Mise à jour sur Sechora: Chapitre 10 et outils de révision

Je viens de terminer de réviser la moitié du chapitre 10 de Sechora. Ces jours-ci, ça avance quand même assez vite… Je vais essayer de continuer comme ça!

Mon gros livre a 24 chapitres en tout, plus une petite conclusion. Mais en principe, plus ça avance, plus mon travail de révision devrait être facile…

Je voulais prendre une photo de moi avec cette feuille, pour montrer mon progrès. Mais pendant que j’essayais de bien cadrer le tout, ma caméra a décidé de partir un décompte de 3 secondes. Voyons donc?? Ça explique mon air surpris et le cadrage plus ou moins réussi. Ça reste une excellente photo!

Comme promis dans ma dernière mise à jour, je parle aujourd’hui de deux outils qui m’accompagnent dans ma grande révision. Bon, ce ne sont pas exactement des outils. Ce sont… des feuilles de papier.

Ici, on voit une partie de ma liste de vérification des noms de personnages et de lieux. Je la garde près de moi pendant que je relis chaque chapitre, pour m’assurer que tout est écrit correctement.

Je sais de source sûre que ça arrive, quand un auteur invente des noms de personnages et de lieux, que ces noms puissent être écrits différemment d’une fois à l’autre. Oups! Je l’ai déjà vu dans quelques livres et j’ai décidé que ça n’arriverait pas dans Sechora.

Par exemple, Luc, c’est un prénom simple. Il faut être de mauvaise foi pour faire une faute en l’écrivant. Mais Felhdam, ou Selderrick, c’est un peu plus compliqué. Il y aurait plusieurs manières de les écrire de la mauvaise manière…

Feldame? Feldham? Selderik? Seldhérick? Non! Ma liste m’aide à m’assurer d’éviter ça, surtout pour les personnages plus secondaires dont le nom n’est pas mentionné à tout bout de champ.

Même chose pour les noms de lieux. En plus, tout en écrivant mon livre, j’avais tendance à mettre des lettres majuscules devant tous les noms de lieux… Finalement, j’ai décidé de les enlever. Mais il y a certains endroits où je veux que la majuscule reste. Ma liste rend ça clair, simple et efficace.

Mon autre outil, c’est un paquet de feuilles brochées ensemble. Ça s’intitule: TRUCS À VÉRIFIER.

Pendant que j’écrivais les derniers chapitres, et aussi pendant ma première grande révision, il m’est venu plusieurs questions du genre: Hum, lui, est-ce qu’il était au courant de ça? Et elle, est-ce qu’elle a déjà mentionné ça avant, et si oui, est-ce qu’elle l’a fait dans tous les choix de son chapitre?

De grandes questions existentielles. Donc, j’ai tout pris en note. Une page pour les trucs à vérifier en général, puis une section pour chaque personnage. C’est surtout à ça que sert ma révision actuelle: je dois trouver des réponses à ces questions et m’assurer que mon histoire se tient et est aussi cohérente que possible.

C’est un peu complexe. C’est long. Mais c’est très important, selon moi.

De quoi est-ce que je devrais parler dans ma prochaine mise à jour? Si quelqu’un a une suggestion, la section des commentaires est là pour ça! 😁

Mise à jour sur Sechora: Je suis rendue au chapitre 9 et mon cerveau voit très loin!

Ma dernière mise à jour remonte à la fin du mois de mai, donc c’était le temps d’en faire une nouvelle!

Bon, en fait, ça fait plusieurs semaines que je planifie une mise à jour sur Sechora dans mon horaire, mais que finalement je la repousse à plus tard parce que je me dis que je n’ai pas grand-chose à dire.

Quand même, là! Ça avance. Fin mai je révisais le chapitre 6, et là je suis rendue au chapitre 9. Hourra!

En voyant cette photo de moi assise devant mon ordinateur, on pourrait se poser plein de questions, du genre, qu’est-ce qu’elle écoute dans ses écouteurs? Pourquoi il y a une boule disco devant la fenêtre? C’est quoi le nom du gorille orange fluo en arrière?

Mais la question la plus importante, c’est peut-être celle-ci: C’est quoi ce cahier que je semble bien fière de tenir dans ma main?

C’est mon cahier de révision, bien sûr! Il date de bien plus longtemps que ma grande révision actuelle. Chaque chapitre de mon gros livre a sa propre page, avec des notes que je n’ai probablement jamais relues, un mini résumé du chapitre pour chaque personnage et, surtout, un petit diagramme de leurs numéros.

C’est ça qui m’est le plus utile, de pouvoir visualiser rapidement les numéros. Sechora est un « roman dont vous êtes le héros », et donc, en le lisant, c’est possible de faire des choix qui influencent le déroulement de l’histoire. Les parties de texte sont numérotées et ça se promène un peu partout… Donc, quand je révise, je ne lis pas les pages de chaque chapitre une après l’autre, parce que ça n’aurait pas beaucoup de sens!

Je les lis numéro par numéro, et il faut souvent que je revienne en arrière parce qu’un personnage a différents choix. Mes petits diagrammes dans mon cahier m’aident à ne rien oublier.

