Hier soir, j’ai regardé le film Out of Hand, un thriller paru en 2023. C’est un «Tubi Original», et donc, un film qui a été créé spécialement pour la plateforme de Streaming Tubi.
Je ne pense pas qu’il existe une version en français du film, mais voici ma traduction de son résumé:
«Quand une écrivaine et son mari s’évadent dans un chalet isolé pour qu’elle y finisse d’écrire son prochain roman, leur monde s’écroule avec des conséquences meurtrières.»
Ok, oui. Exactement pour ça que je n’ai jamais fait de retraite d’écriture dans un chalet isolé.
Ben non… la vraie raison, c’est que je suis trop pauvre pour me payer ça!
Heureusement pour Valerie Cross, l’écrivaine du film, elle n’a pas ce genre de problème. Elle n’est pas pauvre, et de toute façon, je pense que c’est son agent littéraire qui lui a payé son somptueux « chalet » au bord du Lac Tahoe, où elle est supposée résider pendant 6 mois.
Valerie a déjà publié deux romans mettant en vedette un tueur en série du nom de Jason Manson, qu’elle présente comme un anti-héros parce que, selon elle, même les monstres peuvent être beaux.
Après qu’une amie de Valerie ait été assassinée, ce qui ne semble pas beaucoup l’attrister, elle se rend à son chalet avec son petit ami, David, qui… bon, dès le début du film, il semble louche. On va se le dire: il a carrément une face de tueur en série, et il a cette étonnante capacité à sourire juste de la bouche, sans que ses yeux soient impliqués.
Un beau sourire de psychopathe.
Donc, est-ce que c’est vraiment surprenant que David soit un tueur en série? Non. Le film rend ça évident depuis le début. Beaucoup de personnages paraissent louches, mais aucun autant que lui.
Une fois à son chalet, Valerie apprend que son éditeur lui offre une avance de 3 millions de dollars pour écrire trois autres livres dans sa série. Elle avait l’intention de terminer ça avec son prochain roman, en tuant son personnage principal à la fin.
C’est important, l’intégrité artistique, mais 3 millions, c’est beaucoup. Et puis, on sait que ce n’est pas toujours une bonne idée pour un auteur de tuer son personnage principal, parce que ça peut très mal se terminer s’il a des fans qui sont un peu trop intenses… (Étrangement, je n’ai jamais commenté Misery pour ma chronique de films d’écrivain en péril… Un jour, peut-être!)
Donc, Valerie se laisse tenter et accepte de signer un contrat.
Est-ce que je ferais comme elle, si on me présentait une offre comme ça? Oui, tout à fait. Mais c’est bien la seule chose que je ferais comme elle, parce que pour le reste, ouf…
Mais donc, vu qu’on sait déjà dès le début que David est un tueur, est-ce qu’il reste vraiment un mystère à élucider dans le film?
Mais oui! Il y en a plein! David n’est pas le seul psychopathe dans l’histoire. Il se passe bien des choses, parfois un peu incohérentes, mais quand même bien divertissantes…
Si moi, je partais dans une retraite d’écriture dans un chalet isolé sur le bord d’un lac, c’est certain qu’il y aurait moins d’action que ça. Et que ça ne deviendrait jamais un film!
Mais ça donnerait un livre, parce que contrairement à Valerie, j’écrirais, moi, dans mon chalet.
MYRIAM: Bonjour tout le monde, et bienvenue à cette conférence de presse qui concerne mon roman dont vous êtes le héros appelé Sechora: Les Disciples de Nacci.
Sans plus tarder, je vous présente Ève, Nycolah, Leïya, et Damien. En tant que personnages principaux de mon roman, ce sont eux qui vont répondre aux questions des journalistes aujourd’hui.
Qui a une première question?
MIREILLE: C’est comment, de travailler avec Myriam Plante? Après toutes ces années à collaborer, vous entendez-vous bien?
NYCOLAH: C’est qui, Myriam Plante?
LEÏYA: Myriam, c’est notre créatrice! Et c’est elle qui a organisé cette… cette conférence.
NYCOLAH: Notre créatrice? Mais non, c’est Gehal, notre bienfaisant créateur…
LEÏYA: Non! Idiot… Je te parle de celle qui a écrit le livre! Elle est là-bas.
* Myriam, assise un peu plus loin, salue Nycolah d’un signe de la main. *
NYCOLAH: Oh… Oui, d’accord.
LEÏYA: Bon… Pour répondre à la question, je dirais que nous n’avons pas vraiment l’impression de travailler ensemble. C’est plus elle qui fait le travail, et nous, on existe. Alors oui, je suppose qu’on s’entend bien.
MICHELLE: Comment ça fait de vivre dans la tête de votre auteure pendant si longtemps?
LEÏYA: Je sais qu’elle travaille sur notre histoire depuis très longtemps. Pour nous, ça ne fait pas vraiment de différence. Mais j’ai quand même hâte que le livre soit publié, pour que plus de gens puissent nous connaître!
NYCOLAH: On ne vit pas dans sa tête, on vit à Sechora…
LEÏYA: Mais Sechora est dans sa tête, puisque c’est elle qui l’a inventée!
* Nycolah fronce les sourcils, en semblant se dire qu’il n’a pas dû faire attention à tout ce qu’on lui a expliqué avant qu’il vienne s’asseoir à cette table. *
MARLAINE: Les Disciples de Nacci, est-ce une secte spéciale?
LEÏYA: Non… Nacci, c’est le nom du démon qui s’est attaqué à Sechora, notre pays. Ses Disciples, ce sont des habitants de Sechora qu’il a choisis, et à qui il a donné des pouvoirs. Il a trois Disciples en tout.
NYCOLAH: Et nous, notre quête, c’est de trouver les Disciples, et de les vaincre! C’est la seule manière de sauver Sechora, en fait. Le problème, c’est qu’au début, on ne savait pas qui étaient les Disciples, ni où les trouver.
MARIE-ÈVE: Vous êtes vraiment des gens très différents les uns des autres. Comment arrivez-vous à travailler ensemble sans vous taper dessus?
* Leïya lance un regard accusateur à Nycolah. *
NYCOLAH: Euh… Hum. En fait, on n’y arrive pas vraiment… Pas toujours! Disons… qu’il y a peut-être un moment où j’ai… essayé de frapper Damien avec un couteau.
