Commentaires sur Romance à Victoriaville

Couverture du livre Romance à Victoriaville, par Myriam Plante

Si tu as lu mon petit livre Romance à Victoriaville (c’est-à-dire: ma meilleure blague du poisson d’avril), tu peux partager tes commentaires ci-dessous. Essaie juste, s’il te plaît, de ne pas dévoiler le punch de la fin, au cas où quelqu’un visite cette page avant d’avoir lu le livre! 😉

Qu’est-ce que tu as pensé de l’histoire de Dan et d’Érica? Est-ce qu’il y a des passages qui t’ont fait rire?

Tu n’as pas encore lu Romance à Victoriaville? J’ai des exemplaires en quantité limitée, et il est bien sûr disponible en numérique sur plusieurs plateformes.

-> Retour à la page principale des commentaires

Ma meilleure blague du poisson d’avril

J’ai toujours aimé le jour du poisson d’avril.

C’est comme une fête non-officielle, qui dans le fond sert juste à dire ou faire quelques niaiseries pour faire rire ou sourire les gens.

Ou en tout cas, c’est comme ça que moi, je vois ça. Je serais très heureuse que quelqu’un me colle un poisson en papier dans le dos (je m’en suis même déjà collé un moi-même!) mais comme je passe souvent le poisson d’avril seule chez moi, j’aime bien les blagues qui se font sur internet.

Du genre, une compagnie annonce sur Facebook qu’elle offre des nouveaux smoothies à saveur de cornichons, la plupart des gens rient, il y a quelques personnes perdues qui sont fâchées et trouvent ça dégueulasse… et au moins deux ou trois personnes qui disent hé, mais j’aimerais ça pour vrai, moi!

Chaque année, j’essaie de faire une petite blague, soit sur mes réseaux sociaux ou dans le C.L.L.E.M.P., juste parce que ça m’amuse.

La première fausse version de la couverture.

Le premier avril 2024, je m’étais surpassée! J’avais prétendu avoir écrit un livre appelé Romance à Victoriaville. J’avais écrit un résumé, créé une page couverture, et préparé une page de précommande sur mon site internet.

C’était drôle pour moi, et pour quelques personnes qui me connaissent bien, parce que j’ai souvent dit que je ne me verrais pas écrire une romance. Ce n’est pas un genre littéraire qui m’attire particulièrement.

Donc, le bouton de précommande ne menait nulle part, le livre n’existait pas. Mais il y a quelques personnes qui ont dit hé, mais j’aimerais ça lire ça, moi!

Et moi, je me suis laissée prendre à ma propre blague, parce qu’un peu après le poisson d’avril, j’ai commencé à me demander de quoi ça aurait l’air, si j’écrivais Romance à Victoriaville pour vrai.

J’ai décidé que ce serait ça, ma blague pour 2025: j’ai repris le même résumé, j’ai créé une page couverture plus détaillée et plus jolie, et j’ai écrit le livre pour vrai.

Et maintenant, il est en vente, pour vrai.

Quand je l’ai annoncé sur internet, il y a des gens qui n’étaient pas sûrs… Et d’autres qui ont assumé que c’était une blague du poisson d’avril, et qui ne se sont pas donnés la peine de cliquer sur le lien.

Il y a même quelques personnes qui ont dit Myriam, pourquoi tu nous fais la même joke que l’année passée?

Couverture du livre Romance à Victoriaville, par Myriam Plante
La vraie version de la couverture.

Hum, non, ce n’est pas exactement la même joke. En 2024, la joke c’était que le livre n’existait pas. Cette année, la joke, c’est que le livre existe!

Romance à Victoriaville, c’est une romance qui n’est peut-être pas tout à fait romantique. C’est un peu une parodie de romance, avec ma touche personnelle. C’est une histoire qui rend hommage à ma ville, et à certains endroits que j’aime visiter, comme le réservoir Beaudet, le Mont Arthabaska, et la Fromagerie Victoria.

Par-dessus tout, Romance à Victoriaville, c’est la preuve de mon dévouement au poisson d’avril. J’avoue que par moments, ça ne me tentait pas pantoute d’écrire des scènes « cutes » entre Dan et Érica qui mangent ensemble au restaurant. J’ai essayé de rendre ça amusant et intéressant, mais je trouvais ça plate à écrire. Ce n’est pas mon style du tout!

Mais je l’ai fait quand même, pour la gloire du poisson d’avril! 🐟👑

Pour que des gens sourient, et disent «Tu l’as déjà fait cette joke-là, je m’en souviens!» ou encore «Ben oui, Myriam qui écrit de la romance, c’est clairement un poisson d’avril.»

Oui, c’en est un. Mais il est plus complexe qu’il en a l’air…

Finir et commencer à écrire

Écrire un livre, ce n’est pas toujours excitant.

Ça demande beaucoup de discipline, en fait. Pour réussir à écrire régulièrement, je pense qu’il faut en faire une habitude. Une routine. Et une routine… ce n’est pas toujours excitant.

Mais il y a deux moments qui se démarquent: finir d’écrire un livre, et commencer à écrire un livre.

Finir d’écrire un livre, c’est un exploit! C’est une réussite. C’est atteindre la ligne d’arrivée dans un long marathon. C’est constater que tout le temps, le travail, les efforts, et la discipline ont donné un résultat: le livre est terminé!

Ça, c’était moi le 13 mai 2022, quand j’ai commencé à écrire le tome 1 de l’histoire d’Henry. C’est ma tradition de prendre une photo de moi quand je commence, et quand je finis d’écrire un livre. Je garde ça précieusement dans mes archives.

