Révélations

J’ai un nouveau tatouage!

Étampe étoilée

Mais non, c’est une blague. Il s’agit seulement d’une étampe témoignant du fait que j’ai payé mon entrée pour le Salon des Arts des Bois-Francs. Il y avait des peintres, des artisans, des sculpteurs, et quelques écrivains… Et surtout, il y avait le kiosque des Carnets de Dame Plume, qui est une maison d’édition à compte d’auteur.

Ce sont des gens vraiment sympathiques, et qui sont passionnés par les livres et par leur mission qui est d’aider les auteurs à publier leurs écrits. Je suis allée dire bonjour, regarder les livres qu’ils avaient en démonstration, et parler du fait que j’étais fière d’avoir enfin terminé d’écrire mon tout premier roman.

Première révélation: Il y a longtemps que j’ai décidé que je voulais un jour faire affaire avec les Carnets de Dame Plume. Ça s’en vient, ça s’en vient!

Ensuite… Il est temps de faire cesser le suspense. Depuis mon blogue intitulé Sans titre, j’ai réfléchi et j’ai fini par trouver un titre pour mon livre. En fait, il y a un bout que j’avais ce titre-là en tête… Au moment où j’ai écrit mon blogue pour me demander comment trouver un bon titre, j’avais déjà eu cette idée. Mais je n’étais vraiment pas convaincue, et je voulais trouver autre chose de mieux, alors j’ai fait comme si cette idée de titre n’existait pas.

J’ai voulu la nier, mais elle n’arrêtait pas de me revenir… Et faute d’avoir trouvé mieux, j’ai fini par me rendre compte que finalement, c’était quand même bon comme idée. Plus j’y ai pensé, plus j’ai commencé à me dire que dans le fond, c’était ça le titre de mon livre… que je le veuille ou non! On pourrait donc dire que je n’ai pas trouvé de titre, mais que le titre m’a trouvée? Comme c’est beau!

Deuxième révélation: Le Parfum du Vent

Ooooooh! Voilà, je l’ai écrit. C’est donc officiellement officiel.

Sans prendre la peine d’en dire plus ou de tenter de justifier ce titre qui semblera peut-être étrange aux quelques rares personne qui ont déjà lu mon histoire, mon faux tattoo de main et moi, nous allons nous coucher.

Revolver, Kickstarter et mon livre-er

Le 18 octobre dernier, Veronica Varlow a lançé une campagne de financement sur Kickstarter afin de ramasser des fonds pour Revolver, le film qu’elle veut réaliser avec son mari.

Veronica Varlow est une artiste que j’admire pour plusieurs raisons, entre autres pour son blogue où elle parle souvent de l’importance de croire en ses rêves, et de tout faire pour les réaliser.

J’ai supporté son Kickstarter, qui se porte d’ailleurs très bien jusqu’à maintenant.

Revolver Kickstarter

http://www.kickstarter.com/projects/veronicavarlow/revolver-a-road-trip-romance-in-exile-feature-film

Pourquoi parler de ceci dans mon blogue?

Pour parler brièvement des sites comme Kickstarter et de mon opinion sur les campagnes de financement, surtout pour ceux et celles qui n’en ont probablement jamais entendu parler (bonjour maman!).

Kickstarter est un site de «crowdfunding», ou de financement participatif, en bon français. Il permet à des créateurs, artistes ou autres, d’amasser des fonds pour réaliser un projet de manière indépendante. N’importe qui peut participer en offrant un montant d’argent de son choix, en échange duquel il ou elle recevra une compensation, une «récompense» de la part du créateur. Pour en apprendre un peu plus, vous pouvez lire cet article que je viens de trouver.