* Damien ne réagit pas, et se contente de continuer à fixer le plancher comme il le fait depuis le début de la conférence. *
NYCOLAH: Mais, bon… ce n’est pas bien grave, en fait! Parce que peu importe ce qui lui arrive, il s’en remet toujours… Sinon, il y a eu quelques disputes entre Leïya et moi. Mais avec le temps, je crois qu’on a appris à mieux s’entendre.
LEÏYA: Donc, voilà, quand il y a un conflit, Nycolah est impliqué.
NYCOLAH: Mais enfin! Je ne me dispute quand même pas tout seul…
LEÏYA: Non. Mais si tu n’avais pas été là, je ne pense pas qu’Ève, Damien et moi on se serait battus.
* Nycolah croise ses bras sur sa poitrine. *
NYCOLAH: Hum… J’imagine que tu as raison.
MICHELLE: Lequel d’entre vous a le meilleur caractère?
NYCOLAH: Ce n’est sûrement pas Leïya! Elle s’énerve toujours pour rien. Et moi… moi, c’est Damien, qui m’énerve. Alors je dirais que c’est Ève… elle est toujours calme, peu importe ce qui arrive.
LEÏYA: C’est vrai.
NICOLE: Votre créatrice est-elle gentille avec vous? Vous oblige-t-elle à faire des choses que vous ne voulez pas?
* Nycolah ricane en regardant Myriam. *
NYCOLAH: Elle a obligé Damien à venir ici alors qu’il n’en avait pas envie! En fait, je suis sûr qu’il n’avait pas envie d’être dans le livre non plus… Il n’a pas eu le choix!
LEÏYA: Je dirais qu’elle ne nous oblige pas à faire ce qu’on ne veut pas… C’est plutôt elle qui est à l’écoute de nous. C’est comme ça qu’elle sait ce qu’on doit dire, ou faire.
MARIE-NOËLLE: Avant cette aventure, quelle était la taille du plus long serpent que vous aviez vu de votre vie?
LEÏYA: Oh, tu dois faire référence aux serpents Nahar? Marie-Noëlle a déjà lu plusieurs chapitres du livre, c’est pour ça qu’elle sait pour les serpents. Moi, je ne pense pas que j’avais vu de serpent avant de voir ceux-là. Ils sont vraiment impressionnants!
NYCOLAH: Moi, j’ai souvent vu des petits serpents, dans les montagnes… Ils sont environ longs comme mon bras, et ils ne sont pas dangereux.
ÈVE: J’en ai vu aussi dans la forêt de Miaas. Mais ils ne sont pas aussi longs que les serpents Nahar.
JUDITH: En tant que personnages, est-ce qu’il y a des situations où vous avez été surpris de la tournure selon le choix du lecteur?
LEÏYA: Non, pas vraiment… Enfin, c’est sûr qu’il s’est passé plusieurs choses auxquelles on ne s’attendait pas pendant notre quête. Mais je pense que ça ne dépend pas vraiment des choix des lecteurs…
ÈVE: C’est plutôt une révélation faite vers la fin de l’histoire qui nous a surpris, et qui cherche à surprendre aussi les lecteurs.
LEÏYA: Oui, c’est vrai. Mais ça, évidemment, on ne peut pas en parler, parce qu’il ne faut pas gâcher la surprise.
OLIVIER: Pourquoi?
LEÏYA: Euh… parce que c’est mieux comme ça.
ADÉLAÏSE: Durant vos aventures, avez-vous croisé un certain chevalier du nom de Gontrand?
LEÏYA: Non… Je ne le connais pas.
NYCOLAH: Moi non plus!
DAVID: Je me suis toujours demandé comment on réussit à faire que chaque page différente « fit »?
LEÏYA: Hum… ça, je ne sais pas trop. Damien?
NYCOLAH: Oui, tu pourrais faire un effort pour au moins faire semblant de remarquer qu’il y a des gens qui nous posent des questions, Damien!
DAMIEN: Elle fonctionne avec des numéros, chaque partie de texte est numérotée. Pour chaque chapitre, elle dessine un plan pour chacun de nous. Quand un choix se présente dans l’histoire, le lecteur doit choisir entre deux numéros. Elle dessine deux lignes qui descendent du numéro, pour partir vers les deux nouveaux numéros. C’est ça son secret. Prendre des notes pour s’y retrouver facilement. Et prendre le temps de se relire souvent.
NYCOLAH: Je n’ai pas vraiment compris, en fait… mais tant pis.
ALAIN: Qui est le plus téméraire de vous tous?
NYCOLAH: Je pense que Leïya et moi, on est tous les deux téméraires à notre manière… Euh, mais elle réfléchit peut-être plus que moi avant d’agir? Je ne sais pas trop… Oh, et Damien, lui, il fait n’importe quoi! Il peut facilement guérir ses blessures avec sa magie, alors il ne prend pas vraiment la peine d’être prudent, en fait.
MÉLISSA: Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre monde?
NYCOLAH: Moi, ce que j’aime le plus de Sechora, ce sont les Montagnes d’Anesir! C’est là où j’habite. Je trouve que le vent sent meilleur quand on est dans les montagnes… et on a vraiment une belle vue sur Sechora, et sur l’océan.
ÈVE: Pour moi, c’est la tour de cristal qui se dresse au centre de la forêt de Miaas. Il n’y a rien de plus magnifique. Pour moi et les Nemgelch, les gens de mon peuple, la tour est une grande source de réconfort parce qu’elle nous permet de nous rapprocher de Gehal, notre créateur.
LEÏYA: J’aimerais vraiment pouvoir voir la tour de cristal un jour! Je crois que ce que j’ai vu de plus beau à Sechora, moi, c’est la Cathédrale de Sgem. Je m’y suis toujours sentie bien. J’aime aussi savoir qu’il y a certainement plusieurs beaux endroits que je n’ai jamais visités, mais que je verrai peut-être un jour. Et toi, Damien?
* Damien ne bouge pas. Il doit être en train de réfléchir. *
LEÏYA: Damien? Qu’est-ce que tu aimes le plus, à Sechora?
DAMIEN: La nuit.
NYCOLAH: La nuit?
DAMIEN: Oui. Parce que tout est plus calme. Et qu’il n’y a personne qui me pose de questions.
* Nycolah pouffe de rire. *
KIMMY: Est ce qu’il y aura des écureuils dans Sechora?