Commencer à écrire un livre, c’est un peu comme commencer une randonnée qui va nous mener à escalader une montagne. C’est le début d’une belle et longue aventure. On a plein d’énergie et de motivation. On a plein d’idées… et c’est un moment où tout peut arriver.

Donc, je peux dire que je termine présentement une semaine très excitante!

Le dimanche, 23 mars, j’ai fini d’écrire le tome 1 de ce que j’appelle pour l’instant «l’histoire d’Henry». J’avais commencé ce livre en 2022, et il est maintenant fini, et je suis vraiment satisfaite de ce que j’ai créé. Écrire cette histoire a été une belle aventure, du début à la fin!

Ça, c’était moi le 23 mars 2025, quand j’ai fini d’écrire mon tome 1. On voit dans ma face que ma joie n’est pas pareille que celle que j’avais quand j’ai commencé mon projet!

La fin qui n’était pas vraiment une fin, dans le fond… Parce qu’hier, 27 mars, j’ai commencé l’écriture du tome 2!

J’avais laissé Henry, Benedict, Anders, et les autres dans une situation critique à la fin du tome 1. Je me disais que ça me prendrait un bon bout de temps avant de rassembler et organiser mes idées pour pouvoir aller les retrouver dans le tome 2…

Mais j’avais trop hâte. Il fallait que j’aille les aider à se sortir du trouble!

Alors j’ai fait un petit ménage dans mes notes, et j’ai écrit un très long « résumé » de ce qui allait se passer dans le tome 2. Et après, j’ai commencé à écrire. Et j’ai déjà presque fini mon premier chapitre!

Ça coule. Mes idées coulent, un peu comme de l’eau.

C’est quelque chose que j’avais déjà remarqué depuis longtemps. J’en ai même parlé dans mon blogue en 2014, dans un article appelé «Le robinet est ouvert».

C’était vrai dans ce temps-là, et c’est encore vrai maintenant: quand on commence à écrire une histoire, c’est un peu comme ouvrir un robinet. Nos idées peuvent se mettre à couler comme de l’eau, jusqu’à former une flaque, une rivière, un lac… un océan.

Je pense que c’est important quand même de connaître nos personnages, et le monde dans lequel ils évoluent. Je ne suis pas certaine que mes idées couleraient aussi facilement si j’essayais d’écrire l’histoire de personnages que je ne connais pas du tout. Peut-être, mais peut-être pas.

J’ai écrit un guide appelé Comment écrire un livre, et il y a des gens qui l’ont lu et qui l’aiment bien. Mais je ne pense pas que j’ai parlé de ma métaphore du robinet à l’intérieur…

Maintenant, après ma semaine excitante d’auteure, ça serait ça le conseil que je donnerais à quelqu’un qui a envie d’écrire un livre, et qui ne sait pas trop comment commencer: commence à écrire. Fais juste commencer.

Apprends à connaître tes personnages, apprends à les aimer (et/ou à les détester), et ensuite, commence à écrire leur histoire. Ouvre le robinet. Note les idées qui te viennent, et continue d’avancer, à ton rythme, jusqu’à ce que tu atteignes la fin de ton marathon.

Pour finir, ça, c’est moi hier, le 27 mars, quand j’ai commencé à écrire mon tome 2. En même temps, c’est une publicité pour mon gros cahier «J’écris mon livre», disponible sur Amazon et dans ma boutique en ligne.

Film d’écrivain en péril: Minuit à Paris

Film d'écrivain en péril

En l’honneur de la Saint-Valentin, j’ai fait l’effort de regarder une comédie romantique, alors que ce n’est vraiment pas mon genre de film préféré.

Minuit à Paris est un film paru en 2011, dont voici le résumé:

«Lorsqu’il découvre un chemin vers le passé, un écrivain passe ses soirées à Paris en compagnie de ses figures littéraires favorites des années 20.»

Le film commence avec une annonce touristique pour nous inciter à visiter Paris. Bon, pas exactement… Mais il y a quand même au moins 5 minutes de vidéos qui montrent différents monuments de Paris, dont certains que j’ai déjà eu la chance de voir et de visiter!

Je trouvais ça un peu comique parce que juste avant le film, Tubi m’avait montré une publicité pour Ottawa. (De Oh!… à Ah!) Ottawa… et ensuite, Paris!

Une fois le montage de vidéos touristiques terminé, on rencontre Gil Pender, aspirant écrivain, et sa fiancée, Inez. Dès le début, on se rend compte qu’ils n’ont pas grand-chose en commun, et qu’ils feraient aussi bien de ne pas se marier.

Inez pense que Gil perd son temps en essayant d’écrire son premier roman, et elle trouve ridicule son rêve de déménager à Paris alors que elle, elle a choisi qu’ils s’installeraient ensemble à Malibu. Pourquoi tu t’es fiancé avec cette fille, Gil?

En plus, les parents d’Inez, avec qui les deux fiancés sont en voyage à Paris, sont des riches snobs qui n’approuvent clairement pas le choix de leur fille.

Un soir, après une dégustation de vin, Gil décide d’aller prendre une marche pour avoir un peu la paix de son entourage. Il se perd dans les rues de Paris… jusqu’à ce qu’une vieille voiture s’arrête près de lui, et que les gens à l’intérieur l’invitent à monter avec eux. Gil proteste, mais les fêtards insistent: viens avec nous, on va faire la fête!

Si Minuit à Paris avait été un film d’horreur, la petite balade en voiture de Gil se serait certainement mal terminée. Il me semble que monter dans une voiture avec des inconnus au milieu de la nuit, c’est une bonne manière de se réveiller dans une ruelle le lendemain, avec des organes en moins… Ou quelque chose du genre.

