La richesse d’une auteure inconnue

Vous êtes-vous déjà demandé combien d’argent gagnent vos auteurs préférés?

Je crois que tout le monde peut s’entendre pour dire qu’en général, être auteur, surtout un auteur indépendant, ce n’est pas très payant… Mais vous êtes-vous déjà demandé combien d’argent un auteur pouvait gagner?

Parler de leur ri¢he$$e est un sujet que les auteurs, les artistes, et les gens en général préfèrent souvent éviter, je pense. Ne reculant devant rien pour vous faire découvrir les coulisses de ma vie fabuleuse d’auteure inconnue, je vais vous montrer combien d’argent j’ai gagné avec mes livres pendant le mois de Mai!

Tout d’abord… En Mai, je n’ai vendu aucun livre en personne, ni à partir de mon site internet, et ma mère n’en a vendu aucun non plus. 0$

Voyons voir le rapport de mes redevances sur Amazon

Les chiffres ne mentent pas!

Pour être bien certain que je comprenne, Amazon ne se contente pas de m’indiquer que j’ai gagné 0$ en argent Canadien, mais m’explique aussi que j’ai gagné 0$ en argent Américain, 0 Euros, 0 toutes ces autres devises à travers le monde. 0$

Mes rapports sur Smashwords et sur Lulu sont aussi formels: aucun livre de vendu en Mai. 0$

Ah, mais au début du mois de Mai, j’ai lancé mon Mini Livre Gratuit, en version numérique! Sur la page qui permet de télécharger gratuitement le livre, j’offre la possibilité aux gens de faire un don de 1$, s’ils en ont envie. Une personne l’a fait, mais Paypal a décidé qu’après ses frais d’utilisation, ce don de 1$ devenait pour moi 67¢. 67¢

C’est bien beau tout ça, mais la vie d’auteure inconnue, ça demande aussi des investissements! En Mai, je me suis inscrite pour participer au 2e Salon à compte d’auteur de Gatineau, qui aura lieu en Octobre. J’ai aussi profité d’une opportunité de publicité avec le Salon littéraire du Québec. En tout, ça m’a coûté 200$ pour essayer de promouvoir ma lucrative carrière. -200$

J’ai aussi fait un petit essai, et j’ai investi 4$ en publicités sur Facebook, pour essayer de faire connaître mon Mini Livre Gratuit… -4$

Voici venu le temps du grand calcul: 0$+0$+0$+67¢-200$-4$= -203,33$

Eh oui, en Mai, l’auteure inconnue que je suis a donc gagné -203,33$ grâce à ses livres!

Que me réserve le mois de Juin? Seul le temps nous le dira!

Le cycle, partie 2

Voici la deuxième partie de l’histoire Le cycle, qui complète la première partie que j’ai publiée dans mon blogue hier:

C’était un peu lourd, tous ces cossins-là, mais pas trop. Une fois en haut de l’escalier, j’ai échappé quelques boîtes vides par terre, mais je les ai bottées avec mon pied pour qu’elles atteignent la porte presque en même temps que moi. Je suis sorti de la maison et j’ai marché jusqu’au bord de la rue, où j’ai laissé tomber les maudites vieilles boîtes par terre.

Je suis resté planté là quelques secondes, peut-être quelques minutes, pour essayer de me calmer un peu. L’air était un peu froid, et j’avais l’impression de me sentir observé. Un peu comme si la maison me regardait…

J’avais beau chercher une explication à ce qui s’était passé, je n’en trouvais aucune. Qu’est-ce qui s’était passé dans la maison? Qu’est-ce qui s’était passé? Ce n’était pas mon imagination, j’avais vraiment entendu une voix. Est-ce que c’était une voix… de fantôme?

Je me suis retourné, et j’ai vraiment fait le saut en voyant qu’il y avait un vieil homme derrière moi. Il m’a souri, d’un genre de sourire gêné, comme pour s’excuser de m’avoir fait peur. Peut-être que ce n’était pas un fantôme.

– Bonsoir, m’a-t-il dit. Vous venez d’emménager?

J’ai hoché la tête.

– Oui. Vous êtes mon voisin?

– J’habite à côté, oui, a-t-il répondu en montrant sa maison. Est-ce que vous êtes seul?

Il ne me montrait bien sûr pas la maison vide que j’avais nettoyée par erreur, mais l’autre, de l’autre côté. J’ai encore hoché la tête.

– Non… Ma femme et mon fils vont venir me rejoindre demain.

– Vous avez un fils?