LEÏYA: Oui, il y a des écureuils à Sechora.
OLIVIER: Où?
LEÏYA: Surtout dans la forêt, je suppose.
OLIVIER: Et des ornithorynques?
LEÏYA: Désolée, je ne sais pas ce que c’est… C’est une sorte d’animal? Damien, est-ce que tu sais?
* Damien hausse les épaules sans lever les yeux du plancher. *
MARIE-NOËLLE: Si vous pouviez devenir une plante ou un animal après votre mort, quelle plante ou quel animal choisiriez-vous?
LEÏYA: Euh… Je ne sais pas…
NYCOLAH: Moi, je choisirais de devenir un orni… enfin, ce truc, là! Pour pouvoir savoir ce que c’est.
ÈVE: Moi, je crois que j’aimerais devenir un arbre.
MYRIAM: Bon, merci à tout le monde pour votre présence et vos questions! Nous avons le temps pour une dernière.
MARIE-NOËLLE: Pouvez-vous nous raconter un bon souvenir de votre quête?
* Leïya plisse les yeux. Elle se creuse la tête en semblant se dire qu’elle n’a pas énormément de bons souvenirs associés à cette quête. *
NYCOLAH: Oh, je sais! Vous vous souvenez quand… enfin, c’était après le combat contre les créatures volantes sur la Plaine des Mages, je pense? On était tous sales, et blessés, et fatigués… Et il s’est mis à pleuvoir, et ça a fait du bien, là, tout d’un coup! Et je me suis dit… je me rappelle que je me suis dit que j’étais vraiment heureux et reconnaissant d’être encore en vie. Et je crois qu’on pensait à peu près tous la même chose, à ce moment-là. C’était un moment spécial.
LEÏYA: Oui, c’est vrai!
* Ève approuve en hochant la tête. *
FIN
Merci à Mireille Lacerte, Michelle Bouchard, Marlaine Bouchard, Marie-Ève Simard, Nicole Gauthier, Marie-Noëlle Audet/Adélaïse, Judith Gagnon, Olivier Girard, David Saint-Jean, Alain Leclerc, Mélissa Laurendeau, et Kim Dupuis d’avoir participé à mon petit jeu.
Ça n’aurait pas été aussi amusant sans vous!
Je continue à travailler à la grande révision de mon livre, et j’ai hâte de le partager avec vous tous! En attendant, vous pouvez en apprendre plus sur Sechora et sur mes personnages en visitant la page du projet sur mon site.
Le personnage qu’on voit sur la vitre, dans la photo, c’est Xoah, la grande prêtresse de Naharo.
Qui? 🤔
Oh, c’est juste un personnage vraiment très secondaire de mon «roman dont vous êtes le héros» Sechora: Les Disciples de Nacci. Un personnage secondaire qui va apparaître brièvement dans un ou deux chapitres de l’histoire, dépendant du chemin choisi.
On pourrait donc dire qu’elle n’est pas vraiment importante… Et pourtant, c’est elle que j’ai choisi de représenter sur ce morceau de vitre, pour un projet d’art réalisé en secondaire 5, je crois.
C’est écrit 2003, en dessous de ma signature. Ça veut dire qu’en 2003, Xoah existait dans ma tête. Je la voyais, et j’avais une bonne idée de qui elle était, et de ce que son rôle serait dans l’histoire. En 2003!!
Je ne sais pas avec certitude combien de temps j’ai passé à travailler sur l’histoire de Sechora. Mais mes quatre personnages principaux ont dû être inventés longtemps avant Xoah.
Peut-être en 2000… 1999… ou 1998. Ou avant. Je ne sais pas, parce que dans ce temps-là, je n’écrivais pas de date sur mes écrits ou mes dessins.
Ce qui ressort de tout ça, c’est que ça fait 📢 PLUS QUE DEUX DÉCENNIES QUE JE TRAVAILLE SUR CE LIVRE!! Oui, ça vaut la peine de le CRIER!!
Surtout parce que je n’ai pas encore terminé… même si j’espère bien fort réussir à publier mon énorme projet avant la fin de 2024.
Ça prend beaucoup de discipline et de persévérance pour travailler sur un livre aussi longtemps. Je suis persévérante, et un peu folle.
Et, oui, c’est décourageant de penser à tout le temps que ça m’a pris, et que ça continue de me prendre. Et ça fait peur, aussi, parce qu’au final, je ne suis pas certaine si je vais considérer que ça a valu la peine de m’accrocher à ce projet pendant tout ce temps-là.
Mais il faut bien essayer de voir le côté positif des choses, n’est-ce pas? Est-ce qu’il y a des avantages à travailler sur un livre pendant aussi longtemps?
Voyons voir…
Comme je côtoie mes personnages depuis longtemps, je les connais bien. Donc, quand j’écris ou que je révise un chapitre, c’est facile pour moi de me mettre à leur place et de savoir exactement de quelle manière ils doivent réagir selon la situation.
Je pense humblement pouvoir dire que mon livre va être bon. Je ne l’ai pas écrit en un mois, en me dépêchant (je n’ai jamais compris comment les gens faisaient pour participer au «NaNoWriMo» en novembre) et en ne me préoccupant pas trop de savoir si l’histoire se tient ou pas. (Bon, il y a sûrement des livres écrits en un mois ou deux qui sont excellents. Mais moi, je sais que je ne serais pas capable!)
J’ai la preuve que quand un projet me tient vraiment à cœur, je suis capable de m’y accrocher et de le mener jusqu’au bout, peu importe combien de temps et d’efforts ça prend. J’imagine que cette habileté pourrait m’être utile dans d’autres sphères de ma vie, si autre chose me tenait autant à cœur qu’écrire!
Tant que mon livre n’est pas publié, je ne peux pas être déçue si jamais il n’y a pas grand monde qui le lit et qui l’apprécie. Oui, j’ai ressenti cette déception avec mes autres livres. Mais pour l’instant, je peux continuer d’imaginer que Sechora sera LE livre que les gens vont vouloir lire, celui qui va faire de moi une auteure connue.
Tant que mon livre n’est pas publié, je ne peux pas, en tant qu’auteure, m’en désintéresser… C’est comme ça: une fois qu’une histoire est derrière moi, elle me passionne moins que pendant que je suis en train de l’écrire. C’est un peu difficile de donner envie à d’autres de la lire, quand mon attention est dirigée sur ma prochaine histoire!