Mais non, ce n’était pas ce genre de film: Gil s’est bel et bien retrouvé dans un party. Dans les années 20. Il a rencontré Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, et bien d’autres écrivains que je ne connais que de nom, mais que Gil admirait. J’étais plus familière avec les peintres qu’il a rencontrés dans ses aventures nocturnes, grâce à mes cours d’histoire de l’art.

Évidemment, Gil décide de retourner au même endroit dans le passé nuit après nuit, parce qu’il a toujours été fasciné par cette époque, et que des nouveaux amis artistes, eux au moins, l’estiment et croient en lui.

J’avoue que je ne m’attendais pas à grand-chose, mais que j’ai beaucoup aimé le film, finalement! Surtout parce que, oui, il y avait de la romance, mais ce n’était pas ce qui prenait le plus de place dans le film.

L’histoire était plutôt une réflexion sur le «syndrôme de l’âge d’or», qui consisterait à vivre dans le déni et la nostalgie, en étant convaincu qu’une autre époque était bien meilleure que le présent, et que si on vivait dans le passé, on serait beaucoup plus heureux.

Ouf… ça me parle beaucoup, ça! Beaucoup.

Surtout ces temps-ci, il me semble qu’à peu près n’importe quelle époque serait meilleure que la nôtre. À peu près.

Mais comme Gil va le découvrir dans le film, cette nostalgie d’une époque plus belle et plus simple peut être trompeuse…

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

Film d’écrivain en péril: Sinistre

Film d'écrivain en péril

Hier soir, j’ai regardé mon premier film d’écrivain en péril de l’année! Il s’agit de Sinistre, un film d’horreur paru en 2012, disponible sur Tubi.

Je viens d’apprendre que ça a l’air que, selon la science, Sinistre serait le film d’horreur le plus effrayant de tous les temps… Ah? Ben coudonc! Si j’ai survécu à ce film, et sans faire de cauchemar, peut-être bien que je pourrais survivre à n’importe quoi.

«Auteur de romans policiers, Ellison Oswalt s’inspire de faits réels pour ses histoires. En panne sèche, pour trouver l’inspiration, il décide de s’installer avec sa famille dans une maison dont les anciens résidents et propriétaires ont été retrouvés pendus.»

Donc, voilà, notre ami Ellison Oswalt décide d’aller s’installer, avec sa femme et leurs deux enfants, dans une maison dont les anciens propriétaires ont été mystérieusement assassinés. Et bien sûr, il n’a pas mentionné ce petit détail à sa femme…

Les écrivains, dans les films d’horreur, ont toujours de si bonnes idées!

Tout en s’installant dans sa nouvelle demeure, Ellison découvre, dans le grenier, une boîte dans laquelle il y a des bobines de film Super 8, avec le projecteur qui permet de les visionner. Il s’installe donc dans son bureau d’écrivain pour découvrir ce que cachent ces mystérieuses bobines.

Oups! La première qu’il regarde montre le meurtre des anciens propriétaires de la maison… Et les autres sont toutes dans le même style. Plutôt que d’avertir la police, ce qui serait une bonne idée pour de vrai, il décide de garder ça pour lui et de mener sa propre enquête.

Après tout, c’est pour ça qu’il est venu s’installer dans cette maison! Pour essayer de découvrir ce qui est vraiment arrivé à la famille qui y vivait avant lui. Pour pouvoir écrire un livre sur le sujet. Pour devenir riche et célèbre. Oui oui.

Son plan est simple. Mais malheureusement pour lui, ça ne va pas vraiment se dérouler comme prévu…

J’ai trouvé le film vraiment captivant, du début à la fin. Selon moi, son défaut, c’est qu’il se passe en majorité dans le noir total, ce qui fait que c’est comme un peu dur de comprendre ce qui est en train de se passer dans certaines scènes.

Imagine la famille à table, en train de souper… Une petite lumière éclaire la table et leurs visages, mais le reste de la pièce est plongé dans le noir. Ok, je veux bien croire que vous êtes dans un film d’horreur, mais allumez la lumière, mautadit!

Bon. J’imagine que si ces personnages pouvaient me voir, quand je marche jusqu’à ma salle de bain dans le noir après avoir regardé un film d’horreur, ils me jugeraient peut-être aussi.

Mais moi, au moins, je n’ai jamais volontairement emménagé dans une maison dans laquelle des meurtres ont eu lieu.

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

L’objectif que je n’ai pas atteint en 2024

Déjà 2025? Maudit que 2024 a passée vite… même si, dans le fond, elle m’a donnée 12 mois pour me préparer mentalement à changer d’année. Tsé. Je n’étais quand même pas prête.

J’ai vu plein de gens, surtout des amies auteures, faire un bilan de ce qu’ils ont accompli en 2024, sur Facebook. Et je trouve ça cool, et je suis fière de voir ce que les gens ont accompli, et aussi qu’ils aient pris la peine d’en faire une liste. C’est important de se féliciter, dans la vie.

Moi, en 2024, j’avais une priorité. Un but ultime. Un objectif que je voulais absolument atteindre…

Et que je n’ai pas réussi à atteindre.

Je voulais publier mon gros roman de Sechora, et je croyais vraiment que j’allais le faire. J’y ai travaillé, j’ai progressé. Mais mon roman n’existe pas encore.

Et dans un sens, je m’y attendais. Même si je voulais le publier, je me doutais bien que ce ne serait pas aussi simple que ça. Parce que j’avais peur. Et que j’ai encore peur.

Concrétiser un projet gros comme celui-là, publier un livre sur lequel je travaille depuis plus que 20 ans… ça fait peur. Ou plutôt, j’ai peur de le publier et de constater que tout le monde s’en fout, ou que personne ne l’aime.