Il a dit ça en haussant les sourcils, avec une genre de lueur d’espoir bizarre dans les yeux. J’espérais que je n’avais pas affaire à un prédateur sexuel, ou quelque chose du genre.

J’ai hésité un peu, puis je lui ai répondu:

– Oui, un grand garçon… Et ma femme est enceinte, la famille va s’agrandir très bientôt.

Là, il a eu l’air soulagé, un peu comme s’il avait eu peur d’avoir une maladie grave, et qu’un docteur venait de lui dire que finalement, tout allait bien. Il a marmonné quelque chose, plus pour lui-même que pour moi. J’ai cru l’entendre dire que le cycle serait peut-être brisé, ou quelque chose comme ça.

– Qu’est-ce que vous dîtes? Le cycle? Le cycle de quoi?

Il a hoché la tête, comme pour essayer de me faire comprendre que ce n’était pas important, mais en sachant qu’il n’avait pas l’air très convaincant.

– Ça fait plusieurs années que la maison est en vente… Votre nouvelle maison, oui. Tous les couples qui l’ont déjà achetée n’avaient pas d’enfant, et… Enfin, ils ont déménagé, ils sont repartis rapidement. Très rapidement.

– Et? Qu’est-ce que vous voulez dire?

Il s’est retourné pour regarder sa maison à lui, un peu comme s’il se cherchait une excuse pour partir sans rien m’expliquer. Il a fallu que j’insiste pour qu’il finisse par ajouter quelque chose, en parlant à voix basse.

– Des choses se sont passées dans cette maison, vous comprenez… Ma fille… Ma fille y est déjà entrée, et elle a eu des problèmes. Toutes sortes de choses se sont passées…

Il a dû remarquer que ses confidences bizarres me faisaient peur. Il a changé de ton, et il a réussi à s’accrocher un sourire amical sur la bouche, même si ses yeux avaient encore l’air inquiet.

– Mais ce n’est pas important! Je suis sûr que tout va bien aller… Bienvenue dans le quartier, et bonne nuit!

Avant que j’aie le temps de lui répondre, il a tourné les talons et il s’est enfui. J’ai jeté un dernier coup d’œil sur la pile de vieilles boîtes que j’avais sortie de ma cave, puis je suis retourné chez moi.

J’ai refermé la porte de la cave, je me suis lavé les mains parce qu’elles étaient un peu poussiéreuses à cause des boîtes, puis je me suis recouché en me demandant de quoi mon nouveau voisin étrange parlait.

J’ai vraiment mal dormi. J’ai encore entendu la voix bizarre qui m’appelait, et plusieurs petits bruits louches que j’essayais d’ignorer. Je ne suis pas certain de croire aux fantômes, mais là, je me demandais sérieusement si je n’avais pas acheté une maison hantée. Il y avait une voix qui sortait de nulle part, il y avait des bruits, et il y avait quelque chose qui ne marchait pas, quelque chose qui n’était pas normal. Est-ce que ma famille pourrait être en danger dans cette maison? Est-ce que j’allais finir par devenir fou si j’y restais trop longtemps?

C’est aujourd’hui, donc, que j’emménage dans ma nouvelle maison. Ma femme m’a appelé, tout à l’heure, pendant que je déjeunais. Elle trouvait que je n’avais pas l’air très enthousiaste, mais je lui ai dit que tout allait bien. Qu’est-ce que j’aurais pu lui dire d’autre? Elle m’a dit qu’elle passerait chercher notre fils, puis qu’ils me rejoindraient ici pour continuer de défaire nos boîtes.

Je sursaute en entendant frapper à la porte. J’abandonne la boîte de livres que j’étais en train de vider, et je vais les accueillir. Mon grand garçon est content de me voir. Il me saute dans les bras, mais il me demande où est passé le grand camion. Je lui explique que le camion est retourné chez lui, mais je ne lui dis pas, bien sûr, que j’ai un peu peur de devoir le rappeler bientôt pour qu’il vienne nous emporter loin de cette maison, loin de cette maudite maison. Je le serre fort dans mes bras. Il me sourit, et il y a quelque chose de spécial dans son regard, comme s’il s’inquiétait pour moi. Je me force pour lui sourire aussi, puis je le repose par terre. Plutôt que d’aller explorer la maison, il reste près de moi.

