Enfin! En fin de semaine, j’ai commencé ma deuxième grande révision de Sechora!
J’ai commencé avec deux textes auxquels je n’avais pas du tout touchés pendant ma première grande révision. Deux textes d’introduction, si on veut.
Ça a représenté plus de travail que ce à quoi je m’attendais. Il y en a un que j’ai décidé de carrément retirer du roman, pour le publier dans un genre de cahier d’accompagnement que je veux créer. L’autre, il va rester au début du roman… Mais j’ai corrigé ou enlevé plusieurs phrases, et il va falloir que je lui rajoute un petit bout pour compenser l’absence de l’autre texte.
C’est un peu complexe… Mais tout va bien. Et surtout, j’ai l’impression de travailler sur quelque chose de concret, qui me permet d’avoir, de plus en plus, une bonne idée de ce à quoi mon gros livre va ressembler.
Hier, j’ai révisé le premier chapitre de Leïya. Il a demandé beaucoup de corrections lui aussi, parce qu’au début de ma première révision, j’avais décidé de juste relire rapidement les chapitres au lieu de les améliorer. Après deux ou trois chapitres, j’avais pris la bonne décision de ralentir, mais d’aller plus en profondeur.
On peut voir ici à quel point j’étais impressionnée, hier, de découvrir que j’avais beaucoup plus de travail à faire que prévu.
Dans un moment, je vais commencer la révision du chapitre 1 de Nycolah, que je prévois de compléter avant la fin de la journée.
Mon but est de faire un chapitre d’un personnage chaque jour. Donc, si je me fie à mes talents en mathématiques: 24 chapitres + 1 conclusion X 4 personnages = 100 jours.
Ça devrait me prendre une centaine de jours… Mais seulement si je réussis vraiment à suivre mon plan. Il est très possible que je manque plusieurs journées, parce que je ne suis pas une machine. Pour compenser, ça pourrait arriver que je fasse plus qu’un chapitre par jour.
Comme je le disais hier soir à ma cousine, ça serait vraiment parfait, et ça avancerait certainement plus vite, si quelqu’un pouvait me PAYER pour accomplir tout ce travail-là.
Hélas, la seule personne qui pourrait me payer pour faire ça, c’est moi. Et de l’argent, je n’en ai pas…
Je vais donc continuer à travailler gratuitement, en espérant qu’un jour, cet investissement de temps va me rapporter gros.
Comme je l’ai annoncé dans mon dernier blogue, je vais publier des mises à jour sur Sechora plus régulièrement. Et ça commence maintenant!
Récemment, j’ai terminé d’écrire la conclusion qui me manquait: celle du personnage d’Ève.
Ça veut dire que je peux enfin commencer ma deuxième grande révision! Bientôt. Très bientôt. Mon but, c’est que cette grande révision ne s’éternise pas pendant 6 mois… Donc, idéalement, je vais la commencer à un moment où je n’aurai pas un horaire trop chargé, et je vais essayer d’intégrer ça à ma routine de manière à ce que ça soit facile d’avancer rapidement.
Est-ce que je vais réussir? On va bien voir! Je ne peux évidemment pas prévoir si des imprévus vont faire dérailler mes plans, mais je suppose qu’il risque d’y en avoir…
Ma liste de choses à faire est en bonne compagnie!
Pour esssayer d’être plus efficace dans ma révision, j’ai préparé quelques documents.
J’ai six pages de trucs à vérifier, pour l’histoire en général et pour chacun des quatre personnages. Pendant ma première grande révision, j’ai pris des notes par rapport à des choses dont je n’étais pas certaine, et à de possibles incohérences.
Je vais donc prendre le temps de vérifier chaque point que j’ai noté, et de faire des corrections et des modifications au besoin.
J’ai aussi une liste de noms de personnages, de lieux, et d’autres choses importantes. Je veux m’assurer que les noms de personnages sont toujours écrits correctement, surtout ceux des personnages avec des noms, disons, peu communs, comme Deho et Selderrick.
Et surtout, je veux changer des choses par rapport à mes noms de lieux… Depuis toujours, je mettais des majuscules partout. Et là, j’ai décidé d’enlever plusieurs d’entre elles.