J’ai peur de l’échec.

Mais ma peur ne va pas m’empêcher d’accomplir cette quête super importante pour moi. Elle fait juste me ralentir. Je m’y attendais, et j’avais raison. Mais c’est correct… Le fait de ne pas l’avoir publié en 2024, ce n’est pas un échec, ni un abandon. Juste un petit contretemps!

Et là, Sechora, c’est devenu ma priorité pour 2025.

Allo 2025! Chaque année, je fais un petit graffiti sur le miroir dans ma chambre, pour ne pas oublier que le dernier chiffre a changé.

À part progresser avec Sechora, qu’est-ce que j’ai accompli d’autre, en 2024?

  • J’ai publié 2 nouvelles dans le recueil La Cantine, en collaboration avec mes copines auteures inconnues.
  • J’ai participé à 13 évènements littéraires. J’ai surmonté la fatigue intense générée par ces évènements, j’ai passé de beaux moments et fait de belles rencontres.
  • J’ai sauté en parachute même si j’avais peur d’avoir peur pendant le temps passé en chute libre. Et j’ai eu peur! Mais j’ai aussi vraiment aimé mon expérience.
  • J’ai enfin suivi la formation de copywriting The Copy Cure de Marie Forleo, qui m’intéressait depuis déjà quelques années. J’hésitais à me lancer à cause du prix, mais aussi parce que j’avais peur de n’obtenir aucun résultat. Et je n’ai en effet obtenu aucun résultat… pour le moment.
  • J’ai mené des combats (non terminés) contre les bogues de WiFi, et j’ai changé mon ordinateur, ce qui est toujours un évènement légèrement traumatisant pour moi.
  • J’ai transféré mon site internet sur la plateforme WordPress, parce que le prix que je payais sur Wix à chaque année était de plus en plus exagéré, et que je suis pauvre, tsé.
  • J’ai survécu à ma 2e extraction de dent en 2 ans. Si je continue à perdre mes dents à ce rythme-là, je serai complètement édentée dans 30 ans. Quand même pas trop pire, mais je préférerais éviter de me rendre là.
  • J’ai célébré le 10e anniversaire de la publication de mon premier roman Le Parfum du Vent avec une toile, et une édition intégrale qui rassemble mes deux livres de dragon.
  • J’ai bien avancé dans l’écriture de mon roman encore sans titre officiel qui se passe avant La quête de Marianne.
  • Je me suis fait tatouer une abeille, après quelques années à y réfléchir et à en avoir envie.
  • J’ai sûrement fait plein d’autres petites choses dont je suis fière, mais qui ne me viennent pas en tête.

Pour 2025, je VEUX finir Sechora. Et j’aimerais aussi garder la motivation de prendre le temps de faire les choses que je veux faire, au lieu de me désoler de ne pas avoir le temps.

Ah, et continuer à faire des choses même si j’ai peur de les faire, aussi. On dirait que ça fonctionne quand même bien.

Ça fait 10 ans que je suis une auteure!

Aujourd’hui, c’est le 10e anniversaire de lancement de mon premier roman, Le Parfum du Vent.

À chaque année, je me laisse une petite note sur mon calendrier pour me rappeler que le 7 décembre, c’est une journée spéciale. Mais cette année, c’est encore plus spécial, parce que ça fait 10 ans que j’ai publié mon premier livre, et 10 ans que je suis officiellement une auteure inconnue.

Pour célébrer cet anniversaire, j’ai préparé quelques surprises. J’ai décidé de publier une nouvelle version de mon roman: dans Le parfum du vent et le goût de l’eau, il est réuni avec son tome 2. Ça donne un beau gros livre de 573 pages!

Je ne vais pas revenir sur tout mon cheminement et mes réflexions, parce que j’ai réfléchi longtemps avant de me décider. Mon but principal, c’était d’essayer de rendre les aventures de mon ami Dragon plus accessibles. La duologie intégrale est maintenant disponible sur Amazon.

Pour l’instant, l’ultime version de mes deux romans de dragon est seulement disponible sur Amazon!

Un 10e anniversaire, c’est un bon moment pour réfléchir à ce que j’ai accompli, dans ma carrière d’auteure inconnue, depuis mon tout premier lancement.

Est-ce que ça se fait, résumer 10 ans en quelques mots dans un blogue? Non. Mais je vais quand même essayer.

Premièrement, ben oui, 10 ans plus tard, je suis toujours une auteure inconnue. Il y a plus de monde qui me connaît qu’au moment où j’essayais de vendre mon premier roman, bien sûr. Mais est-ce que mes livres sont connus? Est-ce qu’ils sont lus? Est-ce qu’ils sont aimés, et considérés comme des livres qui doivent absolument être lus?

Est-ce que j’ai du succès en tant qu’auteure?

Parce que j’ai relu les messages que les gens avaient laissés dans mon livre d’or, le jour de mon premier lancement. C’est pas mal ça qui ressort: on me félicitait, et on me souhaitait du succès avec ce premier livre, et avec les suivants.

Donc, est-ce que j’en ai eu, du succès, en 10 ans?

Bien honnêtement, je considère que je n’en ai pas vraiment eu. Pas vraiment. Pas beaucoup.

Oui, il y a des gens qui ont lu mes livres. Et il y a même des gens qui m’ont dit les avoir aimés! Je suis toujours extrêmement heureuse et reconnaissante de ça.

Malgré tout, je n’ai pas l’impression d’être rendue à un point de ma carrière d’auteure où je peux dire que j’ai du succès. J’ai toujours beaucoup de difficulté à vendre mes livres, à me faire connaître, à connecter avec les gens. À ne pas me sentir invisible dans un immense océan de gens qui essaient tous de vendre leurs livres.