– Est-ce que ça va? me demande ma femme. T’as l’air bizarre à matin…

Je hoche la tête. Elle me dévisage avec ses beaux grands yeux bruns. Dans la lumière du matin, les traits un peu fatigués, sans maquillage, je la trouve tellement belle! J’ai l’impression que je suis en train de me réveiller après un cauchemar vraiment étrange, et de comprendre, petit à petit, que ce qui m’est arrivé n’était pas réel, et que tout va bien.

– Non, ça va… J’ai juste très mal dormi… J’ai fait un mauvais rêve, je pense. Oui, c’est ça… juste un mauvais rêve!

Elle hausse les sourcils, puis me sourit. Je sais pourtant que ce n’était pas un rêve. Je ne suis pas fou; j’ai vraiment entendu une voix qui disait mon nom, et notre nouveau voisin m’a vraiment raconté des drôles de choses. Ce n’était pas un rêve, mais je sens quand même que c’est terminé.

Je m’approche d’elle, je la prends dans mes bras, je la prends par surprise en même temps. Je lui dis que je l’aime, je la serre fort. Elle répond qu’elle m’aime aussi. Notre grand garçon veut se joindre à notre câlin, je le reprends dans mes bras, on se serre fort, tous les trois, et on se dit qu’on s’aime en ricanant. C’est beau, réconfortant et émouvant, comme le genre de films plates que ma femme aime, parce qu’ils la font pleurer.

Quand notre moment émotif est fini, on se lâche, mais en restant proches. Ensemble, on se met au travail. Il nous reste encore beaucoup à faire pour nous installer chez nous, mais on va y arriver. On est beaux, on est bons, on est capables!

La journée se passe dans la bonne humeur. Je n’entends plus la voix bizarre, et surtout, surtout, je sens qu’il n’y a plus rien de bizarre. Peu importe ce qui ne marchait pas avec notre maison, je pense que c’est fini, maintenant. C’est réparé. Il n’y a plus rien d’étrange, plus rien de menaçant.

C’est simplement notre maison, notre nouvelle maison à tous les trois; bientôt, ce sera notre nouvelle maison à tous les quatre. Je pense que je ne comprendrai jamais ce qui s’est passé, mais j’ai l’impression, comme me l’a dit mon nouveau voisin, que tout va bien aller pour nous.

-Fin-

Le cycle, partie 1

Ma mère Michelle Bouchard a été la première personne à relever le défi qui se trouve à la fin de mon Mini Livre Gratuit! Elle a donc pu me donner une phrase de son choix, pour que j’écrive pour elle une petite histoire, dans le style de son choix.

Comme ma mère adore l’histoire La maison sanglante, elle a voulu que j’écrive une nouvelle suite à cette histoire…

En fait, c’est un peu plus compliqué que ça! On pourrait dire que c’est la fin du cycle de l’histoire de la maison sanglante… Pour lire le tout dans l’ordre, vous pouvez lire:

  1. La maison sanglante, dans mon blogue ou dans mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires
  2. Hémorragie, dans mon Mini Livre Gratuit
  3. Méchant ménage, dans mon recueil Ourse Ardente et 15 autres histoires

Et enfin, Le cycle. Comme l’histoire fait 5 pages, j’en publie la première partie ici, et la deuxième partie sera publiée demain!

Sans plus tarder, voici donc…

Le cycle

Après avoir fait accidentellement le ménage chez mon voisin, c’est aujourd’hui que j’emménage dans ma nouvelle maison. En fait, c’est un peu plus compliqué que ça.

Quand j’ai expliqué la situation à mon frère et à Keven et Marc, mes deux meilleurs chums, ils ont ri de moi sur le coup, comme je m’y attendais. Puis, ils ont réalisé que ça voulait dire qu’on avait travaillé pour rien toute la journée, et que ma nouvelle maison, ma vraie nouvelle maison, était encore sale. Là, c’était un peu moins drôle.

On a déménagé notre stock dans la maison d’à côté, et on a à peine eu le temps de commencer à manger nos pizzas avant de voir le camion des déménageurs arriver. Ma femme les suivait avec sa voiture, mais notre grand garçon de 4 ans était monté avec eux dans le camion. Je suis sorti à l’extérieur pour les accueillir.

Il a fallu que j’explique mon erreur à tout le monde. Les déménageurs avaient l’air grognon, comme si ça les concernait… Ce n’était pourtant pas leur problème que je me sois trompé, et que notre nouvelle maison soit pleine de poussière! Je leur ai assuré que ça ne changeait rien, et qu’ils n’avaient qu’à faire leur travail comme prévu. Ils ont commencé à décharger le camion, et même s’ils ne grognaient plus, je ne les ai pas trouvés très professionnels.