Voilà donc un bon aperçu du travail qui m’attends! Dans ma première grande révision, je me suis concentrée sur l’orthographe, et sur les dialogues des premiers chapitres dans lesquels il y avait des bouts qui n’avaient pas vraiment d’allure et étaient même parfois un peu gênants. 😅 (Les premiers chapitres remontent à très très longtemps, donc c’est normal, j’ai évolué un peu depuis ce temps-là!)
Pour ma deuxième grande révision, je me concentre sur la cohérence.
Je ne prends pas de résolutions en début d’année. Par contre, j’aime prendre le temps de regarder ce que j’ai accompli l’année d’avant, pour ensuite me donner de nouveaux buts à atteindre… ou me réaligner sur les buts que j’avais déjà.
Pour 2026, mon but principal… c’est le même but que j’avais en 2025, et en 2024, et peut-être même avant ça.
Donc, où est-ce que je suis rendue, maintenant, en début d’année 2026? J’ai fini la première grande révision dont je parlais la dernière fois. Ça a été loooong, pour différentes raisons. Mais j’ai fini, et j’ai aussi presque fini d’écrire la conclusion d’Ève.
Hier, j’ai pris un moment pour réfléchir à ce qui me reste à faire pour concrétiser enfin mon rêve de publier cet interminable projet. J’ai dressé une liste de choses à faire, de décisions à prendre, d’art à créer.
Certains points sur la liste devraient se régler assez rapidement. D’autres vont certainement pendre des mois. Mais même si ça avance lentement, je progresse. Et je renouvelle mon intention de réussir à publier Sechora cette année.
J’ai aussi l’intention de partager des mises à jour plus régulièrement. Parce que tant qu’à avoir un blogue, aussi bien m’en servir et écrire des choses dedans, n’est-ce pas?
Je n’ai pas l’habitude de prendre beaucoup de place, dans la vie. Je n’attire pas l’attention, je ne suis pas visible. Je travaille fort sur des projets qui, au final, ont rarement le niveau de succès que j’aimerais qu’ils aient.
Pour Sechora, j’aimerais que pour une fois, ça soit différent. Parce que c’est un gros projet, que je traîne avec passion depuis plus de la moitié de ma vie. Je veux en parler, lui donner plus de visibilité.
Ça demande beaucoup de discipline, en fait. Pour réussir à écrire régulièrement, je pense qu’il faut en faire une habitude. Une routine. Et une routine… ce n’est pas toujours excitant.
Mais il y a deux moments qui se démarquent: finir d’écrire un livre, et commencer à écrire un livre.
Finir d’écrire un livre, c’est un exploit! C’est une réussite. C’est atteindre la ligne d’arrivée dans un long marathon. C’est constater que tout le temps, le travail, les efforts, et la discipline ont donné un résultat: le livre est terminé!
Ça, c’était moi le 13 mai 2022, quand j’ai commencé à écrire le tome 1 de l’histoire d’Henry. C’est ma tradition de prendre une photo de moi quand je commence, et quand je finis d’écrire un livre. Je garde ça précieusement dans mes archives.
Commencer à écrire un livre, c’est un peu comme commencer une randonnée qui va nous mener à escalader une montagne. C’est le début d’une belle et longue aventure. On a plein d’énergie et de motivation. On a plein d’idées… et c’est un moment où tout peut arriver.
Donc, je peux dire que je termine présentement une semaine très excitante!
Le dimanche, 23 mars, j’ai fini d’écrire le tome 1 de ce que j’appelle pour l’instant «l’histoire d’Henry». J’avais commencé ce livre en 2022, et il est maintenant fini, et je suis vraiment satisfaite de ce que j’ai créé. Écrire cette histoire a été une belle aventure, du début à la fin!
Ça, c’était moi le 23 mars 2025, quand j’ai fini d’écrire mon tome 1. On voit dans ma face que ma joie n’est pas pareille que celle que j’avais quand j’ai commencé mon projet!
La fin qui n’était pas vraiment une fin, dans le fond… Parce qu’hier, 27 mars, j’ai commencé l’écriture du tome 2!