Mais cette constatation-là n’est pas nécessairement négative. Parce que l’important, dans tout ça, c’est que je suis encore là. J’essaie encore. Je continue mon chemin. Une décennie après le lancement de mon premier roman, j’ai publié plusieurs autres livres, et je continue à écrire avec la même passion, la même discipline, la même folie étrange qui me souffle parfois à l’oreille qu’un jour, un jour, peut-être, ça va fonctionner.

Un jour, peut-être, je vais constater que j’ai écrit des livres qui ont de la valeur pour plusieurs personnes, des livres qui sont aimés, remarqués, attendus, célébrés… et qu’à ce moment-là, je vais me dire en toute humilité que oui, j’ai du succès.

Peut-être que je ne vivrai jamais de ma plume. Mais peut-être que ce n’est pas ça qui est important, dans le fond.

En 10 ans, j’ai vécu bien des aventures que je n’aurais jamais vécues si je n’avais jamais réalisé mon rêve de publier mon roman et de devenir auteure. J’ai appris beaucoup de choses. J’ai rencontré plein de gens inspirants, de gens créatifs et tenaces qui, comme moi, travaillent fort pour concrétiser leurs rêves.

J’ai la chance d’avoir des amies auteures extraordinaires, et de sentir que je fais partie d’une belle communauté d’auteurs québécois indépendants. Bon, à cause de ma nature de fille introvertie, j’ai l’impression de surtout être dans les marges de cette communauté, et de probablement être la fille bizarre qui prend des photos comiques pour les réseaux sociaux avec ses amies auteures inconnues, mais que personne ne connaît vraiment, justement.

Mais j’en fais quand même partie. Je ne suis plus toute seule dans mon coin, à ne pas trop savoir où je m’en vais, comme je l’étais suite à mon premier lancement en décembre 2014.

Je sais très bien où je m’en vais: en 2025, je vais tout faire pour enfin réussir à publier Sechora, l’immense roman que j’ai commencé à écrire longtemps avant d’écrire mon histoire de dragon…

Et après ça, je vais continuer. Continuer à écrire, à créer, à publier, à essayer.

Parce que je suis une auteure, et que c’est ça que j’ai toujours voulu faire de ma vie.

Cette photo où j’étais un bébé n’a pas été prise le jour de mon lancement, mais probablement le jour où j’ai reçu mes caisses de livres chez moi. Ce qui me frappe en la voyant, c’est à quel point l’entrée de mon appartement a changé, depuis 2014!

Film d’écrivain en péril: Widow’s Point

Film d'écrivain en péril

J’ai trouvé un autre film d’écrivain en péril sur Tubi! Hier soir, j’ai regardé Widow’s Point, un film d’horreur paru en 2019.

Voici ma traduction de son résumé: «Afin de faire un coup de publicité pour son prochain livre, un auteur de romans d’horreur passe la fin de semaine enfermé dans un phare du 19e siècle réputé comme étant hanté.»

Ça a l’air d’une très bonne idée… n’est-ce pas?

Le film nous montre les prouesses de Thomas Livingston, un auteur déterminé à écrire un livre sur ce qu’il considère comme étant la légende du phare hanté de Widow’s Point. Il a loué la maison connectée au phare dans le but d’y passer la fin de semaine, mais à son arrivée sur les lieux, Parker, le vieux gardien, l’informe qu’il ne le laissera pas entrer dans la tour.

Thomas lui dit quelque chose du genre «Vous ne croyez quand même pas à ces histoires de fantômes?» Et Parker lui répond «Les histoires sont pour les enfants… et pour les adultes avec un caractère enfantin.»

Bien sûr, il lui dit ça en le regardant d’un air légèrement dédaigneux, comme pour bien lui faire comprendre ce qu’il pense de son métier d’écrivain.😅 Tout en affirmant subtilement que les histoires de fantômes entourant le phare ne sont pas des histoires, mais la vérité.

Thomas, grâce à son argent, réussit quand même à le convaincre de déverrouiller la porte menant au phare. Son plan est simple: Parker va verrouiller la porte derrière lui, et il va passer la fin de semaine enfermé dans le phare.

Pendant ce temps-là, sa publiciste va rester dans la maison, et surveiller un écran qui montre en direct ce que Thomas va filmer avec sa caméra.

Entretemps, on en apprend plus sur le passé du phare, grâce aux recherches effectuées par Thomas. Au cours des années, il y a eu des meurtres, des suicides, et plein d’évènements étranges entourant le fameux phare…

D’ailleurs, Thomas est rapidement témoin de choses étranges. Mais sa publiciste, elle, ne voit rien. Parce que la caméra, puis le micro, cessent mystérieusement de fonctionner!

Elle commence par s’inquiéter un peu… pour finir par se dire qu’il a sûrement fait exprès de fermer l’image et le son, pour ensuite pouvoir prétexter qu’il a vu des fantômes et vécu des choses effrayantes. Elle trouve ça ingénieux. C’est certain que le livre va bien se vendre!

Sauf que, oups! Thomas vit réellement des choses effrayantes. La pire chose qui lui arrive, selon moi, c’est que toutes les bouteilles d’eau qu’il a apportées dans sa glacière sont soudainement remplies d’eau salée, et que ses sandwiches et ses fruits moisissent rapidement et se retrouvent pleins de petits vers grouillants… Ark. Ark!!

Dès le début du film, j’ai trouvé que l’acteur principal avait des airs de Johnny Depp. C’est un peu comme si le directeur avait essayé de commander un Johnny Depp pas cher, sur un site internet douteux, et que ce gars-là était arrivé chez eux. «Ah… c’est pas exactement ça que j’ai commandé, mais… Ah oui, ça va faire la job! Parfait, j’ai ma star!»