S’agit-il pour les artistes d’une manière de quêter de l’argent? Non, puisque les personnes qui décident de supporter leur projet reçoivent des compensations. Dans le cas du film de Veronica Varlow, par exemple, il est possible de donner 10$ pour recevoir une copie du film à sa sortie. C’est donc une manière de pré-commander le film, en quelque sorte, mais en contribuant à sa création et en aidant des artistes qui, sans leur campagne de financement, ne pourraient sans doute pas réaliser leur rêve sans devoir emprunter beaucoup d’argent à une banque…

Pourquoi parler du financement participatif dans mon blogue?

En plus d’énoncer mon opinion favorable envers cette technique de financement que je trouve plus sympathique que d’emprunter à une banque, j’annonce officiellement que je désire publier mon premier livre à compte d’auteure, et que pour ce faire, je lancerai au cours de l’année 2014 ma propre campagne de financement sur http://www.indiegogo.com/.

J’ai travaillé sur mon histoire pendant des années. Ces jours-ci, je continue à relire et réviser le tout, tout en continuant à peindre la toile qui servira de page couverture à mon roman. C’est un projet qui me tient à coeur, et je n’ai pas envie d’envoyer des copies de mon histoire à des maisons d’éditions, puis d’attendre… attendre… attendre… attendre que des gens que je ne connais pas décident si mon histoire vaut la peine d’être publiée ou non. C’est mon livre, et je vais le publier comme je le veux. C’est pour ça que l’auto-édition m’intéresse.

Après des années passées à écrire à temps très partiel, en étant incertaine de beaucoup de choses, y compris parfois de mon propre talent… il sera bientôt temps pour moi de passer à l’action! «Action», ici, signifiant: lancer ma campagne de financement participatif, et essayer de la promouvoir et de me faire de la publicité pour faire connaître mon histoire, et donner aux gens l’envie de la lire et de supporter sa publication.

Mais pour l’instant, il me reste encore pas mal de chapitres à réviser et de coups de pinceaux à donner…

Vaudou

10/46.

C’est le nombre de chapitres de mon histoire que j’ai eu le temps de relire/corriger/réviser jusqu’à maintenant.

Depuis le début du mois, j’ai créé des présentations Power Points pour ma job, j’ai écrit un texte par jour pour le Défi 30 jours 150 mots (d’ailleurs, vous pouvez lire les textes des excellents participants ici, si vous avez du temps: http://www.betti.ca/semaine-1/), j’ai marché beaucoup…

Et surtout, j’ai fait de la magie.

De la magie qui consistait à transformer ceci:

Poupées vaudou début

En ceci:

Poupées vaudou fin

Dans l’ordre, vous pouvez voir Figaro, Gratien, Réginald et Francinette. Oui, je ressens toujours le besoin de donner des noms un peu douteux aux personnages que je crée, qu’ils soient des personnages de bande dessinée

…ou des poupées vaudou.

Chaque année, pour l’Halloween, je décore la maison de mes parents, je me déguise et je donne les bonbons, parfois en traumatisant quelques enfants. J’aimais l’Halloween quand j’étais assez petite pour la passer. Maintenant que je suis trop grande, je m’amuse autrement.

L’idée de créer ces charmants personnages m’est venue pendant que je marchais pour revenir du centre-ville, et que je savais que notre cuisine était envahie par une pile de boîtes de carton et de vieux circulaires, puisque le bac de recyclage de notre bloc n’avait pas été vidé depuis une éternité.

J’ai donc trouvé une façon de faire disparaître quelques-uns de ces envahisseurs… comme par magie!

(Vous pouvez voter pour moi chaque jour d’ici la fin du mois d’octobre! https://promoshq.wildfireapp.com/website/6/contests/327860/voteable_entries/68869507#)

L’Artiste et l’Insécurité

Parfois, je me dis que j’aimerais être capable d’être toujours sûre de ce que je fais.