J’avais laissé Henry, Benedict, Anders, et les autres dans une situation critique à la fin du tome 1. Je me disais que ça me prendrait un bon bout de temps avant de rassembler et organiser mes idées pour pouvoir aller les retrouver dans le tome 2…
Mais j’avais trop hâte. Il fallait que j’aille les aider à se sortir du trouble!
Alors j’ai fait un petit ménage dans mes notes, et j’ai écrit un très long « résumé » de ce qui allait se passer dans le tome 2. Et après, j’ai commencé à écrire. Et j’ai déjà presque fini mon premier chapitre!
Ça coule. Mes idées coulent, un peu comme de l’eau.
C’est quelque chose que j’avais déjà remarqué depuis longtemps. J’en ai même parlé dans mon blogue en 2014, dans un article appelé «Le robinet est ouvert».
C’était vrai dans ce temps-là, et c’est encore vrai maintenant: quand on commence à écrire une histoire, c’est un peu comme ouvrir un robinet. Nos idées peuvent se mettre à couler comme de l’eau, jusqu’à former une flaque, une rivière, un lac… un océan.
Je pense que c’est important quand même de connaître nos personnages, et le monde dans lequel ils évoluent. Je ne suis pas certaine que mes idées couleraient aussi facilement si j’essayais d’écrire l’histoire de personnages que je ne connais pas du tout. Peut-être, mais peut-être pas.
J’ai écrit un guide appelé Comment écrire un livre, et il y a des gens qui l’ont lu et qui l’aiment bien. Mais je ne pense pas que j’ai parlé de ma métaphore du robinet à l’intérieur…
Maintenant, après ma semaine excitante d’auteure, ça serait ça le conseil que je donnerais à quelqu’un qui a envie d’écrire un livre, et qui ne sait pas trop comment commencer: commence à écrire. Fais juste commencer.
Apprends à connaître tes personnages, apprends à les aimer (et/ou à les détester), et ensuite, commence à écrire leur histoire. Ouvre le robinet. Note les idées qui te viennent, et continue d’avancer, à ton rythme, jusqu’à ce que tu atteignes la fin de ton marathon.
Pour finir, ça, c’est moi hier, le 27 mars, quand j’ai commencé à écrire mon tome 2. En même temps, c’est une publicité pour mon gros cahier «J’écris mon livre», disponible sur Amazon et dans ma boutique en ligne.
Aujourd’hui, 13 mai 2023, je célèbre le premier anniversaire de début d’écriture de l’histoire d’Henry!
En un an de travail, j’ai écrit 20 chapitres, et le 21e est presque terminé. Je suis fière de moi, et surtout, je suis toujours aussi enthousiaste qu’au début de cette belle aventure!
Pour célébrer, je vous offre aujourd’hui un petit extrait de l’histoire. Pour vous mettre en contexte, Anders et Benedict, deux personnages que je vous ai présentés récemment pour mon Répertoire des personnages, cherchent à se faire engager sur un navire. Ils sont donc entrés dans une taverne où des capitaines de navire recrutent des membres d’équipage, et ils s’apprêtent à faire une rencontre qui… euh… disons que cette rencontre changera leur vie et scellera leur tragique destin!
«Benedict poussa un soupir résigné, mais ses mains étaient moites et il avait de plus en plus chaud. Il était persuadé que dès qu’il se retrouverait face à l’homme blond, il se mettrait à bredouiller des choses qui n’avaient aucun sens, peut-être même dans sa langue natale; il ne pourrait plus s’empêcher de parler, il aurait l’air idiot et étrange, et l’homme blond lui ordonnerait de partir.
Et il partirait, et ils iraient ailleurs, Anders et lui. Et son compagnon finirait tôt ou tard par regretter l’époque où il était seul, parce qu’il devait être ainsi beaucoup plus simple pour lui de trouver du travail sur un navire.
La file avança, et Benedict, terrifié, songea à tout simplement quitter l’établissement. Anders ne pourrait pas l’en empêcher. Mais lui, de son côté, il ne pourrait pas s’empêcher de lui expliquer pour quelle raison il avait préféré fuir plutôt que de rencontrer l’homme blond… Il ne bougea pas, resta docilement debout près d’Anders, garda les yeux rivés au sol. Il tenta d’imaginer qu’il se trouvait ailleurs. Mais même s’il se sentait anxieux et plein d’appréhensions, il n’existait aucun autre endroit au monde où il aurait préféré se trouver en cet instant.
