
Le film d’écrivain en péril du mois est Chambre 1408, un film d’horreur inspiré d’une nouvelle de Stephen King, paru en 2007.
Voici ma traduction du résumé sur Tubi:
«Un auteur sceptique réserve une chambre d’hôtel dans laquelle tous les occupants précédents sont morts, ce qui déclenche des évènements paranormaux terrifiants desquels il ne peut s’échapper.»
En lisant le résumé, et avant d’avoir la confirmation que ce film avait quoi que ce soit à voir avec une histoire de Stephen King, je me suis dit ah, un numéro de chambre? Est-ce que ce serait le numéro de LA fameuse chambre dans The Shining, celle dans laquelle une belle madame prend son bain?
Non, finalement, ce n’est pas ce numéro-là, pas cette chambre-là, pas cet hôtel-là. Mais c’est quand même une histoire d’écrivain dans un hôtel.
Mike Enslin est auteur de livres du genre « Les 10 cimetières les plus hantés » et « Les 10 hôtels les plus hantés ». Il écrit des livres pour les gens qui aiment le paranormal… mais lui-même, il ne croit pas aux fantômes. Il avouera même, dans le film, ne croire en rien et en personne, à part en lui-même.
En préparant son prochain livre sur les chambres d’hôtel les plus hantées, il entend parler d’une certaine chambre 1408, dans le Dolphin Hotel, à New York. Il appelle l’hôtel pour la réserver, mais il se faire dire qu’elle n’est pas disponible. Pas cette semaine, pas le mois prochain, pas l’été prochain. Jamais disponible.
Avec l’aide de son éditeur et d’un avocat, il réussit malgré tout à réserver la chambre. Quand il arrive sur les lieux, le gérant de l’hôtel fait tout ce qu’il peut pour le dissuader d’y entrer. Il lui explique que déjà 56 personnes sont mortes dans cette chambre, et qu’il a pris l’excellente décision de ne plus laisser qui que ce soit y passer la nuit. (Il me semble qu’il aurait pu prendre cette décision bien avant, mais coudonc…)
Bien sûr, Mike n’écoute pas ses avertissements. Le gérant lui dit carrément que la chambre est maléfique, et que s’il insiste pour ne pas qu’il y entre, c’est simplement parce qu’il n’a pas envie de devoir nettoyer le lendemain matin; il est gérant d’hôtel, pas coroner, dit-il.
Mike y va quand même. C’est un peu difficile d’avoir de la sympathie pour lui quand les choses commencent à virer au cauchemar une fois qu’il est enfermé dans la redoutée chambre 1408…
Souvent, dans les films d’horreur, les gens qui donnent des avertissements ont l’air un peu fous, et pas très crédibles. Par exemple, c’est un vieux monsieur qui travaille dans une station-service au milieu de nulle part, ou une clocharde à moitié aveugle qui marmonne des trucs sur la religion. On peut quand même un peu comprendre pourquoi les héros du film refusent de les écouter, ils ont l’air à des illuminés hystériques.
Mais là, il me semble que moi, j’aurais vraiment pris les avertissements du gérant de l’hôtel au sérieux. C’était un professionnel qui n’avait juste pas envie de devoir encore une fois nettoyer du sang. Ok, je m’égare!
Donc, les choses empirent pour Mike pendant son séjour dans la chambre, il est prisonnier, il devient fou, et on comprend peu à peu pourquoi il ne croit plus en rien.
La chambre 1408 est vraiment maléfique.
Et… j’avoue qu’il y a des scènes qui m’ont fait rire. Je suis comme ça, moi, ça m’arrive souvent de trouver les films d’horreur drôles, même quand ils ne sont pas supposés l’être.
Finalement, est-ce que les choses se terminent bien pour ce pauvre Mike? Apparemment, ça dépend de quelle version du film on voit, car il existerait différentes fins.