En regardant une oeuvre créée par quelqu’un d’autre, qui est considéré comme un artiste, ou en lisant un livre écrit par quelqu’un d’autre, qui est considéré comme un écrivain, c’est facile pour moi de supposer que ce quelqu’un d’autre a du talent et a travaillé fort pour obtenir un tel résultat. Travaillé sans craintes, et sans hésitations, et sans doutes. Ce n’est probablement pas le cas, mais c’est souvent l’impression que j’ai, puisque je ne sais pas par quel cheminement est passé cet artiste, cet écrivain.

Par contre, mes cheminements à moi, je ne les comprends peut-être pas toujours à mesure, mais je suis dedans, je suis toujours dedans, puisque j’ai plusieurs projets en cours et qu’ils se développent leeentement, très lentement. C’est donc facile pour moi d’être critique par rapport à mes propres créations. J’ai souvent l’impression que ce n’est pas assez bon, que ce n’est pas assez beau, que ce n’est pas comme je voulais, que c’est comme je ne voulais pas, que c’est trop sombre, que c’est trop coloré, que c’est trop intense, que c’est trop plate…

Est-ce que ça fait de moi une artiste incapable de créer ce qu’elle veut créer, ou incapable de s’en tenir à sa propre vision du début à la fin d’un projet? Non, je ne crois pas… Mais je suis insécure, c’est évident. C’est évident pour moi, et peut-être que ça pourrait aussi devenir évident pour une personne qui prendrait la peine de lire tout mon blogue depuis le début.

Est-ce que l’insécurité fait forcément partie du caractère d’un artiste? Je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde, mais c’est mon cas à moi, et je pense même que ce n’est pas exactement une mauvaise chose, même si bien souvent ça me ralentit ou m’empêche de faire certaines choses.

Quelques exemples concrets: dans ma dernière entrée de blogue, je parlais d’une toile sur laquelle je travaille depuis un bon moment. Cette peinture n’a pas encore de nom, et même le roman pour lequel elle servira un jour de page couverture n’a pas encore de nom! En commençant le travail sur cette toile, j’avais une idée bien précise en tête… J’avais une bonne idée du résultat à obtenir, mais pas exactement du chemin à suivre pour m’y rendre. Comme je l’ai déjà mentionné, je prends une photo de ma toile chaque fois que je travaille dessus… Et l’analyse de ces photos me rappelle que j’ai souvent changé de direction en chemin! Je trouvais qu’il n’y avait pas assez d’arbres, j’en rajoutais, ils étaient trop pâles, ils n’étaient pas de la bonne forme… Depuis le début, je suis satisfaite de certains aspects de ma toile, mais je suis aussi insatisfaite de plusieurs choses, et j’ai l’impression générale que déjà, avant même d’avoir terminé, l’image finale ne sera pas comme je voulais qu’elle soit.

Hier, j’ai fait quelque chose que je voulais faire depuis quelques jours, mais que j’avais peur de faire. J’ai recouvert presque toute la surface de ma toile avec de la peinture verte, diluée dans de l’eau. Pas dans le but de recommencer du début, non, mais pour ajouter de la profondeur et de la texture à ma forêt, pour accentuer certaines zones, pour en modifier les couleurs… C’est un procédé un peu effrayant! Contrairement à un dessin coloré dans Photoshop, je ne peux pas juste effacer ou revenir en arrière si jamais je fais une erreur! Si ça ne marche pas comme je voulais, ma toile est gâchée! Mais je l’ai fait quand même. Et si j’ai encore beaucoup de travail à faire pour être satisfaite de ma toile, l’opération «Mettre du vert partout» a été un succès… je crois.

Autre exemple: j’ai commencé le nouveau design de mon site Internet. Mon concept est un peu relié au fait que j’ai récemment réalisé que j’avais un peu trop besoin de mon ordinateur pour plusieurs de mes projets. Le logo de mon site et les boutons de navigation seront faits en papier… Vous comprendrez en le voyant. Même si j’aime mon concept, en même temps, on dirait que je ne suis pas sûre à 100%… Pas sûre de quoi, je ne sais pas, mais je ne suis pas sûre. Mais bon, je vais pousser mon idée jusqu’au bout… et si jamais je n’aime pas ça, je pourrai toujours rechanger le tout plus tard!