Bientôt, il ne resta plus que l’homme au maintien chancelant devant Anders et lui. Il était peut-être ivre, ou encore très fatigué. Benedict évita soigneusement de chercher l’homme blond du regard, mais il regarda brièvement son collègue au chapeau noir. Il était toujours assis bien droit sur sa chaise, mais il contemplait maintenant d’un air perplexe l’homme chancelant. Celui-ci parlait d’une voix forte et pâteuse, en mâchant grossièrement ses mots.
Soudain, il se pencha vivement vers l’avant et agrippa l’homme blond par le col de sa chemise en grognant des injures. Quelques exclamations de surprise s’élevèrent dans la pièce; Benedict n’eut pas le temps d’être surpris ou indigné, et encore moins de réfléchir. Il se jeta sur l’agresseur, le saisit fermement par les avant-bras pour lui faire lâcher prise, et le tira vers l’arrière. L’homme se débattit en beuglant, parvint à se libérer, se retourna pour faire face à celui qui avait interrompu son élan de colère, et lui envoya un solide coup de poing au visage.
Sonné, Benedict tenta de repousser son assaillant, mais le propriétaire des lieux s’interposa, un pistolet en main.
– Maurice! dit-il en pointant le canon de son arme sur l’homme ivre. Tu t’en vas, maintenant. Tout de suite! J’en ai plus qu’assez que tu viennes causer du tort à mes clients. Le Sabord est un établissement respectable.
Le dénommé Maurice marmonna quelque chose d’un ton hargneux. Du sang chaud commença à couler du nez de Benedict, qui n’avait pas encore tout à fait compris ce qui venait de lui arriver.
– Dehors, Maurice, insista le propriétaire du Sabord. Je ne veux plus te revoir ici! Si tu reviens, tu vas le regretter, crois-moi.
Maurice cracha sur le plancher, sous plusieurs regards désapprobateurs, puis se dirigea vers la sortie en titubant, suivi par l’homme au pistolet. Benedict, l’air absent, lécha le sang qui avait glissé sur ses lèvres avant de couvrir son nez d’une de ses mains. Anders s’approcha de lui, inquiet, mais incertain de ce qu’il pourrait faire pour aider son compagnon.
– Est-ce que ça va?
Benedict releva la tête, et son regard croisa deux yeux bleus magnifiques. L’homme blond lui montrait, au bout de son bras tendu, un mouchoir blanc fait d’un tissu délicat et brillant.
– Je suis vraiment désolé… tenez!
Benedict contempla le mouchoir sans comprendre pour quelle raison cet homme le lui offrait. Il fit quelques pas pour venir se placer devant la table, seulement parce qu’Anders posa une main sur son dos pour l’inciter à avancer.
– Tenez! insista l’homme. Prenez-le, pour votre nez.
Benedict retrouva ses esprits. Son visage était brûlant, il se sentait grotesque, et il eut une fois de plus envie de s’enfuir.
– Mah… non, non, merci. Je ne veux pas le salir…
– Allons! Ne soyez pas ridicule! le sermonna gentiment son interlocuteur. Prenez-le. C’est la moindre des choses! De toute façon, si vous n’étiez pas intervenu, c’est probablement mon propre sang qui aurait souillé ce mouchoir.
Benedict prit enfin le bout de tissu pour essuyer sommairement sa main ainsi que le bas de son visage, puis s’en servit pour pincer doucement ses deux narines ensemble.
– Merci, souffla-t-il.
– J’espère qu’il n’est pas cassé?
– Non, je… je ne crois pas. Ça ne m’est jamais arrivé.
– D’avoir le nez cassé? Eh bien, à moi non plus! Je vous suis redevable, vraiment. Je vous remercie de m’avoir sauvé de… de ce rustre. Je lui ai simplement dit que j’avais du mal à comprendre ce qu’il me disait, et qu’il avait sans doute trop bu. C’est pour ça qu’il s’est énervé! Merci d’être intervenu.