Mon impression s’est renforcée dans les scènes où Thomas sombre dans la folie, qu’il se parle tout seul, rit de manière inquiétante, et ne comprend plus rien de ce qui se passe. J’aurais bien vu Johnny jouer ce rôle-là!

J’ai trouvé qu’il y avait quelques moments vraiment effrayants dans le film. Quant aux scènes où ce pauvre écrivain en péril devient fou, je ne suis pas certaine si c’était supposé être comique ou sérieux et dramatique… Moi, en tout cas, j’ai beaucoup ri! Et je ne dis pas ça d’une manière négative: j’ai trouvé le film dans son ensemble vraiment cool et amusant.

Il y avait des effets spéciaux d’une qualité douteuse, mais pas en quantité industrielle, heureusement. Et j’ai trouvé le punch final très efficace.

Et puis… Je dois avouer que si je devais passer une fin de semaine enfermée avec rien à boire ni à manger, moi aussi, je deviendrais folle! Alors, vraiment, je te comprends, Thomas.

-> Retour à la liste des films d’écrivain en péril

La longue histoire de mon saut en parachute

Hier, j’ai été catapultée en dehors de ma zone de confort quand j’ai sauté par la porte d’un avion qui volait à 13 500 pieds d’altitude.

Contrairement à mon petit voyage en voilier, en 2017, ce n’était pas une aventure fantaisiste pour m’inspirer pour écrire une histoire qui se passe sur un grand voilier… Non, si j’ai fait un saut en parachute, c’est parce que mes parents, mon parrain et ma marraine m’ont donné un certificat cadeau pour ma fête!

Le plus drôle, dans tout ça, c’est que je n’avais jamais demandé ça comme cadeau. Jamais. Mon père a déjà sauté en parachute, en 2008. Je sais qu’on m’a déjà demandé si je serais game de le faire, et je sais que j’avais répondu oui…

Tsé, mettons, sauter en bungee, non, jamais de la vie! Mais en parachute, ben oui, je le ferais… C’est facile de dire oui quand on est persuadée que ça n’arrivera jamais.

Mais j’ai reçu un certificat cadeau, oups! Je n’avais pas le choix de m’en servir.

En fait, ce n’était pas pour ma fête de l’année passée que j’ai reçu ce cadeau particulier, mais celle de l’année d’avant. J’ai voulu aller faire mon saut en automne 2023, sauf que ça a été annulé 2 fois, parce que la température était mauvaise.

Et là, je voyais l’été 2024 passer en me disant, ouin, il faudrait bien que j’aille faire mon saut avant qu’il soit trop tard…

Mais je n’étais pas pressée d’y aller. Pourquoi? Ben… parce que j’avais peur.

Presque aussi peur de téléphoner pour prendre rendez-vous que de sauter en bas de l’avion, en fait. Je suis comme ça, moi. 🤷‍♀️

J’ai finalement pris mon courage à deux mains, j’ai appelé, et j’y suis allée, hier, en compagnie de mon fan club qui était là pour m’encourager.

Toute la semaine avant mon saut, j’étais stressée, mais quand même pas tant que ça. La nuit avant mon rendez-vous, là, j’ai très mal dormi… Je me réveillais à tout bout de champ, en vérifiant combien de temps il me restait à dormir avant de devoir aller accomplir mon destin d’écrivaine en péril.

J’ai mal dormi, mais je n’ai pas fait de cauchemar en lien avec le parachutisme… Mes rêves ne sont jamais vraiment thématiques: j’ai rêvé que j’adoptais une gerbille bizarre qui aimait grignoter le chocolat des Mini eggs de Cadbury, mais qui laissait la coquille en sucre dans sa cage.

Peut-être que pour ceux qui ont de l’expérience dans l’interprétation des rêves, ça veut dire: j’ai peur de sauter en parachute parce que ça a l’air que je vais tomber en chute libre pendant 25 secondes, et il me semble que ça va être long en maudit.

Donc, quand je me suis levée vendredi matin, c’était une belle journée ensoleillée. Aucun risque que le saut soit annulé à cause d’une mauvaise température. C’était vraiment une journée parfaite pour se pitcher en bas d’un avion!

En arrivant à l’aéroport avec mon fan club, j’ai eu une surprise. Mon certificat cadeau était pour un saut «Tandem aventure», qui implique une altitude moins haute et seulement 25 secondes passées en chute libre. Sauf que… oups, ça a l’air que j’étais là pour un saut régulier! La plus haute altitude possible, et un temps interminable en chute libre…

J’imagine que c’était à moi de préciser «Tandem aventure» au téléphone… mais je ne l’ai pas fait, et on ne m’a pas demandé non plus quelle sorte de saut je voulais. Bon, ben coudonc… c’était la chute libre que je redoutais le plus, et là, je vais en avoir beaucoup plus que prévu. Ok… GO!

Après avoir vu d’autres parachutistes atterrir, avoir été pourchassée par une guêpe qui voulait entrer dans ma sacoche, et m’être demandée pourquoi il faisait aussi chaud, j’ai été appelée sous un chapiteau où j’ai rencontré les autres gens qui allaient sauter avec moi, et mon sympathique instructeur, Étienne.

Ensuite, on a eu une mini formation qui m’a paru vraiment trop courte, et on est retournés sous le chapiteau pour se costumer. On n’était pas obligés de porter une combinaison de parachutiste, mais moi, évidemment, j’en voulais une!