Voilà! Un grand secret plus ou moins fascinant vient d’être révélé! Je ne pourrai plus jamais dire que mes mises à jour sont inutiles!

La prochaine fois, je parlerai des autres outils qui m’accompagnent dans ma grande révision, en plus du Larousse en ligne, bien sûr.

Pour finir, il faut que je mentionne que ces derniers jours, il me vient plein d’idées pour la suite de mon roman. Ben oui… Le livre n’est pas encore prêt à être publié, je n’ai aucune certitude que des gens autres que mes « fans numéro 1 » vont vouloir le lire et aimer le lire, mais malgré tout, mon cerveau d’auteure a décidé que c’était le temps de développer des idées pour une histoire qui va se passer après celle-là. (Un personnage en particulier a bien hâte que j’écrive son histoire.)

Merci, cerveau. Très utile. Très pertinent. 🧠👏

Oui, bien sûr, j’essaie de prendre ces idées en note le plus possible. Mais il me semble que ça serait mieux si mon cerveau tenait absolument à focuser le plus possible sur ma révision qui s’étire déjà depuis plusieurs mois.

Mais bon… on ne contrôle pas son cerveau, n’est-ce pas? 🤷‍♀️

Mon choix de narrateur

J’ai décidé d’ajouter une nouvelle chronique à mon blogue: à partir de maintenant, je vais partager des petits secrets d’écriture, en m’imaginant que ça intéresse quelqu’un! 🙃

Après tout, mon livre le plus populaire est Comment écrire un livre selon Myriam Plante… C’est le seul de mes livres qui se vend sur Amazon, régulièrement, en version papier comme en version numérique, au Canada comme en France! (Merci d’ailleurs à tous ces gens qui achètent mon livre! C’est toujours une source de joie pour moi de voir que j’ai fait une nouvelle vente dans mon tableau de bord!)

J’en déduis donc que les gens préfèrent lire mes conseils sur l’écriture d’un livre que de lire mes livres. Ils préfèrent écrire leurs propres histoires que de lire celles que j’écris. Logiquement, si je parle de l’écriture de mes livres plutôt que de parler de mes livres, ça devrait automatiquement être plus intéressant. Non?

Ça fait déjà un peu plus qu’un mois que j’ai commencé à écrire «l’Histoire d’Henry et compagnie», comme je l’appelle parce que je ne lui ai pas encore trouvé de titre. Si vous suivez un peu mon blogue et mes projets, vous savez que cette histoire-là est reliée à mon roman La quête de Marianne.

Elle raconte en fait ce qui est arrivé au Capitaine Henry de Courval et à son équipage, bien avant La quête de Marianne.

Comme les deux projets se déroulent dans le même univers, ils vont avoir certaines choses en commun, bien sûr… Par exemple, les deux histoires sont écrites avec le même temps de narration, mais aussi avec le même mode de narration.

Dans mon livre Comment écrire, j’ai une section qui s’intitule «Décide qui est le narrateur de ton histoire». J’y mentionne que le narrateur peut être un personnage principal, un personnage secondaire, ou un dieu qui sait tout, c’est-à-dire, un narrateur omniscient.

Pour l’histoire de Marianne, j’ai choisi un narrateur omniscient. Mais j’ai décidé qu’au lieu de suivre absolument n’importe quel personnage et de partager ses motivations et ses pensées, le narrateur se concentrerait sur un personnage à la fois, la plupart du temps.

C’est-à-dire que parfois, le narrateur peut suivre n’importe quel personnage. Mais il préfère, pour chaque section de l’histoire, se concentrer sur un seul personnage, et raconter les évènements tels que ce personnage les voit et les comprend.

Dans La quête de Marianne, l’histoire est souvent racontée du point de vue de Marianne, mais il arrive que le narrateur braque son projecteur sur Marguerite ou sur Jimmy.

Dans l’histoire d’Henry, j’ai décidé de faire la même chose, mais de permettre plus souvent au narrateur de se concentrer sur plus qu’un personnage en même temps.

Concrètement: sur mon carton de planification, dans le coin supérieur droit de chaque mini fiche, c’est écrit «Pdv» suivi de la première lettre du nom du personnage mis en vedette. «Pdv», c’est pour point de vue, bien sûr.

Il y a aussi des fiches où c’est écrit «M», pour indiquer que pendant ce bout-là de l’histoire, le narrateur peut partager les pensées de n’importe quel personnage. Pourquoi un «M»? Pour Myriam. Parce que dans le fond, mon narrateur omniscient, c’est une narratrice, puisque c’est moi!

Jusqu’à maintenant, l’histoire a été présentée avec le point de vue d’Anders, de Benedict, et d’Henry. Mais à mesure qu’on rencontre de nouveaux personnages, on va pouvoir découvrir leurs pensées à eux aussi…

Pourquoi j’ai choisi de faire ça comme ça? Parce que je trouve que ça fait plus dynamique, et que ça permet de constater que les personnages n’ont pas tous les mêmes motivations ou les mêmes visions des choses…

Ah, et aussi, en tant que narratrice, je peux me permettre d’ajouter mon grain de sel, de donner mon opinion, et même parfois de juger mes personnages, ce qui est toujours le fun! 😋