Mais ma femme… Je m’attendais soit à ce qu’elle soit fâchée, soit à ce qu’elle rie de moi. En tout cas, j’étais certain qu’elle allait me traiter de cave. Mais non… Elle avait l’air plus surprise que fâchée. Puis, quand je l’ai vue fixer la maison, le teint blême, en posant une main sur son ventre, j’ai commencé à m’inquiéter. Je me suis rappelé ce que le docteur avait dit: que le moindre effort, le moindre choc ou la moindre surprise pouvait être dangereux pour le bébé. Je lui ai dit que ce n’était pas grave, que mon frère et mes chums allaient m’aider à nettoyer notre vraie maison, et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter de rien. Je lui ai aussi dit que j’appellerais mon boss pour lui dire que je n’avais pas le choix de prendre une autre journée de congé demain. Surtout, je lui ai suggéré d’aller se reposer dans une chambre d’hôtel; j’avais vu qu’il y en avait un pas très loin de notre nouveau quartier, et je me suis dit que ça serait mieux pour elle que de passer la nuit dans une maison sale et en désordre. Elle a fini par accepter. Je lui ai fait promettre de m’appeler si quelque chose n’allait pas, je l’ai embrassée, elle a embrassé notre grand garçon, puis elle est partie.

J’ai regardé son auto s’éloigner, puis je suis allé aider les autres à décharger le camion. On a décidé de rassembler les meubles et les boîtes au milieu des pièces, surtout au milieu du salon. Comme ça, ça nous laisserait le champ libre pour faire le ménage; et surtout, je ne savais pas trop comment placer tous nos meubles, et je sentais que les déménageurs avaient hâte de nous quitter, alors j’ai décidé de réfléchir à l’aménagement de la maison un peu plus tard.

Pendant ce temps-là, mon grand garçon était tranquille. Il est resté dehors parce qu’il était vraiment fasciné par le camion de déménagement. Marc lui a demandé s’il avait envie de devenir un déménageur plus tard, et il a répondu que non, qu’il avait juste envie d’avoir un gros camion. Moi, je lui ai dit que c’était important de croire en ses rêves!

Vers 5h, mon frère est venu me dire qu’il fallait qu’il parte chercher son fils à la garderie. Il était désolé de ne pas pouvoir nous aider plus longtemps, mais il m’a proposé d’amener mon grand garçon avec lui et de s’occuper de lui jusqu’à demain.

Quand les déménageurs ont fini par partir eux aussi, je me suis retrouvé tout seul avec Keven et Marc, dans une maison remplie de meubles, de boîtes, de poussière et de saleté. Au moins, on avait encore de la bière et de la pizza! On s’est tous entendus pour dire que la pizza froide, c’était encore meilleur que la pizza chaude, alors on a mangé et on a bu en masse, pour se donner des forces et du courage.

Je vous épargne la description de tout ce qu’on a fait du reste de notre journée. On a eu beaucoup, beaucoup d’époussetage à faire, mais au moins, notre stock de nettoyage était déjà sorti et prêt à être utilisé. Il a juste fallu que je fouille dans quelques grosses boîtes pour trouver mon aspirateur. On a aussi installé les électroménagers et le lit.

Finalement, en fin de soirée, les gars sont partis, épuisés de leur journée, mais bien contents d’avoir pu me donner un coup de main, deux fois plutôt qu’une. Je les ai remerciés en leur disant que je leur en devais une, et même, deux. Keven m’a proposé de revenir m’aider à finir de placer mes meubles le lendemain, en après-midi, et je lui ai dit qu’il était le bienvenu. Plus on est de fous, plus on s’amuse, le gros! Les meilleurs chums, ça sert à ça, n’est-ce pas?

Une fois seul dans mon salon, j’ai appelé ma femme pour prendre de ses nouvelles. Elle m’a dit qu’elle allait bien, et elle m’a demandé comment ça s’était passé. Je lui ai répondu que ça avançait bien, et que mon frère s’occupait de notre grand garçon jusqu’à demain. Elle a proposé d’aller le prendre demain matin, en revenant ici. On s’est souhaité bonne nuit, puis, j’ai raccroché.