Myriam porte une combinaison rouge, et se prépare pour un saut en parachute.
Une auteure, ça ne fait pas juste écrire! Parfois, ça se déguise et ça se prépare à partir en mission.

Après un petit moment d’attente, j’ai dit adieu à mon fan club et je suis entrée dans l’avion. On était un peu serrés comme des sardines, là-dedans!

Myriam est en compagnie de son instructeur de saut, et se prépare à monter dans un avion jaune.
Me voici ici en compagnie d’Étienne, mon sympathique instructeur. Derrière nous, on voit l’avion… ainsi que le portail qui va éventuellement m’aspirer dans une autre dimension de pure terreur et de hurlements sans fin! Je souris, sur la photo, parce que ça aurait sans doute troublé le photographe que je pleure en criant au secours!

J’ai déjà monté dans un avion plus petit que celui-là. Mais ce qui était bizarre, c’est qu’on était tous assis dos à l’avant de l’avion. La porte est située en arrière, donc, c’est logique. Mais monter dans le ciel à reculons, dans un petit avion qui brasse un peu, c’est une expérience assez déstabilisante, mettons!

Malgré tout, j’ai regardé par la fenêtre, j’ai repéré mon bloc appartement, et j’ai jasé avec mon instructeur, qui m’a aussi donné quelques conseils utiles. À moment donné, il m’a dit qu’on était rendus à la moitié de notre altitude… Je trouvais qu’on était déjà pas mal assez haut comme ça, mais non, il fallait monter encore, et encore…

Là, j’ai commencé à vraiment stresser. Mon stress a monté encore plus quand j’ai vu une lumière s’allumer, proche de la porte, et qu’Étienne m’a dit «Cette lumière-là, ça veut dire qu’il reste 3 minutes. Quand la lumière va s’allumer encore, la porte va s’ouvrir, et chacun notre tour, on va s’approcher pour sauter.»

Mon dieu, qu’est-ce que je fous là…? Dans quoi je me suis faite embarquer?? 😱

La lumière s’est allumée, la porte s’est ouverte… J’ai mis mes lunettes de protection, en me disant bon, ben coudonc, c’est là que ça se passe!

Je pense qu’il y avait 4 ou 5 personnes devant moi, incluant des gars qui sautaient seuls. J’ai été vraiment terrifiée de les voir sauter, parce que ça se faisait tellement vite… C’était comme voir quelqu’un se faire violemment aspirer dans une autre dimension, et disparaître… en sachant que ce serait mon tour dans quelques secondes.

Ça m’a vraiment fait peur. Et mon tour est vite arrivé, j’ai glissé sur le banc, puis sur le plancher de l’avion, devant la porte… le paysage en bas, minuscule, tellement minuscule… et puis, pouf!!

Heureusement que ce n’était pas à moi de décider quand je voulais sauter, parce que je serais peut-être encore dans l’avion, à contempler le paysage minuscule en me disant que ce n’est peut-être pas une si bonne idée. Même en sachant que j’ai un parachute, et un gars expérimenté attaché dans mon dos, et que tout va bien aller… ça reste que j’ai un instinct de survie qui me dit que sauter d’aussi haut, c’est dangereux, tsé!

Mais voilà, j’étais là devant la porte ouverte, et je n’avais aucune décision à prendre. Enweille en bas, allons tester la force de la gravité!!

Ouf! C’est fort, la gravité… Ça a l’air qu’on tombait à 200 km/heure.

Couchée sur le ventre, les jambes un peu pliées vers l’arrière, les bras serrés sur ma poitrine, le vent qui fait un bruit tellement intense tout autour de moi… et en bas, le minuscule paysage de Victoriaville, et les champs et les forêts qui l’entourent…

J’ai crié. J’ai gueulé, en fait, pas mal tout le long. Pas des hurlements joyeux comme quand j’ai du fun dans une montagne russe. Pas des cris suraigus comme quand j’ai peur dans un manège qui vire à l’envers.

Je pense que c’étaient plus des cris de pure terreur qui n’avaient aucune allure… mais heureusement, Étienne m’avait assuré que si jamais je criais pendant la chute libre, il ne m’entendrait pas. Je le crois: je ne m’entendais presque pas moi non plus.

Je n’avais même pas vraiment l’impression d’être en train de tomber… J’étais juste suspendue dans le ciel, beaucoup trop haut, avec du vent super bruyant, et j’avais peut-être peur de rester là jusqu’à la fin des temps, je ne sais pas trop.

À moment donné, Étienne m’a donné une tape sur l’épaule; c’était le signal pour que j’ouvre les bras. Je l’ai fait. Et j’ai continué à crier comme une folle… encore… et encore… Tellement que j’ai fini par me dire, voyons, c’est ben long, mon agonie dans le ciel!? Ça fait combien de temps que je gueule comme ça? Est-ce que ça vaut vraiment la peine de continuer…? Ah, ben oui, tant qu’à faire. Je commence à m’habituer à la sensation, je n’ai peut-être plus autant peur, mais je suis en chute libre dans le ciel, et personne ne va venir m’empêcher de crier autant que j’en ai envie, donc: AAAAAAAAAARRRRHHHHHHHH!!!!!

Puis, enfin, le parachute s’est ouvert! Youppi!! On a ralenti, j’ai arrêté de gueuler, et subitement c’est devenu super silencieux. Là, j’ai commencé à vraiment avoir du fun, je n’avais plus peur du tout! On se promenait dans le ciel en admirant le paysage un peu moins minuscule…

Myriam fait du parachute devant un beau ciel bleu!
Youppi, le parachute!! C’est bizarre, comment c’est fait… C’est vraiment comme une grosse voile, deux épaisseurs de toile avec des pochettes d’air entre les deux. Je n’aurais pas imaginé ça.

