies. Je crois, ou j’ose espérer, qu’il propose aussi, de manière subtile, peut-être sans s’en rendre compte lui-même, des solutions à certains problèmes.

Est-ce que c’est ça que je devrais dire aux gens qui m’offrent quelques secondes d’attention pour que je leur parle de mon roman? Tout ça? Pas sûre que ça se place bien dans n’importe quelle conversation… Et puis, c’est toujours plus facile pour moi d’écrire que de parler.

Dans le fond, tout ce que je veux, c’est continuer à écrire des livres qui peuvent amener les gens à réfléchir, à se poser des questions. Des histoires qui peuvent inspirer les gens, les inciter à être eux-mêmes, à faire ce qui les rend heureux, à respecter tout ce qui se trouve autour d’eux, et à croire que le monde est beau, même quand il est laid.

Est-ce qu’un roman fantastique dont l’histoire est racontée du point de vue d’un dragon peut vraiment apporter un peu de positif dans le monde? Je crois que oui. Et je crois que mes prochains romans pourront avoir le même pouvoir. Je crois que JE peux avoir ce pouvoir. Que tout le monde le peut, dans le fond.

Le défi, c’est de continuer à y croire, jour après jour.

J’aime les livres

J’aime les livres. Mais j’en ai beaucoup trop à lire. Et je ne lis pas assez souvent et pas assez longtemps, parce que tsé, il faut que je me garde du temps pour écrire.

Mais là, j’ai peur.

Ça, c’est une toute petite partie de ma fameuse pile de livres à lire. Ceux-là sont empilés, mais il y en a beaucoup d’autres, éparpillés un peu partout.

J’ai aussi ce livre-là. C’est un livre de cuisine, il a environ 500 pages, mais j’ai l’intention de le lire aussi. Au complet.

Pourquoi j’ai peur? Parce que les 13 et 14 Novembre, super bientôt, je m’en vais au Salon littéraire du Québec, édition Capitale Nationale. J’y vais en tant qu’auteure, pour présenter mon roman… Mais il y aura sûrement pleeeiiiin de livres qui vont m’intéresser, et que je vais vouloir acheter.

Si j’achète plein de livres, et que je les ajoute à ma pile, et qu’en plus, je réussis à rassembler tous mes autres livres à lire… Ça va me donner l’impression que je n’arriverai jamais à passer à travers ma pile.

C’est une peur comme une autre. Mais c’est quand même pas si pire…

(Là j’aurais envie de dire, allez, partagez une photo de votre pile de livres à lire avec moi… Mais je ne m’attends pas à un très haut niveau de participation!)

Concours «Un nouveau style pour Marcellin!»

Avez-vous toujours rêvé de porter un t-shirt avec un design conçu par moi, imaginé par vous, et inspiré par l’univers de ma bande dessinée Gontrand le Chevalier?

Si oui, vous faites des rêves vraiment très spécifiques… Et vous avez de la chance, car c’est exactement ce qui pourrait vous arriver si vous participez à mon nouveau concours, appelé «Un nouveau style pour Marcellin!».

J’aime organiser de petits concours en lien avec ma bande dessinée… Souvent, c’est pour permettre à des gens de se transformer en personnages de BD pendant quelques cases.

Malheureusement, le nombre de gens qui participent à mes concours est rarement proportionnel à mon enthousiasme et à tout ce que je prépare… Je serais vraiment contente de voir plein de gens participer au concours, le partager avec leur entourage, et entrer dans une amicale compétition pour remporter le grand prix: un t-shirt gratuit!

Voici donc le texte décrivant en détail le concours, tel que déjà posté sur la page Facebook de Gontrand:

Marcellin est un humble cultivateur de pommes de terre qui habite le Royaume dans lequel ont lieu les aventures de Gontrand le Chevalier. C’est avec enthousiasme qu’il a accepté d’être la tête d’affiche du nouveau concours «Un nouveau style pour Marcellin!».

Ce concours vous offre la chance de contribuer à la création d’un nouveau t-shirt exclusif inspiré par l’univers de Gontrand le Chevalier. Pour participer, il vous suffit de proposer une idée de dessin, et d’inciter vos amis à voter pour votre idée. L’idée gagnante sera dessinée par moi, Myriam Plante, créatrice de Gontrand le Chevalier. Le dessin sera ensuite apposé sur un t-shirt, qui sera mis en vente dans la boutique en ligne de Gontrand le Chevalier, pour un temps limité seulement. La personne gagnante pourra recevoir gratuitement un t-shirt de la couleur et de la taille de son choix.

Première étape du concours: Tous les gens intéressés peuvent participer en publiant un commentaire sur la page Facebook de Gontrand le Chevalier, en envoyant un message privé à cette page, ou en publiant un commentaire sur cette entrée de blogue!

Votre idée de dessin peut être aussi simple, aussi complexe, aussi sérieuse ou aussi ridicule que vous le désirez. La seule contrainte est qu’elle doit mettre en vedette ou un plusieurs personnages de la bande dessinée Gontrand le Chevalier.

Par exemple, vous pourriez proposer un dessin de la Princesse Gisèle en train de conduire un vaisseau spatial, ou un dessin du Roi Joséphin qui mange un bol de soupe. Laissez aller votre imagination! Vous avez jusqu’au 20 Novembre pour proposer vos idées. Un maximum de 2 idées par personne sera accepté.