Ça fait tellement longtemps que ça dure, ce projet, qu’à la fin, je ne pourrai pas vraiment me permettre d’être perfectionniste. Je vais faire de mon mieux pour que ça soit parfait… mais la perfection n’existe pas, alors je vais juste publier mon immense travail et en être fière!
Une fois mon livre publié, je suppose que je vais ressentir un grand vide dans ma vie… mais je vais aussi avoir quelque chose à célébrer! C’est un grand accomplissement, de travailler sur un projet depuis plus que la moitié de sa vie, et d’enfin le mener à terme!
Une fois la poussière retombée, je vais pouvoir commencer sérieusement à penser à écrire un autre livre se passant dans le même univers, sur l’île de Sechora. Il y a des personnages qui attendent impatiemment leur chance d’exister pleinement eux aussi!
Ça en fait, des avantages, non?
Bon, ceci étant dit, je retourne travailler sur mon livre… Ah, non, en fait, je dois travailler. Quelle perte de temps! 😒
Hier soir, j’ai décidé que j’étais due pour un film d’écrivain en péril. Alors j’ai regardé L’oiseau au plumage de cristal, un giallo sorti en 1970.
(Un giallo, c’est un genre de film, surtout d’origine italienne, qui mélange des éléments de film policier et de film d’horreur. Le mot veut dire «jaune», parce que ça a l’air que le jaune était la couleur la plus utilisée sur les couvertures de romans policiers, en Italie.)
Donc, voici le résumé que Tubi donne de ce fameux film: «Après avoir été témoin de la tentative d’assassinat de la propriétaire d’une galerie d’art, à Rome, un écrivain Américain et sa petite amie mènent une enquête tandis que le tueur les prend pour cibles.»
Bon, j’ai vu le film en anglais, mais c’est cool de voir la bande-annonce en italien avec des sous-titres en français!
Le film raconte donc l’histoire de Sam Dalmas, un auteur Américain qui est venu s’installer temporairement à Rome, à la recherche d’inspiration pour écrire. Un de ses amis lui a recommandé de venir passer du temps en Italie, supposément parce que c’est calme et qu’il ne s’y passe jamais rien.
Deux ans plus tard, ce cher Sam a fait du tourisme avec sa blonde Julia, mais il n’a pas écrit une seule ligne. Il se prépare donc à rentrer chez lui, aux États-Unis…
Mais! Le soir avant son départ, il marche par hasard devant une galerie d’art, dans laquelle il voit une femme se faire poignarder par un homme mystérieux, habillé en noir, qui s’enfuit en constatant qu’il a été vu par quelqu’un.
Sam réussit à convaincre un passant d’appeler la police pendant qu’il essaie de voler au secours de la victime. C’était en 1970… les gens, à cette époque, étaient comme moi: ils n’avaient pas de téléphone dans leurs poches. Mais il devait y avoir des téléphones publics à tous les coins de rue, parce que la police est arrivée vraiment vite!
Assez vite pour sauver la vie de la victime. Ouf!
L’inspecteur Morosini questionne Sam sur ce qu’il a vu. C’est qu’il enquête sur une série de meurtres de jeunes femmes, et il espère trouver le coupable… Sam pourrait-il être un suspect?
Il raconte à l’inspecteur que quelque chose clochait dans ce qu’il a vu, mais qu’il est incapable de se souvenir de ce que c’était. L’inspecteur lui confisque donc son passeport, ce qui est une manière très sympathique de demander son aide pour résoudre le mystère des crimes, mais aussi une manière de le tenir à l’oeil.
Bon, j’ai trouvé que Morosini s’est carrément arrangé pour que Sam mène son enquête à sa place! C’était assez comique, en fait… Tsé, il a pris la peine de lui dire que la femme était sortie de l’hopital, et de lui donner son adresse pour être certain qu’il aille la visiter pour l’interroger.
C’est pas sensé être sa job à lui, ça? Pourquoi est-ce qu’il envoie un témoin/suspect interroger une victime? Voyons donc, Morosini!
Quand même, pour un écrivain qui n’écrit pas, Sam est un assez bon enquêteur. Mais bien sûr, le tueur aux gants noirs va essayer de s’en prendre à lui, et à Julia… Dans le fond, c’est une bonne tactique de la part de Morosini. Lui, il ne s’est pas fait menacer!
Une chose que j’ai trouvée cool, c’est que dans la musique du film, il y avait souvent des voix humaines. Soit des «lalalalalalalalalaa!», ou des soupirs et des gémissements. Ça ajoutait quelque chose de bizarre et de sinistre à l’ambiance.
Ah, et pourquoi est-ce que ça s’appelle L’oiseau au plumage de cristal? Il y a un lien avec un oiseau, dans l’enquête… Un oiseau rare qui, supposément, a des plumes blanches semblables à du verre.
Finalement, quand on voit l’oiseau, pendant quelques fractions de seconde, ses plumes sont beaucoup plus grises foncées que blanches… Ils n’ont pas pu créer un oiseau comme ça par ordinateur, à l’époque, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose.
Wikipédia m’apprend que l’oiseau qui joue le rôle d’un oiseau au plumage de cristal d’une manière peu convaincante est en fait une grue royale.
J’ai passé un bon moment avec ce film. Il y a même certaines scènes qui m’ont vraiment fait rire… mais je ne sais pas si c’était vraiment supposé être drôle, ou si c’est juste moi qui a un humour particulier. 😅
Si vous le voyez un jour, dites-moi ce que vous en pensez!
Oh, et ne vous inquiétez pas pour Sam: son aventure l’a bien sûr inspiré, et il a recommencé à écrire.
J’ai toujours aimé les livres. Après tout, ma mère m’emmenait avec elle à la bibliothèque pour que j’en emprunte, avant même que je sache lire… C’est à cette époque-là que j’ai décidé que quand je serais plus grande, j’allais écrire des livres.
Oui, j’avais vraiment hâte d’apprendre à lire et à écrire!
Donc, je peux dire que j’aime lire depuis que je sais lire, et que même avant de savoir lire, j’avais anticipé que j’aimerais ça.
Mais il y a une chose que je regrette aujourd’hui, quand j’y pense… Je me dis que j’aurais dû passer plus de temps à lire quand j’étais jeune, et plus particulièrement, quand j’allais à l’école primaire.