Benedict aurait très certainement souri bêtement s’il n’avait pas été en train de tenir un mouchoir ensanglanté sur son nez douloureux. Cet homme aussi attirant que bienveillant s’adressait à lui en le regardant droit dans les yeux, lui offrant toute son attention, et lui donnant l’impression confuse d’être, en cet instant, la personne la plus importante du monde.
– C’est normal, dit-il, gêné. Je ne pouvais pas rester là sans rien faire.
L’homme au chapeau noir tiqua, mais ne dit rien. L’homme blond tendit sa main à Benedict pour se présenter.
– Je suis Henry de Courval. Si vous choisissez de naviguer avec nous, je serai votre capitaine.»
Je n’avais jamais pris le temps de partager ce petit croquis du Manchot, le navire sur lequel les personnages de l’histoire commenceront leur aventure.
Quelque part en 2018, j’avais calculé que je devrais être capable de publier mon roman dont vous êtes le héros en 2024.
Il me semble que j’avais utilisé #Sechora2024 à quelques reprises sur Facebook, en me trouvant bien comique. À cette époque-là, c’était un objectif lointain. Ça ne me semblait pas tout à fait réaliste, parce que je savais bien qu’il me restait beaucoup à écrire avant d’atteindre la fin de cette longue histoire, mais en même temps, je pouvais me permettre d’y croire.
Maintenant, on est au début de l’année 2023… Est-ce que j’ai fini d’écrire l’histoire de Sechora?
Non, pas encore. Mais je suis en train d’écrire le dernier chapitre! Bon, ensuite, il va me rester à écrire une petite conclusion pour chaque personnage que les lecteurs vont pouvoir incarner. Mais j’ai presque fini!
Ces gens-là et cette carte-là sont affichés sur le mur, juste devant mon bureau d’écriture!
Si vous n’avez jamais entendu parler de Sechora, sachez que c’est un projet qui me tient à coeur. Un projet à long terme. Ça fait sérieusement plus que la moitié de ma vie que je travaille sur l’histoire de Sechora!
Quand je vois des auteurs écrire un roman en moins d’un an, voire en quelques mois, je me demande vraiment comment ils font. Je le répète: j’ai travaillé sur ce livre pendant plus que la moitié de ma vie! Et il n’est pas encore fini…
(J’ai présentement 37 ans, si ça peut vous donner une idée du temps que j’ai passé sur ce projet.)
Je pense donc que c’est un peu normal que j’appréhende les étapes suivantes… Parce que oui, réviser tout ce que j’ai écrit, vérifier si tout est cohérent, illustrer et faire la mise en page de mon roman, ça va être très long.
Pour l’instant, mon manuscrit ressemble à ça. Parce que oui, c’est un vrai manuscrit, écrit à la main! Des paquets de feuilles lignées, un pour chaque chapitre de chaque personnage, mis en valeur dans un présentoir en plastique acheté pendant la vente de fermeture du Zellers. (Un autre détail qui témoigne de l’âge du projet…)
Et puis, c’est épeurant. Imaginez travailler sur quelque chose pendant plus que 20 ans, et présenter avec fierté votre projet au monde entier… pour ensuite éprouver de la déception parce que le monde entier, au fond, n’en a rien à faire de ce projet, de vos efforts, de votre travail, et de votre ténacité.
Ça me fait peur, ça.
Et je sais très bien que plus un projet est important, plus on espère qu’il va recevoir un bon accueil. On espère que d’autres gens vont le découvrir, l’apprécier, le trouver important eux aussi. On espère avoir du succès, quoi.
Et du succès, j’ai l’impression que c’est quelque chose d’assez rare, dans ma carrière d’auteure inconnue…
Je vais finir d’écrire Sechora, et je vais travailler fort pour le réviser, le publier, et le promouvoir. Je vais le publier en 2024, si possible.
Je vais le faire, parce que c’est important pour moi.
Mais j’ai peur. Et je me dis que c’est probablement une raison de plus pour le faire.