J’ai dit à mon instructeur que si je pouvais, je continuerais comme ça pendant des heures, tellement c’était cool! Il m’a même fait conduire un peu le parachute, et on jasait tranquillement, comme si c’était super normal d’être assis dans le ciel.

Il m’a expliqué qu’un parachute, ça atterrit un peu comme un avion. Il faut que ça fasse plusieurs passes, pour finalement se déposer au sol en étant face au vent, quelque chose comme ça.

Et un parachute, je pense que c’est aussi semblable à un voilier, dans le sens où j’ai bien de la misère à comprendre comment ça fait pour avancer face au vent.

Notre promenade dans le ciel a duré quelques minutes, et finalement, on a atterri dans l’herbe, sur le terrain de l’aéroport, où j’ai joyeusement retrouvé mon fan club.

Myriam et son instructeur sont sur l'herbe, et leur parachute traîne derrière eux.
Ah, nous voici de retour sur la pelouse! Toute bonne chose a une fin…

C’est grâce au photographe engagé par Parachute Victoriaville que j’ai pu avoir de belles photos comme ça. Mes parents ont essayé de me photographier, mais hélas, quand ils me cherchaient dans le ciel, ils étaient aveuglés par le soleil!

Myriam, en combinaison de parachutiste, lève les pouces dans les airs avec un sourire fier.
Victoire!! J’ai survécu à cette aventure intense!

J’ai aimé mon expérience. Bon, le bout en chute libre a été moins agréable de mon point de vue, mais il faisait quand même partie de l’expérience. C’était très intense et très excitant!

Et si, un jour, un de mes personnages tombe dans le vide dans une de mes histoires, je vais être bien équippée pour savoir comment il se sent. (Et j’espère qu’il ne tombera pas en chute libre jusqu’au sol…)

Mais, toi, dis moi… Est-ce que tu serais game de sauter en parachute? 🪂

Les livres ne sont pas essentiels

Quand j’étais à l’école primaire, j’ai fait un voyage en France. Mais avant d’y aller, il fallait participer à des activités de financement.

Ce que je détestais le plus, c’était quand il fallait aller parler de notre projet de voyage aux passants dans le centre d’achat, et leur demander des dons. J’haïssais tellement ça!

C’était beaucoup plus facile pour moi quand on offrait un service de vestiaire au cinéma, et qu’on demandait aux gens de nous donner 2$ pour qu’on prenne soin de leur manteau.

Un service de vestiaire, c’est utile. Peut-être pas essentiel, mais utile. Surtout en hiver, tsé! Mais donner de l’argent à une enfant qui quête pour pouvoir aller en France avec d’autres jeunes de son école, ce n’est pas utile. Pour quelqu’un qui veut juste magasiner en paix, c’est peut-être même gossant, surtout si l’enfant en question ne parle pas fort et qu’elle n’est clairement pas à l’aise de t’aborder pour te parler de son futur voyage et te demander de l’argent.

De nos jours, je ne quête pas pour partir en voyage, mais j’essaie de vendre mes livres. Et je trouve ça difficile. Pas autant que demander de l’argent dans un centre d’achat… mais difficile quand même.

C’est un peu parce que je suis introvertie et qu’interagir avec les gens me demande beaucoup d’énergie.

Mais c’est aussi parce que les livres ne sont pas essentiels.

Belle, qui gambade joyeusement autour d’une partie de ma PAL, n’est pas d’accord avec moi.

Bon, ok, pour les gens qui aiment lire, les livres sont essentiels. On en a besoin. Plus on a de livres, mieux c’est!

Je devrais plutôt dire que MES livres ne sont pas essentiels.

Les passionnés de lecture ont besoin de livres, mais ils n’ont pas besoin des miens en particulier. Et dans ma tête de fille qui trouve ça difficile de vendre ce qu’elle fait et qui réfléchit beaucoup à ce genre de choses, c’est un problème.

Des livres, il y en a partout. On peut en emprunter à la bibliothèque, ou même en trouver dans une boîte à livres. Pourquoi est-ce que quelqu’un achèterait les miens?

J’ai fini par comprendre que pour que quelqu’un ait besoin de lire un livre, il faut lui donner envie de le lire.

C’est simple. Évident, même. Et pourtant, quand j’ai constaté ça, une lumière s’est allumée au-dessus de ma tête et des petits anges ont joué de la trompette pour souligner à quel point c’était important.

Ben oui, j’ai compris que pour vendre mes livres, il faut que je donne envie aux gens de les lire.

Super! Mais… c’est là que ça bloque pour moi.

Je fais de mon mieux, dans les salons du livre, pour parler de mes livres avec enthousiasme. Ce n’est pas nécessairement désagréable, mais ça gruge mon énergie. Et c’est quand même rare que je réussis à convaincre quelqu’un de me lire, ce qui devient décourageant à la longue.

Hélas, je ne suis pas un puits sans fond d’enthousiasme, moi!

Au moins, je sais que même si mes livres ne sont pas essentiels, ils valent la peine d’être écrits, et il valent la peine d’être lus.

Il faut juste que je donne assez envie aux gens de les lire pour qu’ils aient besoin de les acheter, et que je le fasse avec autant d’aisance qu’une petite fille qui offre un service de vestiaire à 2$ dans l’entrée d’un cinéma en sachant que c’est beaucoup mieux que d’aller quêter au centre d’achat.

Je vais continuer à essayer.

Et toi, de ton côté, si tu as lu un livre, n’importe quel livre, que tu as vraiment aimé, n’hésite pas à en parler avec enthousiasme.

Je pense que ça peut vraiment faire une différence, surtout pour les auteurs inconnus.