Là, je sais pas trop ce qui s’est passé. J’ai commencé à me sentir bizarre. Pas comme s’il y avait eu quelque chose de passé date sur nos pizzas, non… C’était plus bizarre que ça. On dirait que je me sentais observé, ou juste qu’il y avait quelque chose qui ne marchait pas avec la maison. Oui, c’était ça; il y avait quelque chose qui ne marchait pas avec la maison. Quelque chose de différent de quand je l’avais visitée pour la première fois avec ma femme. Quelque chose qui n’était pas là quand j’étais avec les déménageurs et avec mes chums, mais quelque chose qui était là, maintenant. Je sais pas trop comment expliquer ça, mais bref, je me sentais bizarre.

J’ai continué à défaire des boîtes, en me parlant tout seul… comme si ça allait m’aider à me sentir plus normal! Je devais plutôt avoir l’air pas mal niaiseux. J’ai fait le lit pour pouvoir me coucher et être confortable, et ensuite j’ai sorti ce qu’il me fallait et j’ai pris une douche.

Une fois propre, je me suis couché, mais dès que ma tête a touché mon oreiller, j’ai eu l’impression d’entendre quelque chose. Une voix. Quelqu’un avait parlé. J’ai retenu ma respiration, et j’ai entendu la voix une deuxième fois. Elle venait du salon. Je me suis assis dans mon lit, et j’ai demandé s’il y avait quelqu’un; oui, comme ils font toujours dans les films d’horreur, et chaque fois, je me dis que c’est niaiseux, mais là, je l’ai fait moi-même. «Est-ce qu’il y a quelqu’un?» C’est clair que si c’est un fantôme, un monstre, ou quelqu’un de dangereux, il ne va pas répondre.

La voix a répondu. Elle a juste dit mon nom, je l’ai entendu très clairement. Je me suis presque jeté en bas de mon lit, et je me suis précipité dans le salon, sans réfléchir.

Les meubles du salon étaient placés n’importe comment, avec des piles de boîtes au milieu de la pièce. Si quelqu’un avait été caché là, j’aurais eu de la misère à le trouver. Mais il n’y avait personne, j’ai vérifié; et pendant que je faisais le tour de la pièce en me cognant les orteils sur quelques boîtes au passage, la maudite voix bizarre continuait de dire mon nom. Je n’ai pas osé ouvrir la lumière, je ne sais pas trop pourquoi. Il y avait de la lumière qui venait de la rue, et qui entrait par la grande fenêtre sans rideaux, mais il y avait surtout des ombres et des coins sombres, à cause des boîtes. Il y avait de la lumière, des ombres, moi qui pognais les nerfs, mais personne d’autre.

J’ai aussi fait le tour de la cuisine, puis de toutes les pièces. J’ai regardé par les fenêtres, puis dans les armoires de la cuisine, dans les garde-robes, dans le bain… J’ai même regardé sous mon lit! Il n’y avait personne, juste une voix, comme une voix de fantôme qui m’appelait.

Là, je vous mentirais si je vous disais que je n’avais pas peur. Bien sûr que j’avais peur. Je n’ai pas pensé une seule seconde que c’était peut-être un de mes chums qui m’avait fait un tour. Il y avait quelque chose qui ne marchait pas, qui ne marchait vraiment pas. Je le sentais.

Si j’avais eu des bouchons pour les oreilles, peut-être que je les aurais mis et que j’aurais essayé de dormir… Peut-être. Mais je n’avais pas de bouchons, j’étais fatigué de ma journée, et même si j’avais peur, j’ai eu l’idée de descendre dans la cave de la maison. Il n’y avait personne à l’étage, mais peut-être dans la cave?

J’ai allumé la lumière de la cave, et je suis descendu, en disant à voix haute que si quelqu’un était caché là, il avait intérêt à se taire et à sortir de ma maison au plus vite. Et c’est là que je les ai vues: les boîtes. Je les avais vues quand on avait visité la maison pour la première fois, et je me demandais, plus tôt aujourd’hui, quand j’étais dans la cave de la maison voisine, pourquoi elles n’étaient pas là. Les maudites boîtes…

La voix continuait à m’appeler, elle parlait encore plus fort que quand j’étais dans le salon, mais je me suis mis à crier pour essayer de l’enterrer. Je lui ai crié de se la fermer, et entre deux «Ta gueule!» je chialais que j’étais tanné de faire du ménage, et que j’allais sacrer toutes ces boîtes-là dehors, et qu’après j’irais me coucher, et que rien n’allait m’en empêcher… Je pense que j’étais pas juste fâché, j’étais en train de virer fou. En plus, la cave puait vraiment, et ça n’aidait pas mon humeur.

