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Fête 28 ans!

28 ans… C’est mon âge aujourd’hui.

J’ai reçu mes cadeaux hier soir, après un souper au restaurant, mais aujourd’hui, 4 novembre, j’ai eu une journée de fête plutôt banale. J’ai reçu plein de «Bonne fête!» sur Facebook, j’ai marché et fait un peu de magasinage, je me suis cuisiné un brownie de fête, j’ai préparé à souper et j’ai fait un peu de ménage. Ma vie est un éternel party!

28 ans… C’est vieux comme âge, je trouve. Ça s’approche dangeureusement du 30! Mais peu importe. Dans ma tête et dans mon coeur, je suis plus jeune que mon âge, et j’ai bien l’intention de le rester.

28 ans… C’est sans doute à cet âge vénérable que je vais (enfin!) publier mon tout premier roman.

28 ans… C’est l’âge auquel j’ai eu la brillante idée de m’acheter un tableau avec des marqueurs effacables, pour le mettre bien en vue près de mon ordi, pour essayer d’avoir un minimum d’organisation et d’y écrire une liste des choses que je dois faire, au lieu de les écrire sur mille petits bouts de papier qui finissent par envahir mon bureau.

J’évolue de manière surprenante!

Pour finir, voici ma recette de brownie au chocolat, que j’ai trouvé je ne me souviens plus où:

1/8 tasse de sucre
1/8 tasse de farine
1 c. à soupe de cacao
1 pincée de sel
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 1/2 c. à soupe d’eau

Mélanger le tout dans un petit bol ou une tasse, et faire cuire au micro-ondes pendant environ 1 minute. Hourra! Vous obtenez ainsi un dessert digne du gâteau de fête que je me suis moi-même préparée!

Revolver, Kickstarter et mon livre-er

Le 18 octobre dernier, Veronica Varlow a lançé une campagne de financement sur Kickstarter afin de ramasser des fonds pour Revolver, le film qu’elle veut réaliser avec son mari.

Veronica Varlow est une artiste que j’admire pour plusieurs raisons, entre autres pour son blogue où elle parle souvent de l’importance de croire en ses rêves, et de tout faire pour les réaliser.

J’ai supporté son Kickstarter, qui se porte d’ailleurs très bien jusqu’à maintenant.

Revolver Kickstarter

http://www.kickstarter.com/projects/veronicavarlow/revolver-a-road-trip-romance-in-exile-feature-film

Pourquoi parler de ceci dans mon blogue?

Pour parler brièvement des sites comme Kickstarter et de mon opinion sur les campagnes de financement, surtout pour ceux et celles qui n’en ont probablement jamais entendu parler (bonjour maman!).

Kickstarter est un site de «crowdfunding», ou de financement participatif, en bon français. Il permet à des créateurs, artistes ou autres, d’amasser des fonds pour réaliser un projet de manière indépendante. N’importe qui peut participer en offrant un montant d’argent de son choix, en échange duquel il ou elle recevra une compensation, une «récompense» de la part du créateur. Pour en apprendre un peu plus, vous pouvez lire cet article que je viens de trouver.

S’agit-il pour les artistes d’une manière de quêter de l’argent? Non, puisque les personnes qui décident de supporter leur projet reçoivent des compensations. Dans le cas du film de Veronica Varlow, par exemple, il est possible de donner 10$ pour recevoir une copie du film à sa sortie. C’est donc une manière de pré-commander le film, en quelque sorte, mais en contribuant à sa création et en aidant des artistes qui, sans leur campagne de financement, ne pourraient sans doute pas réaliser leur rêve sans devoir emprunter beaucoup d’argent à une banque…

Pourquoi parler du financement participatif dans mon blogue?

En plus d’énoncer mon opinion favorable envers cette technique de financement que je trouve plus sympathique que d’emprunter à une banque, j’annonce officiellement que je désire publier mon premier livre à compte d’auteure, et que pour ce faire, je lancerai au cours de l’année 2014 ma propre campagne de financement sur http://www.indiegogo.com/.

J’ai travaillé sur mon histoire pendant des années. Ces jours-ci, je continue à relire et réviser le tout, tout en continuant à peindre la toile qui servira de page couverture à mon roman. C’est un projet qui me tient à coeur, et je n’ai pas envie d’envoyer des copies de mon histoire à des maisons d’éditions, puis d’attendre… attendre… attendre… attendre que des gens que je ne connais pas décident si mon histoire vaut la peine d’être publiée ou non. C’est mon livre, et je vais le publier comme je le veux. C’est pour ça que l’auto-édition m’intéresse.