Dernier exemple: dans mon entrée de blogue intitulée «Des rénovations en vue», je parlais d’un projet de vidéoclip en animation auquel j’allais peut-être participer. Eh bien, je confirme que je vais dessiner des décors pour ce vidéoclip! Le travail est officiellement commencé, et j’ai même déjà 2 décors de terminés en ce moment. Le clip est pour un artiste appelé McFrontalot, et la chanson s’appelle «Colonel, Panic!»

C’est la première fois que je dessine des décors pour une animation, et c’est aussi la première fois que je dessine à partir d’idées et de croquis qui appartiennent à un autre artiste, et qui doivent s’adapter aux personnages créés par d’autres artistes. C’est un nouveau défi intéressant, et si jusqu’à maintenant je me suis amusée en créant mes deux premiers décors, j’avoue que j’ai ressenti un petit stress au moment de les envoyer à l’artiste en charge pour approbation, et encore plus au moment de lire ses réponses! Mais jusqu’à maintenant, le travail que j’ai fait est «correct» et «great»! Il faudrait donc que j’arrête de m’inquiéter, que je puisse juste apprécier le fait de participer à un tel projet! Quand le vidéo sera prêt, mes dessins seront partout dedans! C’est quelque chose.

Où est-ce que je veux en venir? Parfois, j’aimerais être capable de toujours être sûre de ce que je fais. J’aimerais pouvoir arrêter de douter, arrêter de questionner mes idées et mon talent. Mais en même temps, je vois mon insécurité comme un sentiment qui doit faire partie de mes cheminements artistiques. C’est peut-être même une motivation.

Si je ne suis jamais certaine à 100% de ce que je fais, c’est que j’essaie toujours de faire mieux. Je crois que l’art, ce n’est pas seulement faire, c’est surtout essayer. Et si je réussissais toujours tout ce que je crée, avec facilité et confiance du début à la fin, si je ne doutais jamais de rien, si je n’essayais pas autre chose juste pour voir ce que ça ferait, si je ne rencontrais jamais d’obstacles et de déceptions… Si j’étais toujours fière de tout ce que je fais, est-ce que j’aurais toujours le désir et le besoin de continuer à créer?

Beurrer épais

Comme je l’ai déjà mentionné quelque part dans mon blogue, je travaille (entre autres millions de projets) sur une peinture que j’ai l’intention d’utiliser comme image de couverture d’un roman, qui sera sans aucun doute le premier que j’arriverai à finir et à faire publier.

Depuis quelques jours, j’ai l’impression d’être un peu bloquée. Une grosse partie de ma toile est occupée par une forêt, dont un arbre qui est gigantesque. J’ai donc travaillé par couches: j’ai peint la couleur du ciel pour commencer, puis une série d’arbres qui sont loins, puis d’autres arbres un peu plus près, et là, je suis rendue au plus gros: au roi de la clairière…

J’ai commencé aujourd’hui à peindre les feuilles de cet arbre-là, mais je trouvais que quelque chose ne fonctionnait pas… Je viens d’avoir l’idée d’ajouter de nouvelles branches sur le devant de l’arbre, par-dessus les branches et les feuilles qui existent déjà, pour qu’il ait l’air plus fourni, et plus en 3 dimensions.

Sauf que peindre des branches brunes par-dessus des branches brunes, et des feuilles vertes par-dessus des feuilles vertes… c’est pas facile. Surtout que si je rate mon coup, je ne peux pas juste effacer pour revenir en arrière!

Je ne sais pas combien de couches différentes il va y avoir dans cette toile quand je vais avoir terminé, mais ça risque d’être assez complexe. Heureusement, je prends soin de prendre une photo de mon travail à peu près à chaque fois que je le continue, et à la fin, je vais faire un vidéo qui va montrer l’évolution de mon oeuvre!