J’ai donné des coups de pied dans les piles de boîtes, j’ai défait celles qui étaient vides, et je les ai empilées dans celles qui ne l’étaient pas, sans prendre la peine de regarder quelles cochonneries il y avait dans le fond. J’ai ramassé ma pile difforme de vieilles boîtes, et je suis remonté en haut.

… À suivre!

(Ah oui, aujourd’hui, c’est le 35e anniversaire de mariage de mes parents… Bon anniversaire maman et papa!)

Une rencontre inopportune avec Antonin Octavius

Si vous suivez mon blogue depuis un moment, vous connaissez peut-être ma bande dessinée Gontrand le Chevalier… Mais étiez-vous au courant de l’existence du journal Le Temps du Royaume, lu par les habitants du Royaume dans lequel vit Gontrand?

Voici un exemple des articles que vous pouvez découvrir sur le site du journal…

Avatar de Rédactrice en chefGontrand le Chevalier

J’ai, comme tout le monde, souvent entendu parler du grand barde Antonin Octavius. Cependant, n’ayant pas vraiment d’intérêt pour les ballades poétiques, je n’aurais jamais pensé le voir ou l’entendre un jour.

Après notre rencontre avec les habitants du champ de pommes de terre, qui nous avaient offert un cadeau délicieux et nutritif, nous avons poursuivi notre voyage.

Voir l’article original 205 autres mots

Une démarche qui se démarque

Hier, lors d’une petite discussion avec mon amie Marilyn, on a remarqué que toutes les deux, quand on peint une toile, on le fait sans nécessairement chercher à donner du sens à ce qu’on fait… On peint quelque chose parce qu’on trouve ça beau, parce qu’on veut représenter une image qu’on voit dans notre tête, sans se poser des milliers de questions.

Quand un artiste veut s’inscrire pour recevoir une bourse, ou pour participer à une exposition ou à un autre événement culturel, on lui demande de produire un dossier pour décrire sa démarche artistique… Sa démarche artistique? J’avoue que quand je vois cette question-là, j’abandonne tout de suite.

Peut-être que c’est simplement moi qui comprend mal la question… Peut-être que si on me demandait juste quelque chose comme «Dis-nous, pourquoi tu fais de l’art?» ou «Qui es-tu en tant qu’artiste?», je serais plus inspirée… Mais «Décris-nous ta démarche artistique.», pour moi, ça ne veut rien dire.

Ou plutôt, ça me donne l’impression que chaque toile, chaque dessin, chaque petite parcelle d’art produite par un artiste devrait absolument avoir un but précis: tenter de dénoncer quelque chose, mettre en valeur des matériaux recyclés, essayer de sauver le monde… comment, et pourquoi, en 1000 mots, à double interligne.

Est-ce que je ne peux pas créer quelque chose juste parce que je trouve ça beau? Parce que je trouve ça cool? Parce que j’aimerais accrocher dans ma salle de bain une toile qui fitte avec mon nouveau rideau de douche? Est-ce que mon art n’est pas de l’art, juste parce que je n’ai pas de cause plus noble que d’avoir envie, et besoin, de créer, et de vouloir le faire à ma manière?

Peut-être que ma démarche artistique à moi, c’est de me dire que de devoir décrire sa démarche artistique de manière précise et professionnelle, ce n’est pas pour moi.

Peut-être que ma démarche artistique à moi, c’est mon blogue.

Au moins, on ne m’a jamais demandé de décrire ma démarche artistique pour mes livres… Mais là, ce n’est pas pareil, non? Bien sûr, il y a des thèmes dans mes histoires, il y a des messages, des réflexions… Mais ça reste que mes histoires sont des histoires.

On peut me demander «Bon, de quoi ça parle, ton livre?», mais on ne me demandera pas d’expliquer ma démarche et mes motivations… Genre, lis le livre, et si tu en retires quelque chose, s’il te fait réfléchir sur quelque chose, tant mieux, sinon, tant pis, et j’espère que tu auras au moins apprécié l’histoire sans trop te questionner.

Je n’ai pas à expliquer ou à justifier les histoires que j’écrit, tout est là, et la personne qui les lit peut les interpréter comme elle veut. Je pense que c’est la même chose avec mon art, mes toiles et mes dessins.

Je pense que c’est pour ça que même si je peignais des centaines de toiles au cours de ma vie, elles ne seraient jamais exposées dans une galerie d’art.

Je pense que ça ne me dérange pas vraiment.

Bonjour. J’aime bien peindre. Voici ma démarche artistique.

Mon Mini Livre Gratuit est prêt!