Après des années passées à écrire à temps très partiel, en étant incertaine de beaucoup de choses, y compris parfois de mon propre talent… il sera bientôt temps pour moi de passer à l’action! «Action», ici, signifiant: lancer ma campagne de financement participatif, et essayer de la promouvoir et de me faire de la publicité pour faire connaître mon histoire, et donner aux gens l’envie de la lire et de supporter sa publication.

Mais pour l’instant, il me reste encore pas mal de chapitres à réviser et de coups de pinceaux à donner…

Vaudou

10/46.

C’est le nombre de chapitres de mon histoire que j’ai eu le temps de relire/corriger/réviser jusqu’à maintenant.

Depuis le début du mois, j’ai créé des présentations Power Points pour ma job, j’ai écrit un texte par jour pour le Défi 30 jours 150 mots (d’ailleurs, vous pouvez lire les textes des excellents participants ici, si vous avez du temps: http://www.betti.ca/semaine-1/), j’ai marché beaucoup…

Et surtout, j’ai fait de la magie.

De la magie qui consistait à transformer ceci:

Poupées vaudou début

En ceci:

Poupées vaudou fin

Dans l’ordre, vous pouvez voir Figaro, Gratien, Réginald et Francinette. Oui, je ressens toujours le besoin de donner des noms un peu douteux aux personnages que je crée, qu’ils soient des personnages de bande dessinée

…ou des poupées vaudou.

Chaque année, pour l’Halloween, je décore la maison de mes parents, je me déguise et je donne les bonbons, parfois en traumatisant quelques enfants. J’aimais l’Halloween quand j’étais assez petite pour la passer. Maintenant que je suis trop grande, je m’amuse autrement.

L’idée de créer ces charmants personnages m’est venue pendant que je marchais pour revenir du centre-ville, et que je savais que notre cuisine était envahie par une pile de boîtes de carton et de vieux circulaires, puisque le bac de recyclage de notre bloc n’avait pas été vidé depuis une éternité.

J’ai donc trouvé une façon de faire disparaître quelques-uns de ces envahisseurs… comme par magie!

(Vous pouvez voter pour moi chaque jour d’ici la fin du mois d’octobre! https://promoshq.wildfireapp.com/website/6/contests/327860/voteable_entries/68869507#)

Un horaire chargé

Depuis que j’ai terminé d’écrire mon histoire, je me sens un peu perdue.

Pas parce que je ne sais pas quoi faire, mais parce que j’ai l’impression d’avoir trop de choses à faire. J’ai un plan, mais ses nombreuses étapes ne sont pas exactement dans un ordre chronologique stable, et il y en a des nouvelles qui se forment dans ma tête de temps en temps.

Mais c’est correct comme ça. Je veux prendre mon temps pour faire ce que je veux faire, à mon rythme, et le faire bien. Le monde entier ignore quelle fabuleuse histoire il aura la chance de découvrir… alors il peut bien attendre encore un peu!

Pour l’instant, mes priorités sont de finir de taper à l’ordi et de réviser mon histoire, et de finir de peindre la toile qui me servira d’image de page couverture, et dont j’ai déjà parlé un peu.

J’ai beaucoup de choses à faire. Souvent, j’ai l’impression que plus j’ai de choses à faire, plus je fais de choses. Simple logique? Peut-être pas exactement… J’ai toujours plein de choses à faire, en fait. Mais des fois, on dirait que ça n’avance pas vite… jusqu’au moment où je me rajoute des choses à faire.

Exemple concret: hier, j’ai eu une journée chargée. En plus d’aller faire quelques commissions au centre-ville, j’ai fait quelques basses besognes, comme par exemple laver le moisi du rideau de douche, laver un spot de vomi de chat sur le tapis de la cuisine, transplanter quelques plantes dans des pots, les deux mains dans la terre… En plus de tout ça, j’ai quand même terminé le dernier texte qui me restait à écrire pour ma job de ce mois-ci, j’ai travaillé sur ma toile, et j’ai fait des tests de couleurs dans Photoshop, entre autres. Oh, j’ai aussi trouvé le temps d’écouter un film.

La logique voudrait donc que plus j’ai un horaire chargé, plus je suis productive? Ça marche peut-être souvent, mais je suis certaine que ça ne marche pas tout le temps.