Deuxième étape du concours: Je présenterai toutes les idées reçues sur la page Facebook de Gontrand le Chevalier, et il sera temps de passer au vote. Pour avoir une chance de gagner, il vous faudra partager votre idée ainsi que la page de Gontrand, et inciter vos amis et votre famille à voter pour votre idée.

Troisième étape du concours: L’idée qui aura récolté le plus de votes remportera le concours! Je la dessinerai, et elle se retrouvera sur un t-shirt qui sera mis en vente dans la boutique Spreadshirt de Gontrand le Chevalier. Si deux idées reçoivent le même nombre de votes, je choisirai l’idée qui m’inspirera le plus.

Je communiquerai ensuite avec le gagnant ou la gagnante, et je lui ferai parvenir gratuitement un t-shirt de la couleur et de la taille de son choix.

Quatrième étape du concours: Le t-shirt inspiré par l’idée gagnante sera mis en vente pendant une période de temps limitée… Avant de disparaître à tout jamais!

Vous pouvez participer au concours dès maintenant. N’hésitez pas à le partager avec vos amis et à les inciter à participer eux aussi, pour voir qui trouvera l’idée la plus originale ou la plus étrange!

 

Mon roman est plate

Une amie qui a récemment lu mon roman m’a partagé ses commentaires. Elle m’a dit ce qu’elle avait aimé dans mon histoire, et elle m’a aussi dit que, selon elle, ça manquait d’action.

Elle disait aussi qu’elle trouvait que c’était triste que mon dragon n’ait aucun pouvoir magique, pas même le pouvoir de cracher du feu, et que ça aurait été intéressant de pouvoir le voir parler avec tous les humains, pas seulement le magicien.

J’ai réfléchi à ces commentaires, et plutôt que de les voir de manière négative, je crois que c’est en fait ce qui rend mon roman unique, et différent de tous, ou de la majorité des romans fantastiques qui mettent en scène des dragons! C’est vrai que les dragons, dans les histoires, sont souvent du côté des méchants. Quand ils sont du côté des gentils, ils sont souvent des alliés redoutables, forts et puissants.

Mon dragon à moi n’est pas sans défense, mais il est souvent dépassé par les événements. Il passe une bonne partie de son temps à se plaindre qu’il s’ennuie de son amie humaine disparue, à se poser des questions profondes qu’un dragon ne devrait sans doute pas se poser, et à essayer de comprendre les humains. D’une certaine manière, mon dragon… est un peu comme un humain, prisonnier d’un corps de dragon. (Cette idée sera d’ailleurs un peu plus développée dans le tome 2… c’est à suivre!)

Plutôt que de présenter mon histoire comme une histoire fantastique, devrais-je informer mes potentiels lecteurs du fait qu’il s’agit peut-être davantage d’une histoire psychologique? Psycho-fantastique? Psycho-… tique? Non.

Je n’ai jamais lu de roman psychologique. Je ne pense pas en avoir écrit un. Je pense que c’est simplement un roman fantastique, mais qui se concentre plus sur ce que le personnage principal, qui est un dragon, pense, ressent, et désire, que sur des guerres, des quêtes et des pouvoirs magiques.

Je sais qu’il n’y a pas beaucoup d’action dans Le Parfum du Vent. Ce n’était pas mon but d’en faire une histoire palpitante, pleine de suspense et de situations surprenantes et imprévisibles. Je sais aussi que le fait que le dragon puisse seulement discuter avec Regor, sans comprendre les autres humains autour de lui, amène une dimension un peu étrange à l’histoire, et la limite de plusieurs manières.

Mais c’est exactement ce que je voulais.

Je voulais écrire une histoire sur un dragon qui a été rejeté par les siens, et qui cherche sa place dans le monde. Un dragon qui a du mal à comprendre ce qui se passe autour de lui. Un dragon qui n’est peut-être pas toujours à l’aise dans sa peau de dragon, mais qui ne pourrait pas être autre chose que lui-même. Un dragon qui ne peut pas communiquer avec tous les gens qui l’entourent.

Je dois aussi mentionner que quand j’ai commencé à écrire Le Parfum du Vent, il y a de cela un peu plus que 10 ans, je commençais ma première année de Cégep, dans une autre ville où je n’avais aucun ami, dans une grande école où je ne connaissais personne, et où, chaque midi, j’avais de la misère à trouver le bon chemin pour aller manger à la cafétéria.

Sans que je le veuille, et peut-être même sans que je m’en rende compte, mes pensées et mes sentiments se sont exprimés dans mon histoire, à travers les mots de mon dragon. Et je crois que le tome 2, que je suis en train d’écrire, tout en restant dans le même style, sera basé sur d’autres émotions, sur d’autres préoccupations. Je pourrai en faire l’analyse quand il sera terminé!

Donc, non, mon roman n’est pas plate. Il est juste différent. Il est… exactement comme il fallait qu’il soit.

Il faudra peut-être que j’essaie d’expliquer tout ça aux gens qui viendront me voir au Salon littéraire du Québec, les 13 et 14 novembre prochain!