Après plusieurs mois de travail, j’ai enfin terminé mon Mini Livre Gratuit! Hourra!

(Cette fois, c’est pour de vrai, pas comme le blogue que j’ai posté le 1er Avril…)

Vous pouvez enfin télécharger gratuitement ce petit recueil numérique qui contient les suites de mes histoires «La maison sanglante» et «Opération Corrida», en plus de quelques autres histoires et extraits d’histoires!

Voici la page couverture de mon livre:

Téléchargez-le au http://www.myriamplante.com/mlg.htm

N’hésitez pas à le partager avec d’autres gens! Le but de ce Mini Livre Gratuit est d’offrir quelques nouvelles histoires à mes fidèles lecteurs, mais aussi, d’essayer de rejoindre de nouveaux lecteurs en leur montrant des exemples de ce que je peux faire!

Quand vous aurez fini de le lire, vous pouvez commenter ce blogue pour me dire quelle histoire vous avez préféré, et ce que vous pensez de mon Mini Livre Gratuit!

Bientôt, je serai un matelot

Si vous suivez mon blogue depuis longtemps, ou que vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis fascinée par les grands voiliers. Vous savez peut-être aussi que j’ai l’intention d’écrire, un jour, une série d’histoires qui se passeront sur des navires de l’ancien temps, sur la mer, et dans un petit village côtier.

Mes blogues Vagues et Voiles, et Le robinet est ouvert en parlent un peu.

J’ai pris cette photo en Nouvelle-Écosse, à partir de la plage de Hunts Point

Comme j’aurai besoin, pour concrétiser mes idées, de faire des recherches sur les grands voiliers, la navigation, la vie des marins, et beaucoup d’autres choses, je me suis déjà demandé ce qui se passerait si moi, je faisais partie de l’équipage d’un de ces magnifiques navires!

Eh bien, cet été, un de mes rêves va devenir réalité…

Je savais que le Rendez-vous des grands voiliers aurait lieu cet été, et je cherchais de quelle manière je pourrais en profiter… J’ai trouvé la manière parfaite!

En Juillet, je vais faire partie de l’équipage du Roter Sand, un navire école géré par ÉcoMaris, pendant un petit voyage de Tadoussac à Québec! Je vais apprendre à naviguer à la voile et participer aux tâches d’entretien du bateau…

Je vais aussi prendre plein de notes, dans ma tête et dans un carnet!

Je ne réalise pas encore tout à fait que ça va se passer pour vrai… Mais je tenais à vous annoncer officiellement que je prends mon rôle d’auteure tellement au sérieux que je me suis engagée, au péril de ma vie, à passer 3 jours et 2 nuits sur un grand voilier, juste pour mieux pouvoir raconter une histoire de navires et de marins…

Ah oui, et aussi, parce que réaliser ses rêves, c’est important!

Mon Mini Livre Gratuit est prêt!

Après plusieurs mois de travail, j’ai enfin terminé mon Mini Livre Gratuit! Hourra!

Vous pouvez enfin télécharger gratuitement ce petit recueil numérique qui contiendra les suites de mes histoires «La maison sanglante» et «Opération Corrida», en plus de quelques autres histoires et extraits d’histoires!

Voici la page couverture de mon livre:

Êtes-vous impatients de télécharger mon Mini Livre Gratuit?

Poisson d’Avril!!!

Quelle bonne blague j’ai faite dans mon blogue, encore une fois… Eh non, malheureusement, mon livre gratuit n’est pas encore prêt! Par contre, je vais travailler fort pour essayer de le finir ce mois-ci.

En Mars, j’ai eu beaucoup de travail à faire, et la création de ce projet était moins importante dans la liste des priorités. Maintenant, je vais concentrer mes efforts là-dessus! J’ai commencé à écrire la dernière histoire qui se trouvera dans le livre… Ensuite, je vais passer à l’étape de la correction, puis de la création de la page couverture (qui ressemblera peut-être un peu à celle que j’ai créée juste pour faire cette blague du premier Avril!) et après, je vais rassembler toutes les histoires et extraits pour en faire ce petit recueil d’histoires que tout le monde pourra télécharger gratuitement.

Ceux qui sont inscrits à ma liste de diffusion vont avoir la chance de télécharger et de lire ce livre avant tout le monde… Alors si vous n’êtes pas sur la liste, inscrivez-vous! (En vous inscrivant, vous pouvez même choisir de recevoir un de mes livres en version numérique, gratuitement!)

Vive les auteurs inconnus!