Après tout, Sechora: Les Disciples de Nacci, c’est un roman dont vous êtes le héros qui rassemble 4 personnages assez différents les uns des autres, qui se lancent dans une quête qui semble un peu perdue d’avance.
Ils doivent apprendre à collaborer ensemble, et surtout, à trouver en eux le courage de continuer…
Je vais donc être courageuse, donner enfin naissance à mon bébé, et ensuite passer le reste de ma vie à essayer de convaincre les gens de le lire.
J’ai l’impression qu’il y a des auteurs qui commencent un nouveau projet en se disant «Bon, là j’écris un roman d’environ tant de mots, et je vais écrire tant de mots par jour, donc ça devrait me prendre tant de mois pour compléter mon premier jet.»
Moi, ce n’est pas du tout comme ça. Je ne sais pas combien de mots j’écris par jour, et ça varie beaucoup d’un jour à l’autre, de toute façon. En fait, je ne sais même pas combien de temps j’écris quand je m’installe à mon bureau.
À une certaine époque, quand j’essayais de développer l’habitude d’écrire chaque jour, je chronométrais 45 minutes sur ma montre, pour m’assurer de rester assise à mon bureau pendant au moins 45 minutes. Maintenant, j’écris aussi longtemps que j’en ai envie, selon mon inspiration et mon niveau de concentration du moment.
Depuis quelques années, je fais des points colorés sur mon calendrier à chaque jour d’écriture, pour me féliciter d’avoir écrit. Je n’écris pas à chaque jour de chaque mois, mais j’écris beaucoup. Beaucoup plus qu’avant!
Mais depuis quelque temps, je mesure aussi mon progrès avec un dragon…
Il ne ressemble pas vraiment à mon ami Dragon de mon roman Le Parfum du Vent…
C’est un cadeau que j’ai reçu à Noël, il y a trèèès longtemps. Le dragon est dessiné en gris sur fond noir, et il faut gratter minutieusement le gris avec un petit outil en métal pour révéler le dessin argenté qui se cache en dessous. Ça fait des années que je l’ai, et je n’en avais fait qu’une toute petite partie.
Je me disais, c’est cool, et c’est beau… mais ça va être beaucoup trop long! Je ne réussirai jamais à faire tout ça!
Mais un jour… je regrette un peu de ne pas avoir pris la date en note, mais je pense que c’était environ au début de l’écriture de La quête de Marianne. Un jour, donc, j’ai décidé que ça serait le fun de gratter une toute petite partie du dragon avant chaque session d’écriture. Juste une écaille ou deux. Et voici ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, et ce qui me reste à faire!
Le pire, ça va être de gratter les lignes dans le fond, je pense… Mais un jour, je vais y arriver!
Après tout, gratter un dragon comme celui-là, c’est un peu comme écrire un livre. Écaille après écaille. Mot après mot. C’est long, et pendant qu’on le fait, on a un peu l’impression que ça n’avance pas, et qu’on n’en verra jamais le bout.
Mais si on persévère, jour après jour, on finit par atteindre un résultat.
Bien sûr, personne ne saura jamais le temps ni les efforts que ça a pris… Mais le résultat va être là quand même, en même temps très simple et très impressionnant!
Un jour, je vais l’avoir fini, mon dragon. Et je pourrai en être aussi fière que de n’importe lequel de mes livres.
La différence, c’est que mon dragon, je ne tenterai pas désespérément d’attirer l’attention des gens sur lui et de le vendre.
Je pense que c’est probablement la même chose pour tous les auteurs. Ou en tout cas, je l’espère pour eux!
Mon cerveau n’arrête jamais d’écrire, ou plutôt, il n’arrête jamais de réfléchir à mes histoires, de développer mes personnages, d’inventer des dialogues, de faire des liens entre différents évènements pour les rendre plus logiques…
Oui oui, il fait tout ça même quand je ne suis pas consciemment en train de le faire. Et c’est pratique! Je peux planifier un bout d’histoire, et me dire, bon, ben il va se passer à peu près ça, à ce moment-là…
Et plus tard, mon cerveau me dit 🧠 «Ok, donc c’est ça qui se passe, et après lui il dit ça, et l’autre répond ça, et c’est ça qui arrive après!» 🤔 Ah, ok? 😃 Ah, oui, merci, cerveau!