Quoi qu’il en soit, pour m’aider (peut-être?) à avancer plus vite dans tout ce qui concerne mon futur livre, je me suis inscrite au «Défi 150 mots 30 jours» du site www.betti.ca, que j’ai découvert par hasard grâce à une annonce sur Facebook. Oui, les annonces sur Facebook sont parfois pertinentes, elles sont parfois intéressantes, et parfois, elles sont même utiles!

Ce défi consiste à écrire un texte de 150 mots à chaque jour, du 1er au 30 octobre. Je vais donc m’essayer… En plus de continuer à travailler sur mon livre, à fabriquer des nouvelles décorations d’Halloween pour la maison de mes parents, de possiblement travailler sur mon autre histoire et ma bande dessinée…

Copa, s’il-te-plaît, ne revomit pas sur le tapis. Ni nulle part. Mon mois d’octobre risque d’être déjà assez chargé comme ça!

C’est écrit «Fin»

Fin

C’est écrit «Fin», parce que j’ai fini.

C’est le genre de moment où il faudrait un orchestre invisible qui joue une toune triomphale avec des trompettes… Pour que je réalise que j’ai fini pour vrai, et que c’est un moment spécial dans ma vie de fille qui rêve depuis toujours d’écrire des livres.

Mais comme je ne vis pas dans un film et que je n’ai pas d’orchestre invisible dans ma chambre, la trame sonore de cette soirée particulière sera interprétée par mon ordinateur qui joue de la musique aléatoire, plus ou moins adaptée à la situation.

Mais je m’écarte du sujet principal!

J’ai fini. Ça faisait quelques jours que je prenais mon temps, et que j’étirais la fin de mon histoire. J’ai réalisé que dans le fond, j’avais un peu peur de ce qui arriverait après.

Me couvrirais-je de ridicule si je disais que j’ai commencé à écrire cette histoire en octobre 2003, pendant ma première année de Cégep? C’est pourtant le cas.

De 2003 à 2013, donc, j’ai écrit cette histoire qui n’a pas encore de titre officiel. Bien sûr, je n’ai pas fait que ça: j’écris aussi une autre histoire (que j’ai commencé à écrire il y a plus longtemps encore) et je travaille sur une bande dessinée, et je fais sans cesse des millions d’autres choses…

Mais 10 ans. C’est long. C’est ridicule à quel point c’est long. Pourtant, je me souviens encore d’où j’étais exactement quand j’ai écrit les premières lignes de mon histoire, sur une feuille de cartable que j’ai ensuite pliée en deux pour la mettre dans mon agenda, et qui aujourd’hui est bien maganée.

C’est long, mais en même temps, j’ai l’impression que ça a passé vite. C’est une question de point de vue, je suppose.

Mais passons là-dessus. Je sais comment écrire une histoire en prenant mon temps, mais c’est la première fois que j’en termine une.

Qu’est-ce qui va se passer maintenant? Premièrement, il faudra que je trouve l’inspiration pour exécuter une petite danse de la joie, pour célébrer comme il se doit la fin de cette (trop) longue période de ma vie!

Ensuite? Ce sera le début d’une nouvelle étape! Restez à l’affût!

Sans titre

Si vous êtes un fervent lecteur ou une fervente lectrice de mon blogue, vous remarquerez que le 5 juillet, je m’étais donné comme défi de terminer d’écrire mon livre avant la fin du mois de juillet.

Nous sommes présentement le 5 septembre, bientôt le 6. Ai-je réussi à relever mon défi? Eh non, mais non. La fin n’est pas encore là, mais elle est encore plus proche, de plus en plus proche.

On dirait que j’essaie un peu de l’éviter. Quand je lis un livre que j’aime beaucoup, et que j’arrive proche de la fin, j’essaie toujours de lire le plus lentement possible, et le moins souvent possible, comme pour essayer de retarder l’inévitable moment où le livre sera fini. Maintenant que je suis de l’autre côté du livre, et que c’est moi qui l’écrit, je fais la même chose. On s’entend pour dire que c’est une méthode très productive…

Malgré tout, j’y travaille, la fin s’en vient. Mais j’ai un assez gros problème: mon histoire n’a pas encore de titre. Comme je l’ai précédemment écrit dans mon blogue, j’imagine qu’un livre sans nom, ce n’est pas très vendeur. Mais j’ai vraiment de la misère à avoir une bonne idée de titre. On dirait qu’aucun titre n’a vraiment rapport avec mon histoire.