Le 25 Mars, j’étais à Sorel-Tracy pour la première édition du Salon à compte d’auteur dans cette ville. C’était une belle journée, bien organisée. L’achalandage n’était pas énorme, mais il y avait bien des gens intéressés et sympathiques.

Je portais fièrement mon t-shirt «auteure inconnue» et il a fait rire et sourire bien des gens. Ce n’était pas la première fois que je le portais pour un Salon du livre, mais c’était la première fois qu’il se faisait autant remarquer. Certains auteurs m’ont même dit qu’ils trouvaient que c’était une bonne idée, et qu’ils seraient intéressés à en avoir un eux aussi.

Bonjour, je suis une auteure inconnue… Et vous?

Je me suis dit… Pourquoi pas? Quand j’ai eu l’idée de créer ce t-shirt, et que j’ai commencé à utiliser ce terme dans mon blogue pour me décrire, je pensais au fait que oui, je suis une auteure indépendante, je ne connais pas grand monde, et mes livres passent plutôt inaperçus de manière générale… Oui, je suis une auteure inconnue.

Pour moi, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est un peu comme un point de départ… Quand on est inconnu, on ne peut pas devenir encore plus inconnu… On peut rester inconnu, ou se faire connaître, petit à petit. C’est un objectif, un défi.

Si d’autres auteurs me disent qu’ils aimeraient avoir un t-shirt comme le mien, c’est peut-être parce qu’ils perçoivent l’appellation «auteur inconnu» de la même manière que moi. Peut-être aussi que pour eux, ça a une signification différente.

L’important, c’est qu’on ne soit pas seuls à être inconnus… non?

Tout ça pour dire que, pour répondre à la demande générale, j’ai ajouté des t-shirts «auteur inconnu» et «auteure inconnue» à ma boutique en ligne. Ils sont imprimés et livrés par Spreadshirt, seulement 19,99$ sans compter les frais de livraison, et un grand choix de tailles et de couleurs disponibles.

Si vous en achetez un, vous pouvez me partager votre photo avec votre nouveau t-shirt, ou simplement la poster sur Facebook avec le hashtag #auteurinconnu ou #auteureinconnue!

N’hésitez pas à me dire, dans les commentaires de ce blogue, ce que ça veut dire, pour vous, d’être un auteur inconnu…

Cliquez sur cette image pour visiter ma boutique en ligne! Le lien correct est: https://myriamplante.myspreadshop.ca

Réflexions sur le sens du mot «Bientôt»

Saviez-vous que j’allais bientôt publier un mini livre électronique gratuit?

Et la toile que je suis en train de peindre pour servir de page couverture à mon roman Le Goût de l’Eau va être finie bientôt! Et mon roman va être publié bientôt, aussi.

Ah, et j’ai commencé à travailler sur la prochaine page de ma bande dessinée Gontrand le Chevalier… Elle devrait être prête bientôt.

Quand, ça?

Bientôt, bientôt, bientôt… Comme vous l’avez peut-être remarqué, je travaille toujours sur plusieurs projets en même temps. Quand je donne des nouvelles de mes projets, j’ai tendance à dire qu’ils vont être prêts «bientôt»…

Selon le dictionnaire Larousse en ligne, le mot «bientôt» signifie: Dans un avenir proche, dans peu de temps.

Hum… Ouais, c’est pas mal ça que je veux dire. Mais c’est souvent difficile de savoir, dans mon cas, si bientôt veut dire 1 jour, 1 semaine, 1 mois, ou 10 mois…

En tant qu’artiste indépendante, je suis libre de travailler à mon rythme, alors mes projets avancent lentement, entre toutes les autres choses que je dois faire (comme par exemple, pelleter pour ne pas me faire enfermer chez nous par la grosse tempête de débile!)

Qui a construit une station de ski dans mes escaliers??

Quand j’écris des articles pour ma job, ou que je dois faire quelque chose pour quelqu’un, et que je dis que je vais le faire bientôt, je le fais le plus vite possible. Quand c’est pour mes projets, je fais de mon mieux… Je suis souvent débordée, peut-être parce que je ne travaille pas vite, ou que je travaille sur trop de choses en même temps. Pourtant, je ne pourrais pas faire autrement!

Si vous faites partie des quelques personnes qui attendent avec impatience mon prochain livre ou ma prochaine page de bande dessinée… Ça s’en vient, je vous le jure!

Bientôt…

En attendant, si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez vous inscrire à ma liste de diffusion pour être certain de ne rien manquer!