Ça peut arriver à n’importe quel moment. Pendant que je suis sur le ponton avec mes parents, pendant que je prends mon bain, pendant que je mange, pendant que je marche pour aller faire des commissions, pendant que je travaille, ou pendant que j’essaie de dormir… ce qui est moins pratique un peu!
Parce que quand mon cerveau me dicte une bonne idée, c’est important de l’écrire avant de l’oublier. Je me retrouve donc avec un nombre sans cesse croissant de notes prises soit dans mon ordinateur, soit sur des petits bouts de papier.
Voici quelques-unes de mes notes les plus récentes… J’aime les notes! Il y en a quelques-unes qui sont des souvenirs de vacances, parce que c’est écrit Cavendish dans le coin en haut.
Et ensuite quand j’écris mon histoire, je dois m’arranger pour sortir les bonnes notes au bon moment, pour vraiment profiter de ce que mon cerveau m’a dit. Souvent, ses idées sont vraiment bonnes et amènent mon histoire dans une autre direction! Parfois, elles font seulement enrichir une scène à laquelle j’avais déjà beaucoup réfléchi de manière consciente.
Ça fait partie de la magie d’écrire! ✨
Et ça prouve que même si un jour je me laissais décourager par le manque de succès de mes oeuvres et que je décidais de juste arrêter d’écrire des livres… je ne pourrais pas arrêter, parce que mon cerveau n’arrête jamais!
Aujourd’hui est un grand jour! J’ai enfin commencé à écrire le tome 1 de l’histoire que j’appelle pour le moment « Histoire d’Henry et compagnie »! 🎉🎉
Je n’ai pas encore tout à fait fini de développer le monde dans lequel va se passer l’histoire dans mon cahier de croquis… mais j’en sais assez pour pouvoir commencer! D’ailleurs, je dois dire que c’est quelque chose de vraiment merveilleux d’être en train d’écrire, et de mentionner de manière tout à fait naturelle des noms de continents que j’ai inventés.
J’ai fait ma traditionnelle séance photos de début d’écriture! J’ai passé un agréable moment, et mon matcha latté aux fraises était bien bon. Les deux Myriam de l’ancien temps qui ont assisté à ce moment historique sont satisfaites.
Hier, j’ai pris le temps de planifier les 3 premiers chapitres de mon histoire… et aujourd’hui, j’ai commencé à écrire, dans un beau cahier que ma marraine m’avait donné à Noël.
Je n’ai écrit qu’une page pour le moment. Mais je suis satisfaite! Et soulagée. Parce que ma nouvelle histoire est officiellement commencée, et qu’une fois que le premier pas est fait, le reste vient plus facilement. Il va juste me rester à faire une petite place à ce nouveau projet en cours dans ma routine quotidienne…
Merci à ma marraine pour ce cadeau que je vais utiliser à bon escient!
En grande primeur, je vous partage la toute première phrase de mon histoire:
«Si on avait pu tous les questionner, les habitants de l’Isle Perneault se seraient certainement tous entendus pour dire que cette journée était une journée magnifique.»
Bon, ça ne révèle pas grand-chose… à part le fait que c’est une magnifique journée, et que l’histoire commence à l’Isle Perneault… la ville dans laquelle se termine mon roman La quête de Marianne.
Il y aura une certaine continuité entre les deux histoires, elles seront racontées d’une manière similaire, et c’est voulu, bien sûr. L’histoire d’Henry va raconter ce qui s’est passé entre les 6 premiers livres de ma Mini Collection, et La quête de Marianne. Si vous n’avez pas encore lu ces oeuvres… vous devriez avoir le temps de les lire, parce qu’écrire et publier un roman, c’est long!
Parlant de La quête de Marianne, j’ai reçu un beau commentaire aujourd’hui, sur le blogue des Mille et une pages de L. & M.! Disons que ça m’a fait du bien, parce que tout en me préparant à me lancer dans mon nouveau projet, je me désolais de plus en plus de comparer le nombre de gens qui ont acheté (ou téléchargé gratuitement) La quête de Marianne et le nombre de commentaires que j’ai reçus…
Je ne le dirai jamais assez: pour une auteure, surtout une auteure inconnue qui passe bien souvent inaperçue, c’est toujours apprécié de recevoir des commentaires positifs sur ses oeuvres, même s’il ne s’agit que de quelques mots.