Depuis le début, j’appelle cette histoire «Histoire du Dragon». C’est plus ou moins descriptif, mais come on! Ce n’est pas un titre. Si c’était un titre, ce serait, à mon humble avis, un mauvais titre.

Lecteurs! Lectrices! Personne qui ne me connaît pas et qui est tombée sur mon blogue par hasard! Je vous appelle à l’aide!

Je ne peux évidemment pas vous demander de trouver un titre à mon histoire pour moi, puisque vous ne l’avez pas (encore) lue. Les très rares personnes qui ont eu l’honneur d’en lire des parties n’ont pas encore terminé de la lire, entres autres raisons logiques, parce qu’elle n’est pas encore terminée.

Je peux toutefois vous poser quelques questions qui vont comme suit:

  • Qu’est-ce qui fait, à votre avis, un bon titre?
  • Qu’est-ce qui différencie un bon titre d’un mauvais titre?
  • Lorsque vous vous apprêtez à lire un livre où à regarder un film, à quel point un titre peut-il vous inspirer à faire un choix?
  • De quelle manière croyez-vous que les écrivains que vous connaissez trouvent des titres à leurs oeuvres?
  • Quelle autre question avec le mot «titre» dedans pourrais-je poser?

SI vous avez des réponses, des commentaires ou des réflexions, aussi pertinentes ou farfelues soient-elles, je vous invite à les partager avec moi. Peut-être aurons-nous tous ensemble une conversation enrichissante qui m’aidera dans ma quête du titre idéal… ou qui me compliquera la tâche encore plus, qui sait!

Elle est là!

Cette photo ne veut pas dire grand chose pour le commun des mortels, mais pour moi, c’est quelque chose de très important.

La fin est proche!

La fin est proche! La fin est proche!!

Je ne parle pas ici de la fin du monde, qui, à en croire les nouvelles, est toujours en train d’arriver, puis d’être reportée à une date ultérieure… Non, je parle de la fin d’un de mes livres. La fin d’une de mes histoires.

Je ne sais pas combien de chapitres il me reste à écrire… Et je ne sais pas, exactement, tout ce qui reste à arriver avant que je puisse écrire le mot Fin pour vrai (quoi que, à bien y penser, personne n’écrit Fin à la fin de son roman… non?)… Mais je sais que la fin est proche.

Je me donne comme but non officiel et approximatif de finir de l’écrire ce mois-ci. Je ne sais pas si je vais réussir, mais je vais essayer.

C’est un peu stressant, parce que je n’ai jamais écrit ça, une fin de livre. Je sais comment une histoire se commence, et je sais comment elle se continue (à ma manière, et à mon rythme) mais je n’en ai jamais terminé aucune. Jamais aucune avec ce genre d’importance là, en tout cas. Une fois mon histoire terminée, je vais la publier. Ça non plus, je ne l’ai jamais fait avant! La fin de mon histoire approche, mais le début de quelque chose de nouveau approche aussi.

Je veux que la fin soit bonne. Qu’elle soit à la hauteur de tout le reste, qui a pris des années à écrire. Elle n’a pas besoin d’être extraordinaire, ou d’être la meilleure fin du monde… Mais je suis toujours déçue, quand je trouve qu’un livre ou un film a une fin poche, alors je ne vais certainement pas en écrire une.

Le plus ridicule, dans tout ça, c’est que l’histoire en question n’a même pas encore de titre. Je n’ai aucune idée de comment je vais l’appeller. Je suppose que même quand je l’aurai terminée, je ne le saurai toujours pas. J’imagine qu’un livre sans nom, ce n’est pas très vendeur… Sauf peut-être si il est jaune, et qu’il se vend dans une épicerie?

Il va falloir que j’aie de l’inspiration pour régler ce problème un jour… Un jour bientôt. Car la fin est proche!

L’Artiste et l’Insécurité

Parfois, je me dis que j’aimerais être capable d’être toujours sûre de ce que je fais.

En regardant une oeuvre créée par quelqu’un d’autre, qui est considéré comme un artiste, ou en lisant un livre écrit par quelqu’un d’autre, qui est considéré comme un écrivain, c’est facile pour moi de supposer que ce quelqu’un d’autre a du talent et a travaillé fort pour obtenir un tel résultat. Travaillé sans craintes, et sans hésitations, et sans doutes. Ce n’est probablement pas le cas, mais c’est souvent l’impression que j’ai, puisque je ne sais pas par quel cheminement est passé cet artiste, cet écrivain.