Tout ça pour dire que j’ai un peu peur de ne pas réussir à reproduire l’image que je vois dans ma tête sur ma toile… mais que je sais qu’il va falloir que je beurre épais et que je continue à travailler par couches pendant encore un bon bout!

Des rénovations en vue!

Je travaille depuis quelques (plusieurs) jours sur un nouveau design pour mon site de Gontrand le Chevalier. Je voulais apporter quelques changements sur le site… Et je me suis rendue compte qu’il n’avait pas beaucoup changé depuis sa création, en 2007. Tant qu’à le modifier un peu, j’ai décidé de redessiner le tout. Ça n’avance pas vite, mais je pense qu’une fois terminé, ça va être vraiment beau, et je vais en être fière!

Mon autre site, par contre, en est déjà à sa troisième version depuis sa création. Mais en le regardant bien, j’ai décidé qu’une quatrième version s’imposait… Je veux un nouveau site plus clair, plus épuré, qui met plus en valeur mon portfolio, et qui contient moins de blabla… Mon blogue est parfait pour le radotage. Mon site devrait présenter mes oeuvres et mes différents projets.

Présentement, mon portfolio consiste en 5 pages différentes, qui contiennent des « slideshows ». Pour voir toutes les images, il faut attendre qu’elles apparaissent, une par une… C’était la meilleure solution que j’ai trouvée à l’époque où je me demandais comment faire une galerie photos sur mon site, mais à bien y réfléchir, ce n’est pas très pratique. Je me disais qu’au fond, ce n’était pas vraiment grave, vu que peu de gens allaient visiter mon site pour regarder ces images, de toute façon.

Euh… Est-ce que ça ne devrait pas plutôt être le contraire? Au lieu de me dire que ce n’est pas grave si mon site n’est pas parfait, vu qu’il n’a pas beaucoup de visiteurs, je devrais plutôt travailler à le perfectionner et à le rendre invitant pour les visiteurs éventuels!

Le but d’un site Internet, c’est de montrer ce que je fais… et ce but est mieux atteint si je suis fière de mon site, et de son image, et que j’ai envie que des gens le voient!

Question: Mais qu’est-ce qui m’a donc incitée à réfléchir aux inaptitudes du design de mon site?

Réponse: Mon site a eu un visiteur récemment. Je l’ai montré à quelqu’un. La version anglaise en plus, que j’avais créée un jour en me disant que ça pourrait éventuellement être utile…

Je ne veux pas donner trop de détails pour l’instant, puisque ce n’est pas encore officiel à 100%, mais il est fort possible que je participe bientôt à la création d’un vidéoclip. Pas en tant que figurante, cette fois, mais en tant qu’artiste visuelle… Il s’agira d’une animation.

Pourquoi moi? Je n’ai pourtant pratiquement aucune expérience/connaissance dans le domaine de l’animation par Flash… Par contre, je suis capable de dessiner, et je suis prête à être bénévole quand il s’agit d’un projet qui m’intéresse et me motive, et qu’en plus je pourrai acquérir de l’expérience dans un nouveau domaine.

Car la seule raison pour laquelle je pourrai travailler sur un clip animé, tout en ayant aucune expérience dans ce domaine, c’est que les créateurs n’ont aucun budget, et cherchent des artistes bénévoles pour les aider! Mais j’ai tout de même montré mon portfolio imparfait à l’artiste en charge, et il m’a dit qu’il aimait beaucoup le style de certaines de mes illustrations…

Si l’occasion d’envoyer un lien vers mon site à quelqu’un se représente un jour, je pourrai alors être fière d’un site fraîchement rénové!

Ça passe par mon ordinateur

J’ai réalisé que à peu près tout ce que je fais passe par mon ordinateur.

Ok, pas exactement tout ce que je fais… Mais presque tous mes projets artistiques, en plus de ma job.

Voici donc une liste détaillée de mes projets en cours!