Je dînais à l’école, dans le gymnase. Et entre le moment où on finissait de manger et celui où on pouvait sortir dehors, il se passait un long moment où les jeunes jouaient au ballon et couraient partout.
Mais pas moi. Je n’avais pas d’amie qui dînait à l’école avec moi.
Et c’est là que je me dis: voyons donc, imagine tous les livres que tu aurais eu le temps de lire pendant tes 6 années à l’école primaire!!
Et pourtant, je ne m’apportais pas de livres. Je me souviens de l’avoir fait quelques fois, mais je n’en ai malheureusement pas fait une habitude.
Pourquoi? Je pense que j’avais peur que les autres se moquent encore plus de moi qu’ils le faisaient déjà s’ils me voyaient lire. Lire un livre, ce n’était pas considéré comme quelque chose de cool.
J’étais déjà «rejet», comme on me désignait si gentiment à l’époque, donc, dans le fond, le fait de lire pendant l’heure du midi n’aurait pas changé grand-chose à ma situation sociale.
Mais j’avais peur, alors je ne lisais pas.
Qu’est-ce que je faisais, à la place?
Je restais assise (ou même debout!) toute seule dans mon coin, et je fixais les murs et le plafond.
Non, ce n’est pas une joke. C’est vrai! Je restais dans mon coin et je fixais les murs et le plafond. Pas étonnant que personne ne voulait jouer avec moi, non? 😅
Je ne m’en rendais pas vraiment compte dans ce temps-là, mais aujourd’hui je réalise que j’étais bel et bien une petite fille gênée, silencieuse et bizarre, et que les autres élèves ne pouvaient probablement juste pas me comprendre. Ou en tout cas, ils n’avaient certainement pas envie d’essayer de me comprendre.
Malgré tout, n’allez pas croire que je m’emmerdais, ou que j’étais malheureuse de mon sort. Je ne lisais pas… mais j’inventais des histoires.
Je voyais des choses que personne d’autre, dans le gymnase, ne pouvait voir.
Il y avait toute une troupe de personnages qui vivaient dans ma tête (et qui ne sont pas les mêmes qui habitent dans ma tête aujourd’hui) et moi, j’imaginais leurs aventures.
Pas dans le but de les écrire… Juste pour passer le temps. Juste parce que je n’avais rien d’autre à faire que de laisser aller mon imagination.
Je ne me souviens pas de toutes les histoires que j’ai pu imaginer… Mais je me souviens d’un thème qui revenait très souvent. Dans mon imagination, le gymnase se remplissait rapidement d’eau, pour une raison obscure, et toutes les portes étaient barrées. Et donc, mes personnages devaient se servir des ballons, des cordes à danser et des autres jeux et équipements qui se trouvaient dans le gymnase pour se confectionner des radeaux et éviter la noyade.
Leur but était de rejoindre le genre de gros tuyau qui se trouvait dans un coin du gymnase, au plafond… et à partir de là, il me semble qu’ils réussissaient à trouver une solution pour sortir de la pièce, soit en brisant une fenêtre ou en découvrant un passage secret. Je ne sais plus trop!
L’histoire se finissait toujours bien.
Et c’est pour ça que je fixais attentivement les murs et le plafond: ce que je voyais, ce qui se passait dans mon imagination était beaucoup plus intéressant et captivant que ce qui se passait pour de vrai dans le gymnase.
J’avais probablement l’air d’être malheureuse et de m’ennuyer. Mais je ne l’étais pas. J’imaginais des histoires!
Malgré tout, je me dis que ça aurait été une bonne idée que je m’apporte un livre, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps. Ou au moins, un carnet et un crayon pour écrire ce qui se passait dans ma tête…
Dans mon blogue, je parle surtout de mes projets, de ce que je fais et de ce que j’écris… mais je parle beaucoup moins de qui je suis, et de ce que j’aime.
C’est moins important et moins intéressant que mes livres, selon moi. Mais ça fait un petit bout de temps que je me dis que je devrais partager quelques détails sur moi, pour ceux et celles qui ne suivent pas mes aventures depuis très longtemps et qui ne me connaissent pas très bien.
Voici donc quelques faits plus ou moins intéressants, choisis au hasard!
➡️ Je n’ai pas de téléphone cellulaire. Même si ça peut sembler faire de moi une personne légèrement démunie par moments, la grande majorité du temps, je n’en souffre pas du tout, et j’en suis même bien heureuse.
➡️ Je n’ai pas d’auto non plus. Quand je veux aller quelque part, j’y vais en marchant, j’y vais en auto avec quelqu’un d’autre, j’utilise les transports en commun… ou je reste chez moi. Eh oui, je vais même faire mon épicerie à pieds!
➡️ Je ne bois pas de café, ni d’alcool, et je n’aime pas non plus les boissons gazeuses et autres breuvages pétillants. J’aime le thé, le chocolat chaud, le jus de fruits, et l’eau.
➡️ Je coupe mes cheveux moi-même depuis plusieurs années. Les dernières fois où j’ai eu envie d’aller chez la coiffeuse, j’en suis ressortie déçue, surtout la fois où j’avais apporté une photo de ce que je voulais et qu’elle n’en avait pas du tout tenu compte. En le faisant moi-même, ça ne donne pas toujours ce que je veux, mais au moins, c’est gratuit.
➡️ J’ai de la rosacée. Si vous remarquez un gros spot rouge sur ma joue droite sur une photo de moi, ou quand vous me voyez en personne, c’est ça: une maladie de peau chronique pour laquelle il n’existe aucun traitement définitif. Je contrôle mes symptômes comme je le peux, mais je ne vois pas l’intérêt d’essayer de cacher la rougeur et les boutons.
➡️ Je suis introvertie, et devoir interagir avec des gens, surtout des gens que je ne connais pas, me fatigue. C’est pour ça que je trouve ça difficile de vendre mes livres: c’est comme s’il fallait tout à coup que je devienne extravertie pour pouvoir parler de ce que j’écris à tout le monde, avec enthousiasme… mais ça ne fonctionne pas comme ça.
➡️ J’ai des goûts musicaux assez variés, mais de manière générale, je n’aime pas la musique pop. Je préfère le rock et métal. Depuis quelques années, mon groupe préféré est Ghost. Je suis une fan inconditionnelle d’Alice Cooper, et ces temps-ci, j’écoute beaucoup de Ignea, Alestorm, Rouge Pompier, Twin Temple, et Schäffer the Darklord.