Par contre, mes cheminements à moi, je ne les comprends peut-être pas toujours à mesure, mais je suis dedans, je suis toujours dedans, puisque j’ai plusieurs projets en cours et qu’ils se développent leeentement, très lentement. C’est donc facile pour moi d’être critique par rapport à mes propres créations. J’ai souvent l’impression que ce n’est pas assez bon, que ce n’est pas assez beau, que ce n’est pas comme je voulais, que c’est comme je ne voulais pas, que c’est trop sombre, que c’est trop coloré, que c’est trop intense, que c’est trop plate…

Est-ce que ça fait de moi une artiste incapable de créer ce qu’elle veut créer, ou incapable de s’en tenir à sa propre vision du début à la fin d’un projet? Non, je ne crois pas… Mais je suis insécure, c’est évident. C’est évident pour moi, et peut-être que ça pourrait aussi devenir évident pour une personne qui prendrait la peine de lire tout mon blogue depuis le début.

Est-ce que l’insécurité fait forcément partie du caractère d’un artiste? Je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde, mais c’est mon cas à moi, et je pense même que ce n’est pas exactement une mauvaise chose, même si bien souvent ça me ralentit ou m’empêche de faire certaines choses.

Quelques exemples concrets: dans ma dernière entrée de blogue, je parlais d’une toile sur laquelle je travaille depuis un bon moment. Cette peinture n’a pas encore de nom, et même le roman pour lequel elle servira un jour de page couverture n’a pas encore de nom! En commençant le travail sur cette toile, j’avais une idée bien précise en tête… J’avais une bonne idée du résultat à obtenir, mais pas exactement du chemin à suivre pour m’y rendre. Comme je l’ai déjà mentionné, je prends une photo de ma toile chaque fois que je travaille dessus… Et l’analyse de ces photos me rappelle que j’ai souvent changé de direction en chemin! Je trouvais qu’il n’y avait pas assez d’arbres, j’en rajoutais, ils étaient trop pâles, ils n’étaient pas de la bonne forme… Depuis le début, je suis satisfaite de certains aspects de ma toile, mais je suis aussi insatisfaite de plusieurs choses, et j’ai l’impression générale que déjà, avant même d’avoir terminé, l’image finale ne sera pas comme je voulais qu’elle soit.

Hier, j’ai fait quelque chose que je voulais faire depuis quelques jours, mais que j’avais peur de faire. J’ai recouvert presque toute la surface de ma toile avec de la peinture verte, diluée dans de l’eau. Pas dans le but de recommencer du début, non, mais pour ajouter de la profondeur et de la texture à ma forêt, pour accentuer certaines zones, pour en modifier les couleurs… C’est un procédé un peu effrayant! Contrairement à un dessin coloré dans Photoshop, je ne peux pas juste effacer ou revenir en arrière si jamais je fais une erreur! Si ça ne marche pas comme je voulais, ma toile est gâchée! Mais je l’ai fait quand même. Et si j’ai encore beaucoup de travail à faire pour être satisfaite de ma toile, l’opération «Mettre du vert partout» a été un succès… je crois.

Autre exemple: j’ai commencé le nouveau design de mon site Internet. Mon concept est un peu relié au fait que j’ai récemment réalisé que j’avais un peu trop besoin de mon ordinateur pour plusieurs de mes projets. Le logo de mon site et les boutons de navigation seront faits en papier… Vous comprendrez en le voyant. Même si j’aime mon concept, en même temps, on dirait que je ne suis pas sûre à 100%… Pas sûre de quoi, je ne sais pas, mais je ne suis pas sûre. Mais bon, je vais pousser mon idée jusqu’au bout… et si jamais je n’aime pas ça, je pourrai toujours rechanger le tout plus tard!

Dernier exemple: dans mon entrée de blogue intitulée «Des rénovations en vue», je parlais d’un projet de vidéoclip en animation auquel j’allais peut-être participer. Eh bien, je confirme que je vais dessiner des décors pour ce vidéoclip! Le travail est officiellement commencé, et j’ai même déjà 2 décors de terminés en ce moment. Le clip est pour un artiste appelé McFrontalot, et la chanson s’appelle «Colonel, Panic!»