-J’ai presque terminé le chapitre 6 d’un livre sur lequel je travaille depuis des années. «Sechora: Les Disciples de Nacci»… (C’est la première fois que j’écris le titre de ce livre sur Internet, ça fait bizarre… On dirait que ça rend le tout plus officiel.) J’ai donc presque fini le chapitre 6, et ensuite, je vais le taper à l’ordinateur, puis le relire et le corriger, en utilisant entre autres un dictionnaire en ligne.

-J’ai récemment commencé le chapitre 40 d’un autre livre, qui n’a pas encore de titre officiel mais que j’ai affectueusement surnommé «Histoire du Dragon». Encore une fois, chaque fois que j’ai deux nouveaux chapitres de cette histoire de terminés, je les transcris à l’ordinateur avant de les corriger.

-Je suis en train de travailler sur la page 34 de ma bande dessinée, Gontrand le Chevalier. Je dessine chaque page, une par une, sur du papier… avant de les scanner pour les colorer à l’ordinateur. Ensuite, je les affiche sur mon site Internet et sur Facebook.

-Parlant de site Internet, j’ai aussi décidé de créer un nouveau design pour le site de Gontrand. Le design actuel date de 2007, alors un peu de nouveauté ne fera pas de mal! Je suis donc sur le point de faire des dessins que je vais scanner et colorer à l’ordinateur, pour intégrer dans le nouveau site.

-J’ai aussi dessiné un design pour mettre sur une tasse, qui sera en vente sur le site de Gontrand. J’offrirai aussi une tasse au gagnant d’un concours que je lancerai bientôt. Bien sûr, le design se colore à l’ordinateur, et je vais créer la tasse sur un site de création d’objets en ligne.

-Je travaille pour une compagnie appelée Search Engine People. J’écris des articles pour plusieurs de leurs clients. J’ai donc besoin de mon ordinateur pour travailler: recevoir et envoyer des courriels, faire des recherches, écrire mes articles et les envoyer…

-En plus de tout cela, j’ai d’autres projets sur lesquels je n’ai pas travaillé depuis longtemps, et d’autres petits projets moins officiels, qui ont tous un point en commun: ils passent par mon ordinateur, à un moment ou un autre.

Je n’ai pas nécessairement envie de passer la majorité de mes journées assise devant mon ordinateur, surtout avec l’été qui s’en vient… Mais est-ce que j’ai le choix?

Non, parce que j’ai des choses importantes à faire!

 

Savoir écrire

Je dessine depuis que je sais tenir un crayon (même si, au fond, ma mère m’a souvent dit que je ne tenais pas mes crayons « comme il faut »…) mais je ne suis pas certaine de me souvenir à quel moment j’ai commencé à écrire.

Je voulais devenir écrivaine, et artiste. On me disait que c’était difficile, et que ce n’était pas payant. Je m’en foutais.

Un jour, ma mère m’a dit que si je voulais devenir écrivaine, je devrais étudier en littérature. Je lui ai répondu: «Je n’ai pas besoin d’apprendre à écrire, je le sais déjà!»

Malheureusement, je ne sais pas quel âge j’avais quand j’ai dit ça, avec beaucoup de conviction et quelque chose qui ressemblait peut-être à du snobisme. Je sais seulement que j’étais jeune.

C’était peut-être à la même époque où, avec mon frère et une de mes cousines, on jouait à Ce qu’on voulait devenir plus tard. On se faisait chacun une genre de cabane, dans la cave, et on faisait semblant d’être des adultes et d’avoir un métier. Je ne me souviens plus exactement de leurs métiers à eux… Je crois qu’ils changeaient à chaque fois qu’on jouait. Moi, je jouais toujours à être écrivaine: je restais dans ma cabane avec un paquet de feuilles, et j’écrivais. Toujours la même histoire. Une histoire de petites filles qui observent les étoiles pour finir par visiter le ciel et devenir amies avec la Petite Ourse… quelque chose comme ça. Je ne l’ai jamais terminée, et je suis sûre d’avoir encore ces feuilles-là quelque part… Peut-être un jour, qui sait. Je réalise en écrivant ça que mon rôle dans notre jeu était vraiment plate, dans le fond… Mais il était représentatif de ce que je fais, ou essaie de faire aujourd’hui. Pour mon frère et ma cousine, j’étais plate dans le jeu. Mais moi, je me fesais du fun!