➡️ Je vis seule, et je n’ai pas d’animal, mais je cohabite avec plusieurs plantes. Surtout des plantes araignées, parce qu’on dirait que ce sont celles qui s’adaptent le mieux à mon appartment de demi sous-sol.
➡️ J’aime les films d’horreur, et j’en regarde très souvent juste avant d’aller me coucher. Je n’aime pas les « jump scares », parce que ça ne m’intéresse pas du tout de faire le saut. Ce qui m’intéresse, ce sont les scènes étranges et intenses, les images dérangeantes et perturbantes, et la certitude qu’absolument n’importe quoi peut arriver dans un film d’horreur.
➡️ Si on me demandait de choisir entre Le Seigneur des anneaux et Star Wars, je choisirais Le Seigneur des anneaux sans hésiter. Je me considère même davantage comme une fan de Spaceballs que de Star Wars.
➡️ J’aime encore Bob l’éponge autant que quand j’avais 13 ans. J’aimerai toujours Bob l’éponge.
➡️ C’est important pour moi de manger au moins un peu de chocolaaaaat à chaque jour. Le chocolat, c’est la vie!
➡️ J’ai déjà suivi des cours de baladi juste parce que j’étais curieuse de savoir comment les danseuses du ventre qu’on voit parfois dans les films faisaient pour bouger comme ça. J’ai apprécié mon expérience, mais pas assez pour continuer au-delà de ma première année de cours. J’ai fait le spectacle de fin d’année, par exemple, vêtue d’une robe jaune flash.
➡️ J’ai pris l’avion deux fois dans ma vie: pour aller en France, et pour aller à Disney World avec ma famille. Si je gagnais plus d’argent, j’aimerais beaucoup voyager encore, et visiter des destinations comme l’Écosse, l’Irlande, et la Nouvelle-Zélande.
➡️ Je ne suis pas du tout une personne matinale: j’aime me coucher tard, et me lever tard, ce qui fait que d’une certaine manière, je suis toujours un peu décalée sur le reste du monde. C’est surtout dérangeant quand je dois me lever tôt pour me rendre à un salon du livre, parce que c’est garanti que je manque de sommeil.
Je travaille toujours sur plusieurs projets en même temps. Et j’ai souvent de nouvelles idées, alors je rajoute des projets sur ma liste de choses que je veux faire…
Mais bien sûr, je manque de temps. Comme tout le monde, j’imagine.
Mon projet le plus important cette année, celui que je veux absolument prioriser, c’est Sechora. Mon roman dont vous êtes le héros. Un gros livre… Un très gros livre.
On est en 2024. Est-ce que j’ai terminé d’écrire Sechora? Non.
Mais presque! Ma conclusion est presque terminée, et je me suis lancée dans une grande première révision. Il faut aussi que je termine de taper à l’ordinateur tout ce que j’ai écrit sur des feuilles lignées…
Il me reste encore énormément de travail à faire. Mais j’ai déjà tellement travaillé sur ce projet, et depuis tellement d’années (je vous parle d’un livre auquel j’ai déjà consacré plus que la moitié de ma vie!) que je VEUX absolument le terminer cette année.
Je veux terminer ce livre en 2024, le publier, et passer à autre chose… parce que si ça s’éternise encore, je pourrais finir par en être tannée. Je pourrais peut-être même finir par le détester! Et je ne veux pas que ça arrive, ça.
La seule solution, c’est donc de continuer à travailler, à travailler fort, et à tout faire pour réussir à accomplir mon objectif. Je veux que ça devienne ma priorité.
Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, et je pense bien que c’est parce que j’ai peur.
Oui, j’ai peur. J’ai peur que les gens le lisent, et le trouvent sans intérêt, ou pire encore, qu’ils ne se donnent même pas la peine de le lire. J’ai peur que mon livre soit publié dans l’indifférence générale. J’ai peur que ce soit un échec.
J’ai peur que ce projet auquel j’ai déjà consacré plus que la moitié de ma vie soit un échec.
Et je pense être aussi réaliste que pessimiste en me disant que ça ne serait pas du tout impossible que ce soit le cas. Parce qu’en 10 ans de carrière d’auteure inconnue, je me suis prouvé à plusieurs reprises que je n’étais pas très douée pour vendre mes livres.
J’essaie. Je fais des efforts. Mais c’est extrêmement rare que ça fonctionne.
Bien sûr, Sechora, je l’ai écrit pour moi. Je l’ai écrit pour la jeune ado qui aimait les livres dont vous êtes le héros, mais qui n’aimait pas compter des points et utiliser des dés pour combattre les adversaires de son personnage. Elle trouvait aussi que les personnages des livres qu’elle lisait manquaient aussi souvent de profondeur, alors elle a eu l’idée d’écrire un livre avec quatre personnages distincts, bien développés.
J’ai écrit ce livre pour moi. Mais maintenant, j’ai besoin de le publier. J’ai besoin de le partager. Et par-dessus tout, j’ai besoin que des gens l’aiment.
J’ai besoin de pouvoir regarder derrière moi et me dire, oui, ma fille, tout ce que tu as accompli, toutes tes années de travail, ta passion, tes doutes, ta minutie, ton acharnement, ton amour pour tes personnages, ton rêve de voir ce projet prendre vie, tout, tout ça, ça a valu la peine. Tu as bien fait de ne pas abandonner, même si tu aurais pu le faire un milliard de fois. Tu as continué, tu as réussi, et je suis fière de toi!
Mais pour l’instant, même si je suis motivée, et même si je sais ce que j’ai à faire, et dans quelle direction je m’en vais… ça n’avance pas vite, parce que j’ai peur.
Et je sais que c’est normal. Ça s’appelle la résistance: la même résistance qui empêche souvent les auteurs d’écrire. La résistance, elle essaie de me protéger en m’empêchant d’accomplir quelque chose qui est important pour moi. Sa logique c’est que si mon livre n’est jamais publié, personne ne va le lire, et donc, personne ne va le détester, le trouver médiocre, ou le trouver tout à fait dénué d’intérêt. Personne ne va l’ignorer non plus, puisqu’il n’existera pas!
Au fond, la résistance, c’est mon amie. Ou en tout cas, elle veut mon bien. C’est juste qu’elle s’y prend un peu mal…
Il faut que je surmonte ma peur. Que je continue malgré tout.