C’est la première fois que je dessine des décors pour une animation, et c’est aussi la première fois que je dessine à partir d’idées et de croquis qui appartiennent à un autre artiste, et qui doivent s’adapter aux personnages créés par d’autres artistes. C’est un nouveau défi intéressant, et si jusqu’à maintenant je me suis amusée en créant mes deux premiers décors, j’avoue que j’ai ressenti un petit stress au moment de les envoyer à l’artiste en charge pour approbation, et encore plus au moment de lire ses réponses! Mais jusqu’à maintenant, le travail que j’ai fait est «correct» et «great»! Il faudrait donc que j’arrête de m’inquiéter, que je puisse juste apprécier le fait de participer à un tel projet! Quand le vidéo sera prêt, mes dessins seront partout dedans! C’est quelque chose.

Où est-ce que je veux en venir? Parfois, j’aimerais être capable de toujours être sûre de ce que je fais. J’aimerais pouvoir arrêter de douter, arrêter de questionner mes idées et mon talent. Mais en même temps, je vois mon insécurité comme un sentiment qui doit faire partie de mes cheminements artistiques. C’est peut-être même une motivation.

Si je ne suis jamais certaine à 100% de ce que je fais, c’est que j’essaie toujours de faire mieux. Je crois que l’art, ce n’est pas seulement faire, c’est surtout essayer. Et si je réussissais toujours tout ce que je crée, avec facilité et confiance du début à la fin, si je ne doutais jamais de rien, si je n’essayais pas autre chose juste pour voir ce que ça ferait, si je ne rencontrais jamais d’obstacles et de déceptions… Si j’étais toujours fière de tout ce que je fais, est-ce que j’aurais toujours le désir et le besoin de continuer à créer?

Beurrer épais

Comme je l’ai déjà mentionné quelque part dans mon blogue, je travaille (entre autres millions de projets) sur une peinture que j’ai l’intention d’utiliser comme image de couverture d’un roman, qui sera sans aucun doute le premier que j’arriverai à finir et à faire publier.

Depuis quelques jours, j’ai l’impression d’être un peu bloquée. Une grosse partie de ma toile est occupée par une forêt, dont un arbre qui est gigantesque. J’ai donc travaillé par couches: j’ai peint la couleur du ciel pour commencer, puis une série d’arbres qui sont loins, puis d’autres arbres un peu plus près, et là, je suis rendue au plus gros: au roi de la clairière…

J’ai commencé aujourd’hui à peindre les feuilles de cet arbre-là, mais je trouvais que quelque chose ne fonctionnait pas… Je viens d’avoir l’idée d’ajouter de nouvelles branches sur le devant de l’arbre, par-dessus les branches et les feuilles qui existent déjà, pour qu’il ait l’air plus fourni, et plus en 3 dimensions.

Sauf que peindre des branches brunes par-dessus des branches brunes, et des feuilles vertes par-dessus des feuilles vertes… c’est pas facile. Surtout que si je rate mon coup, je ne peux pas juste effacer pour revenir en arrière!

Je ne sais pas combien de couches différentes il va y avoir dans cette toile quand je vais avoir terminé, mais ça risque d’être assez complexe. Heureusement, je prends soin de prendre une photo de mon travail à peu près à chaque fois que je le continue, et à la fin, je vais faire un vidéo qui va montrer l’évolution de mon oeuvre!

Tout ça pour dire que j’ai un peu peur de ne pas réussir à reproduire l’image que je vois dans ma tête sur ma toile… mais que je sais qu’il va falloir que je beurre épais et que je continue à travailler par couches pendant encore un bon bout!

Déménagement, et nouvelle adresse

Eh non, je n’ai pas déménagé.

Par contre, mon blogue a déménagé. Ou plutôt, mes blogues.

Le premier blogue que j’ai commencé était sur le site Blogger. Tout allait bien, jusqu’à ce que, en raison d’un bogue un peu nébuleux de mon navigateur, que j’ai depuis réussi à réparer dans un grand moment de lucidité, s’est mis à m’empêcher d’ajouter du nouveau contenu sur mon blogue.

Ensuite, j’ai commencé un nouveau blogue sur une plateforme WordPress, mais contenu dans un site qui n’était pas très souvent mis à jour, ce qui faisait que la version de WordPress qui s’y trouvait ne fonctionnait plus très bien.

J’ai donc créé ce 3e blogue, celui que vous lisez présentement. Grâce à l’outil d’importation pratique de WordPress, j’ai réuni toutes mes archives de blogue ici, dans un seul et même endroit pratique, convivial et, je l’espère, dépourvu de bogues à tout jamais!

Merci, WordPress, d’être gratuit et de fonctionner à merveille!