J’ai donc grandi en me disant que je savais écrire, et que j’allais écrire des histoires, créer des personnages, faire publier des livres…

Est-ce que j’écris mieux aujourd’hui que je le faisais dans le temps où mon livre sur les constellations qui brillaient dans le noir m’avait inspiré une histoire fanstastique? Sûrement. En fait, je travaille encore sur une histoire que j’ai commencée à écrire au secondaire, c’est-à-dire, il y a (beaucoup trop) longtemps, et je suis certaine que si je prenais le temps de comparer le début de cette histoire avec les chapitres que j’écris aujourd’hui, je remarquerais une différence. Et pas juste dans ma façon de tracer les lettres.

Mais je crois que la plus grande différence, c’est que maintenant, j’ai l’impression de plus savoir ce que je fais. J’ai toujours voulu raconter des histoires. Aujourd’hui, je raconte des histoires, mais avec des intentions.

Je me souviens de mes cours de français au Cégep, où il fallait analyser des extraits de livres. Non, je n’ai pas étudié en littérature, mais j’ai tout de même eu des cours qui visaient à apprendre à analyser différentes formes de récits. Et j’avais de la difficulté à le faire… J’avais l’impression que c’était une perte de temps, d’être obligée de chercher des détails dans chaque phrase, derrière chaque mot… Ça ne me paraissait pas naturel, de décortiquer les mots de quelqu’un d’autre pour y chercher une intention, une explication. Je me disais que je pouvais très bien comprendre et apprécier une histoire sans chercher à y voir des choses qui n’y sont pas écrites.

Mais il y a quelques jours, j’ai remarqué que les deux histoires sur lesquelles je travaille simultanément ont chacune une intention. Deux thèmes différents, mais un peu reliés, que je n’ai pas nécessairement cherché à mettre là, mais qui y sont apparus à mesure que j’écrivais.

Il s’agit de deux histoires fantastiques, avec un château et de la magie… Mais la première histoire parle plus ou moins subtilement de l’isolement et du rejet, et la deuxième parle du manque de communication et des problèmes de communication… tout en donnant, éventuellement je l’espère, des exemples de solutions à des problèmes qui, je crois, touchent beaucoup de monde. Est-ce que les gens qui liront mes histoires dans le futur trouveront ces thèmes en analysant mes écrits? Je ne sais pas.

Mais je réalise, au terme de ces réflexions, que je n’écris pas seulement pour raconter des histoires… Mais aussi dans le but de peut-être arriver à faire une petite différence, un petit changement positif dans ma vie, et dans celles d’autres personnes.

Est-ce que c’est ça, la vraie définition de «savoir écrire»?

Savoir ecrire

Peinture-moi un nuage!

Aujourd’hui, j’ai peint des nuages. Sur un plafond. Dans une salle de massage.

Ma mère est massothérapeute, et elle a récemment décidé de rénover sa salle de massage. Elle nous a confié le contrat de la nouvelle décoration, à mon amie/colocataire Marie-Ève et moi-même.

J’y suis allée aujourd’hui dans le but d’écrire une citation sur un mur, en peinture noire. Finalement, nous avons décidé de ne pas ajouter cette citation, par manque de place. Ma mère m’a donc demandé de peindre des nuages au plafond. Ça faisait partie de notre concept, mais je n’y étais pas préparée. Je n’avais pas le matériel que j’aurais apporté si j’avais su que j’allais faire ça aujourd’hui, et je n’avais pas vraiment pris le temps de penser à la manière dont j’allais m’y prendre pour peindre des nuages convaincants sur le plafond bleu pâle de la pièce. Je n’avais pas envie de revenir chez nous pour y chercher du matériel, alors j’ai décidé d’improviser une technique avec ce qu’il y avait chez mes parents.