Comme Leïya, Nycolah, Ève, et Damien, mes personnages, je dois continuer ma quête, sans savoir si je vais en sortir victorieuse… ou épuisée et amèrement déçue.
Au moins, contrairement à eux, je ne risque pas de me faire tuer par des créatures démoniaques!
Je vais avoir plein de dessins à faire, pour la publication de Sechora… Je vais donc m’amuser dans mon carnet de croquis fait à la main, avec des feuilles de papier et du fil!
Depuis hier, mon site internet et mon blogue ont fusionné pour se retrouver ensemble, à la même adresse! Donc, maintenant, au lieu d’avoir un site internet et un blogue, mon blogue fait partie de mon site internet.
Pour célébrer la fusion historique de ces deux entités, j’ai décidé de relater l’histoire de mon site dans un article de blogue. 🎉
Ah, mon site internet… Je ne sais plus trop quand j’ai créé sa première version. Ça devait être quand j’ai terminé mon Cégep, et que j’ai décidé de me lancer sur le marché du travail, à mon compte, en tant que «Designer de présentation».
Je trouvais ça important d’avoir un site internet, et mon propre nom de domaine au www.myriamplante.com, pour offrir mes services à mes nombreux clients.
Ben non, je n’ai vraiment pas eu beaucoup de clients. Personne ne le visitait, mon site internet. Il doit avoir un peu plus de visiteurs maintenant que je suis officiellement auteure…
Malgré tout, j’en ai passé, des heures, à travailler sur mon site. Au début, je l’ai créé entièrement avec des codes html! C’était compliqué, mais quand je voulais savoir comment faire quelque chose en particulier, je faisais quelques recherches sur internet, et j’apprenais.
J’ai créé différents designs de site au cours des années, dont un qui avait un menu fait en petits bouts de papier… C’était cool, en fait! La magie du html. 🥹
Voici un aperçu de ce qu’avait l’air la version 4 de mon site, avec le menu en bouts de papier!
Puis, un jour, la plateforme sur laquelle j’hébergeais mon site a commencé à avoir de sérieux problèmes. Je me suis donc tournée vers Wix, qui coûtait plus cher, et qui ne nécessitait pas de connaître quoi que ce soit au langage html.
Puis, récemment, j’en ai eu assez de Wix et de ses coûts qui augmentent à chaque année, alors j’ai pris l’intelligente décision de transférer mon site sur WordPress, pour qu’il aille rejoindre mon blogue. Donc, maintenant, tout est plus pratique, et ça va me coûter beaucoup moins cher de maintenir ce site année après année!
C’est bien beau, tout ça, mais… À quoi ça sert, d’avoir un site internet? 🤔
Après tout, beaucoup d’auteurs s’en sortent très bien seulement avec une page Facebook, non? À quoi ça sert de travailler autant pour se créer un site et le garder à jour? À quoi ça sert de payer pour l’hébergement et le nom de domaine? Est-ce que ça vaut la peine?
En toute honnêteté, je ne peux pas vraiment dire que c’est un investissement qui en vaut la peine, en termes d’argent. Si je n’étais pas une auteure inconnue, peut-être que ça serait différent! Mais si j’investis du temps et de l’argent dans mon site, c’est parce que moi, je veux un site. C’est parce que j’en suis fière.
Mais je crois quand même qu’il sert à quelque chose…
Mon site, il est à moi, contrairement à ma page Facebook ou à mon profil Instagram. Il est à MOI! Donc, c’est moi qui décide de ce que j’en fais et de ce que j’y publie. Si un jour je me fais pirater mes réseaux sociaux, j’aurai encore mon bon vieux site internet. Il m’appartient!
Comme mon site est à moi, c’est moi qui décide de son design. Il n’est pas à la merci d’une plateforme qui pourrait décider de faire des changements que je pourrais trouver vraiment laids et peu pratiques. Je peux y mettre mon logo, choisir mes couleurs, afficher les photos et les images de mon choix.
Mon site internet me permet de réunir en un seul endroit tout ce que je fais, et de classer le tout comme j’en ai envie. Par exemple, j’ai une page pour chacun de mes livres, où on peut facilement trouver de l’information et des liens pour les acheter. Pas besoin de fouiller dans mes archives Facebook: tout est bien organisé sur mon site!
Finalement, je trouve que c’est important d’avoir mon site internet avec mon nom de domaine parce que ça fait plus «professionnel». Plus sérieux. Si quelqu’un cherche mon nom ou le titre d’un de mes livres sur Google, il y a de très fortes chances qu’il trouve mon site internet et qu’ensuite il se dise: «Wow, Myriam Plante a du goût, son site est beau, je vais acheter tous ses livres!» Ou quelque chose comme ça…
Donc, voilà… Bienvenue sur la version 8 de mon site! Si ça vous arrive de lire quelques articles dans mon blogue mais que vous n’avez jamais visité mon site internet avant aujourd’hui, jetez un coup d’oeil au menu. Tout est là!
Quand j’ai créé la couverture de mon roman La quête de Marianne, j’avais une image précise en tête. Je voulais peindre une sorte de nébuleuse, quelque chose de coloré et de lumineux, avec beaucoup d’étoiles. Et je voulais y intégrer le navire sur lequel se déroulent les aventures de Marianne.
Parce que même si l’action se déroule en mer, le ciel, les étoiles, et l’espace ont quand même une grande importance dans l’histoire. Je trouvais donc ça plus original et représentatif que de juste créer une couverture avec une image de grand voilier qui vogue sur l’eau.
Je pensais que l’aquarelle serait idéale pour peindre une nébuleuse. Mais comme je me doutais bien que ça ne fonctionnerait pas si j’utilisais de l’aquarelle sur un carton noir, je l’ai fait sur un carton blanc. Ça a peut-être été une erreur…
Quand j’ai publié mon roman, j’étais contente de ma couverture. Je la trouvais belle, et j’étais satisfaite.
Mais le temps a passé, et je me suis mise à la regarder différemment. J’ai commencé à en être un peu déçue: oui, c’est beau, mais ce n’est pas ça que j’avais en tête. Pas tout à fait.
Parce qu’une nébuleuse, c’est coloré et lumineux, mais en même temps, c’est sombre. Parce que ça se passe devant un fond noir.