C’est une récompense, mais aussi une source de motivation additionnelle pour continuer à écrire! ✍️
Ma principale source de motivation, elle est dans ma tête.
Un peu plus tôt ce mois-ci, j’ai eu la chance de participer au Salon international du livre de Québec. C’était mon premier évènement littéraire depuis le début de la pandémie, et j’étais un peu rouillée… et surtout, je n’ai pas l’habitude des salons du livre où il y a beaucoup de visiteurs!
Le 30 avril, j’ai un autre évènement de prévu, à Drummondville, cette fois-ci. Quelques auteurs que je connais seront présents, dont Karine et Judith, mes collègues du blogue des Trois auteures inconnues!
Mais à part ces évènements, il y a de l’action dans ma vie d’auteure inconnue. De l’action qui se déroule au ralenti…
Le premier mars, je vous parlais dans mon blogue du début de mes préparations pour écrire la longue histoire qui va se dérouler avant La quête de Marianne. Cette histoire n’a pas encore de titre, mais vu que j’ai parlé pendant longtemps de l’histoire de Marianne, disons que celle-ci va s’appeler l’histoire d’Henry et compagnie.
J’ai donc commencé par relire et classer toutes mes notes… Ensuite, j’ai commencé à travailler dans mon magnifique cahier sur lequel c’est écrit Sketchbook. Je n’ai pas commencé à écrire, non! J’ai travaillé sur la création du monde dans lequel va se dérouler mon histoire.
Mon cahier à croquis est beau, et rempli de merveilles! Ce ne sont pas des croquis dessinés, mais des croquis écrits.
C’est un monde qui ressemble au nôtre, tout en étant différent. Un monde dans lequel je crois que les aventures de mon dragon dans Le Parfum du Vent et Le Goût de l’Eau se sont peut-être déroulées, mais à une autre époque. Ça aurait du sens.
Mais l’époque à laquelle vont se dérouler les aventures d’Henry et de son équipage ressemble plus à la Renaissance qu’au Moyen Âge. Il n’y a pas de dragon dans le ciel, mais il y a peut-être des créatures inquiétantes et mystérieuses dans l’océan… océan qui accueille des navires qui servent surtout au commerce entre les différents pays et continents.
Dans les dernières semaines, j’ai donc travaillé à développer ce monde… J’ai inventé une carte, des continents, des pays, des régions, des ports. Je me suis éduquée un peu sur les marées, les calendriers et les horloges, pour déterminer une manière simple pour mes personnages de diviser et de compter le temps.
Peut-être que j’aurais dû documenter tout ça dans mon blogue… mais j’étais trop occupée à le faire pour prendre le temps d’en parler, tsé! Et puis, comme il s’agit encore d’un travail en cours, peut-être que certaines choses vont changer…
Là, il me reste encore quelques petites choses à définir. Après ça, je vais être prête à commencer à écrire le tome 1 de mon histoire!
Mais je prends mon temps… parce que j’ai peur. 😱
Oui oui, c’est tout à fait normal pour un auteur d’avoir peur d’écrire. Je sais que je ne suis pas la seule. Les auteurs peuvent avoir peur pour différentes raisons.
Dans mon cas, j’ai peur parce que j’y tiens, à cette histoire-là. Je l’aime, j’aime mes personnages, et leur histoire est importante pour moi. Donc, je veux être certaine de bien la raconter… mais comme ce sera une longue histoire en cinq tomes, ça se présente comme un très grand défi.
Même si j’ai hâte de commencer à l’écrire, je me suis rendue compte que j’essayais volontairement de retarder ce moment, en prenant mon temps.
Le plus important dans tout ça, c’est que mon désir d’écrire cette histoire va toujours être plus important que ma peur de ne pas réussir à l’écrire.
Donc, tout va bien aller! Encore quelques jours de niaisage, et après, je devrais pouvoir commencer à écrire…