J’ai eu un petit moment de confusion, mais j’étais prête à relever le défi. Un nuage, ça peut ressembler à n’importe quoi… Mais je voulais quand même des nuages crédibles, qui ressemblent à des nuages, qui peuvent ressembler à n’importe quoi.

Avec un escabeau, de la peinture blanche, du glacis, un peu de peinture noire, une vieille éponge un peu maganée et des mottons d’essuie-tout… J’ai réussi.

Et je me suis amusée.

Nuages

 

Rejet

Il y a longtemps que j’ai commencé à écrire.

Et il y a longtemps que j’ai commencé à penser à magasiner, non pas une maison d’édition, mais un moyen d’édition. Il y a des années de cela, la seule manière pour un auteur de voir son travail publié était sans doute de passer par une maison d’édition, ce qui signifie: envoyer son manuscrit à plusieurs d’entre elles, puis attendre de recevoir une ou des réponses, et espérer avoir au moins une réponse positive.

De nos jours, il est possible de publier le fruit de son travail grâce à des maisons d’éditions à frais d’auteur, à des compagnies qui permettent de faire imprimer son livre à son goût et d’être son propre éditeur, ou encore, par le biais d’Internet, que ce soit sous forme de livre numérique ou sur un site créé à cet effet… Bref, il y a longtemps que je pense à l’auto-édition.

Aujourd’hui, j’ai lu un article sur le blogue de Kim Boekbinder, une artiste que j’ai découvert récemment. Elle y parlait du fait que chaque personne sera rejetée tout au long de sa vie, et qu’il faut être prêt à faire face à différentes situations de rejet.

Oui, j’ai été, comme beaucoup d’autres, rejetée dans mon enfance… Je suppose que j’ai développé, avec le temps, le réflexe de me mettre à l’écart moi-même. Mais le texte de Kim m’a surtout fait réfléchir à mon art, à mes écrits, et à la manière dont je compte les présenter lorsque le temps viendra.

Je me suis demandée si je ne songeais pas à faire publier mes romans et ma bande dessinée par mes propres moyens, uniquement afin d’éviter de vivre le rejet d’une maison d’édition. Ça semble beaucoup plus sécurisant de s’occuper de publier ses écrits par soi-même, que d’attendre une réponse, potentiellement négative et démoralisante, de la part de quelqu’un dont le métier consiste à décider qui aura la chance de faire publier son livre, ou non. N’est-ce pas?

Après réflexion, j’en suis venue à la conclusion qu’il y a un peu de ça, mais que ce n’est pas le seul critère qui a influencé mon choix. Non, je n’ai pas envie de me faire dire quoi faire (ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, ce que je devrais changer, ce qui est inacceptable…) par une maison d’édition. J’ai peur que mes histoires, sur lesquelles je travaille depuis déjà plusieurs années, soient rejetées. Mais il y a aussi le fait, justement, que j’ai toujours été indépendante, et que j’aime faire les choses par moi-même. Surtout en ce qui a trait à mon art, à mes dessins, à mes écrits, je ne veux pas que quelqu’un d’autre me dise ce que je devrais faire. J’ai besoin de faire les choses à ma manière, même si ce n’est pas la bonne manière. (c’est apparamment typique de mon signe astrologique)

Toutes ces réflexions, pour en rester au même point! Lorsque je serai prêt à faire publier quelque chose, je le ferai par mes propres moyens. Mes moyens peut-être plus couronnés d’échecs que de succès… mais mes moyens quand même.

Avant d’en arriver là, il me faut écrire, écrire, écrire…