En 2023, j’ai appris que c’était possible de changer la couverture d’un livre déjà publié, sans avoir à lui attribuer un nouveau ISBN et à refaire son dépôt légal. Et j’ai donc commencé à me demander: si je veux changer la couverture de Marianne, je fais ça comment? Comment est-ce que je peux l’améliorer? Comment est-ce que je pourrais peindre des couleurs vaporeuses et lumineuses… sur un fond noir?
Ces questions sont restées tranquilles dans un coin de ma tête. Jusqu’au soir où, en regardant un tutoriel de Bob Ross, j’ai eu l’illumination dont j’avais besoin! Il peignait un ciel nocture, avec du rouge et du bleu, sur une toile noire!
Donc je me suis dit que c’était ça que je devais faire: peindre avec de la peinture à l’huile sur un fond noir, en essayant d’appliquer la technique de Bob.
Voici mes deux oeuvres, côte à côte, avant l’intervention de Photoshop!
Alors j’ai essayé. Je ne voulais pas créer quelque chose de totalement différent, mais seulement améliorer ce que j’avais déjà fait. Alors je me suis appliquée à peindre à peu près les mêmes formes, les mêmes couleurs…
Malgré tout, je regardais ce que j’avais peint sur ma toile noire, et je me sentais encore un peu déçue. Je ne voyais pas comment j’allais réussir à améliorer mon concept avec ça.
J’ai pensé à juste abandonner le projet. Puis, je me suis dit, ben non, tant qu’à avoir essayé, je vais au moins scanner ma nouvelle oeuvre, pour voir ce que ça va donner. Je vais lui laisser une chance de me surprendre!
Mais une fois la toile scannée… Bof. Je n’étais vraiment pas impressionnée.
Jusqu’à ce que, un peu par hasard, j’applique mes deux nébuleuses une par-dessus l’autre, en transparence! C’est là que ça m’a sauté aux yeux: c’était ça qu’il fallait faire, mélanger les deux!!
Des couleurs avec un fond blanc… et des couleurs avec un fond noir.
Et voici mes deux couvertures, côte à côte! Grâce à l’intervention de Photoshop, la deuxième couverture a été créée en combinant mes deux oeuvres.
Il m’a suffit de faire quelques retouches pour que ça soit parfait! Le changement est subtil, mais je suis vraiment fière du résultat. Enfin, j’ai fini de ressentir une légère déception en regardant mon roman préféré!
En fait… pas tout à fait. Parce qu’il me reste encore environ une vingtaine d’exemplaires à vendre, alors je vais devoir continuer de fréquenter mon ancienne image de couverture pendant encore un moment.
Mais je suis vraiment contente d’être allée jusqu’au bout de mon idée. Être artiste, c’est un cheminement qui n’a pas de fin. Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre, à comprendre, à expérimenter.
J’ai déjà hâte à ma prochaine couverture de livre! Et je risque d’en avoir plus qu’une à créer… 😉
La fin du mois de février, c’est le moment idéal pour vous rappeler une manière toute simple d’aider les auteurs indépendants que vous aimez: demandez leurs livres à votre bibliothèque locale.
Pourquoi? Parce que c’est en février que les auteurs inscrits au Programme du droit de prêt public reçoivent de l’argent si leurs livres se retrouvent dans les bonnes bibliothèques, au bon moment. Alors moi, quand je reçois mon enveloppe du DPP, je me dis: ah oui, c’est vrai, ça serait une bonne idée d’essayer de faire entrer plus de mes livres dans les bibliothèques!
Sauf que je ne peux pas vraiment y arriver seule… J’ai besoin de votre aide.
J’imagine que pour ce qui est des auteurs publiés par les grandes maisons d’édition, leurs livres ont de bonnes chance d’automatiquement se retrouver dans un grand nombre de bibliothèques… Mais pour les auteurs indépendants et autoédités, c’est un peu plus compliqué.
Les bibliothèques ne peuvent pas acheter de livres directement de nous. Elles doivent les acheter dans une librairie agréée. Et elles risquent de ne pas le faire si personne ne leur en fait la demande. C’est là que nos lecteurs et lectrices peuvent nous aider!
Pour me donner un coup de main, vous pouvez contacter votre bibliothèque locale pour leur dire que vous aimeriez qu’elle fasse l’acquisition de certains de mes livres. Et pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas leur demander des livres de tous vos auteurs indépendants préférés, ou de ceux dont vous aimeriez découvrir l’univers?
Ça vaut la peine de le faire, et pour plusieurs raisons… 📚
1 – Si votre bibliothèque achète mes livres, vous pourrez les lire gratuitement! C’est pratique si vous n’avez pas un gros budget, ou vraiment plus de place dans la bibliothèque de votre salon.
2 – Vous m’aiderez à me faire connaître, puisque d’autres gens qui fréquentent votre bibliothèque locale pourront eux aussi lire mes livres gratuitement!
3 – Vous ferez découvrir mes livres à votre bibliothécaire, qui est probablement une personne passionnée par la lecture et qui aime peut-être découvrir de nouveaux auteurs.
4 – Grâce à votre demande, je pourrai recevoir un montant d’argent de la part du Programme du droit de prêt public… mais seulement si votre bibliothèque fait partie de leur échantillonnage.
5 – Une fois par année, je pourrais donc recevoir grâce à vous une plus grosse compensation monétaire pour tout le travail non rémunéré que je fais pour écrire, réviser, illustrer, publier, et promouvoir mes livres. Et tout ça, sans que ça vous coûte quoi que ce soit, à part quelques minutes de votre temps!
Je vous l’avais bien dit que ça valait la peine! 😊
Pour finir, j’aimerais faire une petite précision à propos du fonctionnement du programme du DPP. Je crois que la plupart des gens supposent que dès qu’un livre est dans une bibliothèque, l’auteur reçoit un petit montant d’argent chaque fois que quelqu’un l’emprunte pour le lire…
Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Un livre présent dans une bibliothèque rapportera le même montant à son auteur, que personne ne l’emprunte ou qu’il soit emprunté 1000 fois par mois.
👉 La bibliothèque en question fait partie de l’échantillonnage du DPP pour l’année en cours. Ce ne sont pas toutes les bibliothèques qui en font partie, ce qui limite le montant que l’auteur peut recevoir.
Tout ça pour dire que je vous serais très reconnaissante de demander un ou plusieurs de mes livres à votre bibliothèque locale… Si vous le faites, assurez-vous de me le dire pour que je vous remercie!